Miklos
« Je donne mon avis non comme bon mais comme mien. » — Michel de Montaigne

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10 novembre 2018

Devinette botanico-géographique

Classé dans : Géographie, Nature, Peinture, dessin — Miklos @ 16:11

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Quelle capitale d’Europe cultive une plante renommée pour ses tiges dont on extrait les fibres textiles et pour ses graines utilisées en médecine ou en peinture ?

Vous avez cliqué trop rapidement. Regardez bien l’image ! Si tout de même… cliquez sur… l’1, là, à droite.Réponse.Oslo, parce qu’Oslo fait lin (ocelot – félin).1

3 novembre 2018

De l’origine du potimarron, ou, De l’art de la confusion chez vous-savez-qui

Classé dans : Cuisine, Histoire, Nature, Sciences, techniques — Miklos @ 18:45

Le potimarron selon Wikipedia. Cliquer pour voir les détails.

J’aime le potimarron. Il me semblait l’avoir découvert il y a quelques années, en allant chercher une courge pour faire, pour la première fois, un potage Aurore, potage qui s’est avéré si délicieux que j’en fais depuis à chaque hiver. En outre, il a un sérieux avantage sur le potiron (cucurbitacé que je connaissais depuis longtemps) : nul besoin de l’éplucher avant de le consommer cru ou cuit. Quand j’en utilise, il m’arrive de jeter les graines dans mes jardinières au lieu de la poubelle, avec de très beaux résultats (je devrais faire un jour des beignets avec ses fleurs). Ces graines sont aussi délicieuses à croquer grillées et salées, ça je le sais depuis mon enfance. Comme quoi, tout se mange, dans le poti­marron.

Or je viens de constater que je devais l’avoir découvert encore plus tôt : mes archives démontrent que j’en avais fait en tarte il y a bientôt dix ans, tarte qui semble avoir rencontré un certain succès… et donc que je vais refaire instamment.

Curieux d’en connaître l’histoire, je tombe sur la page qui lui est consacrée dans un site notoire à propos duquel mon opinion n’a pas beaucoup varié depuis fort longtemps, et que cette page confirme : c’est un patchwork d’informations répétitives et contradictoires, ou pour le moins confuses, du fait de l’écriture à plusieurs mains sans tête éditoriale : origine américaine ou japonaise ? arrivé en Europe « après la découverte de l’Amérique par Colomb » (pas Gérard, l’autre!) ou bien plus récemment ?

En tout cas, moi je l’ai certainement découvert dans l’Ancien monde un certain nombre d’années après la découverte du Nouveau. Et je confirme ce que cette page affirme (et ce que ne fait pas sa version anglaise) : « Comme les potirons, les potimarrons peuvent être consommés en potage, au four avec de l’ail, frits, en tourte ou en purée. À la différence du potiron, il n’est pas nécessaire de retirer la peau du potimarron avant la cuisson. Il est aussi succulent cru. »

Comme quoi, ils ont parfois aussi raison.

6 septembre 2018

« Mais oui, je suis une girafe »

Classé dans : Architecture, Lieux, Photographie — Miklos @ 7:58

Gustave Eiffel : La Tour de trois cents mètres. Planches. 1900 (source).
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« Mais oui, je suis une girafe
Et si ma tête est dans le ciel,
C’est pour mieux brouter les nuages,
Car ils me rendent éternelle.


Palais de Chaillot vu de l’ascenseur nord.
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Mais j’ai quatre pieds bien assis
Dans une courbe de la Seine.
On ne s’ennuie pas à Paris :


Maison de la culture du Japon (en bas à gauche), la Seine, l’Allée des cygnes, la Maison de Radio France. Vue du troisième étage.
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Les femmes, comme des phalènes,
Les hommes, comme des fournis,


Champ de Mars, École militaire, Unesco, Tour Montparnasse. Vue du troisième étage.
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Glissent sans fin entre mes jambes
Et les plus fous, les plus ingambes
Montent et descendent le long
De mon cou comme des frelons.


Arc de Triomphe de l’Étoile. Vue du troisième étage.
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La nuit, je lèche les étoiles.
Et si l’on m’aperçoit de loin,


Musée du quai Branly-Jacques Chirac (au premier plan), Palais de l’Alma, Cathédrale de la Sainte Trinité. Vue du troisième étage.
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C’est que très souvent, j’en avale
Une sans avoir l’air de rien. »


Palais de Chaillot (premier plan), La Défense (au fond). Vue du troisième étage.
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– Maurice Carême, La Tour Eiffel.


Gustave Eiffel : La Tour de trois cents mètres. Planches. 1900 (source).
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Autres photos ici.
 

1 septembre 2018

Où trouver Rome et la mer ? à Paris, pardi !

Classé dans : Littérature, Nature, Photographie — Miklos @ 17:40

Lobulaire maritime, ou corbeille-d’argent annuelle. Cliquer pour agrandir.

Cet été, un foisonnement de petites fleurs – d’à peine quelques millimètres de taille – agrémente deux des jardinières accrochées au troisième étage sur rue. L’une de ces jardinières était principalement occupée par des pieds de potimarrons ornés de fleurs jaunes élancées (comment les couper pour en faire des beignets alors qu’elles sont si belles ?), maintenant envahies par un nuage de petites fleurs blanches accompagné de discrètes feuilles étroites ; dans la seconde, ces dernières s’y retrouvent en compagnie d’une autre plante dont les larges feuilles larges quelque peu semblables à celle du lierre dominent, parsemées de quelques jolies fleurs bleues.

Comment les identifier ? Pour les premières, le site Quelle-est-cette-fleur.com, facile d’utilisation, a parfaitement fait l’affaire : un questionnaire simple, des réponses illustrées, et voilà : il s’agit de lobulaire maritime, présente (comme son nom le laisse comprendre) en Europe méridionale – donc assez loin de Paris, du moins tant que les eaux du globe n’ont pas monté jusqu’à la capitale suite à son réchauf­fement inexorable – et qui possède un nom plus poétique, celui de corbeille-d’argent annuelle (nom attribué d’ailleurs à d’autres fleurs de la même famille), qu’elle mérite bien !

En ce qui concerne les secondes, il aura fallu poser la question sur un autre site, Visoflora, où la réponse n’a pas tardé à arriver : « Le nom vernaculaire commun est d’une poésie sans limite. Son habitude qui consiste à s’accrocher et à pousser dans les vieux murs (dont ceux bien évidemment en ruine…) lui ont valu le charmant surnom de “ruine de Rome”. C’est la cymbalaire des murs (Cymbalaria muralis). » Ruine de Rome est bien approprié pour une fleur surplombant une rue qui fut le cardo maximus de la Lutèce romaine.

En résumé, Rome c’est le passé, la mer c’est le futur. Et le présent, ce sont ces fleurs.

Des fleurs fines et mousseuses comme l’écume
Poussaient au bord de nos chemins
Le vent tombait et l’air semblait frôler tes mains
Et tes cheveux avec des plumes.
 
L’ombre était bienveillante à nos pas réunis
En leur marche, sous le feuillage ;
Une chanson d’enfant nous venait d’un village
Et remplissait tout l’infini.
 
[…]

Émile Verhaeren, « Des fleurs fines »,
in Les Heures du soir (1911).

Cymbalaria muralis, ou ruine de Rome. Cliquer pour agrandir.

5 août 2018

An example of floccinaucinihilipilificative sesquipedalianism

Classé dans : Langue, Lieux — Miklos @ 12:34


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