Miklos
« Je donne mon avis non comme bon mais comme mien. » — Michel de Montaigne

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23 novembre 2025

“If you cannot get rid of the family skeleton, you may as well make it dance.” – George Bernard Shaw

Source: Whisk.

The Oval Room had witnessed scandals before, but never Alice and the White Rabbit waltzing elegantly across its floor as though time itself were drunk.

While they danced, the Queen of the Night stormed in, her cloak churning like a furious nebula.

“WHERE IS THAT TREACHEROUS PRESIDENT?” she roared. “He has forsaken Ukraine for the Russians—just to line his own pockets!”

The President, hearing this, dropped instantly to the floor and scuttled under his desk, where his wig abandoned ship and rolled away like a guilty ferret.

The Queen seized the wig, shaking it as if it could confess.

Alice twirled past and said, “Oh dear, he’s hiding again.”

The White Rabbit added, “He does that whenever morals are mentioned.”

The President peeked out, trembling.

The Queen’s eyes blazed like eclipsed suns.

“You will crawl out,” she hissed, “and answer for your cowardice.”

He squeaked something unintelligible.

Alice and the Rabbit resumed their graceful dance.

And the Oval Room quietly decided it would never tell anyone what happened that night.

ChatGPT

21 novembre 2025

Today’s politics and diplomacy

Classé dans : Humour, Littérature, Peinture, dessin, Politique, Sciences, techniques — Miklos @ 15:59

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It was a most curious gathering in the Oval Room: Alice, the White Rabbit, and the Queen of Spades—each with their own unique sense of style and flair. Alice, naturally, was served a hamburger—perhaps because the President knew she had an endless appetite for adventure, but not for tea. The White Rabbit, in a clear nod to his busy schedule, was handed a cell phone to check the time—though he kept muttering, “I’m late, I’m late!” as he fiddled with it, trying to find the charger.

Meanwhile, the President, clearly in a state of unprecedented diplomacy, threw caution to the wind and invited the Queen of Spades to a spontaneous dance. He twirled and spun, as if trying to impress the Queen with his own rhythm—though it was mostly chaotic, resembling a mix between a frantic cha-cha and a very nervous mambo. The Queen, unimpressed but slightly amused, simply stared at him with an air of “Well, this is new.” And so, in the surreal world of Wonderland, where logic and manners often take a backseat to the absurd, it was indeed another fine day of peculiar politics and whimsical diplomacy.

ChatGPT

2 novembre 2025

Cela vaut un coup d’œil

Classé dans : Humour, Médias, Peinture, dessin, Progrès, Sciences, techniques — Miklos @ 18:43

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LE PEUPLE BORGNE

«On a fait grand bruit dernièrement de la prétendue découverte d’un peuple qui prend plaisir à se crever un œil pour y voir plus clair de l’autre, suivant ce que disent les bonnes gens qui n’y voient goute. Ce peuple singulier est connu depuis longtemps, et pour le prouver je traduis ce passage du journal d’un voyageur portugais, mort il y a plus d’un siècle ; le nom de cet explorateur des îles de la mer du Sud était Palmaleyra ; son livre a été traduit par le célèbre compilateur Barbaloue, et imprimé en 1729, chez Typhaine, rue des Rats, à la belle image. Je copie servilement la prose de Barbaloue.

« Moi, Palmaleyra, ai franchi la limite jusqu’alors réputée impénétrable des montagnes bleues, et y ai trouvé un peuple singulier. Quelque forte que puisse être la probabilité sur l’ignorance de nos disputes théologiques et philosophiques parmi les habitants d’Ipou-o-Kio-Kio1, les paradoxes les plus étranges ont cours chez eux. L’idiome que l’on parle dans ces pays est un dérivé du tartare et du chinois ; tout porte à croire que des malfaiteurs chassés de la Chine pour leurs crimes et éborgnés à cause d’iceux, car les codes chinois appliquent ce genre de pénalité pour plusieurs espèces de méfaits, tout, disons-nous, porte à croire que des malfaiteurs de cette antique nation, après avoir vogué au hasard ont abordé sur cette plage et fondé un état. On présume que, 1° par amour pour l’analogie, 2° par ressentiment de la privation d’un œil et 3° par jalousie contre leurs enfans, dotés plus richement qu’eux par la nature, ils les auront éborgnés sous des prétextes religieux qu’ils ont établi comme base sacrée de toute réunion d’homme. Quoi qu’il en soit de cette supposition, tous les indigènes sont borgnes, et la cérémonie s’y transmet d’âge en âge aussi ponc­tuel­lement que chez nous s’est transmise la cérémonie du baptême.

« Après avoir revêtu le costume du pays, qui consiste à se mettre nu comme la main, je m’avançai dans les terres afin d’observer les mœurs, les usages et la forme du gouver­nement d’Ipou-o-Kio-Kio. Un système de monarchie absolue, tempéré par les révolutions, régit ces peuplades qui ne sont féroces que par instinct et douces que par fatigue. Le nom de l’Erinouhi, ou roi de ce pays, est Simoié Fadelouboubou, ce qui signifie en langue du pays : tête et gouvernail.

Pendant mon séjour, un homme voulut bouleverser la constitution de l’État : il ameuta la populace, se hucha sur un arbre où l’on pend quoti­dien­nement ceux qui fomentent les troubles, et par un temps d’orage, sous la grêle et le tonnerre, entre des groupes de corbeaux qui attendaient la fin de son discours pour manger les pendus, il s’exprima ainsi :

« Vous tous qui m’écoutez, peuple de borgnes, moi, borgne également par la grâce du fétiche, salut !

« Faisons savoir qu’il nous est advenu une idée, chose rare par le temps qui court, à celle fin que vous ouvriez les oreilles sur la nécessité de garder nos deux yeux.

« En effet, la nature, ce grand prétexte de toutes les idées qui sont révolutionnaires, je le sais bien, mais qui sont aussi excellentes, vous a donné deux yeux originairement pour parer aux accidents qui peuvent vous en enlever un ; et c’est multiplier les aveugles que de crever l’œil gauche, car on peut se dispenser à toute force de naître avec celui là ou l’autre ; mais on veut perpétuer l’infirmité chez nous pour nous mener après cela par le bout du nez. Point de liberté pour nous alors, car dans le royaume des aveugles les borgnes sont les rois. »

L’orateur allait continuer quand deux milles borgnes, armés de bâtons durcis au feu, dispersèrent l’attrou­pement, saisirent le discoureur et le pendirent. Simoie distribua des récom­penses aux justiciers ; on fit des illumi­nations en réjouis­sance de la fermeté du gouver­nement qui, d’un seul coup, avait éteint une conspi­ration si dange­reuse. Un voyageur qui avait été saisi dans la foule, n’osa pas se dire étranger, parce qu’il connaissait les lois du pays sur l’hospi­talité. On lui creva seulement l’œil gauche, et le lendemain il fut admis au baise-pied chez Fadelouboubou, auquel il avoua que rien n’était si joli que le gouver­nement de l’érinouhi. Il continua de moucharder les choses avec ce léger désa­vantage sur les mouchards de nos pays civilisés,» qu’ils ont de plus un œil arti­ficiel dans leur poche sur un papier à vignettes, et qu’il n’en avait qu’un assis à la droite de son nez.

Le Figaro, 1er avril 1827

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1. Nom d’un instrument de musique et qu’ils ont pris par amour pour cette espèce de violon sauvage.

24 octobre 2025

« Et la garde qui veille aux barrières du Louvre… », où était-elle ?

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Cette citation de circonstance n’est pas récente : elle date de 1599, et est l’un des vers de la triste et belle Consolation à M. Du Perier. Stances sur la mort de sa fille, par François de Malherbe. C’est en parlant de la mort qu’il écrit :

Le pauvre, en sa cabane, où le chaume le couvre, Est sujet à ses lois ; Et la garde qui veille aux barrières du Louvre N’en défend point nos rois.

(ni même, comme on l’a vu récemment, leurs atours), inspiré sans aucun doute, comme l’écrit Dominique Bouhours (1628-1702) dans La manière de bien penser dans les ouvrages d’esprit, par ces vers d’Horace : « La mort renverse également les palais des Rois & les cabanes des pauvres »1.

Comme toute citation qui marque ses lecteurs, celle-ci s’est transformée au cours du temps.

Ainsi trouve-t-on dans le Dictionnaire général des artistes de l’École française depuis l’origine des arts du dessin jusqu’à nos jours (1882-1885) d’Émile Bellier de La Chavignerie le titre d’une aquarelle de Louis-Joseph Rossy : « La garde qui veille aux portes du Louvre n’en défend pas les rois » (qu’on n’a pas trouvée ; par contre, voir ci-dessous le dessin de Grandville)

Ou, dans De la durée des êtres vivants (1926) d’Édouard Retterer : « La garde qui veille aux portes du Louvre n’en défend point nos rois » (sans attribution).

Mieux encore : « La garde qui veille aux portes du Louvre vraiment n’en épargne point les rois » (lettre d’information de l’association médicale haïtienne à l’étranger, 23/12/2024)…

On conclura avec cet amusant usage de la dite citation (ici aussi, légèrement transformée) :

Histoire des cocus célèbres (1869-1870), par Henri de Kock.
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Grandville (1803-1847), Et la garde qui veille aux Barrières du Louvre.
Vers 1829-1831. Musée Carnavalet. Source : Paris Musées.

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1. Pallida mors æquo pulsat pede pauperum tabernas, regumque turres. Carmin., l. 1, od. 2.

20 octobre 2025

On pense enfin aux piétons…

Classé dans : Actualité, Humour, Peinture, dessin, Progrès, Sciences, techniques, Société — Miklos @ 18:31

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