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	<title>Commentaires sur : Portraits de femmes</title>
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	<description>Je donne mon avis non comme bon mais comme mien (Michel de Montaigne)</description>
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		<title>Par : Miklos &#187; Regards croisés</title>
		<link>https://blog.le-miklos.eu/?p=576&#038;cpage=1#comment-5603</link>
		<dc:creator>Miklos &#187; Regards croisés</dc:creator>
		<pubDate>Sat, 16 Aug 2008 20:47:13 +0000</pubDate>
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		<description>[...] carrière du photographe Richard Avedon a commencé avant la naissance d’Annie Leibovitz et s’est achevée au début des années 2000 (il est décédé en 2004). À première vue, les [...]</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>[...] carrière du photographe Richard Avedon a commencé avant la naissance d’Annie Leibovitz et s’est achevée au début des années 2000 (il est décédé en 2004). À première vue, les [...]</p>
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		<title>Par : Miklos</title>
		<link>https://blog.le-miklos.eu/?p=576&#038;cpage=1#comment-5602</link>
		<dc:creator>Miklos</dc:creator>
		<pubDate>Fri, 15 Aug 2008 20:58:52 +0000</pubDate>
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		<description>La comparaison se voulait entre deux portraitistes : Diane Kurys et Annie Leibovitz, et entre leur sujet (là où la comparaison ferait sens), Sagan et Sontag. Je connais bien mieux l&#039;oeuvre de Sontag que j&#039;ai lue adulte (et dont j&#039;ai pu publier en ligne &lt;a href=&quot;http://www.anti-rev.org/textes/Sontag74a/&quot; target=_blank rel=&quot;nofollow&quot;&gt;un article&lt;/a&gt; avec son autorisation) que celle de Sagan que j&#039;avais dévorée ado ; j&#039;avais aussi vu certaines des photos emblématiques de Leibovitz (mais pas forcément celles qui m&#039;intéressent le plus, surtout après avoir vu cette exposition), et aucun des films de Kurys. Mais on ne peut vraiment comparer, n&#039;est-ce pas, et ce n&#039;est que la juxtaposition temporelle de la visite de l&#039;exposition et du visionnage du film qui a fourni l&#039;occasion de ce rapprochement.

Sagan a vécu dans le moment, suivant ses envies sans aucune considération pour les autres, dans une sorte d&#039;angoisse permanente devant l&#039;ennui menaçant. Qu&#039;en restera-t-il ? Sontag a voulu comprendre, savoir. Au contraire de Sagan, elle ne fuyait pas la réalité qui la passionnait ; elle n&#039;était pas non plus uniquement plongée dans les livres (à l&#039;instar d&#039;un Steiner), et n&#039;ignorait pas l&#039;actualité brûlante, tout en gardant un regard lucide, analytique, philosophique et politique. Si elle a été aussi une romancière, elle est connue surtout comme essayiste, et certains de ses textes ne tomberont pas dans l&#039;oubli de si tôt (surtout ceux concernant les arts - &lt;i&gt;On Photography&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;Notes on Camp&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;Fascinating Fascism&lt;/i&gt;...), ce qu&#039;on ne peut dire de ceux de Sagan.

Il semble qu&#039;Annie Leibovitz (comme Sagan d&#039;ailleurs à sa façon) soit une intuitive : elle voit, elle perçoit, elle nous en montre l&#039;essence. C&#039;est sa proximité avec Susan Sontag qui lui a permis d&#039;affiner son regard, de le contextualiser, voire de le politiser, sans entrer dans une hyperintellectualisation plombante ; elle dit d&#039;ailleurs dans l&#039;article du New York Times cité dans le billet que Susan Sontag lui avait dit : &lt;i&gt;“you’re good but you could be better.”&lt;/i&gt; Elle a aussi le recul nécessaire pour que sa sensibilité (comme celle d&#039;un négatif) ne noie pas le sujet ; elle reste réellement derrière l&#039;appareil photographique, qu&#039;elle maîtrise d&#039;une façon remarquable. Peut-on dire la même chose de Diane Kurys ? Elles ne jouent pas dans la même ligue...

(Plus tard) Je viens de lire que &lt;i&gt;Sagan&lt;/i&gt; est en fait un téléfilm, sorti &quot;d&#039;avance&quot; en salle.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>La comparaison se voulait entre deux portraitistes : Diane Kurys et Annie Leibovitz, et entre leur sujet (là où la comparaison ferait sens), Sagan et Sontag. Je connais bien mieux l&#8217;oeuvre de Sontag que j&#8217;ai lue adulte (et dont j&#8217;ai pu publier en ligne <a href="http://www.anti-rev.org/textes/Sontag74a/" target=_blank rel="nofollow">un article</a> avec son autorisation) que celle de Sagan que j&#8217;avais dévorée ado ; j&#8217;avais aussi vu certaines des photos emblématiques de Leibovitz (mais pas forcément celles qui m&#8217;intéressent le plus, surtout après avoir vu cette exposition), et aucun des films de Kurys. Mais on ne peut vraiment comparer, n&#8217;est-ce pas, et ce n&#8217;est que la juxtaposition temporelle de la visite de l&#8217;exposition et du visionnage du film qui a fourni l&#8217;occasion de ce rapprochement.</p>
<p>Sagan a vécu dans le moment, suivant ses envies sans aucune considération pour les autres, dans une sorte d&#8217;angoisse permanente devant l&#8217;ennui menaçant. Qu&#8217;en restera-t-il ? Sontag a voulu comprendre, savoir. Au contraire de Sagan, elle ne fuyait pas la réalité qui la passionnait ; elle n&#8217;était pas non plus uniquement plongée dans les livres (à l&#8217;instar d&#8217;un Steiner), et n&#8217;ignorait pas l&#8217;actualité brûlante, tout en gardant un regard lucide, analytique, philosophique et politique. Si elle a été aussi une romancière, elle est connue surtout comme essayiste, et certains de ses textes ne tomberont pas dans l&#8217;oubli de si tôt (surtout ceux concernant les arts &#8211; <i>On Photography</i>, <i>Notes on Camp</i>, <i>Fascinating Fascism</i>&#8230;), ce qu&#8217;on ne peut dire de ceux de Sagan.</p>
<p>Il semble qu&#8217;Annie Leibovitz (comme Sagan d&#8217;ailleurs à sa façon) soit une intuitive : elle voit, elle perçoit, elle nous en montre l&#8217;essence. C&#8217;est sa proximité avec Susan Sontag qui lui a permis d&#8217;affiner son regard, de le contextualiser, voire de le politiser, sans entrer dans une hyperintellectualisation plombante ; elle dit d&#8217;ailleurs dans l&#8217;article du New York Times cité dans le billet que Susan Sontag lui avait dit : <i>“you’re good but you could be better.”</i> Elle a aussi le recul nécessaire pour que sa sensibilité (comme celle d&#8217;un négatif) ne noie pas le sujet ; elle reste réellement derrière l&#8217;appareil photographique, qu&#8217;elle maîtrise d&#8217;une façon remarquable. Peut-on dire la même chose de Diane Kurys ? Elles ne jouent pas dans la même ligue&#8230;</p>
<p>(Plus tard) Je viens de lire que <i>Sagan</i> est en fait un téléfilm, sorti &laquo;&nbsp;d&#8217;avance&nbsp;&raquo; en salle.</p>
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	<item>
		<title>Par : francois75002</title>
		<link>https://blog.le-miklos.eu/?p=576&#038;cpage=1#comment-5601</link>
		<dc:creator>francois75002</dc:creator>
		<pubDate>Fri, 15 Aug 2008 09:34:56 +0000</pubDate>
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		<description>Je te sens plus impliqué dans le second sujet, dont le rapprochement est intéressant, on sent bien la différence entre ces deux femmes qui 
ont rencontré bien du monde mais dont l&#039;approche est totalement opposée.

Pour Sagan - je dirais, à la décharge du fait que si la salle était vide, on peut facilement l&#039;imputer au fait que le film est sorti il y a un certain temps et que tu l&#039;as vu un après-midi la veille du 15 août.....

Je trouve Sagan elle-même très antipathique, elle s&#039;est entourée de parasites qu&#039;elle entretenait, qui étaient totalement dépendants d&#039;elle, et qu&#039;elle jetait, brutalement, selon son bon plaisir. C&#039;est d&#039;ailleurs ce qui se passe lorsqu&#039;à la fin, les gens se conduisent un peu avec elle comme elle l&#039;a fait, elle, toute sa vie.

Dès le début, quand on la voit se conduire comme une petite fille, tout faire sur des coups de tête, abandonner ses lecteurs, butalement, sans aucun respect pour eux, se laisser aller à toutes ses impulsions et se complaire dans un grand sentiment de vide qu&#039;on finit à assimiler à une simple &quot;petite musique&quot;....

Pour Annie, je pense que ce qui est le plus saisissant, c&#039;est la sensibilité de l&#039;artiste, son empathie parfois, et sa perception profonde des gens et des situations, qui lui fait, je pense que c&#039;est un aspect important de la 
photographie, donner vie par son simple regard à quelque chose qui n&#039;existe pas, qui n&#039;a pas obligatoirement de lien avec la réalité.

Son regard est à la fois un révélateur, et un créateur. Il révèle ce qui existe, mais il ment aussi.

En ce qui concerne son art, au sens de la technique qu&#039;elle emploie, j&#039;ai été saisi - moi aussi - par l&#039;approche vraiment picturale, tu parlais de Monet mais j&#039;ai aussi vu du Courbet, et une finesse de grain proche des premières photographies du XIX ème siècle, c&#039;est assez troublant.

Tout le monde aura donc compris qu&#039;il faut se précipiter à aller voir le film sur Sagan.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Je te sens plus impliqué dans le second sujet, dont le rapprochement est intéressant, on sent bien la différence entre ces deux femmes qui<br />
ont rencontré bien du monde mais dont l&#8217;approche est totalement opposée.</p>
<p>Pour Sagan &#8211; je dirais, à la décharge du fait que si la salle était vide, on peut facilement l&#8217;imputer au fait que le film est sorti il y a un certain temps et que tu l&#8217;as vu un après-midi la veille du 15 août&#8230;..</p>
<p>Je trouve Sagan elle-même très antipathique, elle s&#8217;est entourée de parasites qu&#8217;elle entretenait, qui étaient totalement dépendants d&#8217;elle, et qu&#8217;elle jetait, brutalement, selon son bon plaisir. C&#8217;est d&#8217;ailleurs ce qui se passe lorsqu&#8217;à la fin, les gens se conduisent un peu avec elle comme elle l&#8217;a fait, elle, toute sa vie.</p>
<p>Dès le début, quand on la voit se conduire comme une petite fille, tout faire sur des coups de tête, abandonner ses lecteurs, butalement, sans aucun respect pour eux, se laisser aller à toutes ses impulsions et se complaire dans un grand sentiment de vide qu&#8217;on finit à assimiler à une simple &laquo;&nbsp;petite musique&nbsp;&raquo;&#8230;.</p>
<p>Pour Annie, je pense que ce qui est le plus saisissant, c&#8217;est la sensibilité de l&#8217;artiste, son empathie parfois, et sa perception profonde des gens et des situations, qui lui fait, je pense que c&#8217;est un aspect important de la<br />
photographie, donner vie par son simple regard à quelque chose qui n&#8217;existe pas, qui n&#8217;a pas obligatoirement de lien avec la réalité.</p>
<p>Son regard est à la fois un révélateur, et un créateur. Il révèle ce qui existe, mais il ment aussi.</p>
<p>En ce qui concerne son art, au sens de la technique qu&#8217;elle emploie, j&#8217;ai été saisi &#8211; moi aussi &#8211; par l&#8217;approche vraiment picturale, tu parlais de Monet mais j&#8217;ai aussi vu du Courbet, et une finesse de grain proche des premières photographies du XIX ème siècle, c&#8217;est assez troublant.</p>
<p>Tout le monde aura donc compris qu&#8217;il faut se précipiter à aller voir le film sur Sagan.</p>
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