Miklos
« Je donne mon avis non comme bon mais comme mien. » — Michel de Montaigne

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3 mars 2019

Quelques compositrices d’hier et d’aujourd’hui

Classé dans : Musique — Miklos @ 20:46

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De gauche à droite, puis de haut en bas :

  1. Florence Baschet (née en 1955) – Dame Ethel Smyth (1858-1944) – Emma Sophie Amalie Hartmann (1807-1851) – Hildegard von Bingen (1098-1179) – Josina Anna Petronella van Boetzelaer (1733-1797) – Olga Neuwirth (née en 1968) – Lucrezia Orsina Vizzana (1590-1662) – Sofia Gubaildulina (née en 1931) – Pascale Criton (née en 1954) – Tekla Bądarzewska-Baranowska (1834-1861).

  2. Chaya Czernowin (née en 1957) – Catherina Assandra (c.1590-1618) – Leonora Duarte (1610-1678) – Thea Musgrave (née en 1928) – Françoise Barrière (née en 1944) – Nadezhda Rimskaya-Korsakova (1848-1919) – Francesca Caccini (1587-1640) – Cassienne (810-865) – Suzanne Giraud (née en 1958).

  3. Pauline Oliveros (1932-2016) – Anne Louise Boyvin d’Hardancourt Brillon de Jouy (1744-1824) – Henriette Adélaïde Villard de Beaumesnil (1748-1813) – Elena Firsova (née en 1950) – Betsy Jolas (née en 1926) – Amy Beach (1867-1944) – Anna Amalie von Preußen (1723-1787) – Isabelle Aboulker (née en 1938) – Dora Pejacevic.

  4. Fanny Mendelssohn (1805-1847) – Louise Farrenc (1804-1875) – Clara Schumann (1819-1896) – Wilhelmine von Preußen (1709-1758) – Élisabeth Jacquet de La Guerre (1665-1729) – Édith Canat de Chizy (née en 1950) – Unsuk Chin (née en 1961) – Kaija Saariaho (née en 1952) – Mary Ann Wrighten Pownall (1751-1796) – Graciane Finzi (née en 1945) – Nina Makarova (1908-1976).

  5. Bettina von Arnim (ou Bettina Brentano) (1785-1859) – Michèle Reverdy (née en 1943) – Clara Iannotta (née en 1983) – Cécile Chaminade (1857-1944) – Pauline Viardot (1821-1910) – Missy Mazzoli (née en 1980) – Elena Gnessina (1874-1967) – Lyudmila Lyadova (née en 1925) – Tsippi Fleischer (née en 1946) – Georgia Spiropoulos (née en 1965).

27 octobre 2018

À nos amis royalistes et/ou mélomanes

Classé dans : Histoire, Musique, Politique, Santé — Miklos @ 11:56


Peter Maxwell Davies (1934-2016) : Eight Songs for a Mad King (Huit Chants pour un roi fou), sur des textes de Randolph Stow et le roi George III. 1969. Avec Julius Eastman (baryton) et The Fires of London sous la direction de Sir Peter Maxwell Davies.

LES SOUVERAINS NÉVROPATHES

«La folie de l’empereur d’Annam, qui se manifestait par des accès de fureur et de cruauté dignes d’un. Néron, donne un intérêt d’actualité à l’article, consacré aux « Souverains névropathes », que publie le docteur Cabanès dans la « Chronique médicale ». En voici un extrait.

La maison royale d’Espagne, de 1449 à 1700, offre le frappant exemple d’une névropathie héréditaire qu’on peut suivre pendant un quart de siècle, sautant quelquefois une génération, se manifestant avec une intensité variable sous diverses formes, et finissant par amener l’extinction complète de la race. Cette tendance héréditaire fut encore renforcée par les mariages consanguins.

La maison d’Autriche, si souvent alliée à la maison d’Espagne, a présenté peu de membres aliénés, et se débarrassa finalement de l’hérédité nerveuse. Jean II de Castille, prince faible et imbécile, épousa Isabelle de Portugal, folle les dernières années de sa vie. Ferdinand, mari d’Isabelle la Catholique, mourut mélancolique en 1516. L’époux de Marie de Bourgogne, Maximilien d’Autriche, était un excentrique. La mère de Charles-Quint, Jeanne la Folle, considérée comme aliénée par le gouvernement espagnol, fut enfermée pendant cinquante ans dans le château de Tordecilles.

On connaît la singulière fantaisie de Charles-Quint assistant a ses propres funérailles dans le monastère de Saint-Just ; il en éprouva un si grand chagrin que son esprit « avait été touché », suivant l’aimable euphémisme de Balzac. La deuxième femme de Philippe II, Marie Tudor, fille de Henri VIII et de Catherine d’Aragon, était une folle hystérique : elle était, suivant l’expression de Hume, « entêtée, superstitieuse, violente et cruelle. ».

Rudolphe II était un excentrique ; Philippe III, un aliéné ; Philippe IV, un faible d’esprit. Un des fils de ce dernier, Charles II, était à la fois imbécile et fou.

Frédéric-Guillaume, père de Frédéric le Grand, avait de véritables accès d’aliénation mentale. Il menaça plusieurs fois de mort ses propres enfants, dans des moments de brutalité sauvage que rien ne justifiait.

Dans la galerie des hommes célèbres morts de peur, figure le superstitieux Frédéric Ier. Le roi sommeillait un jour dans son fauteuil. Un bruit de pas le réveille brusquement, et il aperçoit devant lui sa femme, Louise de Mecklembourg, demi-nue, les bras et les mains ensanglantées. Frappé de terreur, il s’alita aussitôt, en déclarant à qui voulait l’entendre qu’il avait vu la Dame blanche, chargée d’annoncer leur dernière heure aux princes de sa famille. Il expirait six semaines après.

Cet article, est d’autant plus curieux qu’il est le premier qu’ait écrit le docteur Cabanès : il parut, voilà vingt, ans, dans une feuille médicale. Il prouve que, dès ses débuts, le distingué historien, »auquel notre collaborateur Paul Mathiex consacrait récemment un article, était passionné pour un genre d’études qui devaient avoir le plus grand succès et établir sa réputation.

— Rubrique « Lectures », La Presse, n° 5331, 10 janvier 1907.

29 septembre 2018

Ici et là


Façade du château de Versailles.
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Façade latérale du palais Garnier.
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Plafond de la chapelle royale du château de Versailles.
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Grand foyer du palais Garnier
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Pierre Laviron et Louis Le Conte : Bacchanale. 1679-1682. Château de Versailles. Cliquez pour agrandir.


Georges Clairain : Bacchanales. Plafond de la rotonde du Glacier, palais Garnier. Cliquez pour agrandir.


René-Antoine Houasse : Allégorie de la Magnanimité et de la Magnificence royales inspirant et récompensant les Arts. Plafond du sale de l’Abondance, château de Versailles. Cliquez pour agrandir.


Diane Chasseresse dite Diane à la biche ou Diane de Versailles. Cliquez pour agrandir.


Peinture murale de Georges Clairain, 1878. Rotonde du Glacier, palais Garnier. Cliquez pour agrandir.

Autres photos ici.

2 août 2018

Grands musiciens mineurs

Classé dans : Musique, Médias — Miklos @ 22:19


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Selon Google, la pianiste Elisabeth Leonskaïa aurait épousé le violo­niste Oleg Kagan en 1960, donc tous deux adolescents de 14 ou 15 ans. Quant à Wikipedia, elle ne mentionne que rarement ces épou­sailles (sans en donner la date), selon la langue de la version qu’on consulte.

On s’est donc mis à la recherche de la vérité. Quelque peu difficile à trouver, mais finalement on tombe sur un article du BBC Music Magazine daté du 18 mai 2017, « Music that Changed Me » par Elisabeth Leonskaia. Elle y dit entre autres :

Playing the piano came very easily for me; it was only when I went to the Moscow Conservatory that I really became conscious of what I was doing. The level of playing by all the students there was so very high. Yet I easily made friendships, many of them lifelong, including with violinist Gidon Kremer, pianist Oleg Maisenberg and the violinist Oleg Kagan whom I married.

Il ne restait plus qu’à trouver quand elle était entrée au conservatoire en question. Et selon la Wikipedia en français, « En 1964, elle y commence des études au Conservatoire de Moscou avec Jacob Milstein ».

On peut évidemment douter aussi de la véracité de cette information, mais ce qui en découle est que ces grands musiciens étaient déjà majeurs quand ils se sont rencontrés. Comme il est peu probable qu’ils se soient mariés avant de s’être connus, les convenances sont préservées.

18 juillet 2018

Coincidências

Classé dans : Actualité, Cinéma, vidéo, Langue, Lieux, Musique, Sciences, techniques — Miklos @ 18:31


Accuratissima Brasiliae tabula. Amstelodami. Joannes Janssonius excudit. Apud Nicolaum Visscher cum privil: ordin: general: Belgii Foederati. 1690.
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1. Ce matin, voyant que le cinéma du quartier allait projeter une version restaurée de Central do Brasil (1998) en fin de matinée uniquement, je décide d’aller le voir – sans même en lire une critique, le nom me disait vaguement quelque chose, et sans même penser au rendez-vous de cet après-midi. Ce film dur et tendre, émouvant sans sensiblerie, avec des pointes d’humour et de beaucoup de finesse et d’intelligence, illustre avec une tendresse retenue les (sur)vies des plus défavorisés.

2. Cet après-midi, j’ai rendez-vous avec Rosana, claveciniste et spécialiste de bases de données brésilienne que je connais depuis de nombreuses années. Je pensais qu’on ne s’était pas vus depuis mon passage au Brésil, en 2006 ; elle dit qu’on s’était croisés plus récemment, et notamment à un spectacle de Pina Bausch au Théâtre de la Ville. Quoi qu’il en soit, de passage à Paris ces jours-ci, elle m’avait proposé cette rencontre. Deux heures passionnantes – passées comme en un instant – à bavarder à bâtons rompus sur nos parcours, nos projets et nos domaines d’intérêt communs.

3. Entre les deux, je me suis intéressé à Vinícius de Oliveira, ce formidable jeune (14 ans en 1998) acteur du formidable film que je venais de voir, dans lequel il tient le rôle de Josué aux côtés de la non moins formidable Fernanda Montenegro (69 ans alors, et lauréate de l’Ours d’argent de la meilleur actrice pour son rôle dans ce film). Et voilà que je constate que c’est aujourd’hui son anniversaire. Je vois qu’il a joué depuis dans Une famille brésilienne (2008), que j’aimerais bien voir, du coup.

Fallait l’faire.Tive que fazer isso.

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