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22 avril 2020

Apéro virtuel XXXI : une recette littéraire – de Buster Keaton et d’accompagnateurs de films muets – Shakespeare l’homme au cinéma – du premier film parlant et du phénomène blackface

Classé dans : Actualité — Miklos @ 1:17

Mardi 21/4/2020

Michel s’était déplacé 90 ans en arrière à Broadway, ou tout était en noir et blanc (lui y compris), pour nous parler des Noirs et des Blancs (ce qu’il fera plus tard), sujet qui peut, comme le disait justement Jean-Philippe, « entraîner des dérapages ».

Sylvie nous a alors lu un passage gastronomique (une julienne, une côtelette Soubise, un artichaut barigoule, un pot de crème et le café, pour 24 sous, parce qu’à Ramponeau) d’un roman faisant partie d’une trilogie, roman qu’elle pense ne pas avoir encore été porté à l’écran.

Chapeau à Françoise (B.) pour sa contribution au cinéma, thème de ce soir !

Quant à Françoise (P.), elle nous a évoqué Buster Keaton, acteur (et surtout extraordinaire cascadeur !), réalisateur et scénariste né en 1895 au Kansas, qui s’est lancé dans le cinéma – muet – en 1917 ; c’est en 1919 qu’il obtient son premier grand rôle de comédie burlesque ; d’autres suivront, d’abord en courts, puis en longs métrages. L’arrivée du parlant contribuera (entre autres) au déclin de sa carrière. Dans la discussion qui s’en est ensuivie ont été évoqués des pianistes accompagnateurs de films muets : Françoise (P.) a mentionné le mari de sa première professeure de chant, qui a commencé ainsi sa carrière et est devenu plus tard chef d’orchestre sur le paquebot France (serait-ce Maurice Bardin ?) ; Françoise (B.) a raconté avoir assisté récem­ment à la projection d’un film muet avec un pianiste en live ; Sylvie a rencontré récemment Camille Taver, pianiste improvisateur, dont elle a admiré non seulement les talents musicaux mais le nœud papillon. Elle a aussi eu le grand plaisir de voir récemment, avec ses petits-enfants, un Buster Keaton, et s’est autant amusée (et épatée entre autres par la scène où Keaton se tient en équilibre sur le toit d’un train en mouvement –serait-ce dans Sherlock Junior ?) que les petits qui y assistaient. Enfin, Jean-Philippe a parlé de Serge Bromberg, qui est entre autres nombreuses activités à la télévision et au cinéma, accompagne des films muets au piano lors des spectacles Retour de flamme.

Jean-Philippe nous a parlé de Shakespeare au cinéma – non pas par l’évocation de ses pièces de théâtre, mais en tant que personnage de film. Il s’avère qu’il n’y en aurait que sept, dont quatre biopics. Jean-Philippe en a lu la description qu’en fait Ilaria Floreano dans son livre Shakespeare et le cinéma: La vie et l’œuvre du barde sur le grand écran. Suite à quoi, on n’a pas manqué d’évoquer la question (insoluble) de l’existence d’un (ou plusieurs ?) Shakespeare bien réel qui aurait produit cette œuvre si riche et dense.

Pour finir, Michel nous a présenté Le Chanteur de jazz (1927), premier film parlant, évoqué déjà à l’apéro de la veille. Il a d’abord donné un bref aperçu de la biographie de son principal acteur, Al Jolson, né Asa Yoelson en Lithuanie dans une famille juive pratiquante, et devenu fabuleux chanteur de jazz (y compris blackface), ce qui met en abîme ce film, où il joue le rôle de Jakie Rabinowitz, né dans une famille juive très pratiquante dont il est chassé par son père et qui devient Jack Robin, chanteur de jazz (y compris blackface), sans pour autant renier ses racines, comme le montre une scène fort émouvante. Il a ensuite montré trois des quatre extraits de ce film qu’il avait préparés (la suite au prochain numéro). Puis, sur la question de blackface et de la négritude, Michel a mentionné un récent article d’actuallité, sorti à l’occasion de la réédition des Petits  contes nègres pour les enfants des Blancs de Blaise Cendrars, et qui démontre bien que Cendrars ne visait qu’à valoriser tout un pan de la culture orale africaine, et que le terme « nègre » s’inscrivait déjà alors dans l’esprit de fierté et d’admi­ration qui est celui de la négritude, magnifié dès les années 1920 dans des revues et des anthologies.

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