Miklos
« Je donne mon avis non comme bon mais comme mien. » — Michel de Montaigne

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19 août 2016

L’abeille

Classé dans : Littérature, Nature, Photographie — Miklos @ 22:37


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«Aucun être vivant, même pas l’homme, n’a réalisé au centre de sa sphère ce que l’abeille a réalisé dans la sienne ; et si une intelligence étrangère à la nôtre» venait à demander à la terre l’objet le plus parfait de la logique de la vie, il faudrait lui présenter l’humble rayon de miel.

Maurice Maeterlinck, La vie des abeilles.

Cap de la Hague et environs

Classé dans : Littérature, Photographie — Miklos @ 9:44


Anse de Vauville. Cliquer pour agrandir.


On the road. Cliquer pour agrandir.


« J’aime l’âne si doux
marchant le long des houx.
 
Il prend garde aux abeilles
et bouge ses oreilles ;
 
et il porte les pauvres
et des sacs remplis d’orge.
 
Il va, près des fossés,
d’un petit pas cassé. »
— Francis Jammes. Cliquer pour agrandir.


« Naître avec le printemps, mourir avec les roses […],
Voilà du papillon le destin enchanté ! »
— A. de Lamartine. Cliquer pour agrandir.


« J’ai pour joie et pour merveille
De voir, dans ton pré d’Honfleur
Trembler au poids d’une abeille
Un brin de lavande en fleurs. »
— Victor Hugo. Cliquer pour agrandir.


« Mouette à l’essor mélancolique,
Elle suit la vague, ma pensée,
À tous les vents du ciel balancée,
Et biaisant quand la marée oblique,
Mouette à l’essor mélancolique. »
— Paul Verlaine. Cliquer pour agrandir.


Concentricités. Cliquer pour agrandir.


« Il est d’étranges soirs où les fleurs ont une âme. »
— Albert Samain. Cliquer pour agrandir.


« C’est ton tour de monter sur la charrette rouge
Qui vers Monte-à-regret guide tout roi de bouge,
Afin de le faire éternuer dans le sac
Dès qu’il reçoit au nez la prise de tabac ! »
— Paulin Gagne. Cliquer pour agrandir.


« C’est un cri répété par mille sentinelles,
Un ordre renvoyé par mille porte-voix ;
C’est un phare allumé sur mille citadelles,
Un appel de chasseurs perdus dans les grands bois ! »
— Charles Baudelaire. Cliquer pour agrandir.


« Et d’étranges rêves,
Comme des soleils
Couchants, sur les grèves,
Fantômes vermeils,
 
Défilent sans trêves,
Défilent, pareils
À de grands soleils
Couchants sur les grèves. »
— Paul Verlaine. Cliquer pour agrandir.

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18 août 2016

Homère (de)

Classé dans : Littérature — Miklos @ 17:53


François du Souhait : L’Iliade d’Homère, 1627.

«Je m’étonne seulement qu’il y ait des esprits si revêches et si barbares que de vouloir censurer un tel personnageHomère.. Ou ils ne l’entendentComprennent. pas, ou ils convertissent toutes ses fleurs en venin comme» la vipère. Je dirai volontiers qu’il y a plus à reprendre à leurs mères qu’à l’Homère, parce qu’elles ont fait de sots enfants, et il nous a laissé des doctes enseignements.

François du Souhait (15..-1615?), « Au lecteur », in L’Iliade d’Homère, Prince des Poètes Grecs, avec la suite d’icelle, Ensemble le Ravissement d’Hélène, sujet de l’histoire de Troie. Le tout de la traduction et invention du Sieur du Souhait. Dernière édition, 1627.

27 février 2016

Un conte édificatoire pour apprendre l’français tel qu’il s’cause

Classé dans : Langue, Littérature — Miklos @ 22:43

« — Pour lorsse, commença le sapeur Beaupoil, un de ces soirs de janvier 71 où, l’armistice signé, nous cantonnions, au nombre d’une centaine, sous la toiture ajourée d’une vaste remise, pour lorsse j’avais finablement tapé dans l’œil du père Briquemol, et tout « à la coule » qu’était mon vieux colon, vous pensez bien que je ne tardai pas de m’inaugurer pour le taper d’autre façon.

Voilà donc qu’un beau matin de juillet que j’avais une Soif.pipie à tout casser, vu que je m’étais pas soûlé depuis plus de quinze jours, je me prends par-dessous le bras et je fais Irruption.éruption chez le colonel, que je le trouve qui se promenait dans son jardin, les deux mains derrière le dos en lisant son journal.

Je me file d’abord sur ses derrières sans qu’il me visse, et je l’emboîte tout le long d’un carré d’artichauts, la main à mon bonnet-z’à-poil, que je l’avais justifié sur mon crâne à l’instar d’une grande prise d’armes, ainsi que mon tablier de peau et tout le bataclan, sauf néanmoins mon n’hache, ébréchée z’à fendre du bois pour la colonelle, dont auquel je l’avais portée chez le rétameur — mon n’hache, pas la colonelle.

Arrivé z’à l’extrémité limitrophe du jardin, le colon fait demi-tour et me Dévisage.défigure aussitôt, fixe, la main gauche sur la couture, même qu’en se pivotant brusquement, il se fout sur moi et m’écrase mes cors aux pieds.

Ça va bien, je ne bronche pas !…

— Sacré nouillemolle, que dit mon supérieur, tu peux donc pas faire attention ! un peu plus tu m’marchais sous les pieds ! Quoi qu’tu fous là, derrière mon cul, en grande tenue ?…

Ça y était !… Quand le père Briquemol vous avait engueulé, appelé tourte, andouille, et surtout nouillemolle — son mot favori — on pouvait y aller. Ça le flanquait en rigolade pour au moins un quart d’heure !

Pour lorsse, je prends mon air la plus congratulatoire, et je réponds :

— Mon colonel, que c’est z’une circonstance fondamentale et commémorable qui vient de m’arriver, et que si j’ai z’ingurgité mon bonnet-z’à-poil, c’est à seule fin de vous annoncer, avec tous les honneurs duquel vous êtes susceptible, que je viens malheureusement d’avoir le bonheur d’être père !…

— Toi, père, qu’y dit?… T’es donc marié ?… Depuis quand ?… Par quelle autorisation ?…

— Non, que j’dis, mon colonel ; j’veux pas vous tromper. Ça c’est passé sur le derrière de la Mairie.mairerie ; et néanmoins que le petit il est venu z’au monde tout de même sans papiers, et aussi sans fourniment, et que pour lorsse…

— Bon ! je vois c’que c’est, qu’y dit le père Briquemol d’un ton Narquois.narcotique ; t’as infibulé un’ pauv’ jeunesse de tes petites saloperies membraneuses et nauséabondes, et à présent tu comptes sur moi pour la layette. Et alorsse, combien qu’y t’faut, mon salaud ?…

De le voir si bien disposé, j’savais plus quoi demander. Enfin je dis cent sous, au petit bonheur, avec le trac qu’y m’envoie paître, mais ouiche !…

— Quéqu’tu veux foutre avec cent sous ! qu’y dit en Haussant.exauçant les épaules. Tiens, v’là quarante francs.

Et y me colle deux jaunets dans la main en ajoutant :

— Tache moillien que le mioche y soit bien ficelé, et n’en liche pas la moitié en route. Puisque te v’la père d’un enfant, c’est le quart d’heure de prendre des idées Circonspectes.circonflexes, conformes à la situation, et d’être sobre et tempéré.

N’a pas plutôt fini Le speech.l’espiche que je me dépêche à fout’ mon camp. J’avais qu’un’ peur, en l’voyant couper à fond, c’est qu’y propose d’être parrain, car la maîtresse du sapeur Beaupoil, c’était alorsse, comme à présent, pas autre chose que Melle Marie Chopine. Quant aux nourrissons, vaut mieux que Je n’en aie.j’en aille pas d’autre que le trou que le bon Dieu m’a percé sous l’nez, et qu’il a eu le soin de marquer sa noblesse au moyen de cet ornement invulnérable et prépondérant qui l’entoure et qui est donc ma barbe.

Avec les quarante francs, j’nous en colle un’ biture soignée, à moi et aux camarades, que l’tambour-major, qu’était de la cérémonie, Naturellement.turellement, il en rotait encore quarante-huit heures après.

Nonobstant, tout ça Se déroule.s’écoule réglementairement et par principes.

— Ça va bien ! que je me pense, mais faudrait voir un de ces quat’matins à repiquer au truc. Y a encore du bon par-là dedans !

Un mois plus tard, qu’y faisait un nom de Dieu d’soleil à vous en désossifier la calebasse, et soif à proportion, j’en pose une du même tonneau kifre-kifre au père Briquemol, sauf que cette fois je m’étais falsifié d’une bobine compatissante, comme qui dirait avec des larmes sèches par derrière l’œil, vu qu’il n’est pas compatible à l’honneur d’un soldat français de Pleurer.chialer pour de vrai.

M’a pas plutôt Remarqué.distingué, que l’colon me demande ce que j’ai à faire une « gueule de tourte » comme ça, et si je viens de perdre une tante. Alors je lui glisse la chose, que mon pauvre l’enfant chéri y venait de devenir mort, et que je savais pas comment faire pour l’enterrer avec les pompes Funèbres.funiculaires dont il convient d’obséquer le fils regretté d’un sapeur douloureux.

Nom de Dieu! y me lâche un petit bleu !… cent francs !… un billet de cent !…

Oh ! alorsse, ça été la bombe, la surbombe, l’extrabombe, l’archibombe !

Pendant trois jours, on n’a pas dessoûlé, même Ceux.les ceusses qu’étaient de service, vu que nous autres, les vieux de la vieille, les hommes à poil, nous ons cette superficie, en plus que les mortels Vulgaires.vulnéraires, de marcher encore plusse droit, quand que nous sommes nonobstant raides comme la justice.

L’après-midi du troisième jour, nous étions encore qu’au soixante-troisième Litre.kilo, quand v’là que l’sapeur Petipatapon—que je l’avais Intimé.intitulé de tenir la caisse, vu que c’était un individu idiot, mais notoire pour jamais semer l’argent quand même qu’il fusse plus soûl que la bourrique à Robespierre—v’ià donc que le sapeur Petipatapon me tire par le coude et m’amène dans un coin, oùsqu’il Profère.perfore ces paroles :

— Dis donc, vieux, y a plus que quarant’ sous dans la tirelire.

Bougre.Boufre ! que j’dis, quelle heure donc qu’il est ?

— N’est qu’six heures ; jamais nous pouvons durer jusqu’à dix, et finir de nous soûler prop’ment avec quarant sous.

— Bon ! qu’j’y fais, T’inquiète.t’épate pas : quand y en a plus, y en a encore !… Hé ! vous autres !… Attendez-moi.Tendez-moi là un quart d’heure, j’vas faire un p’tit tour jusque chez mon banquier, et j’reviens.

J’dis au patron de l’établissement d’apporter du cacheté, pour vaporiser les camarades d’idées odoriférantes en m’attendant, et qu’ils croient pas que j’allais « S’éclipser sans payer son dû.pisser à l’anglaise » ! Puis je me défile.

Seulement, je m’aperçois pas que je pars du pied droit, vu que j’étais déjà salement dans les brindezingues, et que ce veau de Petipatapon m’avait collé sens devant derrière mon bonnet-z’a-poil !… Foutue tenue pour un vieux Militaire.mélétaire, qu’il doit jamais se Départir.déporter d’un respect Vénérable.vénérien pour le nuniforme, quand qu’il serait « cuité » jusque dans ses bottes !

Le père Briquemol, je savais qu’il prenait sa consommation d’absinthe et autres au grand café de l’Esplanade, qu’est donc sur la belle place du cochon de pays oùsque nous tenions garnison pour la circonstance de la chose.

Je le guigne de loin, qu’était sur le devant du sussedit mastroquet, avec l’colon du 4e dragons et trois ou quatre pékins en civils, des crétins pleins de monocles sur l’œil, de gants de paille, de sous-pieds de guêtre et autres équipements distinctifs et emmerdatoires.

Me canulait bien un peu D’interpeler.d’interjecter mon supérieur dans tout ce bric-à-brac de monde ; mais que je m’dis :

— Vas-y, mon vieux, va !. Le sapeur Beaupoil, il peut passer partout, et ailleurs aussi, sans Dérogation.détonation dans les usages, dont il n’en a jamais déplacé nulle part !

Le chiendent, c’est qu’à force de vider le Verre.guindal je m’rappelais plus de la bourde de l’enterrement du gosse, et j’croyais d’être encore à la chose de layette du mois précédent.

Ça va bien !

J’arrive vers la table du père Briquemol, je prends la position, en faisant le salut militaire :

— D’où qu’tu sors, vieux fourneau ? qu’y m’dit comme ça le colon en me toisant depuis mes empeignes jusqu’à la crête de mon bonnet-z’à-poil…

Faut dire qu’il avait z’un air si tellement Furieux.ferrugineux, qu’ça m’allait pas du tout.

— Ah ! oui, qu’y répercute, c’est ton loupiot d’garçon… t’es encore en train d’noyer tes chagrins…

— Mon colonel, que j’le coupe, si j’ai du chagrin, voyez-vous, c’est la joie !… vu que d’être père deux fois dans la même, c’est trop, c’est trop !…

— Comment ! qu’y m’dit en me dardant son œil de Lynx.larynx — signe que ça allait se gâter — quéqu’tu m’emberlificotes ?… c’est-y donc que ta payse…

— Elle vient z’encore d’accoucher, mon colonel !… c’est z’une fille, cette fois. Qu’avec l’autre ça fait deux : un gémeau et une jumelle !… et qu’y demandent qu’à téter, mon colonel, que c’en est touchant et mucilagineux si qu’on les verrait s’enlacer tous les deusses, dans leur étreintement fraternelle du sein de leur mère !…

— Ah ! ah ! qu’y ricane le père Briquemol en me regardant fixement de travers ; alorsse ta payse elle accouche comme ça tout les mois, et les mioches que t’enterre continuent à téter pis que jamais !… Tiens, regarde donc l’adjudant qui passe à l’autre bout de la place… Le vois-tu ?…

Et comme je me retourne du côté qu’il me montrait avec le doigt, plouf !… il m’envoye un grand coup de soulier dans le cul, en m’ajoutant :

— Prends d’abord çà pour ton rhume !… Bon !… maintenant, va dire de ma part à ce sous-officier qu’il te foute Au cachot.dedans illico !… Demain, je m’occuperai de toi !… Quinze jours de prison !… trente jours!… Tribunal.conseil, nom de Dieu ! pour t’apprendre à te fout’ de ton colonel !…

Je couchai au clou.

Le lendemain matin, le colon se faisait ouvrir la porte et, me voyant tout penaud, que je m’en cachais la Physionomie, visage.physiolomomie dans ma barbe Luxuriante.luxurieuse, y m’dit avec douceur, d’une voix pleine de Mansuétude.mensualité : -

— Beaupoil, t’es un cochon, mais je te pardonne !. Seulement que la première fois que ça te rarrive, je te fais raser si de près que ta hure s’en Métamorphosera.métamorphinera kifre-kifre la culasse mobile d’une vieille Mouquière : Femme arabe. Les mouquières ont coutume de s’épiler entièrement certaines parties du corps.mouquière !… Rompez !

»L’était comme ça, le père Briquemol, gueulard, mais bon enfant. Aussi que c’était, entre lui z’et moi, à la vie et à la mort !

Bibi-Tapin, « Les Farces de Beaupoil : Les Jumeaux », in Almanach de Bibi-Tapin pour 1900, par l’auteur des Mésaventures de Bistrouille. A.-L. Guyot, Éditeur.

29 décembre 2015

Quel cafard !, ou, L’anglicisation forcée du français par notre AMI à tous

Classé dans : Littérature, Sciences, techniques — Miklos @ 1:43


Premières lignes de (Super cafard) de Корней Чуковский (Korneï Tchoukovski, 1882-1969). Cliquer pour agrandir.

Notre AMIAspirateur Mondial de l’Information. à tous n’a de cesse d’inventer des outils qu’il met gratuitement à la disposition de tous : le tout premier a été son célèbre moteur de recherche (on se souvient que ses créateurs affirmaient vertueusement que « les moteurs de recherche financés par de la publicité seront biaisés, de façon inhérente. Il est donc crucial d’assurer l’existence d’un moteur de recherche transparent et situé dans le secteur universitaire. ») Et maintenant ? Ils sont partout sur l’Internet et ailleurs aussi : téléphones, voitures, lunettes, lentilles de contact… Il ne leur reste plus qu’à envahir nos corps, ce qui ne saurait tarder, après avoir envahi nos rues et nos réseaux privés. Notre servitude est-elle encore volontaire ?

Un domaine que Google ne manque pas d’envahir est celui de la langue. En décembre 2004, l’entreprise annonçait le lancement d’une bibliothèque virtuelle (gratuite) de quinze millions de titres imprimés. Le 22 janvier suivant, Jean-Noël Jeanneney, alors président de la bibliothèque nationale de France, publiait dans le journal Le Monde un appel – sous le titre de Quand Google défie l’Europe – non pas à s’opposer à ce projet, mais à un « sursaut », une « contre-attaque » à l’échelle européenne. Et c’est ainsi qu’est né Europeana.

Dans son texte, Jeanneney écrivait entre autre :

Le vrai défi est ailleurs, et il est immense. Voici que s’affirme le risque d’une domination écrasante de l’Amérique dans la définition de l’idée que les prochaines générations se feront du monde. Quelle que soit en effet la largeur du spectre annoncé par Google, l’exhaustivité est hors d’atteinte, à vue humaine. Toute entreprise de ce genre implique donc des choix drastiques, parmi l’immensité du possible. Les bibliothèques qui vont se lancer dans cette entreprise sont certes généreusement ouvertes à la civilisation et aux œuvres des autres pays. Il n’empêche : les critères du choix seront puissamment marqués (même si nous contribuons nous-mêmes, naturellement sans bouder, à ces richesses) par le regard qui est celui des Anglo-Saxons, avec ses couleurs spécifiques par rapport à la diversité des civilisations.

Si l’interpénétration des langues – et des cultures – est un phénomène naturel dans un monde en mouvement, celle que l’on remarque dans un des outils de Google, celui permettant d’effectuer des traductions, est assez significative de ces « couleurs » spécifiques dont parlait Jeanneney avec la retenue gentiment ironique qui qualifie ses propos.

Voici les premières lignes de la traduction du russe au français d’un amusant poème pour enfants, Le Cafard, de Korneï Tchoukovski, avec, en regard, une traduction personnelle (et non professionnelle) :

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Racines Tchoukovski – Cockroach

Part One

Went Bears
Sur le vélo.

Et derrière eux le chat
Backwards.

Derrière lui, les moucherons
Sur le ballon.

Et derrière eux écrevisses
Dans un chien boiteux.

Wolves sur la jument.
Lions dans la voiture.

Les lapins
Dans le tram.

Toad sur un manche à balai …

Ils viennent et rient,
Gingerbread mâcher.

Soudain, hors de la porte
Le terrible géant,
Rousse et moustachu
Ta-ra-kan!
Cafard, cafard, cafard!

Il grogne et des cris,
Et The Wiggles moustache:
«Attendez, ne vous précipitez pas,
Je vais vous avale en un tournemain!
Avaler, avaler, ayez pitié.  »

Animaux ont commencé à trembler,
Nous sommes tombés dans un éva­nouis­sement.

Wolves frayeur
Ils mangent les uns les autres.

Pauvre crocodile
Toad avalé.

Une femelle éléphant, tremblante,
Et je me suis assis sur le hérisson.

(…)

Korneï Tchoukovski – Le Cafard

Première partie

Des ours allaient
À bicyclette.

Et derrière eux un chat
Assis devant-derrière.

Derrière lui des moucherons
Sur un ballon.

Et derrière eux des écrevisses
Sur un chien boiteux.

Des loups sur une jument,
Des lions dans une voiture.

Des petits lapins tout mignons
Dans un petit tramway tout mignon.

Une grenouille sur un manche à balai…

Ils s’en vont en souriant,
Et mâchonnant du pain d’épices.

Soudain du porche d’une maison
Un terrible géant,
Roux et moustachu
Un ca-fard !
Cafard, cafard, cafarissime !

Il grogne et crie,
Et remue ses moustaches :
« Attendez ! ne vous précipitez pas !
Je vous avalerai d’un coup !
Je vous avalerai, je vous avalerai, sans pitié ! »

Les animaux se sont mis à trembler,
Sont tombés dans les pommes.

Les loups, de peur,
Se dévorèrent les uns les autres.

Le pauvre crocodile
En avala la grenouille.

Et voilà qu’une éléphante toute tremblante
S’assit sur un hérisson.

(…)

On peut se demander à quoi est due cette invasion de mots anglais (correspondant bien au sens original) là où les termes français ne sont ni savants, ni désuets… Ne parlons pas des barbarismes et des contresens. On peut lire ici l’intégralité de la traduction d’une des versions en ligne de ce charmant poème.


Premières lignes de la traduction de Google du russe en français de Tarakanichtche (Super cafard) de Korneï Tchoukovski.
Cliquer pour agrandir.

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