Miklos
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2 avril 2005

Ainsi va le monde…

Classé dans : Musique, Peinture, dessin — Miklos @ 10:09
 

Henry Purcell : Music for the Funeral of Queen Mary: Canzona
 

Anon. : Ecce Homo (Fin xve s. Museu Nacional de Arte Antiga, Lisboa)
“C’était la troisième heure, quand ils le crucifièrent” (Marc 15:25)
 

Henry Purcell : Music for the Funeral of Queen Mary: March
 
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  1. C’est en effet un intense moment d’émotion "Sic transit gloria"..

    Commentaire par zopiros59 — 2 avril 2005 @ 10:29

  2. (Je suis très étonné par la justesse et de l’image et de la musique. C’est bien le Rex Mundi qui doit être mis à mort. On aurait pu aussi envisager Bach, avec un effet tout différent.)

    Commentaire par kliban — 2 avril 2005 @ 11:52

  3. Pour ma part, je ne le voyais pas ainsi – ni comme Rex Mundi (c’est un Rex de son royaume, pas du mien, et je suis dans ce monde aussi), ni comme mise à mort.

    Cet homme porte sa souffrance avec grande dignité (il a demandé à son entourage de ne pas le pleurer, mais, au contraire, de partager sa joie), et elle peut renvoyer ceux qui ont accompagné l’agonie de leurs plus proches à ce moment-là. C’est ce qu’il symbolise pour moi (n’en partageant pas les croyances, je

    Le Pape, dans sa longue marche vers la mort, aurait fait dire hier à son chevet la prière de la Troisième heure (moment où le Christ a été crucifié), ce qui m’a suggéré le choix de la musique et de ce tableau splendide que j’avais vu à Lisbonne – dans lequel le visage voilé correspond bien, dans mon esprit, au fait que dans sa souffrance le Pape n’est plus lui-même (ni même la chrétienté), mais tout le monde – donc à l’opposé d’un Rex Mundi. On le voit bien dans les réactions qui viennent toutes confessions confondues (http://...).

    Commentaire par miklos — 2 avril 2005 @ 12:28

  4. Pour ma part, je ne le voyais pas ainsi – ni comme Rex Mundi (c’est un Rex de son royaume, pas du mien, et je suis dans ce monde aussi), ni comme mise à mort.

    Cet homme porte sa souffrance avec grande dignité (il a demandé à son entourage de ne pas le pleurer, mais, au contraire, de partager sa joie), et elle peut renvoyer ceux qui ont accompagné l’agonie de leurs plus proches à ce moment-là. C’est ce qu’il symbolise pour moi (je précise que je n’en partage ni la foi ni les croyances).

    Le Pape, dans sa longue marche vers la mort, aurait fait dire hier à son chevet la prière de la Troisième heure (moment où le Christ a été crucifié), ce qui m’a suggéré le choix de la musique et de ce tableau splendide que j’avais vu à Lisbonne – dans lequel le visage voilé correspond bien, dans mon esprit, au fait que dans sa souffrance le Pape n’est plus lui-même (ni même la chrétienté), mais tout le monde – donc à l’opposé d’un Rex Mundi. On le voit bien dans les réactions qui viennent toutes confessions confondues (http://...).

    Commentaire par miklos — 2 avril 2005 @ 12:30

  5. (De mon côté, et ce n’est bien sûr que ma façon de recevoir la très belle association que tu nous propose, ce n’est pas ce que m’évoque la musique, d’une dignité splendide, certe, mais dédiée à des funérailles royales. Peut-être peut-on y entendre l’universel de la mort, mais je n’y ressens pas la singularité dénudée de l’agonie. Plus le lamento du peuple et du monde qui pleure l’anticipation du trépas de son Roi. Quelque chose d’un culte au héros qui tollis peccata mundi dans le sacrifice de son existence.)

    Commentaire par kliban — 2 avril 2005 @ 14:32

  6. Je comprends très bien comment tu "lis" cette musique, pour ma part je ne pensais pas tellement à la dédicataire (une reine, en l’occurrence), mais au fait qu’elle soit une marche funèbre, où l’on entend le pas triste, lourd et lent de ceux qui suivent le catafalque, et qui résonne aussi comme les battements rallentis d’un coeur.

    Je vois aussi cette existence (qui se termine) non pas comme le sacrifice d’une vie (en l’occurrence: ce qu’a fait Jésus – sa mort était destinée à sauver le monde) mais comme une consécration. En d’autres mots, toute l’action du Pape (qu’on soit d’accord ou non, ce n’est pas là le propos) prend son sens dans sa vie – et il se bat jusqu’au dernier moment – plutôt que dans sa mort.

    Etrangement, autant la vie des Papes était spectaculaire, tels celles de Pharaons de l’antiquité égyptiennes, c’est maintenant leur mort qui se transforme en spectacle – qui n’a rien d’une Passion. Je suppose que, s’il y avait eu la télévision du temps de Jésus, tout aurait été aussi trivialisé ainsi.

    Commentaire par miklos — 2 avril 2005 @ 15:44

  7. tout à fait .. la vie de Jesus est d’abord un mythe, elle a besoin du témoignage.. et donc de l’oralité.. merci de tes commentaires..

    au revoir.

    Commentaire par zopiros59 — 2 avril 2005 @ 23:54

  8. Je ne peux écouter la musique présetée ici, ça ne marche pas pour moi. (macromedia flash player?)

    Commentaire par hugoindigo — 3 avril 2005 @ 0:31

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