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	<title>Commentaires sur : Paradis perdus</title>
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	<description>Je donne mon avis non comme bon mais comme mien (Michel de Montaigne)</description>
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		<title>Par : Miklos &#187; Mégapoles</title>
		<link>https://blog.le-miklos.eu/?p=77&#038;cpage=1#comment-5616</link>
		<dc:creator>Miklos &#187; Mégapoles</dc:creator>
		<pubDate>Thu, 28 Aug 2008 23:17:18 +0000</pubDate>
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		<description>[...] grandes villes contemporaines sont fort différentes du modèle de la cité idéale de la Renaissance, celui d’un corps harmonieux&#160;: elles s’étendent à perte de vue à la surface de la terre [...]</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>[...] grandes villes contemporaines sont fort différentes du modèle de la cité idéale de la Renaissance, celui d’un corps harmonieux&nbsp;: elles s’étendent à perte de vue à la surface de la terre [...]</p>
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		<title>Par : kliban</title>
		<link>https://blog.le-miklos.eu/?p=77&#038;cpage=1#comment-327</link>
		<dc:creator>kliban</dc:creator>
		<pubDate>Mon, 30 Nov -0001 00:00:00 +0000</pubDate>
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		<description>(d&#039;une certaine fa&#231;on, nous poursuivons ce vieux r&#234;ve n&#233;o-platonicien, dont s&#039;est empar&#233; l&#039;Eglise primitive pour l&#039;asseoir au coeur de sa th&#233;ologie, d&#039;un m&#233;pris du corps. Le d&#233;go&#251;t de la mati&#232;re - lisible tant chez Plotin que chez les gnostiques qu&#039;il a combattus - place la corpor&#233;it&#233; dans le monde des choses inf&#233;rieures. Les chr&#233;tiens uaront &#224; faire la synth&#232;se entre la bipolarit&#233; grecque &#226;me-corps et la valorisation de la sensualit&#233; chez les jufs. Synth&#232;se, faut-il le rappeler, qui s&#039;effectuera assez massivement au profit du premier terme. Le corps est de ce monde = poussi&#232;re = boue, mais l&#039;&#226;me qui l&#039;habite, elle, ne l&#039;est pas. Il est alors loisible de lire l&#039;&#233;volution de nos conceptions du corps comme le d&#233;ploiement, toujours actif, de cet ancien m&#233;pris. Corps glorieux du Christ, corps id&#233;alis&#233; des dieux, nous serions en qu&#234;te d&#039;un corps immat&#233;riel, &#224; la hauteur de fantasmes selon lesquels l&#039;&#226;me spirituelle pourrait se manifester comme corps radieux mais sans plus les d&#233;fauts et limitations de la mati&#232;re - de l&#039;&#226;ge, de la sexualit&#233;, etc. - ou, plus radicalement, comme &quot;&#233;nergie&quot;, quoi que cela veuille dire, totalement plastique, exon&#233;r&#233;e de l&#039;espace et du temps, mais soumise &#224; l&#039;information. Ces deux conceptions &#233;tant, ce me semble, deux images du corps des anges. Que, devant l&#039;impossibilit&#233; de trouver ce corps &#233;denique, nous, occidentaux, produisions des repr&#233;sentations de corps en miettes, en strates, n&#039;a d&#232;s lors rien d&#039;&#233;tonnant. Car nous avons d&#233;couvert, aussi, que nos corps individuels refl&#232;tent celui de l&#039;histoire, et que nous ne pouvons plus croire en la fin lumineuse qu&#039;annon&#231;ait le retour du Christ, ou sa reconversion en ach&#232;vement d&#039;un projet menant au bonhur de l&#039;humanit&#233;. A la brisure de cet espoir correspond la hantise des apocalypses urbaines de l&#039;expressionnisme, et le d&#233;litement des repr&#233;sentations du corps.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il y aurait &#233;norm&#233;ment &#224; en dire - je n&#039;aborde que celui qui r&#233;sonne dans ton article. Une derni&#232;re question, eput-&#234;tre : comment sortir de ce vieux projet qui, d&#233;j&#224;, peut se lire chez Platon ? Peu-&#234;tre une attention &#224; l&#039;Orient, Moyen et Extr&#234;me. Ou, nous l&#039;oublions, syst&#233;matiquement, &#224; l&#039;Afrique. Nous, Occidentaux, sommes d&#232;s l&#039;origine non pas jud&#233;o-chr&#233;tienne, mais gr&#233;co-chr&#233;tienne, des amput&#233;s du corps. Nous vivons coup&#233;s en deux, jusque dans les strates les plus anciennes de notre inconscient historique. Il y a l&#224; une schize &#224; d&#233;passer, n&#039;en d&#233;plaise &#224; Deleuze.)</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>(d&#8217;une certaine fa&ccedil;on, nous poursuivons ce vieux r&ecirc;ve n&eacute;o-platonicien, dont s&#8217;est empar&eacute; l&#8217;Eglise primitive pour l&#8217;asseoir au coeur de sa th&eacute;ologie, d&#8217;un m&eacute;pris du corps. Le d&eacute;go&ucirc;t de la mati&egrave;re &#8211; lisible tant chez Plotin que chez les gnostiques qu&#8217;il a combattus &#8211; place la corpor&eacute;it&eacute; dans le monde des choses inf&eacute;rieures. Les chr&eacute;tiens uaront &agrave; faire la synth&egrave;se entre la bipolarit&eacute; grecque &acirc;me-corps et la valorisation de la sensualit&eacute; chez les jufs. Synth&egrave;se, faut-il le rappeler, qui s&#8217;effectuera assez massivement au profit du premier terme. Le corps est de ce monde = poussi&egrave;re = boue, mais l&#8217;&acirc;me qui l&#8217;habite, elle, ne l&#8217;est pas. Il est alors loisible de lire l&#8217;&eacute;volution de nos conceptions du corps comme le d&eacute;ploiement, toujours actif, de cet ancien m&eacute;pris. Corps glorieux du Christ, corps id&eacute;alis&eacute; des dieux, nous serions en qu&ecirc;te d&#8217;un corps immat&eacute;riel, &agrave; la hauteur de fantasmes selon lesquels l&#8217;&acirc;me spirituelle pourrait se manifester comme corps radieux mais sans plus les d&eacute;fauts et limitations de la mati&egrave;re &#8211; de l&#8217;&acirc;ge, de la sexualit&eacute;, etc. &#8211; ou, plus radicalement, comme &quot;&eacute;nergie&quot;, quoi que cela veuille dire, totalement plastique, exon&eacute;r&eacute;e de l&#8217;espace et du temps, mais soumise &agrave; l&#8217;information. Ces deux conceptions &eacute;tant, ce me semble, deux images du corps des anges. Que, devant l&#8217;impossibilit&eacute; de trouver ce corps &eacute;denique, nous, occidentaux, produisions des repr&eacute;sentations de corps en miettes, en strates, n&#8217;a d&egrave;s lors rien d&#8217;&eacute;tonnant. Car nous avons d&eacute;couvert, aussi, que nos corps individuels refl&egrave;tent celui de l&#8217;histoire, et que nous ne pouvons plus croire en la fin lumineuse qu&#8217;annon&ccedil;ait le retour du Christ, ou sa reconversion en ach&egrave;vement d&#8217;un projet menant au bonhur de l&#8217;humanit&eacute;. A la brisure de cet espoir correspond la hantise des apocalypses urbaines de l&#8217;expressionnisme, et le d&eacute;litement des repr&eacute;sentations du corps.</p>
<p>Il y aurait &eacute;norm&eacute;ment &agrave; en dire &#8211; je n&#8217;aborde que celui qui r&eacute;sonne dans ton article. Une derni&egrave;re question, eput-&ecirc;tre : comment sortir de ce vieux projet qui, d&eacute;j&agrave;, peut se lire chez Platon ? Peu-&ecirc;tre une attention &agrave; l&#8217;Orient, Moyen et Extr&ecirc;me. Ou, nous l&#8217;oublions, syst&eacute;matiquement, &agrave; l&#8217;Afrique. Nous, Occidentaux, sommes d&egrave;s l&#8217;origine non pas jud&eacute;o-chr&eacute;tienne, mais gr&eacute;co-chr&eacute;tienne, des amput&eacute;s du corps. Nous vivons coup&eacute;s en deux, jusque dans les strates les plus anciennes de notre inconscient historique. Il y a l&agrave; une schize &agrave; d&eacute;passer, n&#8217;en d&eacute;plaise &agrave; Deleuze.)</p>
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		<title>Par : miklos</title>
		<link>https://blog.le-miklos.eu/?p=77&#038;cpage=1#comment-328</link>
		<dc:creator>miklos</dc:creator>
		<pubDate>Mon, 30 Nov -0001 00:00:00 +0000</pubDate>
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		<description>Merci pour ce commentaire particuli&#232;rement int&#233;ressant, tout d&#039;abord pour la remarque &#224; propos du pr&#233;tendu h&#233;ritage &quot;jud&#233;o-chr&#233;tien&quot;, terme antinomique s&#039;il en est, au vu des diff&#233;rences, voire des oppositions, sur les questions fondamentales (temps, homme, soci&#233;t&#233;, Dieu) entre ces deux religions, et dont le rapprochement ne peut s&#039;expliquer, au mieux, que par un syncr&#233;tisme d&#233;naturant chacune pour les r&#233;duire &#224; un commun d&#233;nominateur vide de sens, et au pire par une r&#233;cup&#233;ration de l&#039;une par l&#039;autre qui assied ainsi sa l&#233;gitimit&#233; en r&#233;duisant la premi&#232;re aux principes de la seconde.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ensuite, ta remarque sur la &quot;d&#233;corporalisation&quot; est &#233;clairante, et me semble rejoindre le d&#233;litement de la cit&#233; (qui requiert un corps physique) et sa transformation en une pseudo-communaut&#233; virtuelle universelle (qui abolit les corps), et qui s&#039;accompagne par une sensation d&#039;individualisme exarcerb&#233; par cette perte de corporalit&#233;, et qui n&#039;est souvent qu&#039;une manifesation de conformisme plan&#233;taire.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Enfin, plut&#244;t des nantis de la plan&#232;te. Les autres, la majorit&#233;, qui ne b&#233;n&#233;ficie pas du paradis artificiel de l&#039;internet - et pour cause, ils n&#039;ont souvent pas d&#039;&#233;lectricit&#233; et, pour beaucoup, m&#234;me pas le minimum vital - il ne leur reste que leur communaut&#233; de fr&#232;res et soeurs de mis&#232;re comme r&#233;seau, soutien bien plus r&#233;el que celui de l&#039;inexistante communaut&#233; &#233;lectronique.
</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Merci pour ce commentaire particuli&egrave;rement int&eacute;ressant, tout d&#8217;abord pour la remarque &agrave; propos du pr&eacute;tendu h&eacute;ritage &quot;jud&eacute;o-chr&eacute;tien&quot;, terme antinomique s&#8217;il en est, au vu des diff&eacute;rences, voire des oppositions, sur les questions fondamentales (temps, homme, soci&eacute;t&eacute;, Dieu) entre ces deux religions, et dont le rapprochement ne peut s&#8217;expliquer, au mieux, que par un syncr&eacute;tisme d&eacute;naturant chacune pour les r&eacute;duire &agrave; un commun d&eacute;nominateur vide de sens, et au pire par une r&eacute;cup&eacute;ration de l&#8217;une par l&#8217;autre qui assied ainsi sa l&eacute;gitimit&eacute; en r&eacute;duisant la premi&egrave;re aux principes de la seconde.</p>
<p>Ensuite, ta remarque sur la &quot;d&eacute;corporalisation&quot; est &eacute;clairante, et me semble rejoindre le d&eacute;litement de la cit&eacute; (qui requiert un corps physique) et sa transformation en une pseudo-communaut&eacute; virtuelle universelle (qui abolit les corps), et qui s&#8217;accompagne par une sensation d&#8217;individualisme exarcerb&eacute; par cette perte de corporalit&eacute;, et qui n&#8217;est souvent qu&#8217;une manifesation de conformisme plan&eacute;taire.</p>
<p>Enfin, plut&ocirc;t des nantis de la plan&egrave;te. Les autres, la majorit&eacute;, qui ne b&eacute;n&eacute;ficie pas du paradis artificiel de l&#8217;internet &#8211; et pour cause, ils n&#8217;ont souvent pas d&#8217;&eacute;lectricit&eacute; et, pour beaucoup, m&ecirc;me pas le minimum vital &#8211; il ne leur reste que leur communaut&eacute; de fr&egrave;res et soeurs de mis&egrave;re comme r&eacute;seau, soutien bien plus r&eacute;el que celui de l&#8217;inexistante communaut&eacute; &eacute;lectronique.</p>
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