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	<title>Commentaires sur : «&#160;Tout ce terrain est une seule grande tombe&#160;»</title>
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	<description>Je donne mon avis non comme bon mais comme mien (Michel de Montaigne)</description>
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		<title>Par : Miklos &#187; Je ne suis pas un Français de souche</title>
		<link>https://blog.le-miklos.eu/?p=656&#038;cpage=1#comment-6597</link>
		<dc:creator>Miklos &#187; Je ne suis pas un Français de souche</dc:creator>
		<pubDate>Wed, 14 Mar 2012 20:02:42 +0000</pubDate>
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		<description>[...] tolérants et généreux malgré les conditions extrêmes de leur vie, entre pauvreté et pogroms, disparurent en 1942 ainsi que la première femme de [...]</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>[...] tolérants et généreux malgré les conditions extrêmes de leur vie, entre pauvreté et pogroms, disparurent en 1942 ainsi que la première femme de [...]</p>
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		<title>Par : Miklos &#187; Le tragique destin des immigrés</title>
		<link>https://blog.le-miklos.eu/?p=656&#038;cpage=1#comment-6043</link>
		<dc:creator>Miklos &#187; Le tragique destin des immigrés</dc:creator>
		<pubDate>Sun, 10 Jan 2010 11:05:28 +0000</pubDate>
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		<description>[...] participer à la construction d’une ville, Tel Aviv. Il s’y fit une autre vie, mais ses parents furent raflés en 1942, et sa première femme, qu’il avait épousée en Pologne, s’y trouva coincée quand [...]</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>[...] participer à la construction d’une ville, Tel Aviv. Il s’y fit une autre vie, mais ses parents furent raflés en 1942, et sa première femme, qu’il avait épousée en Pologne, s’y trouva coincée quand [...]</p>
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		<title>Par : Miklos</title>
		<link>https://blog.le-miklos.eu/?p=656&#038;cpage=1#comment-5755</link>
		<dc:creator>Miklos</dc:creator>
		<pubDate>Mon, 09 Feb 2009 22:15:17 +0000</pubDate>
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		<description>&lt;p&gt;Merci pour ce commentaire. J’avais rencontré Enzo Traverso – je ne sais plus comment&#160;! – à plusieurs reprises, après avoir été particulièrement impressionné par son écriture claire et riche et par sa pensée qui brasse et donne à voir, à l’instar de peintres et de graveurs de la Renaissance, des paysages avec une perspective qui va jusqu’à l’infini, le lieu où l’on se met à penser soi-même, en quelque sorte. J’ai été très honoré qu’il m’autorise à mettre certains de ses essais sur &lt;a href=&quot;http://www.anti-rev.org/&quot; target=_blank rel=&quot;nofollow&quot;&gt;le site que vous mentionnez&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je n’ai pas «&#160;aimé&#160;» &lt;i&gt;Shoah&lt;/i&gt; de Lanzmann : il (Lanzmann) y est trop présent et pesant à mon goût. Le documentaire sur Belzec s’inspire du «&#160;langage&#160;» cinématographique de &lt;i&gt;Shoah&lt;/i&gt; (cadrage sur l’interviewé alternant avec les paysages actuels, paisibles voire beaux, de lieux qui étaient l’enfer sur terre, les pauses après les réponses comme pour les laisser bien faire leur chemin en notre for intérieur, qu’on en saisisse le poids saisissant) mais une différence qui fait pour moi toute la différence&#160;: on entend très rarement le réalisateur mais quasiment toujours la voix de l’interprète polonais, qui ne véhicule donc pas toute l’émotion de celle de Lanzmann (souvent accompagnée d’une ironie qui ne laisse pas de place à la nôtre, comme les bandes son d’applaudissements dans un sitcom).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Belzec&lt;/i&gt; m’a touché, d’abord parce que je ne savais pas que le film allait passer (je regardais cette chaîne d’un œil en faisant autre chose), parce que je tente de ne plus me plonger dans les documents ou témoignages de cette époque (ce n’est pas par indifférence, mais bien au contraire&#160;: j’en suis de plus en plus affecté), et parce que – comme je le dis à la fin – je suppose que c’est là que mes grands-parents ont «&#160;disparu&#160;»&#160;; et même si ça ne l’est pas (ils n’ont peut-être même pas pu y arriver vivants, si c’était leur destination finale), il est plus facile pour les survivants de savoir, ou de penser savoir, où se trouve le tombeau de leurs proches disparus que de l’ignorer à jamais, le temps éternellement suspendu.&lt;/p&gt;</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Merci pour ce commentaire. J’avais rencontré Enzo Traverso – je ne sais plus comment&nbsp;! – à plusieurs reprises, après avoir été particulièrement impressionné par son écriture claire et riche et par sa pensée qui brasse et donne à voir, à l’instar de peintres et de graveurs de la Renaissance, des paysages avec une perspective qui va jusqu’à l’infini, le lieu où l’on se met à penser soi-même, en quelque sorte. J’ai été très honoré qu’il m’autorise à mettre certains de ses essais sur <a href="http://www.anti-rev.org/" target=_blank rel="nofollow">le site que vous mentionnez</a>.</p>
<p>Je n’ai pas «&nbsp;aimé&nbsp;» <i>Shoah</i> de Lanzmann : il (Lanzmann) y est trop présent et pesant à mon goût. Le documentaire sur Belzec s’inspire du «&nbsp;langage&nbsp;» cinématographique de <i>Shoah</i> (cadrage sur l’interviewé alternant avec les paysages actuels, paisibles voire beaux, de lieux qui étaient l’enfer sur terre, les pauses après les réponses comme pour les laisser bien faire leur chemin en notre for intérieur, qu’on en saisisse le poids saisissant) mais une différence qui fait pour moi toute la différence&nbsp;: on entend très rarement le réalisateur mais quasiment toujours la voix de l’interprète polonais, qui ne véhicule donc pas toute l’émotion de celle de Lanzmann (souvent accompagnée d’une ironie qui ne laisse pas de place à la nôtre, comme les bandes son d’applaudissements dans un sitcom).</p>
<p><i>Belzec</i> m’a touché, d’abord parce que je ne savais pas que le film allait passer (je regardais cette chaîne d’un œil en faisant autre chose), parce que je tente de ne plus me plonger dans les documents ou témoignages de cette époque (ce n’est pas par indifférence, mais bien au contraire&nbsp;: j’en suis de plus en plus affecté), et parce que – comme je le dis à la fin – je suppose que c’est là que mes grands-parents ont «&nbsp;disparu&nbsp;»&nbsp;; et même si ça ne l’est pas (ils n’ont peut-être même pas pu y arriver vivants, si c’était leur destination finale), il est plus facile pour les survivants de savoir, ou de penser savoir, où se trouve le tombeau de leurs proches disparus que de l’ignorer à jamais, le temps éternellement suspendu.</p>
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	<item>
		<title>Par : Szekely</title>
		<link>https://blog.le-miklos.eu/?p=656&#038;cpage=1#comment-5751</link>
		<dc:creator>Szekely</dc:creator>
		<pubDate>Mon, 09 Feb 2009 19:39:57 +0000</pubDate>
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		<description>C’est un billet fort émouvant qui m’a beaucoup touché. Notamment la carte postale. Elle illustre parfaitement ce que l’on a « l’habitude » de lire (les différents témoignages des rescapés), mais pas l’habitude de ressentir. En effet, s’il arrive que l’on voit les vestiges de certains camps, les photos et les effets personnels des juifs exterminés, il est rare que ceux-ci puissent être relié au présent tant l’extermination a été. Et même les documentaires n’arrivent pas toujours à restituer une telle émotion, empesée par le carcan scolaire ou intellectuel. Si Shoah de Lanzmann m’a ainsi fait une forte impression, la « Shoah par balles » du Père Desbois ne m’a pas tant ému, bien qu’il ait d’indéniables qualités. Mais je reviens à votre carte. Je vois là la coupure entre deux mondes, deux temps… Un avant et un après. Comment peut-on encore aller au bal après ? Comment ? A la manière de Celan, en déconstruisant pour reconstruire, en réhabilitant la langue, le propre de la pensée ? Sans doute.

Votre citation de Celan est donc à mon sens fort à propos ; pour ma part j’avais retenu après diverses lectures, un autre poème qui commençait ainsi « Niemand knietet uns wieder aus Erde und Lehm ». Ce n’est certes pas Todesfugue mais c’est un de ceux qui a le plus retenu mon attention. Je vous remercie d’ailleurs car ce n’est pas à Miklos que je dois la découverte de Paul Celan  mais à l’animateur d’Anti-Rev, c’est là que j’ai découvert par hasard Paul Celan à travers le texte d’Enzo Traverso, sur lequel je fais diverses recherches suite à la lecture de « La pensée disparue ». Cela m’a ensuite permis de lire « Entretien sur la montagne ». La puissance, l’intensité des images, des évocations font de court texte un chef d’œuvre de littérature et de vie. C’est comme cela que je comprends votre billet, que la littérature est la vie. Il y a des jours je le croie, d’autres moins. Celan est encore là pour témoigner, Améry aussi.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>C’est un billet fort émouvant qui m’a beaucoup touché. Notamment la carte postale. Elle illustre parfaitement ce que l’on a « l’habitude » de lire (les différents témoignages des rescapés), mais pas l’habitude de ressentir. En effet, s’il arrive que l’on voit les vestiges de certains camps, les photos et les effets personnels des juifs exterminés, il est rare que ceux-ci puissent être relié au présent tant l’extermination a été. Et même les documentaires n’arrivent pas toujours à restituer une telle émotion, empesée par le carcan scolaire ou intellectuel. Si Shoah de Lanzmann m’a ainsi fait une forte impression, la « Shoah par balles » du Père Desbois ne m’a pas tant ému, bien qu’il ait d’indéniables qualités. Mais je reviens à votre carte. Je vois là la coupure entre deux mondes, deux temps… Un avant et un après. Comment peut-on encore aller au bal après ? Comment ? A la manière de Celan, en déconstruisant pour reconstruire, en réhabilitant la langue, le propre de la pensée ? Sans doute.</p>
<p>Votre citation de Celan est donc à mon sens fort à propos ; pour ma part j’avais retenu après diverses lectures, un autre poème qui commençait ainsi « Niemand knietet uns wieder aus Erde und Lehm ». Ce n’est certes pas Todesfugue mais c’est un de ceux qui a le plus retenu mon attention. Je vous remercie d’ailleurs car ce n’est pas à Miklos que je dois la découverte de Paul Celan  mais à l’animateur d’Anti-Rev, c’est là que j’ai découvert par hasard Paul Celan à travers le texte d’Enzo Traverso, sur lequel je fais diverses recherches suite à la lecture de « La pensée disparue ». Cela m’a ensuite permis de lire « Entretien sur la montagne ». La puissance, l’intensité des images, des évocations font de court texte un chef d’œuvre de littérature et de vie. C’est comme cela que je comprends votre billet, que la littérature est la vie. Il y a des jours je le croie, d’autres moins. Celan est encore là pour témoigner, Améry aussi.</p>
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