Miklos
« Je donne mon avis non comme bon mais comme mien. » — Michel de Montaigne

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2 juillet 2019

La publicité n’a pas d’âme et fait feu de tout bois

Classé dans : Actualité, Médias, Sciences, techniques, Société — Miklos @ 11:01

Et ce n’est pas peu dire. « C’est normal », répondra-t-on, « elle n’est mue que par l’appât du gain ». On le sait, mais ça choque tout de même.

Voici un cas d’espèce : un article du Monde concernant l’arrestation par l’Italie de la capitaine du Sea Watch 3, « navire humanitaire qui a accosté sans autorisation sur l’île de Lampedusa avec quarante migrants à son bord », est accompagné de publicités contenus spon­sorisés pour le moins déplacées.

La première (cf. ci-dessus) affiche, en regard de la photo illustrant l’arrestation de la capitaine en question, des sil­houettes élégantes de jeunes femmes promouvant la vente de ces tenues. La seconde, au bas de l’article (cf. ci contre, cliquer pour agrandir), illustrée de la photo de ces immenses et affreux pa­que­bots de croisière qui déna­turent les mers et les ports (surtout à Venise), mène en fait vers un site enregistré au Panama, et qui ne fait que lister auto­mati­quement quelques recherches concernant des croisières (cf. ci-dessous).

On peut comprendre comment une « intelligence artificielle » a choisi ces deux publicités : l’une fait écho à la silhouette de la capitaine, l’autre au fait qu’il s’agit d’un navire… Et vous appelez cela « intelligent » ? Non seulement ce type de service est mentalement déficient, il est sans âme et totalement amoral, et donc déplacé. On en aurait attendu mieux du Monde.

31 mars 2019

Back to the future, ou, Il est vraiment temps de vendre les aéroports de Paris

Classé dans : Actualité, Littérature, Progrès, Sciences, techniques — Miklos @ 22:55

Aéroplane, Le Petit Journal 1912.

Un ami devant prendre demain un vol Pékin – Paris, je me connecte au site des aéroports de Paris pour être alerté sur ce vol, service bien utile qui informe d’éventuels retards.

Quand ça marche.

Là, d’évidence, rien ne marche.

Je commence par chercher le vol par son numéro.

Le site répond : « Aucun vol ne correspond à votre recherche. Veuillez modifier vos critères. »

Alors je cherche par sa provenance – Beijing.

Le site répond : « Aucun vol ne correspond à votre recherche. Veuillez modifier vos critères. »

J’essaie « Pékin ».

Le site répond : « Aucun vol ne correspond à votre recherche. Veuillez modifier vos critères. »

Finalement je cherche par le nom de la compagnie.

Le vol – avec le numéro et la provenance (« Pekin » sans l’accent ; avec l’accent – qui est l’orthographe correcte – le site ne connaît pas) que j’avais indiqués – s’affiche.

Je clique alors sur « Être alerté sur ce vol ».

Le site répond : « Impossible de créer un assistant sur un vol passé. ».

C’est une blague du 1er avril par anticipation (nous sommes encore pour quelques heures le 31 mars) ?

Je vais (façon de parler) sur la page « Contacts » pour signaler ce curieux fonctionnement.

La page « Contacts » affiche :

Vous pouvez nous contacter en utilisant le formulaire ci-dessous. Paris Aéroport s’engage à vous répondre dans les meilleurs délais. Si vous êtes membre du programme de fidélité connectez-vous sur votre tableau de bord pour accéder à votre formulaire dédié.

Le formulaire est en cours de maintenance et sera de nouveau disponible dans les prochains jours. 

Par une curieuse association d’idées, ces événements me rappellent « Une vraiment trop drôle » d’Édouard Osmont (1874-1922), qui n’a rien à voir avec les aéroports, mais qui décrit un enchaînement… un enchaînement inéluctable (même si dans mon cas la conclusion fut différente que dans le sien).

La voici (et c’est bien la première fois qu’elle apparaît en ligne) :

UNE VRAIMENT TROP DRÔLE

Comme il devait se battre en duel le lendemain matin, et qu’il tenait spécialement à tuer son adversaire, M. Tapinois s’exerçait au pistolet dans la salle à manger.

Comment fit-il son compte ? Il est assez difficile de le savoir. Toujours est-il qu’au lieu d’aller faire vibrer la plaque de fonte, une balle s’en fut tuer net la bonne à tout faire, occupée pourtant assez loin, dans la cuisine, au fond d’un couloir, sur la cour.

Très embêté, M. Tapinois commença par verser quelques larmes sur le malheureux sort de la bonne à tout faire. Il avait une véritable affection pour cette fille, qui lui était, en réalité, très précieuse.

Puis, il s’effraya des conséquences possibles de son action.

La présence d’une bonne à tout faire chez un célibataire encore vert peut donner lieu à pas mal de commentaires. Des cancans plutôt malévoles étaient à craindre dans le quartier. On ne manquerait pas, sans doute, de glisser peu à peu de fâcheuses insinuations tendant à faire croire à un crime passionnel. Et le geste tout involontaire de M. Tapinois pouvait être travesti en meurtre prémédité.

M. Tapinois eut froid dans le dos.

Le plus simple lui parut de chercher à dissimuler le cadavre et de faire croire à un enlèvement.

Dans le placard ad hoc, il alla chercher une forte malle, dévissa soigneusement la plaque de cuivre qui portait son nom gravé en majuscules, prit dans ses bras le cadavre de la bonne à tout faire, l’installa aussi confortablement que possible dans la malle, rabattit le couvercle, boucla étroitement les courroies et ferma les deux serrures à double tour, pour plus de sûreté.

Je ne sais si vous avez remarqué, mais rien ne donne plus soif que de tuer une bonne à tout faire, même sans le faire exprès.

Ayant soif, M. Tapinois descendit donc dans la rue et alla s’attabler devant des bocks à la proche brasserie.

Là il réfléchit.

Il commença par se demander dans quels pays lointains il allait bien pouvoir porter sa malle pour la soulager de son contenu.

Puis il pensa non sans amertume qu’il n’aurait personne pour lui apporter son chocolat le lendemain matin.

Il se dit encore que s’il était blessé dans son duel, le médecin, la garde, les gens qui ne manqueraient pas de l’entourer pourraient fort bien découvrir le cadavre de la bonne à tout faire et que, certainement, il en résulterait pour sa tranquillité de fâcheux désagréments.

La perspective d’avoir à cirer lui-même ses souliers le lendemain lui valut de même quelques soucis.

C’est plutôt plongé dans un certain marasme qu’il regagna pensivement ses pénates.

Avant de se coucher, il voulut revoir sa victime.

Il déboucla donc les courroies, ouvrit la malle et, prenant sa lampe pour mieux voir, se pencha sut l’ouverture.

Damnation !

Le cadavre de la bonne à tout faire avait disparu.

M. Tapinois étouffa un cri de terreur et laissa échapper la lampe qui se brisa en mille morceaux.

Il dut rallumer une autre lampe.

Puis, pensant que quelque cambrioleur pouvait s’être introduit chez lui pendant sa courte absence, il fit le tour de l’appartement.

Il ne trouva rien.

En passant devant une glace, il se vit.

Il avait vieilli de dix ans.

N’y comprenant plus rien et éprouvant le besoin de se reposer un peu en prévision de son duel, il résolut de se coucher.

Il entra dans sa chambre et s’approcha du lit pour le préparer.

Horreur !

Le cadavre de 1a bonne à tout faire était dedans.

M. Tapinois laissa échapper un cri de terreur et étouffa ta lampe qui se brisa en mille morceaux.

N’ayant jamais eu que deux lampes, il dut se munir d’un bougeoir.

Il revint près du lit. Le cadavre de la bonne à tout faire avait disparu.

M. Tapinois se regarda dans la glace.

Il avait encore vieilli de dix ans.

Puis il se déshabilla.

Je ne sais pas si vous avez remarqué, mais beaucoup de gens ont l’habitude, avant de se coucher, de prendre quelques petites précautions.

M. Tapinois voulut sacrifier à cette habitude.

Il ouvrit la table de nuit et en sortit un récipient de faïence grossière.

Horreur!

Le cadavre de la bonne à tout faire était au fond.

M. Tapinois étouffa un cri de terreur et laissa échapper le récipient qui se brisa en mille morceaux.

Déjà le cadavre de la bonne à tout faire avait disparu.

M. Tapinois se regarda dans la glace.

Il avait encore vieilli de dix ans.

Minuit sonna.

M. Tapinois frissonna.

Puis il lui souvint qu’il avait oublié de monter sa montre.

Il alla la quérir dans son gousset.

C’était une vieille montre à clef, héritage de son grand-père.

M. Tapinois ouvrit le. boîtier.

Horreur !

Le cadavre de la bonne à tout faire était dedans.

M. Tapinois étouffa un cri de terreur et laissa échapper la montre qui se brisa en mille morceaux.

Déjà le cadavre de la bonne à tout faire avait disparu.

M. Tapinois se regarda dans la glace.

Il avait encore vieilli de dix ans.

Ne pouvant plus dormir, il se promena de long en large dans l’appartement.

Mais ses pensées étaient lugubres.

Il ne s’amusait pas follement.

Il s’ennuyait même beaucoup.

Tellement qu’il bâilla.

En bâillant il ouvrit la bouche.

Horreur !

Le cadavre de la bonne à tout faire· était dedans.

M. Tapinois étouffa un cri de terreur et laissa échapper sa bouche qui se brisa en mille morceaux.

Déjà le cadavre de la bonne à tout faire avait disparu.

M. Tapinois se regarda dans la glace.

Il avait encore vieilli de dix ans.

Se voyant si vieux, si vieux, il résolut de faire son testament.

Il s’assit à sa table, prit une plume et écrivit :

« Devant me battre en duel demain et redoutant une issue fatale, je crois devoir faire mon testament. Avant de mourir …

Ici, il ouvrit une parenthèse. ·

Horreur !

Le cadavre de la bonne à tout faire était dedans.

Cette histoire pourrait sans doute durer encore très longtemps, chers lecteurs. Mais, comme je vous ai assez vus, je préfère m’en tenir là et terminer ma soirée avec des femmes de mauvaise vie.

Édouard Osmont (1874-1922)

Si M. Tapinois cherchait à se débarrasser du cadavre de la bonne à tout faire, moi ce serait plutôt de celui de ce service des aéroports de Paris…

14 février 2019

Pilules de l’amour ou pilules de la mort ?

Classé dans : Actualité, Langue, Médias — Miklos @ 11:44


Pilules pour la potence.

Un multiple (quatre exemplaires) spam reçu ce jour s’intitule : « Votre choix naturel. Les meilleures pilules pour la potence! ». D’évidence, il ne peut que s’agir d’un calmant avant une exécution capitale, comme on peut le voir ci-dessus.

Par pure curiosité, on en a tout de même vérifié le contenu (des courriels, voyons !, pas des pilules). Il s’avère alors que ces pilules sont plutôt destinées En contrant l’impotence, d’où cette amusante confusion. En français, « potence » n’est pas l’antonyme d’« impotence »…à faciliter la petite mort (non, il ne s’agit pas ici de la Web-série éponyme).

On se dit que l’auteur de ce spam (en provenance de Russie) aurait sans doute préféré qu’on remplaçat la potence dans l’illustration par… heu… non, arrêtons là, Facebook censurerait le résultat, même s’il n’est que purement médical.

11 février 2019

Monsieur Sfar, il n’est pas nécessaire de porter un gilet jaune pour faire preuve d’antisémitisme

Classé dans : Actualité, Politique, Société, antisémitisme, racisme — Miklos @ 14:49

Les tombes profanées du cimetière juif de Cronenbourg, près de Strasbourg,
le 27 janvier 2010. (Source)

On ne peut manquer de remarquer la croissante radicalisation du « mouvement » (pour autant qu’on puisse le qualifier ainsi) des gilets jaunes avec son essoufflement : nationalisme, putschisme, racisme et antisémitisme, complotisme… Avec l’éloignement graduel des modérés, ce sont les extrêmes qui perdurent, voire se renforcent, tendance trop souvent accompagnés du silence des autres.

Ainsi, Le Monde titrait le 24 décembre : Les dérapages antisémites et violents de certains « gilets jaunes » jettent le trouble, puis le 19 janvier : Les « gilets jaunes », nouveau terrain d’influence de la nébuleuse complotiste et antisémite. De son côté, dans un article publié aujourd’hui, France TV Info fait part d’une étude réalisée par l’Ifop pour la fondation Jean-Jaurès et l’observatoire Conspiracy Watch selon laquelle le complotisme y est bien plus élevé que chez la moyenne des Français.

Mais de là faut-il attribuer tout acte extrême à ces gilets jaunes, comme Joann Sfar l’a fait trop rapidement – c’est-à-dire avant qu’il n’y ait aucune preuve – à la suite du taggage de la vitrine d’un Bagelstein parisien du mot « Juden » ? Libération a rapidement indiqué que « rien ne permet pour l’heure, donc, d’attribuer ce tag antisémite à un ou plusieurs gilets jaunes ».

Mais Sfar revient à la charge dans sa page Facebook, en affirmant dans une longue diatribe (assez décousue) : « Je ne crois pas qu’un tel tag aurait été possible en France avant le mois de Novembre ».

C’est vraiment le comble ! Est-il croyable qu’une personne de son éducation ignore à tel point non seulement la longue présence de relents antisémites (en l’occurrence) en France, mais en particulier de récents événements qui ont fait la Une des médias sérieux (et qui sans doute ne l’ont pas ému à ce point), à l’instar de la profanation de tombes au cimetière juif de Cronenbourg, près de Strasbourg, le 27 janvier 2010, avec – entre autres – l’inscription JUDEN RAUS, ce tag que Sfar pensait impossible avant novembre ? On trouvera dans L’Express du 16 février 2015 une bien triste liste de profanations de cimetières juifs remontant à 1988. Enfin, comme l’indiquait Sud Ouest récemment, « Entre janvier et septembre, les actes antisémites ont augmenté de 69 %», donc avant le début du mouvement des gilets jaunes.

Ce n’est pas parce qu’il y a des manifestations du genre quenelle et salut nazi chez certains gilets jaunes que toutes ces manifestations, actuelles et passées, sont de leur fait. Les en accuser ainsi avant qu’il y en ait une preuve, c’est ignorer les bas-fonds constants de notre société – depuis l’étoile jaune que ma mère a dû porter et le « Sale juif » que je me suis récolté enfant à l’école communale dans un beau quartier de Paris –, et s’apparente aussi à une sorte de complotisme… Attendons sans hystérie l’identification du, ou des, auteurs de ce sale coup.

5 février 2019

Life in Hell : Le BHV m’a achevé

Classé dans : Actualité — Miklos @ 15:07

Il y a un pépin, se dit Akbar au moment de sortir de chez lui à l’aube. Ou plutôt, il n’y en a plus, puisqu’il ne retrouve pas le sien. Il le cherche partout (et ailleurs aussi), mais nada. Il appelle Jeff, il appelle Colomba : non, rien de rien, il ne l’a pas oublié ni chez l’un ni chez l’autre. Il se résout à partir sans, en espérant que la météo sera clémente. Dommage, ce petit abri portatif pliable, dénommé X-Tra Solide et garanti ultra résistant, avait tenu sa promesse en faisant vaillamment front aux violentes bourrasques de plus en plus fréquentes, contrairement à ses prédécesseurs qui tournaient casaque dès que la brise fut venue.

Ayant fini sa course, Akbar passe au BHV s’acheter son successeur, vite trouvé ; un peu cher, mais sa qualité le justifie.

Il en profite pour passer au rayon gourmandises souvent si bien achalandé qu’il ne peut résister à la tentation (il n’y a pas de mal à se faire un peu de bien, se dit-il in peto), ce qui est aussi le cas cette fois-ci.

D’abord des retrouvailles : deux plaques de chocolat Bonnat noir fondant au café, délice qu’il avait découvert à sa précédente visite (Bonnat il connaissait déjà, et appréciait surtout ses deux ou trois variétés de chocolats 75 % du Venezuela, mais avec les deux variétés de présidents actuels, il se dit qu’il faudrait peut-être surseoir).

Ensuite, une découverte : Gouttes pour chocolat chaud et cuisine noir 100 % cacao, de Bonnat itou. La confiance quasi aveugle qu’il a dorénavant en cette maison, confortée par le récent reportage de France 2 (où il apprend avec joie qu’ils ont ouvert une succursale à Paris), ne le fait pas hésiter un instant.

Autres retrouvailles : deux sachets de tarallini à l’huile d’olive. Découvertes par hasard il y a un bon moment, il n’en avait plus trouvé à ses récents passages, et pour cause : la vendeuse qu’il interroge lui montre où ils avaient été déplacés.

Et enfin, un pot de confiture bourguignonne d’oranges amères pur fruit pur sucre (de canne non raffiné) cuits au chaudron en cuivre, portant le doux nom de La Trinquelinette. Akbar avait l’habitude de se fournir de ce type de préparation en provenance d’Angleterre, mais – Brexit à l’horizon ? – son fournisseur habituel n’en avait pas.

Il ne reste plus qu’à passer à la caisse. Après avoir réglé, Akbar jette un œil sur le reçu de caisse (qui mesure tout de même 33 cm de long, bien qu’ils n’y figurent que quatre articles différents), et constate que le prix affiché pour le pépin est différent de celui qu’il avait aperçu en le décrochant du présentoir. Du coup (comme dirait Huascar), il vérifie l’étiquette et constate : 50 centimes de moins sur cette dernière que ce qu’il a déboursé. Il revient vers la caissière. L’erreur n’est pas de son fait, elle n’avait fait que scanner le code à barres… Après un échange téléphonique où elle doit fournir les longs numéros d’article, de ticket et de caisse, elle rembourse Akbar en espèces et lui donne quelques tickets de caisse supplémentaires.

Sa curiosité piquée, il vérifie les trois autres articles ; pour cela, il doit retourner au rayon, aucun d’eux ne portant de prix. Sapristi !, s’écrie Akbar in peto, j’ai payé le pot de confiture 2 Euros de plus que le prix affiché sur l’étagère… Il s’adresse à une vendeuse qui, confirmant l’erreur, lui produit trois tickets qu’il va présenter à la caissière – ce n’est que la troisième fois qu’il s’y rend. Il lui suggère de le rembourser d’un coup pour la somme totale qu’il a payée au lieu de le faire petit à petit, mais il n’arrive pas à la convaincre. Après quelques manipulations, elle reverse les 2 Euros sur sa carte de crédit, la somme étant trop importante pour être rendue en espèces, et lui donne trois autres longs tickets. Il en fera l’inventaire une fois rentré : il y en a sept. Avant de partir, il lance un gentil « À la prochaine ! » à la caissière.

La morale de cette histoire, la rirette, la ri-re-e-tte, se dit Akbar en chantonnant, c’est qu’il ne faut pas avoir les yeux dans sa poche, ni faire aveuglément confiance aux caisses électroniques, alors qu’il y a tant d’alternatives (à commencer par sa propre tête).

Jeff et Akbar sont les personnages d’une série de bandes dessinées de Matt Groening, qui est aussi le père de la fameuse – et infâme – famille Simpson.

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