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27 avril 2012

Au voleur !

Classé dans : Actualité, Littérature, Musique, Nature — Miklos @ 14:56

La Dépêche rapporte aujourd’hui l’étrange histoire de la disparition de plus d’une trentaine de boules de pétanque appartenant à un amateur gersois de ce jeu, subtilisées de nuit par un autre amateur depuis deux mois. La victime installe donc une caméra infra­rouge afin de piéger le voleur, et voilà qu’il s’avère que… mais voyez donc ce qu’il a découvert dans la vidéo qu’il a réalisée. L’auteur de l’article, quant à lui, émet une forte intéressante hypothèse concernant les motivations profondes de ce criminel en herbe (littéralement parlant).

On connaissait bien la réputation des pies – qui est allé jusqu’à donner son titre à un opera de Rossini, La Pie voleuse, adaptée d’une pièce de théâtre éponyme – mais il s’avère donc que cette représentante de la gent ailée n’est pas le seul animal à gagner ainsi sa vie.

Avant ce renard – jusqu’ici connu principalement comme voleur de poules –, il y avait eu Klepto – pseudonyme bien mérité de Dusty – qui a subtilisé, de nuit lui aussi, plus de 600 objets (et qui poursuit cette carrière de gentleman cambrioleur, ou, plus exactement, de chat-pardeur, en toute impunité avec l’assentiment tacite et amusé de ses victimes consentantes) : maillots de bain pour femme, gants, chaussures, chaus­settes, serviettes de toilette, jouets d’enfant… qu’il rapporte à ses propri­étaires. Au moins, lui, il avait dû comprendre qu’ils ne devaient pas vraiment aimer les cadavres d’oiseaux, de souris ou de taupes que les félins domestiques déposent d’habitude aux pieds de leurs maîtres. Ou alors, est-il en somme végétarien, voire même un vrai protecteur de la nature ?

Il s’avère que la gent féline détenait aussi cette sulfureuse réputation. La plus grande proie qu’un chat ait prise, selon une célèbre chanson enfantine, est un homme. Il est vrai qu’il était petit, mais pour le confondre avec une souris, il fallait que le chat ait perdu et la vue et l’odorat. On sait aussi de source sûre qu’il n’hésite pas à s’attaquer aux ours.

À tort : « Aussi l’homme, qui aime tant à s’approprier ce qui lui plaît, et même ce dont il n’a nul besoin, appelle-t-il le chat voleur. Ce défaut est si bien exploité des gens qui ont quelque chose à craindre, qu’on n’hésite pas à mettre sur le dos de la gent griffière une foule de méfaits dont elle est parfaitement innocente. », comme le racontait le Dictionnaire de la conversation et de la lecture en 1853.

Et comme on le verra très prochainement, c’est, selon Pierre Larousse, un animal tenu en haute estime par toute l’espèce humaine depuis la nuit des temps.

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2 commentaires »

  1. genial gros bisous

    Commentaire par françoise — 27 avril 2012 @ 21:30

  2. [...] chien et chat (on ne dira pas qui est qui), s’affrontent deux candidats, et après avoir avoir rapporté l’histoire d’un chat si attentionné à l’égard de ses maîtres jusqu’à surmonter, que dis-je, [...]

    Ping par Miklos » Appeler un chat un chat, ou, rendre à César ce qui est à César — 28 avril 2012 @ 13:21

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