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« Je donne mon avis non comme bon mais comme mien. » — Michel de Montaigne

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28 mai 2019

Un cimetière bien mal placé…

Classé dans : Géographie, Histoire, Lieux — Miklos @ 22:23

Quartier de Saint Nicolas des Champs, plan de Merian, 1615. Quartier de Saint Nicolas des Champs, plan de Merian, 1615.
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Le Plan de Paris sous Louis XIII de Mathieu Mérian (1615) est intéressant à plus d’un égard, comme le précise l’ouvrage Les Plans de Paris – Histoire d’une capitale de Pierre Pinon et Bertrand Le Boudec (2004) :

[C’est] un des derniers grands plans de Paris à vol d’oiseau, mais il est en même temps nouveau car, par le choix d’un angle de vue plus faible, il se rapproche davantage d’une vue oblique, d’un profil même, que d’un plan. […] Comment Merian est-il parvenu à cette exactitude et à ce réalisme, servis par un graphisme remarquable ? Par le format d’abord, bien supérieur à celui des plans de Münster ou de Braun. Par un levé plus précis.

Pas si précis que cela, quand on y regarde de près : ce plan situe le cimetière Saint Nicolas (dépendant de l’église voisine Saint Nicolas des Champs, en rouge dans le plan ci-dessus) entre les rues gr. S. Ladre (actuellement Grenier Saint Lazare), Trace Nonnain (ou Transnonain, actuellement Beaubourg) et Monmorency (actuellement Montmorency), alors que le quatorzième feuillet du plan dit de Turgot (dessiné par Louis Bretez entre 1735 et 1739, cf. ci-dessous) le place entre les rues de Mont-Morenci (Montmorency), Transnonain (Beaubourg) et – comme il se doit – du cimetière St Nicolas (actuelle rue Chapon). Curieusement, dans le plan de Mérian, la rue du cimetière St Nicolas y figure correctement, tandis que c’est le cimetière éponyme qui s’en est écarté.

Quartier de Saint Nicolas des Champs, plan de Turgot, 1735-1739. Quartier de Saint Nicolas des Champs, plan de Turgot, 1735-1739.
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On est en droit de se demander pourquoi ce cimetière ne jouxte pas l’église dont il dépend. On en trouve l’explication dans le Paris ancien et moderne, ou, Histoire de France divisée divisée en douze périodes appliquées aux douze arrondissements de Paris, et justifiée de Jean de Marlès (1838) :

Nous parlerons ailleurs de l’église Saint-Nicolas-des-Champs, aujourd’hui comprise dans le sixième arrondissement ; nous devons nous borner ici à faire mention de son ancien cimetière, qui se trouvait à quelque distance de l’église même. Jusqu’à l’an 1220, c’était la cour de Saint-Martin-des-Champs qui avait servi de cimetière pour Saint-Nicolas ; mais cet emplacement était étroit, malpropre, incommode ; il n’était point fermé et ne pouvait l’être ; les chevaux et d’autres animaux s’y introduisaient ; le repos des religieux était d’ailleurs troublé par les fréquents enterrements. […] Tant d’inconvénients réunis engagèrent les religieux de Saint-Martin et les prêtres de Saint-Nicolas à demander de concert à l’évêque de Paris la translation de ce cimetière ; ce que ce prélat accorda. Alors Saint-Nicolas obtint un emplacement clos de murs, situé près de la rue Chapon et appartenant aux religieux. Le curé de Saint-Nicolas et ses paroissiens s’obligèrent de leur côté à faire un chemin ou rue qui conduisît au nouveau cimetière. Cette rue, qui porte encore le nom de rue du Cimetière-Saint-Nicolas, fut ouverte immédiatement (1220). Une chapelle fut construite, suivant l’usage, dans ce cimetière sur lequel se sont élevées, depuis la révolution, plusieurs maisons particulières.

Cette erreur affecte aussi la localisation du couvent des Carmélites qui se trouvait face à l’entrée du cimetière sur la rue Transnonain, entre les rues Chapon et Courtaut Vilain (actuellement Montmorency) et qui se retrouve décalé d’une rue dans le plan de Mérian. Le Guide alphabétique des rues et monuments de Paris à l’usage des voyageurs et des parisiens de Frédéric Lock (1855) en dit ceci, à propos de la rue Chapon :

Au XIIIe siècle on la trouve sous les noms de rue Robert-Begon, ou Beguon, ou Capon ; on l’a appelée aussi du Coq. Son nom actuel parait être celui de quelque particulier. Dans cette rue était un couvert de Carmélites, établi en 1619 dans l’ancien hôtel des évêques de Châlons. Il s’étendait du n° 13 de la rue Chapon, en suivant la rue Transnonain (aujourd’hui Beaubourg), jusqu’au n° 10 de la rue Montmorency. Ce couvent, supprimé en 1790, a été démoli.

La rue Chapon, terminée autrefois rue Transnonain (Beaubourg), a été, en 1851, prolongée jusqu’à la rue St-Martin par l’adjonction de la rue du Cimetière St-Nicolas, ainsi nommée parce qu’elle conduisait au cimetière de la paroisse St-Nicolas des Champs;  elle allait de la rue Beaubourg à la rue St-Martin.

Soit dit en passant, à propos du curieux nom d’une des rues bordant ce pâté de maison, la rue Courtaut-Vilain, voici ce qu’on peut lire dans Paris, Versailles et les provinces au dix-huitième siècle de J. L. M. Dugast de Bois-Saint-Just (1817) :

M. de Mandat avait un très-bel hôtel, dont la porte d’entrée par la cour donnait sur la rue Chapon, et une autre par les jardins, sur la rue Courtaut-Vilain. Mais ayant reçu une lettre dont la suscription était : À M. de Mandat, Chapon par devant, Courtaut-Vilain par derrière, il fut si piqué de cette plaisanterie, qu’il mit tout son zèle à demander le changement de nom de ces deux rues. Il ne gagna cependant que la moitié de son procès. La rue Chapon continua de porter le même nom ; l’autre prit celui de Montmorenci, malgré l’opposition sérieuse d’un propriétaire qui, s’appelant M. Vilain, prétendait que ses ancêtres avaient donné le nom à cette rue, et était enchanté qu’on lui écrivît : A M. Vilain, hôtel Vilain, rue Courtaut-Vilain

Enfin, à propos du plan de Turgot susmentionné, voici ce que dit l’ouvrage de Pinon et Le Boudec :

Paradoxalement, le plus connu des plans de Paris est un plan à contre-courant. Devenu un indispensable outil de travail administratif, le plan géométral offre le défaut d’être moins parlant aux yeux du public que les premières vues à vol d’oiseau. Michel-Étienne Turgot, Prévôt des Marchands, saisit cet enjeu de communication et décide, quatre-vingts ans après leur abandon, de commander un nouveau plan perspectif, “[Considérant] que les différents plans qui, jusqu’à présent, ont été levés […] quelque exacts qu’ils puissent être dans les proportions, et justes dans les mesures, ne sont absolument pas capables de satisfaire la curiosité des sujets du Roi et des étrangers et que pour y parvenir, il serait à propos de la représenter en vue perspective et élévation.” »

Pour les touristes, donc… Puis ce mode de représentation en perspective a de nouveau disparu, pour ne réapparaître que très récemment (merci Toto) dans Google Maps, comme on peut le voir ci-dessous pour la vue actuelle du même quartier (où l’on a indiqué la localisation du cimetière, . Il faut dire qu’à une échelle comparable les noms des rues sont bien plus difficiles à lire…

Quartier de Saint Nicolas des Champs, Google Maps Quartier de Saint Nicolas des Champs, Google Maps.
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On laissera le lecteur curieux trouver d’autres incohérences dans le plan de Merian (et il y en juste à proximité).

6 septembre 2018

« Mais oui, je suis une girafe »

Classé dans : Architecture, Lieux, Photographie — Miklos @ 7:58

Gustave Eiffel : La Tour de trois cents mètres. Planches. 1900 (source).
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« Mais oui, je suis une girafe
Et si ma tête est dans le ciel,
C’est pour mieux brouter les nuages,
Car ils me rendent éternelle.


Palais de Chaillot vu de l’ascenseur nord.
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Mais j’ai quatre pieds bien assis
Dans une courbe de la Seine.
On ne s’ennuie pas à Paris :


Maison de la culture du Japon (en bas à gauche), la Seine, l’Allée des cygnes, la Maison de Radio France. Vue du troisième étage.
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Les femmes, comme des phalènes,
Les hommes, comme des fournis,


Champ de Mars, École militaire, Unesco, Tour Montparnasse. Vue du troisième étage.
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Glissent sans fin entre mes jambes
Et les plus fous, les plus ingambes
Montent et descendent le long
De mon cou comme des frelons.


Arc de Triomphe de l’Étoile. Vue du troisième étage.
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La nuit, je lèche les étoiles.
Et si l’on m’aperçoit de loin,


Musée du quai Branly-Jacques Chirac (au premier plan), Palais de l’Alma, Cathédrale de la Sainte Trinité. Vue du troisième étage.
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C’est que très souvent, j’en avale
Une sans avoir l’air de rien. »


Palais de Chaillot (premier plan), La Défense (au fond). Vue du troisième étage.
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– Maurice Carême, La Tour Eiffel.


Gustave Eiffel : La Tour de trois cents mètres. Planches. 1900 (source).
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Autres photos ici.
 

5 août 2018

An example of floccinaucinihilipilificative sesquipedalianism

Classé dans : Langue, Lieux — Miklos @ 12:34


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Been there, done that.

3 août 2018

Mais où sont les rues d’antan ?

Classé dans : Histoire, Lieux — Miklos @ 22:55


Plan Truschet et Hoyaux (détail), 1552. Cliquer pour agrandir.

On avait précédemment mentionné quelques anciennes rues de Paris aux noms sympatiquement coquins. On s’était aussi attardé dans la rue du chat qui pêche. Ici, on a relevé les curieux noms de certaines rues dans la base de données de la Ville de Paris consacrée aux voies disparues (il existait autrefois, sur le site de la Ville, une rubrique équivalente bien plus commode à consulter, mais elle a dû disparaître par solidarité avec ces voies, une obsolescence programmée, là) ainsi que dans quelques sources complémentaires.

À propos de noms qui choqueraient de chastes oreilles contemporaines, citons J.-B. Robert (in Origines de Paris et de toutes les communes, hameaux, châteaux, etc. des départements de Seine et Seine-et-Oise, 1864) :

Jacques-Antoine Dulaure (1755-1835), auteur entre autres de Histoire civile, physique et morale de Paris.Dulaure trouve quelques-uns de ces noms grossiers et obscènes, comme : Merderet, Tirepet, etc.

D’autres ridicules comme : Taille pain, Trop-va-qui-dure etc.

Quelques-uns suivant lui indiqueraient les intentions ou les habitudes malfaisantes de ceux qui les habitaient comme : Mauconseil, Mauvoisin, etc., et d’autres les débauches dont les rues étaient les repaires comme Put-y-muce, Putigneuse, etc.

Nous ne pouvons partager l’opinion ou plutôt l’erreur de Dulaure, nous apercevons seulement dans ces noms de la trivialité et des jeux de mots comme en faisaient nos ancêtres, comme nous en faisons encore et comme on en retrouve dans certaines enseignes du vieux et du nouveau Paris telles que : au Puits Sans Vin (Puissant Vin), à l’épi Scié (Épicier), au Bon Coing (Bon Coin), au Grand I vert (Grand Hiver), etc.

Sans oublier celles des nombreuses auberges nommées Au Lion d’Or (Au lit on dort)…

Ancien nom

Actuellement

Alphonse Allais, Villa

Sq. Lamarck. [Vous savez qui est Lamarck, vous ? Moi je sais qui est Alphonse Allais, et j'adore !]

Ambigu comique, passage de

Sup. par l’ouverture du boul. Voltaire. Il commençait boul. du Temple et finissait rue des Fossés du Temple (act. partie de la rue Amelot).

Amérique du nord, rue de

Sup. en 1942. Commençait av. Frédéric Passy (sup.). Une partie s’était appelée rue du Bosquet.

Âne rayé, ruelle de l’

Imp. des Peintres.

Aveugles, rue des

Partie de la rue Saint-Sulpice.

Qui aime à babiller, à parler avec abondance, parfois sans réfléchir.Babillards, impasse des

Sup. lors du nivellement du boul. de Bonne Nouvelle (1832). Elle était située rue Basse Porte Saint-Denis (sup.) entre l’imp. Bonne Nouvelle et la rue d’Hauteville.

Babillerie, rue de la

Boulevard du Palais.

En histoire, en Gaule, bande de paysans ruinés par les guerres et la misère, réduits au brigandage. (Universalis)Bagaudes, porte des

Bagauds. Ancienne porte de Paris ; elle était située place Baudoyer.

Beaudoin prend gaie, cul-de-sac

Ou Baudoin prend Gaige. Sup. par l’ouverture de la rue des Halles. Il était situé dans la rue des Lavandières. [Donc aucun rapport avec celui-ci malgré la similarité. -- Le Miklos]

Bons garçons, cité des

Sup. Était située av. de la Porte de Montmartre.

La porte & la rue Bordelle doivent leur nom à Pierre Bordelle, Bordelles, ou de Bordeille, qui se nommoit il y a quatre ou cinq cens ans Petrus de Bordellis ; car cette rue & cette porte ont pris ces differens noms avec celui de la rue de la Porte Bordelle : & bien que ce mot de Bordelle fasse penser en mal, & même que chacun croye que c’étoit un lieu affecté de la débauche ; c’est une erreur populaire qui n’a d’autre fondement que la ressemblance des noms. (Henri Sauval, Histoire et recherches des antiquités de la Ville de Paris, 1724.)Bordelle, rue

Ou Bordet. Act. rue Descartes.

Bout du monde, cul-de-sac du

Précédemment dénommée imp. Saint-Claude. C’était primitivement la rue du Rempart. On l’appela ensuite rue du Puits. Convertie en impasse en 1641, elle reçut alors la dénomination de cul-de-sac du bout du monde. Renommée imp. Saint-Sauveur en 1867, elle était située rue Montmartre, 69. Sup. en 1913 par le prolongement de la rue du Louvre jusqu’à la rue Montmartre.

Boyauterie, chemin de ronde de la

Partie du boul. de la Villette.

Canard boiteux, cité du

Sup. par l’agrandissement de la gare aux marchandises du chemin de fer de l’Ouest.

Champ pourri, Le

Selon une opinion plus justifiée, le lieu où furent établis les Quinze-Vingts. Dans le Dit des crieries de Paris, les Aveugles sont effectivement repré­sentés comme criant dans les rues de la ville « du pain à cels de Champ-Pourri ». Mais les docu­ments originaux ne nous ont fourni aucune autre preuve à l’appui, et nous avons seulement vu que dans le voisinage, au commen­cement du XIVe siècle, il y avait une « fosse à fiens. » (Adolphe Berty, Topographie historique du vieux Paris, 1866.)

Chat blanc, cul-de-sac du

Sup. pour la régularisation des abords de la place du Châtelet. Il était situé rue Saint-Jacques la Boucherie (sup.). En 1300, cul-de-sac Jehan Chat Blanc et Charblanc, ensuite Gilles Chat Blanc. En 1498, rue Guichard le Blanc, puis petite rue des Rats. Gilles Chablanc était, en 1315, boucher de la Grande Boucherie.

Chaudière d’enfer, sentier de la

Sup. par le prolongement de la rue de Crimée. Il commençait rue de Crimée et de la Villette et finissait pas. de Magenta (sup.).

Cheval rouge, passage du

Sup. par l’ouverture du boul. de Sébastopol. Il allait de la rue Saint-Martin à la rue du Ponceau.

Cheval vert, rue du

Rue des Irlandais.

Chieurs, rue des

Sup. en 1844. Elle commençait rue des Sept Voies (act. rue Valette) et finissait rue des Cholets (sup.). Au XIIIe siècle, elle aurait été appelée rue du Moine. Au XVe siècle c’était la rue Maître Jeharre, puis rue des Chieurs ou des Chiards, ensuite rue des Chiens et enfin rue Jean Hubert en 1806.

Elle a tiré son nom des guinguettes des environs , où le peuple va particulièrement le dimanche vider de nombreuses Chopines ou Chopinettes. (J. de la Tynna, Dictionnaire topographique, étymologique et historique des rues de Paris, 1812.)Chopinette, boulevard de

Partie du boul. de la Villette.

Cochon, cul-de-sac du

Sup. pour l’agrandissement du Jardin des Plantes. Il a porté le nom de cul-de-sac ou rue du Jardin du Roi.

Cœur volant, rue du

Partie de la rue Grégoire de Tours.

Conard, impasse

Sup. en 1940. Etait située rue Castagnary, 73.

Coup de bâton, impasse

Sup. Autrefois imp. Courbaton, elle était située rue de l’Arbre Sec, 27. Au XIIIe siècle, elle s’appelait ruelle de Sourdis. Au milieu du XIIIe siècle, on la nommait rue Chardeporc. Au XIVe siècle, rue du Col de Bacon, rue du Coup de Bâton et rue Bacon.

Coupe des terres au curé, sentier

Rue des Terres au Curé, partie de la rue Albert, et sq. Masséna.

Coupe gorge, rue

Sup. Elle était située rue Saint-Jacques, auprès de l’enceinte de Philippe-Auguste, et longeait les murs du couvent des Jacobins. Donnée par Louis XII aux Jacobins. On la nommait aussi Coupe Gueule.

Coupe gueule, rue

Sup. D’après Sauval, elle existait en 1258, entre les rues de la Sorbonne et des Maçons Sorbonne (act. rue Champollion).

Cour au villain, rue

Partie de la rue de Montmorency entre les rues Beaubourg et du Temple. On l’appelait en 1328 ruelle au Villain. Elle s’est nommée rue Cour au Villain. Lacaille écrit Courtauvillain et Auvillain ; elle a pris également le nom de Montmorency en 1768. Elle s’est appelée rue de la Réunion de 1793 à 1806.

Cul-de-pet, rue

Cul-de-sac sans chef, rue du

Rue Censier.

Dame Agnès la vachère

Partie de la rue Sainte-Croix de la Bretonnerie.

Dieu fut bouilli, rue

Partie de la rue des Archives, entre les rues de la Verrerie et Sainte-Croix de la Bretonnerie. Elle fut appelée rue des Billettes :; rue des Jardins, à la fin du XIIIe siècle ; rue Où Dieu fut bouilli et rue du Dieu Bouliz, au XVe siècle.

Escorcherie dite de la Follye Régnier

Partie de la rue Grégoire de Tours.

Femme sans tête, rue de la

Partie de la rue Le Regrattier.

Fosse au chien (ou au chieur)

Galant jardinier, cité du

Sup. Elle était située rue des Maronites, 36.

Gibet, chemin du

Partie de la rue de Grenelle.

Grate cul, rue

Rue Dussoubs

Grognerie, rue de la

Sup. par la construction des Halles Centrales. Elle était située entre les rues de la Grande Friperie et de la Cordonnerie et aboutissait à la rue Jean de Beauce. Elle a été successivement appelée rue de l’Engronnerie et rue Langrognerie, de la Grongnerie, de la Groignerie, de l’Angrognerie, de petite rue Saint-Martin, et de rue Grosnière.

Gros pet, rue du

Rue des Poitevins.

Grosse Margot, rue de la

Rue Cloche Perce.

Grosse tête, impasse de la

Sup. par l’ouverture de la rue d’Alexandrie. Elle débouchait rue Saint-Spire.

Gros pet, rue du

Guigne oreille, rue de

Rue de la Coutellerie.

Ha ! Ha !, cul-de-sac du

Imp. Guéménée. [Il existe au Québec une municipalité du nom de Saint-Louis-du-Ha !-Ha ! -- Le Miklos]

Homme sauvage, rue de l’

Sup. Elle était dans la Cité, près de la rue des Trois Canettes. Elle existait en 1421.

Jean Pain Mollet, rue

Sup. par l’ouverture de la rue de Rivoli. Elle commençait rue de la Coutellerie (sup.) et finissait rue des Arcis (rue Saint-Martin). Avant sa suppression elle avait été réunie à la rue des Écrivains. Sauval prétend qu’elle s’est appelée rue du Croc. Sur le plan de la Tapisserie on lui donne le nom de la Radrerie.

Jeux neufs, rue des

Partie de la rue des Jeûneurs.

Juifs, rue des

Rue Ferdinand Duval.

Juiverie, rue de la

Rue de la Tacherie.

Licorne, rue de la

Sup. par la reconstruction de l’Hôtel Dieu. Elle commençait rue des Marmousets (sup.) et finissait rue Saint-Christophe (sup.). En 1269, c’était la rue du Chevet de la Madeleine. Mais elle avait porté précédemment les noms de vicus Nebulariorium, de rue des Oubloyers, des Oublayers, des Oblayers (1398), Obléeurs, Oblayeurs et Oublieurs. La rue des Oblayers n’a pas toujours été confondue avec la rue de la Licorne ; celle-ci, autrefois, longeait l’église de la Madeleine, allant de la rue des Oblayers, devenue de la Licorne, à la rue de la Juiverie.

Limace, rue de

Sup. par l’ouverture de la rue des Halles. Elle commençait rue des Déchargeurs et finissait rue des Bourdonnais. Vers 1300, c’était la rue de la Mancherie. En 1412, elle était déjà nommée rue de la Limace. En 1575, rue de la Place aux Pourceaux, autrement dite de la Limace, et rue de la Viels Place aux Pourceaux. Sauval dit qu’elle a été appelée rue aux Chats et de la Place aux Chats.

Lunettes, quai des

Quai de l’Horloge.

Maison des singes, ruelle de la

Sup. Elle allait de la rue de la Pelleterie à la Seine, dans le voisinage du pont au Change.

Mal désirant, rue

Marionnettes, rue des

Rue des Marmousets.

Mauvaises paroles, rue des

Ou Mauvais Conseil (rue) ou encore Mauvaises Paroles (rue des). Sup. par l’ouverture de la rue de Rivoli. Elle commençait rue des Lavandières et finissait rue des Bourdonnais. Au XIIe siècle on disait Mauvais Conseil ou Mauvaise Parole. En 1229, rue Male Parole.

Merdelet, rue

Ou Merderet. Partie de la rue Pagevin, sup. par l’ouverture de la rue Etienne Marcel et par l’agrandissement de l’Hôtel des Postes. Elle avait été formée, en 1849, par la réunion des rues Verdelet, Pagevin et du Petit Reposoir. La rue Verdelet, qui était comprise entre les rues Jean-Jacques Rousseau et de la Jussienne, avait porté les noms de la rue Mardelet ou Marderet (XIIIe siècle), Breneuse et enfin de rue Verderet ou Verdelet. La rue Pagevin commençait rue de la Jussienne et finissait rue d’Argout. Elle avait été appelée, au XIIIe siècle, rue Breneuse. La rue du Petit Reposoir était comprise entre la rue d’Argout et la place des Victoires ; elle avait aussi anciennement été dénommée rue Breneuse.

Oublieurs, rue des

Cf. rue de la Licorne, ci-dessus.

Paradis au marais, rue de

Partie de la rue des Francs Bourgeois.

Pauvres, impasse des

Rue Parent de Rosan.

Pavée d’andouilles, rue

Ou Pavée. Act. rue Séguier.

Pet, rue du

Rue des Poitevins.

Pet au diable

Sup. par l’agrandissement de l’Hôtel de Ville. Elle commençait rue du Martroi (sup.), et finissait rue de la Tixeranderie (sup.). Elle a porté les noms de rue du Pet au Diable, du Chevet Saint-Jean, du Cloître Saint-Jean, du Sanhédrin. En 1815, elle prit le nom de rue du Tourniquet.

Pétaudière, rue de la

Sup. par une Ordonnance royale du 14 juin 1841. Elle conduisait du quai de l’Hôtel de Ville à la rue de l’Hôtel de Ville, entre les rues des Barres et de Brosse. Elle a été désignée par les noms de rue de Château Frileux et de rue Frileuse.

Petit pet, rue du

Petite pusse, rue de la

Rue du Petit Musc.

Petite troussevache, ruelle de la

Puis imp. de Clairvaux. Sup. lors de l’aménagement du secteur des Halles. Etait située rue Saint-Martin, 178.

Pilori à la Seine, ruelle qui va du

Rue de l’Échaudé.

Poil au con, rue du

Rue du Pélican.

Poil de l’âne, rue du

Rue Malassis.

Pré maudit, rue du

Rue du Pré.

Prix fixe, passage du

Sup. Il conduisait de la rue de Richelieu à la rue de Montpensier.

Probité, rue de la

Sup. par la construction des Abattoirs de la rive gauche. Elle était située rue Guillaume Laplagne. Précédemment c’était la rue Joseph Laurent.

La pute s’y cache.Pute y muce, rue

Rue du Petit Music.

Putigneux, impasse

Sup. en 1991. Elle était située rue Geoffroy l’Asnier, 15. C’était en 1300 la rue Ermeline-Boiliaue ; elle se prolongeait alors jusqu’à la rue des Barres. Fermée vers le XVe siècle, du côté de cette dernière voie publique, elle commença alors à être habitée par des femmes de mauvaise vie qui lui firent donner le nom de cul-de-sac Puligneux. Il servait d’entrée à un jeu de paume vers l’année 1640. Une partie de cette voie avait été supprimée en vertu d’une ordonnance royale du 26 janvier 1843.

Qui chiet en la savonnerie, rue

Sup. par le prolongement de la rue de Rivoli. Elle commençait rue de la Savonnerie et finissait rue Saint-Denis. Son premier nom connu est rue Jehan le Comte (1386). En 1300 on la désignait : rue qui Chiet en la Savonnerie. Au XVe siècle c’est la rue Philippe le Comte. Jaillot pense que la partie aboutissant à la rue Saint-Denis a porté le nom de rue de la Bazennerie ou Basennerie.

Qui m’y trouva si dure, rue

Sup. en 1813. Elle était située entre la Seine et le Grand Châtelet. En 1524, rue des Bouticles près Saint-Leufroi. En 1540, rue de la Tournée du Pont. En 1615, rue de la Vallée de Misère. En 1636, rue de la Descente de la Vallée de Misère. On la nommait autrefois rue Trop va qui dure, Qui trop va si dure, Qui m’y trouva si dure.

Renard qui pêche (ou qui prêche), rue du

Rue du Renard

Saille en bien, impasse

Salembrière (imp.). Précédemment vicus Salientis, imp. Saille en Bien (Saliens in Bonum), imp. Emeline Salembien et imp. Salembrière.

Sans bout, ruelle

C’était vers 1250 un cul-de-sac situé entre les rues Sainte-Croix de la Bretonnerie et du Four du Temple. Quelques auteurs attribuent aussi ce nom à la rue du Plâtre ; d’autres appellent ainsi un des cul-de-sac de la rue Barre du Bec.

Sans chef, rue

Rue de Fourcy.

Sans culottes, passage des

Pas. Molière.

Sans culottes, rue des

Rue Guisarde.

Sans tête, cul-de-sac

Imp. Beaubourg.

Soldat laboureur, impasse du

Sup. Elle était située rue de la Gaîté.

Suce raisin, rue ou ruelle

Sup. C’était probablement une ruelle qui se trouvait dans la rue Traversine et qui allait de la rue d’Arras à la rue de la Montagne Sainte-Geneviève. Peut-être aussi la rue Traversine.

Temps perdu, rue du

Rue Saint-Joseph.

Terrier aux lapins, rue du

Rue Didot.

Tête barrée, rue

Partie de la rue du Fauconnier.

Tirepet, rue

Tireboudin, rue

Rue Marie Stuart.

Trace pute, rue

Partie de la rue Beaubourg.

Tranchepain, rue

Sup. par décret du 19 juin 1909 (création d’un groupe scolaire). Elle s’étendait entre la rue du Cloître Saint-Merri et la rue Brisemiche. C’était en 1207, la rue Bay le Hoeu. En 1420, la rue Brisemiche. En 1540, la rue Bailleheu ou Baillehoe. Puis la rue Brisepain, Machepain, Tranchepain, Planchepain. Elle a aussi porté le nom de rue de l’Estable du Cloître.

Trognon, rue

Sup. par l’ouverture du boul. de Sébastopol. Elle commençait rue d’Avignon (sup.) et finissait rue de la Heaumerie (sup.). Elle s’est appelée rue Jehan le Comte – cour Pierre la Pie – rue Jean Fraillon – rue Trognon, Tronion et Truvignon – rue de la Galerie.

Trois canettes, rue des

Sup. par la reconstruction de l’Hôtel Dieu. Elle commençait rue Saint-Christophe (sup.) et finissait rue de la Licorne (sup.). D’après Guillot elle aurait porté le nom de rue de la Pomme. En 1480, elle est nommée rue de la Pomme Rouge et rue des Canettes. Le nom de la Pomme était appliqué à la partie aboutissant à la rue Saint-Christophe. Sauval donne l’extrait d’un compte de 1421, où est indiquée une rue de l’Homme Sauvage, qui paraît être celle-ci.

Trône renversé, place du

Place de la Nation et av. du Trône.

Trou à sable, rue du

Rue Pleyel.

Trousse nonnain, rue

Partie de la rue Beaubourg.

Troussevache, rue

Partie de la rue de La Reynie. Elle s’étendait entre les rues Quincampoix et Saint-Denis.

Trouvée, rue

Partie de la rue de Cotte.

Truies, rue des

Imp. Berthaud.

Tuerie, rue de la

Partie de la rue Grégoire de Tours.

Val des larrons, chemin du

Rue Poissonnière.

Vallée aux voleurs

Rue Poissonnière.

Vieille oreille, rue de la

Rue de la Coutellerie.

Zone orientale, rue de la

Sup. en 1942. Commençait rue de l’Amérique du Nord (sup.), finissait sentier des Mariniers (sup.).

Zouaves, sentier des

Sup. par l’agrandissement du chemin de fer de l’État ; il débouchait boul. Lefebvre, 191, et petite rue de Paris (sup.).

23 juillet 2018

Promenade dans Paris

Classé dans : Lieux, Photographie — Miklos @ 20:10


Paris bien conservé. Cliquer pour agrandir.


Street art tristement d’actualité. Cliquer pour agrandir.


Notre-Dame vue de l’île Saint-Louis. Cliquer pour agrandir.


Près de l’île Saint-Louis. Cliquer pour agrandir.

 
Autres photos ici.
 

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