Miklos
« Je donne mon avis non comme bon mais comme mien. » — Michel de Montaigne

This blog is © Miklos. Do not copy, download or mirror the site or portions thereof, or else your ISP will be blocked. 

12 novembre 2015

Google’s “I am not so lucky”

Classé dans : Arts et beaux-arts, Sciences, techniques, Sculpture — Miklos @ 12:25


En recherchant l’Hôtel de Biron. Cliquer pour agrandir.

Lorsque l’on demande à notre AMI™Aspirateur Mondial de l’Information. à tous de rechercher des informations sur l’Hôtel Biron – qui, comme tout le monde sait, héberge le musée Rodin à Paris –, celui-ci répond, en première place, qu’il s’agit d’un hôtel commercial dont le nom n’a d’ailleurs rien à voir avec la requête d’origine malgré les guillemets dont on avait veillé à entourer les deux mots pour éviter leur séparation.

On aurait pu se dire que c’était une réponse prévoyante voire prévenante, nous indiquant AMIcalement où nous héberger à proximité dudit musée pour pouvoir le visiter sans traverser Paris : que nenni, cet hôtel-là est dans un autre arrondissement. Et si l’on obtempère à l’injonction « I am lucky » qui préconise de cliquer sur la toute première réponse sans avoir à parcourir les autres, on l’a dans l’baba. Thanks, G**gle !

24 septembre 2015

« Un seul poisson pourri souille le panier en entier » (adage marocain [source])

Classé dans : Langue, Sciences, techniques — Miklos @ 19:39


Cliquer pour agrandir.

« הדג מסריח מהראש » (« C’est de la tête que le poisson pue », adage hébreu)

«Madame, Monsieur,

Le Dauphin est le roi des poissons et les poisssardes voient avec plaisir une belle Dauphine destinée à être un jour leur reine. Tous les bons Français sont joyeux qu’étant fille du puissant Sire d’Espagne et originaire de ce royaume, vous y reveniez à propos comme Mars en Carême.

Votre présence ici procure un spectacle bien agréable et nous fait espérer une nombreuse lignée, si vous êtes aussi bien oeuvrée que notre prince est laité, car nos Bourbons sont des héros qui ne sont point pétris de sang de macreuse et dont les exploits ne sont point des coups d’épée dans l’eau.

Votre illustre époux, charmé de voir vos appas s’y attacher, car c’est la sauce qui fait manger le poisson ; d’ailleurs vos vertus lui feront connaître que ceux qui vous ont choisie pour sa femme, n’ont point pêché en eau trouble. Tous deux contents, vous arrivez comme le poisson dans l’eau, sans risquer comme lui d’avaler le goujon.

Notre qualité d’harengères ne nous permet pas de vous haranguer mieux et plus longtemps ; d’un côté la caque sent toujours le hareng, et de plus les gens de justice attendent pour vous complimenter à leur tour. Or l’on dit ici que le gros poissons mangent les petits ; mais quoiqu’on nous regarde comme du fretin,» notre qualité a son prix, et notre joie sincère vous répond de notre amour, qui sera toujours le même, contre vent et marée.

Compliment des vendeuses de poisson de Bordeaux à Madame la Dauphine, fait le 21 janvier 1745, par la mère Torquette, une des anciennes.

26 août 2015

Some great musicians never die

Classé dans : Actualité, Musique, Sciences, techniques — Miklos @ 22:57


Extraits des pages consacrées à Celibidache et Ziaouani dans la Wikipedia.
Cliquer pour agrandir.

Mezzo ayant diffusé ce soir un concert avec l’orchestre Divertimento sous la direction de sa fondatrice Zahia Ziouani, on s’est intéressé au parcours de cette dernière.

Comme on peut le voir ci-dessus, elle a eu l’heur d’étudier la musique sous la direction du grand Sergiu Celibidache avant et après sa disparition.

Et puisque c’est l’encyclopédie universelle qui l’dit, c’est qu’c’est vrai.

21 juillet 2015

Le calcul digital

Classé dans : Littérature, Sciences, techniques — Miklos @ 16:49


La tabelle de comput digital de Luca Pacioli, tirée de Summa de arithmetica. (source)

— Pour le un, tu plies le petit doigt,

— De plus l’annulaire, pour le deux,

— Et de plus encore le doigt du milieu pour le nombre trois, et c’est tout.

— Pour le quatre, tu lèves le petit doigt,

— Et, en outre, pour le cinq, l’annulaire.

— Pour le six, tu plies l’annulaire tout au bas vers l’extrémité de la paume de la main, et tu élèves les autres.

— Pour le sept, tu couches le petit doigt sous le pouce à l’extrémité de la paume repliée, et tu relèves l’annulaire.

— Pour le huit et le neuf, c’est en pliant conjointement avec le petit doigt, le premier, puis le second doigt a côté.

— Pour le dix, c’est avec le nœud du pouce ; écoute bien : tu rases sa tête avec l’index ; fais cela.

— Place l’ongle de ton pouce à la base intérieure du doigt du milieu, c’est le vingt. Fais-le.

— Si tu réunis la tête de l’index avec la tête du pouce, tu fais trente.

— Si tu mets le pouce a cheval sur l’index, et si tu l’y maintiens, tu figures le quarante.

— Si tu opères pour cinquante, mets ton pouce sous l’index, prends y garde.

— Mets le pouce sur l’index, écoute bien, comme lorsque tu tiens la flèche, et c’est soixante.

— Pour ton nombre soixante-dix, mets la troisième phalange de ton index sur ton pouce, au dessous du nœud.

— Pour parfaire le quatre-vingts, pose le pouce par dessous l’index, ongle sur ongle.

— Pour le nombre quatre-vingt-dix plie l’index, resserre le plus possible l’espace entre le pouce et lui, et mets ton pouce au dessus comme un serpent.

— Tu désires maintenant indiquer les centaines, eh bien ! pour cela tu figures avec ta main droite les unités que ta gauche a fait connaître ; garde-le dans ta mémoire ; de même les dixaines de ta gauche, exprimées avec ta droite seront les unités de mille.

— Pour dix-mille joins ton pouce avec l’index, dans ta main gauche, ô noble frère, donne leur la forme d’un anneau, et incline leur tête en bas.

Aristide Marre, Manière de compter des anciens avec les doigts des mains, d’après un petit poème inédit arabe de Chems-Eddin El Mossouli et le Tratado de Mathematicas de Juan Perez de Moya imprimé à Alcala de Henares, en 1573. Rome, Octobre 1868.

27 avril 2015

La femme aux deux vizages (sic)

Classé dans : Cinéma, vidéo, Littérature, Sciences, techniques, Société — Miklos @ 15:45


Cliquer pour agrandir.

Même équipé de lunettes de vue multi­focales, de micro­scope élec­tronique ou du télé­scope spatial Hubble, on n’arrive à distinguer les deux noms que donne l’ency­clopédie en ligne mondiale à cette extra­or­dinaire femme de lettres qu’était Christine de Pisan. Soit dit en passant, ce n’est pas cette particularité ono­mastique qui la distingue ainsi, comme nous l’avions évoqué dans une note à notre transcription de l’ouvrage De l’égalité des deux sexes, où l’on voit l’importance de se défaire des préjugés de Poullain de la Barre (lui aussi un phéno­mène en son genre), mais son métier et ses idées, en avance de bien des siècles sur son temps.

Le mystère s’éclaircit lorsqu’on consulte quelques-unes des autres versions de sa biographie dans la dite encyclopédie, où l’on constate que la variante occultée ici est « de Pizan », forme utilisée d’ailleurs par notre Bibliothèque nationale dans sa description de la version en ligne du manuscrit des œuvres de la dite demoiselle, et où on l’y distingue sans lunettes, microscope ou télescope :


Détail du manuscrit datant de 1399-1402 des œuvres de Christine de Pizan (source). On peut y lire : « Cy commencent les rebriches de la table de ce present volume fait compile par xpine [Christine] de Pizan demoiselle. »
Cliquer pour agrandir.

The Blog of Miklos • Le blog de Miklos