Miklos
« Je donne mon avis non comme bon mais comme mien. » — Michel de Montaigne

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13 septembre 2018

Einstein avait raison

Classé dans : Actualité, Sciences, techniques, Société — Miklos @ 20:47


Calvin et Hobbes sur la balance à deux fléaux de Roberval (« fléaux » sans doute parce que Roberval, dont le nom de famille était en fait Personne de Roberval ce qui ne l’a pas empêché de devenir quelqu’un, était connu pour être très querelleur), montrant que tout est (parfois curieusement) relatif.

Enfin, en quelque sorte. On vient de nous apprendre que les unités de base (kilo, mais aussi ampère – la mesure du courant électrique sauf celui qui passe entre deux personnes –, mole – il ne s’agit pas de la mycose du champignon de couche, mais d’une « quantité de matière contenant un nombre de molécules égal au nombre d’atomes contenus dans 12 g de l’isotope de carbone 12C » – et degré Kelvin – aucun rapport avec Calvin et Hobbes) vont être redéfinies de façon encore plus précise, encore plus absolue que jusqu’ici.

Pourquoi est-ce nécessaire, pourquoi est-ce possible ? Eh bien, la technique en a besoin, la science le permet, alors pourquoi pas ? Dans cette ère du numérique s’imposant à tous les domaines de la vie courante (et les autres aussi), la nécessité de quantifier de plus en plus précisément est inéluctable.

Mais quid de l’homme, dans tout ça ? Ces unités si précises permettront-elles de mieux mesurer la longueur d’une queue chez Pôle Emploi, aux urgences à l’hôpital ou à l’Armée du salut, le courant qui passe entre deux personnes ou dans la société, la masse utile de l’aide concrète fournie aux plus démunis ?

Après tout, ce qui compte (puisqu’il s’agit de mesure) vraiment pour l’homme, n’est-ce pas le relatif plutôt que l’absolu ? Plus ou moins pauvre, plus ou moins faim, plus ou moins malade ou à la rue, plus ou moins libre, plus ou moins instruit…

29 août 2018

L’âge ne fait rien à l’affaire, mais tout de même…

Classé dans : Actualité, Médias — Miklos @ 20:39

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Le quotidien 20 Minutes rapporte dans un article de sa rubrique en ligne « Faits divers » un incident qui aurait pu mal se terminer. Or, curieux pour un quotidien, il n’est ni cohérent ni précis en ce qui concerne des informations purement objectives.

Tout d’abord, dans le sous-titre, l’âge du jeune homme enseveli temporairement dans le tunnel qu’il avait croisé est 19 ans, alors que dans le premier paragraphe il n’en a que 18 (on espère qu’il n’y a pas passé son anniversaire à attendre d’en être dégagé).

Plus loin dans le même article, il mentionne pour mémoire un accident similaire qui s’est malheureusement terminé par le décès d’un touriste de 20 ans, tout en fournissant un lien vers la source de son information – un article de France Bleu qui parle d’un touriste de 21 ans… D’autant plus curieux que la phrase de 20 Minutes semble un copié-collé de celle de sa source.

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9 août 2018

Life in Hell : Pharmacies, je vous hais (sauf une)

Classé dans : Actualité, Santé, Économie — Miklos @ 23:57


La Pharmacie rustique, ou Représentation exacte de l’intérieur de la Chambre, où Michel Schuppach connu sous le nom du Médecin de la Montagne, tient ses Consultations.
Dessiné d’après nature par G[ottfried] Locher en 1774. Source. Plus d’informations ici.
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Ce n’est que récemment qu’Akbar a entendu parler de la pharmacie Citypharma. La différence de prix des produits – autant médicaments que parapharmacie – entre ceux pratiqués dans les pharmacies du quartier d’Akbar et celle-ci est incroyable, comme on peut le voir ci-dessous : le médicament A est 4,5 fois plus cher dans une pharmacie lambda que chez eux. Ce n’est donc pas étonnant qu’en journée elle soit envahie de clients. La meilleure heure pour y aller est donc… 8h15, peu avant l’ouverture. Akbar s’y précipite dorénavant.

Médicament Pharmacie I Pharmacie II Citypharma

Médicament A

boîte de 28 : 46,90 €
(1,675 €/unité)

boîte de 84 : 30,99 €
(0,369 €/unité)

boîte de 84 : 129,90 €
(1,546 €/unité)

Médicament B

boîte de 18 : 8,24 €
(0,458 €/unité)

boîte de 18 : 4,99 €
(0,277 €/unité)


Idem (détail). Cliquer pour agrandir.

Life in Hell : Banques, je vous hais

Classé dans : Actualité, Progrès, Société, Économie — Miklos @ 11:05

No comment.

Akbar s’était retrouvé malgré lui client de la banque Haches Baissées, ce géant multinational ayant racheté en 2008 la banque qui avait racheté, en 2001, RV, sa petite banque si sympathique, qu’il avait rejoint en 1999, après que la Beh ! Haine Pet (dont il était client depuis son retour en France en 1985, malgré son nom aux consonances menaçantes) ait totalement m…é avec son compte (vous suivez ?).

Ses déboires (et débits) n’ont pas tardé à venir : dès 2009, même. Relevant le défi, peu de temps après il ouvre un compte chez une banque en ligne, After Bank, après avoir comparé l’offre. Il y met ses économies, obtient même une carte de crédit gratuite, tout en continuant à utiliser Haches Baissées pour l’essentiel de la gestion courante qu’il peut effectuer en général en ligne, sans se rendre dans son agence ni passer par son « conseiller » qui, périodiquement, disparaît comme le chat de Cheshire mais sans le sourire ni sans prévenir Akbar, pour être remplacé parfois bien plus tard par un autre conseiller destiné à disparaître tout aussi soudainement.

Mais le mois de juillet a été catastrophique et pas que pour la planète. Akbar souhaite établir un virement mensuel permanent de 250 € vers l’étranger, à commencer impérativement le 1er août : comme il est impossible de l’établir en ligne (bien qu’on puisse rajouter des bénéficiaires et leur faire des virements ponctuels en ligne), il envoie le 9 du mois un courrier (électronique, c’est déjà ça) à la banque pour ce faire. Elle lui répond en demandant les coordonnées du bénéficiaire, ce qu’il fait le jour même. Huit jours plus tard, elle lui envoie (électroniquement, c’est déjà ça) un formulaire à signer (Akbar se demande in peto pourquoi ne l’avait-elle pas fait dès sa première réponse), il obtempère le même jour, le 17, en précisant que, si le premier de ces virements permanents n’est pas effectué le 1er août, il le fera manuellement. Dix jours plus tard, la banque l’informe que ses services centraux n’ont pas sa signature et ne peuvent donc valider la demande – alors qu’ils continuent à honorer ses chèques… –, lui envoyant un autre formulaire à signer pour… valider sa signature (à quoi Akbar se dit que si quelqu’un avait pris le contrôle de son compte, il aurait pu faire n’importe quoi pour le vider à toute berzingue), il obtempère le même jour. Le virement n’ayant pas été effectué à la date requise, Akbar le fait lui-même comme il en avait informé la banque, lui redemandant de ne pas faire ce premier virement. Il constate le lendemain que la somme est partie deux fois, identiquement, et qu’en sus la banque s’est octroyé 25 € de commission sur l’un et 45 € (18 %, précise Akbar sans calculette) sur l’autre (ce qui est loin d’être la petite commission, se dit Akbar).

Question petite commission, justement : il s’avère qu’Akbar reçoit une pension de… 70-75 € mensuellement de l’étranger depuis bientôt deux ans. Ayant constaté que la banque prélevait 25 € par virement (donc, plus d’un tiers !), il était parti en guerre contre elle, et avait obtenu qu’elle s’engage à ne s’octroyer que 12,50 € par virement, tout en remboursant la différence depuis le début. Ce qu’elle avait finalement fait, après des mois d’échanges de courrier de plus en plus allumés (non, ça n’a pas contribué au réchauffement climatique, assure Akbar). Et voici qu’il constate qu’en juillet il a été débité de 25 € sur ce virement, malgré l’engagement formel de la banque.

Ne pouvant joindre un être humain de vive voix dans son agence (pourtant une des plus grandes de Paris) – leur téléphone sonnant dans le vide ou passant parfois à occupé –, il décide de transférer l’essentiel de ses opérations financières vers la banque After Bank : en moins de 24 heures, il modifie ses coordonnées bancaires chez quasiment toutes les sociétés et organismes qui le débitent ou le créditent, et commence à utiliser quotidiennement la carte de crédit fournie avec ce compte.

Mais voilà… même si Akbar peut payer en magasin avec cette carte, voire retirer des espèces dans un distributeur, tous les paiements qu’il tente de faire en ligne sont rejetés, malgré les sommes dérisoires des achats, le contraignant à utiliser la carte liée à son compte Haches Baissées (il se dit qu’il a bien fait de la garder). Il attend toujours la réponse de sa seconde banque qui n’a pu lui fournir d’explication…

Maintenant, Akbar se dit, la haine au cœur, qu’il devra sans doute migrer vers le Mi colchón de DeS’S (aucun rapport avec le diplôme, comme on peut le constater) dont il vient d’apprendre l’existence ici.

Jeff et Akbar sont les personnages d’une série de bandes dessinées de Matt Groening, qui est aussi le père de la fameuse – et infâme – famille Simpson.

31 juillet 2018

Life in Hell : une alternative à Facebook ?

Classé dans : Actualité, Langue, Médias — Miklos @ 0:27

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« Facebook : le RGPD fait fuir les utilisateurs par millions », « Facebook, fruit toxique de l’économie factice », « Facebook censure des œuvres de Rubens pour “nudité” », « Facebook : le titre dégringole à Wall Street »… La presse ne finit pas de rapporter les déboires – temporaires ou non – de cette superpuissance des réseaux dits sociaux.

Akbar se dit qu’il comprend que des entreprises essaient de trouver des alternatives pour y diffuser leurs informations à l’intention des centaines de millions d’accros du web, à l’instar de l’Ircam qui semble s’être orientée vers Facebok, qu’il devine être un site turc au nom quelque peu ironique. Akbar essaie d’aller y jeter un œil, et zut, il constate qu’il n’est pas si facile que ça d’échapper à ce Big Brother…

Jeff et Akbar sont les personnages d’une série de bandes dessinées de Matt Groening, qui est aussi le père de la fameuse – et infâme – famille Simpson.

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