Miklos
« Je donne mon avis non comme bon mais comme mien. » — Michel de Montaigne

This blog is © Miklos. Do not copy, download or mirror the site or portions thereof, or else your ISP will be blocked. 

27 octobre 2018

À nos amis royalistes et/ou mélomanes

Classé dans : Histoire, Musique, Politique, Santé — Miklos @ 11:56


Peter Maxwell Davies (1934-2016) : Eight Songs for a Mad King (Huit Chants pour un roi fou), sur des textes de Randolph Stow et le roi George III. 1969. Avec Julius Eastman (baryton) et The Fires of London sous la direction de Sir Peter Maxwell Davies.

LES SOUVERAINS NÉVROPATHES

«La folie de l’empereur d’Annam, qui se manifestait par des accès de fureur et de cruauté dignes d’un. Néron, donne un intérêt d’actualité à l’article, consacré aux « Souverains névropathes », que publie le docteur Cabanès dans la « Chronique médicale ». En voici un extrait.

La maison royale d’Espagne, de 1449 à 1700, offre le frappant exemple d’une névropathie héréditaire qu’on peut suivre pendant un quart de siècle, sautant quelquefois une génération, se manifestant avec une intensité variable sous diverses formes, et finissant par amener l’extinction complète de la race. Cette tendance héréditaire fut encore renforcée par les mariages consanguins.

La maison d’Autriche, si souvent alliée à la maison d’Espagne, a présenté peu de membres aliénés, et se débarrassa finalement de l’hérédité nerveuse. Jean II de Castille, prince faible et imbécile, épousa Isabelle de Portugal, folle les dernières années de sa vie. Ferdinand, mari d’Isabelle la Catholique, mourut mélancolique en 1516. L’époux de Marie de Bourgogne, Maximilien d’Autriche, était un excentrique. La mère de Charles-Quint, Jeanne la Folle, considérée comme aliénée par le gouvernement espagnol, fut enfermée pendant cinquante ans dans le château de Tordecilles.

On connaît la singulière fantaisie de Charles-Quint assistant a ses propres funérailles dans le monastère de Saint-Just ; il en éprouva un si grand chagrin que son esprit « avait été touché », suivant l’aimable euphémisme de Balzac. La deuxième femme de Philippe II, Marie Tudor, fille de Henri VIII et de Catherine d’Aragon, était une folle hystérique : elle était, suivant l’expression de Hume, « entêtée, superstitieuse, violente et cruelle. ».

Rudolphe II était un excentrique ; Philippe III, un aliéné ; Philippe IV, un faible d’esprit. Un des fils de ce dernier, Charles II, était à la fois imbécile et fou.

Frédéric-Guillaume, père de Frédéric le Grand, avait de véritables accès d’aliénation mentale. Il menaça plusieurs fois de mort ses propres enfants, dans des moments de brutalité sauvage que rien ne justifiait.

Dans la galerie des hommes célèbres morts de peur, figure le superstitieux Frédéric Ier. Le roi sommeillait un jour dans son fauteuil. Un bruit de pas le réveille brusquement, et il aperçoit devant lui sa femme, Louise de Mecklembourg, demi-nue, les bras et les mains ensanglantées. Frappé de terreur, il s’alita aussitôt, en déclarant à qui voulait l’entendre qu’il avait vu la Dame blanche, chargée d’annoncer leur dernière heure aux princes de sa famille. Il expirait six semaines après.

Cet article, est d’autant plus curieux qu’il est le premier qu’ait écrit le docteur Cabanès : il parut, voilà vingt, ans, dans une feuille médicale. Il prouve que, dès ses débuts, le distingué historien, »auquel notre collaborateur Paul Mathiex consacrait récemment un article, était passionné pour un genre d’études qui devaient avoir le plus grand succès et établir sa réputation.

— Rubrique « Lectures », La Presse, n° 5331, 10 janvier 1907.

9 août 2018

Life in Hell : Pharmacies, je vous hais (sauf une)

Classé dans : Actualité, Santé, Économie — Miklos @ 23:57


La Pharmacie rustique, ou Représentation exacte de l’intérieur de la Chambre, où Michel Schuppach connu sous le nom du Médecin de la Montagne, tient ses Consultations.
Dessiné d’après nature par G[ottfried] Locher en 1774. Source. Plus d’informations ici.
Cliquer pour agrandir.

Ce n’est que récemment qu’Akbar a entendu parler de la pharmacie Citypharma. La différence de prix des produits – autant médicaments que parapharmacie – entre ceux pratiqués dans les pharmacies du quartier d’Akbar et celle-ci est incroyable, comme on peut le voir ci-dessous : le médicament A est 4,5 fois plus cher dans une pharmacie lambda que chez eux. Ce n’est donc pas étonnant qu’en journée elle soit envahie de clients. La meilleure heure pour y aller est donc… 8h15, peu avant l’ouverture. Akbar s’y précipite dorénavant.

Médicament Pharmacie I Pharmacie II Citypharma

Médicament A

boîte de 28 : 46,90 €
(1,675 €/unité)

boîte de 84 : 30,99 €
(0,369 €/unité)

boîte de 84 : 129,90 €
(1,546 €/unité)

Médicament B

boîte de 18 : 8,24 €
(0,458 €/unité)

boîte de 18 : 4,99 €
(0,277 €/unité)


Idem (détail). Cliquer pour agrandir.

Jeff et Akbar sont les personnages d’une série de bandes dessinées de Matt Groening, qui est aussi le père de la fameuse – et infâme – famille Simpson.

12 juillet 2018

L’agriculture bio française s’expatrie

Classé dans : Actualité, Cuisine, Environnement, Nature, Photographie, Santé, Économie — Miklos @ 9:24

Les  fruits en provenance d’Argentine, Chili et Espagne dans des cagettes marquées « Cultivateurs français ». © Miklos 2018.Cliquer pour agrandir.

Comme on peut le voir dans les photos ci-dessus, prises dans le magasin Bio C Bon de la rue du renard, des fruits en provenance d’Argentine, du Chili et de l’Espagne y sont produits par des culti­vateurs français. On savait bien que l’agriculture française était en crise, mais à ce point ?

Tant qu’à faire, on aurait préféré l’inverse : que des cultivateurs argentins, chiliens et espagnols cultivent en France ces fruits, ce qui évi­terait leurs frais énergétiques de transports qui n’ont rien d’éco­logique.

23 décembre 2014

Life in Hell : bio c si bon que ça ?, ou, Horreur pour potage Aurore

Classé dans : Actualité, Cuisine, Nature, Santé — Miklos @ 17:40

Akbar veut refaire le délicieux potage Aurore dont il a trouvé la recette chez, il vous en donne mille, Ginette Mathiot, bien évi­demment. C’est une soupe de saison : potiron, tomates, pommes de terre, généreusement agrémentés de beurre, de crème fraîche, d’œuf et de tapioca comme il se doit pour toute bonne soupe d’hiver bien française destinée à tenir au corps et à réchauffer le cœur, à laquelle il rajoute, au moment de servir, du râpé au trois fromages (maasdam-emmental-mozzarella) et des croûtons. De quoi se pourlécher les babines.

Sans attendre, il se précipite chez son Bio C Bon favori ; c’est là qu’il se fournit en fruits et légumes qu’il pourra éven­tuel­lement consommer, crus ou cuits, avec leur peau (ah ! le citron confit, soupire-t-il d’aise), celle-ci n’étant pas saturée de produits chimiques de tous ordres destinés à les faire reluire aux yeux des consommateurs tout en tuant sans coup férir tous les insectes qui seraient attirés par ces fruits plus-que-parfaits.

Il se dirige vers le stand des légumes pour y prendre un morceau de courge musquée qu’il avait précédemment utilisé à cette faim fin. Quelle n’est pas sa surprise de constater que toutes les portions (emballées sous cellophane) de ce légume sont soit couvertes de tâches de moisissure, soit carrément liquéfiées (à tel point que le sol en est mouillé) ! Même la baguette de la marraine de Cendrillon n’aurait pu y remédier, et quant à s’en servir pour Halloween, c’est trop tard.

Horresco referens, Akbar interpelle un vendeur et lui montre ce désastre. Celui-ci lui répond qu’on avait dû oublier de s’en occuper ce matin-là. Akbar se dit in peto que cette explication ne tient pas la route : d’évidence, cela fait plusieurs jours que les tranches de ce pauvre légume avaient dû séjourner à l’étalage pour être dans cet état de décom­position avancée. Le vendeur rajoute qu’il va chercher un cageot de remplacement : ce sont des courges reçues et emballées ce matin-même, précise-t-il italiquement.

Quelques longues minutes passent, les courges présumées fraîches sont apportées. Akbar examine de plus près le contenu du nouveau cageot, et constate que toutes les portions portent une date d’emballage remontant à six jours en arrière et une date limite du surlendemain. Il en déduit que le magasin a conservé ces courges autrefois fraîches dans ses réfrigérateurs pour les mettre à la disposition du public juste avant qu’elles ne pourrissent à leur tour.

Akbar se dit alors pensivement qu’il ne suffit pas qu’on affiche un label bio pour que ce qui le porte soit de qualité. Il commence à se demander si tout le reste de la chaîne alimentaire dans ce magasin fait ainsi fi des principes d’hygiène : se peut-il que d’autres produits qui s’y vendent soient avariés sans que cela soit visible à l’œil nu ?

Si c’est le cas, il ne lui reste comme alternative que d’en faire pousser sur son rebord de fenêtre.

Quelques jours plus tard, Akbar retourne au magasin en question. Par curiosité, il jette un œil aux courges musquées. Il constate que ce sont celles qui avaient remplacé le cageot avarié : même date d’emballage, même date limite de consommation. Or cette dernière est dorénavant dépassée de deux jours. Akbar n’est pas vraiment surpris. Il le signale à un vendeur qui s’empresse d’enlever le cageot.

À ce jour, Akbar n’a pas reçu de réponse à la lettre de réclamation qu’il avait envoyée à la chaîne après avoir trouvé les courges avariées. Akbar n’est pas vraiment surpris. Par acquis de conscience, il en envoie une seconde dans laquelle il relate ce nouvel épisode, avec copie cette fois à la direction départementale de la protection des populations.

Jeff et Akbar sont les personnages d’une série de bandes dessinées de Matt Groening, qui est aussi le père de la fameuse – et infâme – famille Simpson.

11 octobre 2014

La force de conviction en tant que médecine douce pour les maux de ce monde

Classé dans : Actualité, Langue, Médias, Politique, Santé — Miklos @ 13:44


Cliquer pour agrandir.

Le secrétaire général de l’ONU est d’évidence adepte du dialogue comme stratégie de gestion de crises de tout genre, comme le montre aussi cet extrait-là :


Cliquer pour agrandir.

Ban Ki-moon peut s’approprier cette belle citation : « J’écris ces lignes avec toute la force de conviction d’un homme animé de la passion du bien de l’esprit de la lutte contre le mal, sous toutes les formes ou apparences qu’il prend pour accabler la pauvre huma­nité. » (Jean-Pierre Hureaux, Notre délivrance de toutes les maladies par la médecine naturelle préventive et curative, précédée de l’Intro­duction à la santé et à la vie, et suivie de La préservation et la curation du choléra. Paris, 1866)

The Blog of Miklos • Le blog de Miklos