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11 novembre 2020

Apéro virtuel II.10 – mercredi 11 novembre 2020

Classé dans : Actualité, Arts et beaux-arts — Miklos @ 23:59


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Françoise (P.) n’arrivant toujours pas à se connecter à Zoom sur son PC avec le son, elle rejoint l’apéritif avec son téléphone portable et se retrouve en deux exemplaires différents sur les écrans de tous, ce qui rappelle à Michel la géniale nouvelle « Les Sabines » de Marcel Aymé (et non d’Alphonse Allais, comme sa langue fourchue le dit initialement, ah cette proximité dans l’alphabet… !), publiée dans le recueil Le Passe-muraille. Au lieu de la raconter ici même, vous la trouverez . Il en profite pour expliquer son font d’écran, affichant des bésicles, un bicycle et deux sicles (dont : un autre bi sicle), le tout intitulé Re-cyclage, et faisant allusion à une série de photos récentes.

Françoise (B.) présente alors un ouvrage extraordinaire, Description de l’Égypte, ou, Recueil des observations et des recherches qui ont été faites en Égypte pendant l’expédition de l’Armée française, publié par les ordres de sa Majesté l’Empereur Napoléon le Grand entre 1809 et 1829, dont elle possède une un volume de près de 1000 planches (alors que l’édition originale comprend 13 volumes de planches et 10 volumes de textes, comme décrit ici). Elle en présente quelques reproductions – zoologie, instruments de musique, monuments (avec les deux obélisques du temple de Luxor, l’un des deux étant maintenant place de la Concorde et Mitterrand ayant renoncé au second)… – qui donnent une petite vue de l’immense travail accompli par les nombreux scientifiques qui avaient accompagné cette expédition. Jean-Philippe dit alors que le jeune Champollion, tombé par hasard sur un volume de cette édition monumentale, y a trouvé le goût et l’intérêt pour l’égyptologie1.

Françoise (P.) (dans sa seconde incarnation), venant du milieu de la publicité (comme ses parents, dont elle cite la publicité et le jingle pour les slips JIL) présente un ouvrage plus récent (2012) et d’une nature un peu différente, Les pubs que vous ne verrez plus jamais : 100 ans de publicités sexistes, racistes, ou tout simplement stupides d’Annie Pastor. Ne pouvant montrer à l’écran ces publicités (non par censure mais du fait de l’utilisation de son téléphone portable pour zoomer, elle en lit quelques-uns des slogans encourageant la tabagie (raciste, genre, « Le tabac rend plus fort et donne le courage de battre n’importe quel sauvage », sexiste, genre, « Quelques volutes de fumée, et les femmes tombent comme des mouches ») et d’autres l’alcoolémie, suite à quoi un échange s’installe autour de l’expérience (passée) de Sylvie, de Michel et de Françoise (P.) avec la cigarette, la facilité ou difficulté d’arrêter d’en fumer; les effets éventuels de cet arrêt, et la nécessité (ou non) de s’en méfier encore maintenant.

Jean-Philippe évoque d’abord la cérémonie du jour marquant le 11 novembre et les quatre profanations (ou tentatives de profanation) de la tombe du Soldat inconnu, puis l’entrée au Panthéon de Maurice Genevoix. Ne détenant aucun de ses ouvrages, il ne peut en faire la lecture, il se retourne donc vers un poème d’Arthur Rimbaud, Le Dormeur du val écrit dans la suite de la guerre de 70 et qui a été une référence pour Genevoix lorsqu’il a écrit Ceux de 14, basé sur les notes qu’il avait prises (au crayon papier) dans les tranchées dans des carnets de moleskine. Après ces précisions, Jean-Philippe en fait la lecture, puis évoque la polémique autour d’une pétition pour la panthéonisation de Rimbaud et de Verlaine au Panthéon. Michel, parti entre temps à la recherche d’un de ses cahiers de récitation (de l’école communale) qu’il ne trouve pas et revenu avec un autre, raconte avoir appris ce poème à l’école communale. Il feuillette le cahier rapporté et montre comment les pauses, les syllabes muettes, les liaisons étaient indiquées pour que les élèves les récitent convenablement, art qui se perd de nos jours autant chez les élèves (auxquels on n’apprend plus qu’à mémoriser les mots) que les adultes. À ce propos, Françoise (P.) raconte alors avoir récemment entendu un ministre parler de « quatre z’enfants », Sylvie précisant que cela s’appelle « une liaison mal t’à propos ».

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1. En fait, son intérêt prédaterait la première publication de l’ouvrage en question (à partir de 1809), tel qu’il l’écrit déjà en 1806 (donc : à 16 ans) dans une lettre à ses parents&nbsp:: « Je veux faire de cette antique nation une étude approfondie et continuelle. L’enthousiasme où la description de leurs monuments énormes m’a porté, l’admiration dont m’ont rempli leur puissance et leurs connaissances, vont s’accroître par les nouvelles notions que j’acquerrai. De tous les peuples que j’aime le mieux, je vous avouerai qu’aucun ne balance les Égyptiens dans mon cœur. » Il avait en fait rencontré en juin 1805 Dom Raphaël de Monachis, moine grec proche de Bonaparte ayant participé à l’expédition d’Égypte, par l’intermédiaire de Fourier, et il est probable que celui-ci lui démontre que le copte vient de l’égyptien ancien. Il veut alors s’engager dans l’étude de cette langue mais ne peut le faire alors. Il semblerait que sa passion pour les hiéroglyphes égyptiens serait venue, entre autres, du livre de Bernard de Montfaucon intitulé L’Antiquité expliquée et représentée en figures publié en 1719 (Champollion étant alors âgé de 29 ans).

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