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« Je donne mon avis non comme bon mais comme mien. » — Michel de Montaigne

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18 novembre 2017

Comment ne pas choisir son antivirus

Classé dans : Actualité, Sciences, techniques — Miklos @ 17:51


Contenus sponsorisés sur le site du Monde, aujourd’hui.
Cliquez pour voir les résultats.

Lorsque l’on clique sur la vignette ci-dessus qui s’affiche dans les marges du Monde en ligne, apparaît un tableau comparatif en français du « Top 5 des avis dur [sic] les Antivirus en 2018 », où il est écrit, en sous-titre, « J’ai dressé une liste des 5 meilleurs antivirus dignes de confiance basée sur mes recherches personnelles. »

La coquille (« dur ») n’est sans doute pas fortuite : d’abord, on n’est pas encore en 2018. Ensuite, quand on consulte la version en anglais de ce palmarès, l’ordre est quelque peu différent (ne parlons pas du prix des solutions commerciales où d’évidence 1 £ = 1 €, ce qui n’est pas exactement le cas).

Mais le pompon (eh oui, vous ne l’auriez jamais deviné comme ils le clament), c’est ce qui se trouve en grisé au bas de ces pages, et qui explique la nature de cette recherche personnelle. On pourrait se dire : mais le logiciel au top du palmarès est gratuit, lui… N’en soyez pas si sûrs. Et quant à son concurrent, voyez donc.

Dur dur indeed. Ou, plus classiquement, caveat emptor.

15 novembre 2017

De l’ubiquité de l’immobilier, ou, Des arnaques de Craigslist

Classé dans : Actualité, Médias, Sciences, techniques — Miklos @ 16:44


Arnaque à la location sur le site Craigslist.
Cliquer pour agrandir.

Craigslist, pour ceux qui ne connaissent pas, est un site international de petites annonces dans tous les domaines, allant du cœur (ou surtout : des rencontres sans lendemain) à l’emploi, aux loisirs, à la santé (ou surtout : aux masseuses coquines). On en a précédemment parlé.

Sa réussite tient non seulement à sa gratuité, mais au fait qu’il se décline en de nombreuses versions locales – à un pays ou à une ville. À ce titre, la section « paris » (par exemple) peut se comparer à ce que proposent Le Bon Coin ou Vivastreet, sauf que dans Craigslist la majorité des annonces est en anglais.

Il y existe plusieurs sous-sections consacrées à l’immobilier – achat, vente, hébergement temporaire, recherches et offres de location de longue durée, etc. Si cette dernière s’avère parfois très utile – on peut y proposer ou y trouver des locations en contact direct avec le loueur à des prix assez raisonnables (leur publication en anglais est donc très utile surtout pour les étrangers venant à Paris pour plus ou moins longtemps) –, elle est truffée d’arnaques de tous ordres, comme on peut le voir dans la copie d’écran ci-dessus  : une annonce identique (y compris les fautes typographiques) proposant une location identique située aux quatre coins du monde.

Le pauvre gogo qui y répondra se verra sans doute répondre par le « propriétaire » (ou « la propriétaire », le genre varie ici selon la ville) qu’il est momentanément en déplacement, mais que cela n’empêchera pas la visite des lieux (le pauvre gogo étant en général à l’étranger, cette généreuse offre lui sera inutile) voire la location : il lui suffit de virer, par Western Union (qui permet de rester anonyme et non localisable), une « garantie ». Une fois ceci fait, le « propriétaire » qui n’avait d’autre matérialisation que son mail, se volatilise avec l’argent, laissant notre gogo gros Jean comme devant.

Caveat emptor!

7 novembre 2017

Hiérogrammates alors et aujourd’hui

Le Scribe accroupi, il y a 4500 ans et aujourd’hui. © Michel Fingerhut.
Le Scribe accroupi (4e ou 5e dynastie, 2600-2350 avant J.-C., musée du Louvre) après s’être, lui aussi comme nous tous, laissé tenter par les mirages de la modernité.

«C’est le nom que les Égyptiens donnaient aux Scribes sacrés chargés de l’administration des revenus des temples. Les villes avaient des idéogrammes comme les temples. Les premiers formaient des collèges, et ils pouvaient joindre d’autres dignités à celle d’hiérogrammate. Une palette de scribe,» le kasch ou roseau taillé, un papyrus ouvert ou roulé, sont les signes auxquels on les reconnaît sur les monuments.

Ange de Saint-Priest (éd.), Encyclopédie du dix-neuvième siècle : répertoire universel des sciences, des lettres et des arts, avec la biographie de tous les hommes célèbres. 1836-1853.

«C’est aux prêtres de cet ordre qu’était réservée l’administration des choses sacrées, et l’on m’excusera peut-être de dire en passant que l’habitude de poser sa plume sur le haut de l’oreille droite n’est pas une invention du génie bureaucratique moderne : il y a trois mille ans qu’on a peint dans les monuments de Thèbes des scribes de divers ordres paperassant librement de leurs deux mains au moyen de ce secours emprunté à leurs oreilles. Le schenti était leur habillement habituel, courte tunique que l’on» a réservée vraisem­bla­blement pour l’intérieur ; la calasiris, plus longue et plus ample, couvrait le schenti.

Jacques-Joseph Champollion-Figeac, Égypte ancienne. 1839.

«Dans les marais d’Égypte, au bord du Nil, croit en abondance une plante aquatique, qui offre à peu près l’aspect d’un roseau. Sa tige, allongée, ronde, verte, lisse et molle porte à son extrémité un bouquet de feuillage grêle. C’est la plante qu’on nomme papyrus (voir le frontispice). Les Égyptiens coupaient la tige au pied ; enlevant l’écorce verte, ils trouvaient dessous plusieurs couches superposées d’une sorte d’écorce blanche, mince, fine, et qui se détachait facilement en feuillets déliés, semblables à des bandelettes légères, asses larges. On étalait sur une table ces bandelettes encore humides de sève ; on en couchait plusieurs les unes près des autres et se joignant, de manière à former une certaine largeur; puis sur ces bandelettes on en étendait d’autres en travers, pour réunir et maintenir les premières. Puis on les dressait, on les collait ; il en résultait une sorte de feuille mince, légère, assez large, blanche : une véritable feuille de papier enfin ; car c’est du nom de la plante, du papyrus, que nous est venu notre mot de papier. Sur cette mince et fragile matière, le scribe égyptien, l’écrivain ou le copiste, traçait ses caractères déliés à l’aide d’un pinceau, d’un mince et léger roseau semblable à une frêle tige de jonc, effilé à son extrémité. Avec son roseau, il avait pour instrument principal une palette de bois, une planchette de forme rectangulaire, dans laquelle étaient ordinairement creusés deux petites cavités rondes en forme de godets. L’un de ces godets contenait une tablette d’encre noire solide, l’autre une tablette semblable d’encre rouge : ces tablettes étaient absolument pareilles aux pastilles de couleurs de nos boites à couleurs pour l’aquarelle. Une petite fiole, de verre le plus souvent, contenant de l’eau, complétait son attirail. Le scribe trempait son pinceau dans l’eau, puis délayait un peu de couleur sur l’une ou sur l’autre des deux tablettes. D’autres» délayaient à l’avance leurs couleurs et les conservaient liquides dans de petits encriers, où ils trempaient leurs roseaux pour écrire.

Charles Delon, Histoire d’un livre, 7e éd. 1902.

Combien de scribes ?.
M. Josseaume, Arthmétique universelle, Ou, Le calcul développé par l’arithmétique sans le secours de l’algèbre ni des équations. Paris, 1754.

1 novembre 2017

Quelques alternatives toujours éprouvées au courrier électronique

Classé dans : Musique, Peinture, dessin, Photographie, Sciences, techniques, Société — Miklos @ 12:57


« Offrir une tournée à un facteur ne manque pas d’à-propos. » — Frédéric Dard
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Quand un facteur s’envole
S’envole, s’envole
C’est qu’il est trop léger
Alors pour voyager
Au-dessus des platanes
Il plane, il plane
Au-dessus des maisons
Il chante une chanson
Les oiseaux à la ronde
Lui font bonjour
Autant d’oiseaux au monde
Autant de lettres d’amour
Que le facteur apporte
Et glisse sous les portes
C’est le courrier du cœur
Le courrier du bonheur
C’est le courrier du cœur
Le courrier du bonheur
Joie sans pareille
Pour le facteur
Comme il fait bleu
Qu’il fait bon dans son cœur !
Il s’émerveille
Ô liberté
Joli soleil
Amour clarté !

Quand un facteur s’envole
S’envole, s’envole
Il voit le monde petit
Les gens comme des fourmis
Le clocher du village
Bien sage bien sage
L’école et la mairie
Et la gendarmerie
Sa fiancée toute rose
Dans un jardin
Comme une fleur éclose
Au milieu du chemin
Alors vite il se repose
Et cueille cette rose
Qu’il emporte avec lui
Seul dans son paradis
Qu’il emporte avec lui
Seul dans son paradis
Et c’est ainsi
Ainsi que finit
La chanson folle
Du facteur qui s’envole.

Charles Trénet

28 mai 2017

Culture et communication à la Mairie de Paris

Classé dans : Actualité, Arts et beaux-arts, Langue, Progrès, Sciences, techniques — Miklos @ 17:41

Madame Hidalgo
Maire de Paris
Mairie de Paris
 
Paris, le 27 mai 2017.

Madame la Maire,

En passant en fin de matinée le vendredi 26 mai devant la mairie du premier arrondissement, j’ai contemplé l’accrochage de Miroslav Sekulic-Struja sur ses grilles. La pancarte qui parle de l’œuvre et de l’artiste y parle d’un ouvrage, « Renée Magritte Vu par... » (pancarte que j’ai prise en photo). Or comme vous devez le savoir, il s’agit de René Magritte.


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J’ai voulu le signaler aussitôt. Le gardien à l’entrée de la mairie m’a dit qu’il n’y avait personne pour ce faire…

J’ai alors voulu le signaler sur le site de la dite mairie : à la fin de la saisie, le site me répond invariablement que « Les caractères : <, >, #, « , & sont interdits dans les champs de saisie !  » Or mon message ne comportait aucun de ces caractères (j’avais même supprimé les guillemets partout).

En désespoir de cause, je me suis rendu sur le site de la Mairie de Paris, pour vous déposer le message ci-dessus dans le formulaire de contact qui s’y trouve. Et voilà que je reçois cet « accusé de réception » n° Ref417095 par courriel :


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et pourtant c’était ce que je venais de faire !

Je trouve cette conjonction de problèmes – culturel et commu­ni­ca­tionnels – bien désolante. À toutes fins utiles, je précise qu’étant infor­ma­ticien je sais en général me servir des outils de commu­ni­cation disponibles sur l’internet (quand ils fonctionnent correctement).

Veuillez accepter, Madame la Maire, l’expression de mes salutations distinguées.

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