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« Je donne mon avis non comme bon mais comme mien. » — Michel de Montaigne

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9 août 2018

Life in Hell : Banques, je vous hais

Classé dans : Actualité, Progrès, Société, Économie — Miklos @ 11:05

No comment.

Akbar s’était retrouvé malgré lui client de la banque Haches Baissées, ce géant multinational ayant racheté en 2008 la banque qui avait racheté, en 2001, RV, sa petite banque si sympathique, qu’il avait rejoint en 1999, après que la Beh ! Haine Pet (dont il était client depuis son retour en France en 1985, malgré son nom aux consonances menaçantes) ait totalement m…é avec son compte (vous suivez ?).

Ses déboires (et débits) n’ont pas tardé à venir : dès 2009, même. Relevant le défi, peu de temps après il ouvre un compte chez une banque en ligne, After Bank, après avoir comparé l’offre. Il y met ses économies, obtient même une carte de crédit gratuite, tout en continuant à utiliser Haches Baissées pour l’essentiel de la gestion courante qu’il peut effectuer en général en ligne, sans se rendre dans son agence ni passer par son « conseiller » qui, périodiquement, disparaît comme le chat de Cheshire mais sans le sourire ni sans prévenir Akbar, pour être remplacé parfois bien plus tard par un autre conseiller destiné à disparaître tout aussi soudainement.

Mais le mois de juillet a été catastrophique et pas que pour la planète. Akbar souhaite établir un virement mensuel permanent de 250 € vers l’étranger, à commencer impérativement le 1er août : comme il est impossible de l’établir en ligne (bien qu’on puisse rajouter des bénéficiaires et leur faire des virements ponctuels en ligne), il envoie le 9 du mois un courrier (électronique, c’est déjà ça) à la banque pour ce faire. Elle lui répond en demandant les coordonnées du bénéficiaire, ce qu’il fait le jour même. Huit jours plus tard, elle lui envoie (électroniquement, c’est déjà ça) un formulaire à signer (Akbar se demande in peto pourquoi ne l’avait-elle pas fait dès sa première réponse), il obtempère le même jour, le 17, en précisant que, si le premier de ces virements permanents n’est pas effectué le 1er août, il le fera manuellement. Dix jours plus tard, la banque l’informe que ses services centraux n’ont pas sa signature et ne peuvent donc valider la demande – alors qu’ils continuent à honorer ses chèques… –, lui envoyant un autre formulaire à signer pour… valider sa signature (à quoi Akbar se dit que si quelqu’un avait pris le contrôle de son compte, il aurait pu faire n’importe quoi pour le vider à toute berzingue), il obtempère le même jour. Le virement n’ayant pas été effectué à la date requise, Akbar le fait lui-même comme il en avait informé la banque, lui redemandant de ne pas faire ce premier virement. Il constate le lendemain que la somme est partie deux fois, identiquement, et qu’en sus la banque s’est octroyé 25 € de commission sur l’un et 45 € (18 %, précise Akbar sans calculette) sur l’autre (ce qui est loin d’être la petite commission, se dit Akbar).

Question petite commission, justement : il s’avère qu’Akbar reçoit une pension de… 70-75 € mensuellement de l’étranger depuis bientôt deux ans. Ayant constaté que la banque prélevait 25 € par virement (donc, plus d’un tiers !), il était parti en guerre contre elle, et avait obtenu qu’elle s’engage à ne s’octroyer que 12,50 € par virement, tout en remboursant la différence depuis le début. Ce qu’elle avait finalement fait, après des mois d’échanges de courrier de plus en plus allumés (non, ça n’a pas contribué au réchauffement climatique, assure Akbar). Et voici qu’il constate qu’en juillet il a été débité de 25 € sur ce virement, malgré l’engagement formel de la banque.

Ne pouvant joindre un être humain de vive voix dans son agence (pourtant une des plus grandes de Paris) – leur téléphone sonnant dans le vide ou passant parfois à occupé –, il décide de transférer l’essentiel de ses opérations financières vers la banque After Bank : en moins de 24 heures, il modifie ses coordonnées bancaires chez quasiment toutes les sociétés et organismes qui le débitent ou le créditent, et commence à utiliser quotidiennement la carte de crédit fournie avec ce compte.

Mais voilà… même si Akbar peut payer en magasin avec cette carte, voire retirer des espèces dans un distributeur, tous les paiements qu’il tente de faire en ligne sont rejetés, malgré les sommes dérisoires des achats, le contraignant à utiliser la carte liée à son compte Haches Baissées (il se dit qu’il a bien fait de la garder). Il attend toujours la réponse de sa seconde banque qui n’a pu lui fournir d’explication…

Maintenant, Akbar se dit, la haine au cœur, qu’il devra sans doute migrer vers le Mi colchón de DeS’S (aucun rapport avec le diplôme, comme on peut le constater) dont il vient d’apprendre l’existence ici.

Jeff et Akbar sont les personnages d’une série de bandes dessinées de Matt Groening, qui est aussi le père de la fameuse – et infâme – famille Simpson.

9 janvier 2018

Les tribulations d’un colis en mer de Chine et ailleurs, ou, Comment les transporteurs Chronopost, DHL DPD et Päckchen n’assurent pas ce à quoi ils s’engagent ?

Classé dans : Actualité, Progrès — Miklos @ 9:54


J. J. Grandville : Les savants envoyèrent un académicien armé de ses ouvrages.

Chronopost, DHL

- 3.1.2017, 12:58, Paris : Dépôt d’une enveloppe au bureau de poste, à destination de Jakarta via Chronopost (coût : 59 €…), pour y être livrée en 48 heures.

- 4.1.2017, 01:04, Leipzig : « Colis en cours d’acheminement ».

- 4.1.2017, 08:58, Leipzig : « Acheminement retardé : départ à la prochaine liaison aérienne ou routière »

- 5.1.2017, 03:41, Jakarta : « Colis en cours d’acheminement » (les heures sont celles de Paris)

- 5.1.2017, 07:20, Jakarta : « Colis entré dans le pays de destination ». Curieux, il semblait déjà s’y trouver depuis plusieurs heures…

- 5.1.2017, 11:08, Jakarta : « Colis refusé par le destinataire. Contact expéditeur en cours. ». Faux et faux, le destinataire était chez lui avec ses proches, personne ne s’est présenté, et l’expéditeur, moi en l’occurrence, n’a pas été contacté.

- 5.1.2017, 11:54, Paris : L’expéditeur appelle Chronopost (nombreux essais, longues attentes). La personne qui lui répond lui redemande l’adresse et le numéro de téléphone du destinataire afin qu’il soit rapidement contacté. Il ne le sera pas. Cette personne confirme aussi que la mention « contact expéditeur » est mise pour la forme, mais que l’expéditeur n’est jamais contacté…

- 8.1.2017, 07:55, Jakarta : « Colis arrivé au SAV agence. Contact expéditeur ou destinataire en cours. » Faux, aucun des deux n’a été contacté.

- 8.1.2017, 11:00, Paris : L’expéditeur se rend au bureau de poste où il avait déposé l’enveloppe. La préposée essaie d’appeler à plusieurs reprises Chronopost, sans succès. L’expéditeur prend le relai. Au bout de quatre appels et une attente de plus de 10 minutes pour le dernier, la personne qui lui répond lui donne deux numéros de téléphone à joindre à Jakarta et le numéro du colis chez… DHL. L’expéditeur s’empresse de les transmettre par WhatsApp au destinataire qui les appelle : ils l’assurent qu’ils effectueront la livraison le lendemain matin.

- 9.1.2017, 6:17, Jakarta : « Livraison effectuée », donc 6 jours après l’expédition au lieu des 48 heures annoncées.

DPD

- 26.12.2017, 21:43, Paris : Commande chez Amazon d’un petit objet produit en Allemagne. Confirmation de commande, annonçant la « livraison rapide » pour « mercredi 2 janvier – samedi 6 janvier ».

- 27.12.2017, 14:47 : « Commande transmise à DPD » en Allemagne.

- 27.12.2017, 17:42 : « En transit » chez DPD Allemagne.

- 27.12.2017, 20:13 : « Nous vous informons que votre commande est en cours d’acheminement. »

- 3.1.2018, 05:59 : « Au dépôt » chez DPD France, une semaine après le début de son acheminement à partir de l’Allemagne…

- 5.1.2018, 08:58 : « En cours de livraison. »

- 5.1.2018, 19:24 : « Tentative de livraison non réussie ». Faux, personne ne s’est présenté : l’acquéreur se trouvait chez lui, à l’adresse de livraison, en compagnie de deux autres personnes qui peuvent en témoigner. Impossible de joindre DPD, message laissé sur le site d’Amazon.

- 8.1.2018, 08:20 : « En cours de livraison ».

- 8.1.2018, 14:24 : « Livré ». Effectivement, avec 2 jours de retard et sans réponse au courrier susdit.

Päckchen

- 5.10.2017, 08:16 : Commande d’un ouvrage à l’intention d’un destinataire en Indonésie. Livraison prévue : « Vendredi 20 octobre – Mardi 24 octobre ».

- 9.10.2017, 00:29 : « Votre commande a été expédiée ». Livraison : « Lundi 13 novembre 2017 », donc près d’un mois après la date mentionnée ci-dessus.

- 23.11.2017, 13:50 : La commande n’étant toujours pas livrée, courrier de réclamation à Amazon. Réponse : « There seems to be a problem with the routing of your package. I did some research with the transporter so that you can receive your order as soon as possible. […] In order to help you at my best, I immediately contacted our carrier, DP_INTL_PAECKCH […]. Exceptionally, for reasons beyond our control, this period may be extended by a few days. This is why we ask you to wait until 28 novembre 2017. […] In order to reduce your inconvenience, I requested a refund of an amount of 13.50 euros. » Il semblerait que le transporteur en question soit Päckchen International, filiale low-cost de DHL pour le transport de petits paquets.

- 17.12.2017, 00:20 : La commande n’étant toujours pas livrée, nouveau courrier de réclamation à Amazon. Réponse : « Given the delay in the delivery of yours order, it seems to me that your package has been lost. » Un remboursement du solde s’en est suivi.

Bilan

Sur trois envois, l’un n’est jamais arrivé à destination, les deux autres sont arrivés en retard, malgré le prix très élevé d’un des deux envois.

Chronopost fait partie de DPD Group, entreprise de messagerie française, filiale du groupe La Poste. Quant à DHL, elle fait partie de Deutsche Post DHL. Quand des sénateurs se recyclent dans les postes

23 octobre 2017

Des honnêtes gens d’alors et d’aujourd’hui

Classé dans : Histoire, Philosophie, Politique, Progrès, Religion, Société — Miklos @ 13:03


Sylvain Maréchal : Almanach des honnêtes gens. 1788.
Cliquer pour agrandir.

[En cette période de violences ethniques et religieuses de tous ordres de par le monde et du rejet de l’autre sous prétexte d’une différence quelconque, il est salutaire de relire attentivement l’Almanach des honnêtes gens que Sylvain Maréchal avait publié en 1788, ce pourquoi il avait été emprisonné pendant quatre mois et l’Almanach condamné à être « lacéré & brûlé » selon un Arrêt de la Cour de parlement, qui, lui aussi, mérite d’être lu – on l’a également reproduit ci-dessous : les arguments de la Cour d’alors, à peine plus d’un an avant la Révolution française, sont si semblables à ceux des ultra conservateurs de nos jours ! ne croirait-on pas entendre, ici et là, la voix de la fondatrice contemporaine du Parti chrétien-démocrate ?]

Présentation de l’Almanach par son auteur

Dans ce calendrier tout profane, on n’a pas prétendu faire loi. Mais comme mal­heu­reu­sement les habitants de la terre sont divisés de culte, on a tenté de les rapprocher par un lieu commun de fraternité. Le proverbe dit : Il y a des honnêtes gens partout. C’est d’eux & pour eux qu’on s’est occupé ici. L’Almanach des honnêtes gens pourra être consulté également par le catholique & le protestant, le luthérien & l’anglican, le chrétien & le Mahométan, l’idolâtre & l’hébraïsant. On ne doit cependant regarder ceci que comme le germe informe d’un ouvrage plus important ; comme le portique ébauché d’un édifice de paix, où les hommes se trouveront un jour plus à leur aise que partout ailleurs.

Qu’on ne fasse pas l’injure à l’espèce humaine de croire qu’elle n’a produit de grands hommes que ceux dont les noms se trouvent ici, on n’a inscrit que ceux dont on a pu découvrir la date un peu certaine de la naissance & de la mort, indiquées par une n ou par une m.

Les changements qu’on s’est permis s’expliqueront assez d’eux-mêmes.

On a divisé chaque mois de cet Almanach des honnêtes gens par décades, c’est-à-dire de dix en dix jours en sorte qu’il y a dans l’année 36 décades : les 6 jours excédant les 360 jours, serviront d’Chacun des jours que les anciens Égyptiens ajoutaient à leur année de 360 jours pour la faire coïncider avec l’année solaire.épagomènes & peuvent être consacrés si l’on veut à des solennités purement morales : Par exemple,

Une fête de l’Amour au commen­cement du printemps, le 31 mars ou Princeps,

Une fête de l’Hyménée, au commen­cement de l’été, le 31 mai ou Ter.

Une Fête de la Recon­naissance en automne, le 31 août ou Sextile.

Une fête de l’Amitié, en hiver le 31 décembre.

La fête de tous les grands Hommes, aémères, c’est-à-dire, dont on ne sait point la date de la mort & de la naissance, le 31 janvier ou un-décembre,

Quand au choix des personnages, à l’exemple du rédacteur on sera libre d’y substituer tous ceux qui paraîtront mériter la préférence, ou bien d’imiter chacun dans sa famille, ce que le rédacteur a fait pour la sienne, au 21 d’octobre. Un almanach composé en entier dans cet esprit ne pourrait tourner qu’au profit des mœurs.

Le défaut de place n’a pas permis de citer l’année de la naissance & de la mort des grands Hommes de ce Calendrier. On désirerait aussi que chacun d’eux eût été peint d’un trait. On tâchera d’y suppléer dans un petit livret portatif qui paraîtra dans le cours de l’année sous le titre de Dictionnaire des honnêtes gens.

Sylvain Maréchal, Almanach des honnêtes gens, 1788.


Page de garde de la réédition de 1836 de l’Almanach des Honnêtes Gens.

Avertissement de Génin pour la réédition de cet Almanach en 1836

Le hasard m’ayant fait découvrir dans cet almanach une particularité fort extraordinaire, en la rapprochant des événements qui ont suivi sa publication, je me décide, d’après la demande de Entre autres M. le baron de Vincent dont la mort récente laisse de si justes regrets.plusieurs personnes recommandables, à le faire réimprimer à un très petit nombre d’exemplaires ainsi que l’arrêt du Parlement dont je l’ai trouvé accompagné dans la bibliothèque de M. Moüette, mon beau-père, qui le possédait depuis 1788, époque où il fut publié.

Cet imprimé, confondu avec plusieurs productions de ce temps, n’attira d’abord mon attention que par sa conformité avec le calendrier républicain, décrété quelques années plus tard ; en effet, les mois y sont divisés par décades, et les jours excédant cette division y figurent comme jours complémentaires à la fin de chaque mois de 31 jours ; les noms des saints y sont remplacés par ceux des hommes les plus célèbres de l’antiquité ou des temps modernes, et chacun suivant le jour de sa naissance ou de sa mort ; ainsi Jésus Christ y est porté au 25 décembre, jour de la Nativité, et l’amiral Coligny au 24 août, jour de la Saint Barthélemy… ; mais quelle ne fut pas ma surprise lorsque, parcourant cet almanach avec plus d’attention je remarquai qu’un seul jour de l’année n’était rempli d’aucun nom… et se trouvait être le 15 août !… jour de la naissance de Napoléon !!… Cette lacune est en effet tellement étrange qu’on ne sait à quoi l’attribuer ; serait-ce au hasard?.. ou l’auteur de cet almanach n’a-t-il trouvé aucun nom célèbre à placer à cette date?.. ou enfin voulait-il se la réserver pour lui-même parce qu’il était né le 15 août ?… On ne peut le supposer, puisque rien ne l’empêchait d’user du privilège qu’il accorde à chacun de ses lecteurs, de se substituer à tel nom qu’il voudra, comme il l’a fait au 21 octobre, jour de la naissance de son père…. ; mais, quelque soit la cause ou le motif de cette lacune, toujours est-il qu’elle est si remarquable par l’application qu’on peut lui faire aujourd’hui du nom de Napoléon, qu’elle ne devait pas rester plus longtemps inconnue.

Un ouvrage publié en 1813 par M. Sallier, ancien nombre du parlement de Paris, intitulé Annales françaises depuis 1774 jusqu’en 1789, Page 304 . « Parmi les écrits de ce temps, dit M. Sallier, il y en a un qui ne fut regardé alors que comme une débauche d’imagination, et qui devint par la suite le type d’une loi importante ; il avait été imprimé dès l’année précédente, mais la censure du parlement en avait arrêté la publicité. Il reparut avec éclat, à la faveur de la licence de 1789. C’était un calendrier intitulé Almanach des Honnêtes Gens pour l’an Ier de la raison : les divisions des mois étaient de dix jours appelés décades ; il y en avait trente-six par année et cinq jours laissés dans les mois de trente et un jours. On proposait de a faire de ces cinq jours excédents, que l’on nommait Épagomènes ou intercalaires, des fêtes à l’amour, à l’hymen etc., etc……. Cette feuille portait un nom d’auteur, celui de Pierre-Sylvain Maréchal. »fait bien mention de cet almanach comme ayant été réimprimé en 1789 a la faveur de la licence de ce temps. Mais, l’auteur ne parlant pas de la lacune que je remarque sur l’original (quoiqu’en 1813 Napoléon fût parvenu à l’apogée de sa gloire), je suis porté à croire qu’elle n’existait point dans l’almanach réimprimé que Sallier avait alors sous les yeux, ou plutôt qu’il ne l’a pas aperçue; car je viens de la découvrir encore dans Cette réimpression, qui ne porte point de date et contient exactement la lacune, offre cependant une différence avec l’orignal : c’est la suppression du dernier paragraphe de l’almanach, indiquant la demeure de l’éditeur et finissant, comme le porte l’arrêt du Parlement, par ces mots : soit ployé dans un étui. Aussi l’arrêt, reproduit à la suite de ce petit almanach, pour être d’accord avec cette suppression, porte-t-il que l’imprimé se termine par ces mots : Dictionnaire des Honnêtes Gens, qui sont ceux de l’avant–dernier paragraphe.un de ces almanachs réimprimés depuis avec l’arrêt du Parlement, sous le format d’un almanach de poche. De plus, cette même lacune n’est point signalée dans la Biographie nouvelle des contemporains, qui cependant fournit J’ai cru devoir reproduire cette notice à la suite de l’arrêt du Parlement, pour mieux faire connaître l’auteur de l’Almanach des Honnêtes Gens.une notice assez étendue sur M. P. Sylvain Maréchal ; enfin l’Almanach des Honnêtes Gens y est désigné comme livre, et non comme simple calendrier ou almanach de cabinet en feuille tel que le mien. Sylvain Maréchal aurait-il composé un Almanach des Honnêtes Gens plus développé que celui condamné par le Parlement, et auquel on pouvait donner le nom de livre ? ou C’est tort qu’on attribue à Sylvain Maréchal les Anecdotes peu connues sur les journées des 10 août, 2 et 3 septembre 1793, Paris 1793. J’ai entre les mains une brochure in-16, portant bien la même date et ayant pour titre Almanach des Honnêtes Gens, avec des prophéties pour tous les jours de l’année et des anecdotes peu connues ; mais cet ouvrage est loin d’être l’œuvre de Sylvain Maréchal, car il est composé dans un esprit tout à fait opposé aux idées politiques du temps. Peut-être son auteur a-t-i1 voulu sauver son livre par le titre et se donner, sous l’enveloppe du républicanisme, le droit de le persifler tout à son aise. Je dirai même que le calendrier, donné dans cet almanach, n’est que le calendrier ordinaire et non celui de Sylvain Maréchal ; qu’enfin tout ce qui est traité dans ce petit outrage, sous le titre d’Éclipses, de Prédictions, etc., n’est qu’une suite d’allusions mordantes contre les désordres de l’époque et les auteurs de la révolution.

Il n’en est pas de même de l’Almanach des Républicains, Paris 1793, broch. in-16, par l’auteur de l’Almanach des Honnêtes Gens : on retrouve dans cet ouvrage tout ce que promettait le premier, et de plus le cynisme politique qui avait gagné les plus chauds partisans de ce temps de désordre. Dans cet Almanach des Républicains, pour servir à l’instruction publique, l’auteur avait conservé une grande partie des noms placés dans son almanach de 1788. Mais il avait cherché à leur donner alors quelques titres & l’admiration des républicains. C’est ainsi que dans son commentaire sur Moïse, qu’il place toujours au Ier mars, il dit : « Moïse, ce grand homme possedait à fond la théorie des insurrections, et il sut la mettre en pratique en délivrant les hébreux, qui ne le méritaient guère, de l’aristocratie égyptienne. »

« Turenne, Quel capitaine c’eût été sous la république française ! »

« Ninon de l’Enclos, Citoyens, nous vous demandons grâce pour cette femme, c’était une républicaine en amour et un homme en affaires. »

Ce qu’il dit de Fénelon, de Catinat, de Voltaire, de Washington, de Machiavel et de Sully, n’est pas moins ridicule et bizarre. Je dois aussi faire observer que, dans cet almanach, la lacune laissée au 15 août dans l’almanach de 1788 est remplie par le nom d’Urceus, poète philosophe et critique sévère. Mais ici, l’auteur ne pouvait pas laisser de lacune, puisque chaque jour de l’année devait offrir son commentaire pour l’instruction publique.se trompe-t-on sur la forme et le contenu de cet almanach, faute d’un exemplaire qui appartienne à l’époque même de sa publication ? Dans cette hypothèse, la réimpression de cette pièce et de l’arrêt qui l’accompagne doit offrir un nouvel intérêt, et pourra satisfaire la curiosité des amateurs, jaloux de rechercher les moindres documenta relatifs aux annales de ce temps surtout s’ils se rattachent à l’homme extraordinaire qui a si longtemps rempli le monde de son nom et de sa gloire.

J’ai fait réimprimer l’almanach et l’arrêt du Parlement avec toute la précision d’un fac simile (hors cependant la forme plus perfectionnée des caractères qui servent aujourd’hui à l’impression), afin que ceux qui auraient entre les mains des exemplaires de ces deux pièces puissent juger si elles sont de l’édition primitive ou de celles qui ont paru postérieurement, et ne présenteraient pas dèd lors tous les caractères de l’original que je possède : car ce que j’ai dit dans, une des notes qui précèdent prouve assez le peu d’exactitude des réimpressions qui ont été faites. Au surplus l’arrêt du Parlement, rendu presque aussitôt que la publication de l’almanach, doit nécessairement avoir atteint une très grande partie des exemplaires qui avaient déjà paru ; et le mien, devenu fort rare, se trouvera du moins reproduit par cette réimpression, dont je ne compte disposer qu’en faveur de quelques bibliothèques publiques et particulières, où elle pourra être consultée. Quant à l’original, j’offre très volontiers d’en donner communication aux amateurs qui désireront s’assurer de tous les caractères d’authenticité qu’il présente et y voit la lacune que personne jusqu’ici n’avait encore relevée, et qui rend cette production si extraordinare.

GÉNIN.

Nancy, le 17 Avril 1856.


Page de garde de l’arrêt de la cour du Parlement, 7 janvier 1788.
Cliquer pour agrandir.

« Arrêt de la cour de Parlement, qui condamne un imprimé, sans nom d’imprimeur, ayant pour titre : Almanach des honnêtes gens »

Arrêt de la Cour de Parlement
qui condamne un imprimé, sans nom d’imprimeur, ayant pour titre : Almanach des honnêtes Gens, à être lacéré & brûlé, par l’Exécuteur de la Haute- Justice, dans la Cour du Palais, au pied du grand Escalier d’icelui.

Extrait des registres du Parlement,
Du sept Janvier mil sept cent quatre-vingt- huit.

Ce jour, à l’issue de l’Audience du Rôle, les Gens du Roi sont entrés ; &, Me Antoine-Louis Séguier Avocat dudit Seigneur Roi portant la parole, ont dit :

Messieurs,

Nous venons de prendre communication de l’Imprimé que la Cour nous a fait remettre, dont elle nous a chargés de lui rendre compte, & sur lequel elle nous demande des conduirons.

Nous nous arrêterons d’abord au titre de cet écrit vraiment scandaleux ; il est intitulé Almanach des honnêtes Gens. Pourrait-on se flatter de comprendre quel est le but de l’auteur de cette misérable production ? Veut-il que ce soit un Almanach à l’usage des honnêtes gens seulement, ou plutôt n’a-t-il pas voulu présenter ce catalogue, comme devant servir à remettre sans cesse sous les yeux tous les hommes, prétendus honnêtes, dont il pense que les noms doivent faire époque dans les fastes du genre humain ? Cette question serait un problème, si le rédacteur de cet Almanach n’avait pris la peine de nous instruire lui-même de son intention.

On lit dans une note : Il y a des honnêtes gens partout, & c’est d’eux & pour eux qu’on s’est occupé ici. Cet aveu fait disparaître jusqu’au moindre doute. Ce Calendrier nouveau est fait pour les honnêtes gens, & ne contient que la nomenclature des gens honnêtes : c’est-à-dire, que tous ceux qui y sont compris, ont droit de prétendre au titre d’homme honnête, titre honorable, si prodigué aux sectateurs du matérialisme par les philosophes modernes, & si rare parmi eux en effet, d’après l’absurdité de leurs principes, puisqu’ils ne pourront jamais croire la doctrine qu’ils enseignent.

Si de l’examen du titre, nous descendons dans le détail des noms compris dans ce nécrologe, nous voyons, avec douleur, que cet esprit insensé, sous prétexte d’amuser ou d’intéresser la curiosité publique, s’est: permis de publier une collection bizarre de personnages, étonnés de se trouver réunis, & d’avoir tous le même genre de célébrité. L’auteur place à son gré à chaque jour de l’année combinée suivant le style ancien, les noms les plus respectables à côté des noms les plus dignes de mépris ; ou du moins qui ne sont pas exempts de blâme. On est indigné de voir Moïse rangé dans la même classe que Mahomet. Hobbes, Spinoza, Voltaire & Freret sont sur pris d’être honorés comme Bossuet, Pascal, Fénelon & Bourdaloue. Socrate & Platon ne sont pas plus recommandables qu’Épicure & Démocrite ; Spartacus est égal à Cicéron ; Caton n’est pas plus vertueux que l’assassin de Jules César ; Vespasien ressemble à Marc Aurèle ; Titus est mis en parallèle avec Cromwell ; & Julien se trouve à côté de l’Empereur Trajan.

Quelle idée 1’auteur s’est-il donc fait de ce qu’on peut appeler un honnête homme ? Quelle est sa façon de penser sur ces êtres privilégiés qu’on doit proposer pour modèles aux siècles à venir ? Quel est son système, lorsqu’il place sur la même ligne Plutarque & Boindin, Soliman & Louis IX, Sully & Machiavel, Wolf & Colbert, Bayle & d’Aguesseau ? Que devient l’honneur & la vertu de la plus belle moitié du genre humain, si l’espèce de célébrité honteuse que Ninon Lenclos s’est acquise doit consacrer son nom, & lui attirer l’hommage dû à Eudoxie, épouse infortunée du jeune Théodofe.

Cet assemblage monstrueux de personnages, choisis dans l’étendue des siècles, ce rapprochement de noms également célébrés ou fameux, cette réunion enfin des hommes qui ont fait la gloire & les délices de la Terre avec ceux qui ont fait la honte & le malheur de l’humanité, annonce le projet formé depuis longtemps d’anéantir, s’il était possible, la religion chrétienne, par le ridicule qu’on veut répandre sur ses plus zélés défenseurs.

Peut-on lire sans indignation, que cet Almanach est donné pour l’an premier du règne de la Raison, comme si la raison ne pouvait dater son empire que de l’époque qu’un vil troupeau d’incrédules veut bien lui assigner ; comme si le monde avait été jusqu’à présent dans les ténèbres ; comme si les novateurs du siècle étaient venus l’éclairer du flambeau de la vérité. Mais en quoi consiste donc cette lumière de la raison nouvelle qu’on veut faire briller à nos yeux ? Elle consiste à supprimer de nos anciens calendriers les noms de tous ceux qui se sont distingués par leur piété & leurs vertus, & à substituer à leur place les noms des payens, des athées, des Pyrrhoniens, des incrédules, des comédiens, des courtisanes, en un mot des détracteurs outrés ou des ennemis déclarés de notre religion sainte ; & si ces derniers se trouvent confondus avec des noms respectés & respectables, c’est: pour accorder aux premiers une célébrité politique, qui, dans l’intention de l’auteur, s’allie avec son plan destructeur de toutes les institutions religieuses.

Mais ce que nous ne pourrions jamais croire, si nous n’en avions la preuve entre les mains, c’est de trouver le saint nom de Jésus Christ au milieu de cette foule d’imposteurs & d’impies.

Quel blasphème d’associer le nom de notre divin sauveur, Dieu & Homme tout ensemble, le seul objet de notre culte & de notre adoration, à une multitude d’idolâtres & même de scélérats !

Non seulement les mystères de notre sainte religion sont pour ainsi dire écartés, comme les fruits de l’ignorance & de la crédulité, mais l’auteur propose de substituer à nos fêtes solennelles, la Fête de l’Amour profane, celles de l’Hyménée, celle de la Reconnaissance & de l’Amitié, qu’il érige en divinités païennes, pour nous replonger dans l’aveuglement de l’idolâtrie.

C’est en rougissant que nous rendons compte à la Cour des conséquences absurdes & révoltantes qui résultent de cet ouvrage d’impiété, d’athéisme & de folie. Nous ne pouvons envisager l’auteur que comme un frénétique dont l’imagination ne produit que des idées extravagantes & inconciliables. Mais le scandale inouï qu’un tel Ouvrage peut causer dans le public, & le cri général qui s’est élevé au moment même de sa distribution, nous forcent, malgré nous-mêmes, de proposer à la Cour de lui donner une sorte de publicité par une flétrissure éclatante ; & puisque l’auteur n’a pas craint de mettre son nom à la fin de son Almanach, pour se donner à lui-même le juste tribut de louange qu’il croit mériter, en requérant que cet écrit soit condamné aux flammes, comme scandaleux & blasphématoire, nous nous élèverons contre l’auteur, comme impie & blasphémateur.

C’est l’objet des conclusions par écrit que nous avons prises, & que nous laissons à la Cour avec l’imprimé qu’elle nous a fait communiquer.

Et se sont les Gens du Roi retirés, après avoir laissé sur le bureau ledit imprimé & les conclusions par eux prises par écrit sur icelui.

Eux retirés.

Vu l’imprimé commençant par ces mots : Almanach des Honnétes Gens, & finissant par ceux-ci, soit ployé dans un étui. Conclusions du Procureur Général du Roi. Ouï le rapport de Me Gabriel Tandeau, Conseiller. La matière mise en délibération.

LA COUR ordonne que ledit imprimé sera lacéré & brûlé dans la cour du Palais, au pied du grand escalier d’icelui, par l’exécuteur de la haute justice, comme impie, sacrilège, blasphématoire, & tendant à détruire la religion : Enjoint à tous ceux qui en ont des exemplaires de les apporter au greffe de la Cour, pour y être supprimés : fait inhibitions & défenses à tous libraires, imprimeurs, d’imprimer, vendre & débiter ledit écrit, & à tous colporteurs, distributeurs & autres, de le colporter ou distribuer, à peine d’être poursuivis extraordinairement, & punis suivant la rigueur des ordonnances : Ordonne qu’à la requête du procureur général du Roi, & par-devant le conseiller qui sera commis par la Cour, il sera informé contre les auteurs, imprimeurs ou distributeurs dudit écrit, pour l’information faite, rapportée & communiquée au procureur général du Roi, être par lui requis, & par la Cour ordonné ce qu’il appartiendra : Ordonne que le nommé M. P. Sylvain Maréchal sera pris & appréhendé au corps, constitué prisonnier dans les prisons de la Conciergerie du Palais, pour être ouï & interrogé par-devant le conseiller rapporteur, sur les faits sur lesquels le procureur général du Roi voudra le faire ouïr & interroger ; & où ledit Sylvain Maréchal ne pourrait être pris ni appréhendé, sera, après perquisition faite de sa personne, assigné à quinzaine, ses biens saisis & annotés, & à iceux établi commissaire, jusqu’à ce qu’il ait obéi, suivant l’ordonnance. Ordonne que le présent arrêt sera imprimé, publié & affiché partout où besoin sera, & copies collationnées dudit arrêt envoyées aux bailliages & sénéchaussées du ressort, pour y être lu, publié & registré : Enjoint au substitut du procureur général du Roi au Châtelet de Paris, & aux substituts du procureur général du Roi dans les sièges royaux, de tenir la main à l’exécution dudit arrêt, & d’en certifier la Cour dans le mois. Fait en Parlement, le sept janvier mil sept cent quatre-vingt-huit. Collationné Lutton.

Signé YSABEAU.

Et le Mercredi neuf janvier mil sept cent quatre-vingt-huit, ledit imprimé ci-dessus énoncé, ayant pour titre : Almanach des Honnêtes Gens, a été lacéré & brûlé par l’exécuteur de la haute justice, au pied du grand escalier du palais, en présence de moi Étienne Timoléon Ysabeau, écuyer, l’un des greffiers de la grand’ chambre, assisté de deux huissiers de la Cour.

Signé YSABEAU.

28 mai 2017

Culture et communication à la Mairie de Paris

Classé dans : Actualité, Arts et beaux-arts, Langue, Progrès, Sciences, techniques — Miklos @ 17:41

Madame Hidalgo
Maire de Paris
Mairie de Paris
 
Paris, le 27 mai 2017.

Madame la Maire,

En passant en fin de matinée le vendredi 26 mai devant la mairie du premier arrondissement, j’ai contemplé l’accrochage de Miroslav Sekulic-Struja sur ses grilles. La pancarte qui parle de l’œuvre et de l’artiste y parle d’un ouvrage, « Renée Magritte Vu par... » (pancarte que j’ai prise en photo). Or comme vous devez le savoir, il s’agit de René Magritte.


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J’ai voulu le signaler aussitôt. Le gardien à l’entrée de la mairie m’a dit qu’il n’y avait personne pour ce faire…

J’ai alors voulu le signaler sur le site de la dite mairie : à la fin de la saisie, le site me répond invariablement que « Les caractères : <, >, #, « , & sont interdits dans les champs de saisie !  » Or mon message ne comportait aucun de ces caractères (j’avais même supprimé les guillemets partout).

En désespoir de cause, je me suis rendu sur le site de la Mairie de Paris, pour vous déposer le message ci-dessus dans le formulaire de contact qui s’y trouve. Et voilà que je reçois cet « accusé de réception » n° Ref417095 par courriel :


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et pourtant c’était ce que je venais de faire !

Je trouve cette conjonction de problèmes – culturel et commu­ni­ca­tionnels – bien désolante. À toutes fins utiles, je précise qu’étant infor­ma­ticien je sais en général me servir des outils de commu­ni­cation disponibles sur l’internet (quand ils fonctionnent correctement).

Veuillez accepter, Madame la Maire, l’expression de mes salutations distinguées.

11 avril 2015

Le chemin le plus court d’un point à un autre, ou, Une énigme multimillénaire enfin résolue

Classé dans : Géographie, Histoire, Progrès, Religion, Sciences, techniques — Miklos @ 17:39


Itinéraire proposé par Google Maps pour aller de Haïfa au Mont Hermon.
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On se demande encore et toujours – surtout à cette période de l’année où se célèbre la Pâque juive – pourquoi le peuple juif a erré dans le désert, à sa sortie d’Égypte, pendant quarante ans au lieu de foncer droit vers la Terre promise. Il aurait pu emprunter le court chemin que prendront, bien des siècles plus tard, Joseph, Marie et l’Enfant Jésus, pour s’enfuir en Égypte (on doute qu’il y avait alors des sens interdits qui auraient empêché de le prendre à rebours), comme on peut le constater sur ces plans.

Si la réponse traditionnelle est que ce laps de temps était nécessaire pour effectuer un changement de générations, de sorte que ceux qui entreraient dans le pays de leurs ancêtres seraient des hommes nés libres dans le désert et non pas des ex esclaves de Pharaon, la vraie réponse est bien plus simple : Moïse avait dû utiliser Google Maps pour se diriger.

Pour preuve, voici l’itinéraire que propose notre AMIAspirateur Mondial de l’Information. à tous pour aller de Haïfa au Mont Hermon : 4.160 km (près d’un an à pied, en se reposant le jour du Seigneur, quelque soit votre Seigneur), tandis qu’à vol d’oiseau (il y a beaucoup d’oiseaux dans cette région), il n’y a que 118 km (moins d’une semaine à pied) et des routes carrossables qui permettent d’effectuer ce parcours en 2-3 heures.

Ce qui n’est pas sans rappeler aux dinosaures de l’Internet le chemin que prenaient nos courriels pour aller d’un arrondissement à l’autre de Paris, il n’y a qu’une vingtaine d’années.

Merci à JacobNon, il ne s’agit pas du patriarche dont l’un des fils, Joseph, sera vendu par ses frères à des marchands qui l’emmèneront, devinez ou ? En Égypte. Dont il fallu sortir 400 ans plus tard par des pérégrinations interminables. de nous avoir informé de cette proposition de parcours historique, qui devrait permettre à ceux qui l’emprunteraient de passer près du Mont Sinaï (avec ou sans révélation à la clef).

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