Joyeuses fêtes – Happy Holidays – חג שמח
Cliquer pour agrandir. Source : ChatGPT + corrections.
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Dans un salon un peu trop sérieux, un grand ours en peluche, d’un maintien irréprochable, présidait une table de thé avec toute la gravité d’un vieux comte, tandis que l’oursonne, espiègle sous ses manières délicates, versait le thé avec une précision qui frôlait l’exagération ; le lapin en peluche, quant à lui, hochait la tête à tout propos comme s’il comprenait des subtilités inexistantes, et l’hippopotame en peluche — une respectable dame à la présence imposante — remuait sa petite cuillère avec un sérieux comique, comme si elle dissolvait les grands mystères du monde dans sa tasse ; et pourtant, sous cette comédie d’élégance, chacun savait très bien que le sucre manquait, que le thé était un peu tiède, et que cela, précisément, faisait tout le charme exquis de leur réunion.
– ChatGPT
Ayant demandé à Google Translate de traduire « écailles » en hébreu, il y avait de quoi être surpris par sa réponse (cf. ci-dessus) : מֹאזנַיִם, mot signifiant « balance » (l’instrument de mesure du poids).
Quel est le rapport, on se demande ? Eh bien : l’anglais. D’évidence, l’outil est passé par cette langue, en traduisant d’abord « balance » (fr.) par “scales” (en.), puis de l’anglais à l’hébreu. Or “scales” a deux sens en anglais : a) « écailles » ; b) « balance ». Google a fait le mauvais choix.
Et voilà l’explication de ce cafouillage !
Par curiosité, j’ai recherché – toujours via notre AMIAspirateur Mondial de l’Information à tous – des instances de l’expression « balance écaillée » sur l’internet. La seule qu’il ait trouvée : « bon sang, vous pouvez en fait le gifler directement sur une balance écaillée » (source). C’est clair ?
No comment, répondrait Google dans sa langue maternelle.
Le 10 janvier, je passe commande sur le site de La Redoute d’une paire de jolis (j’espère) tabourets rouges pour ma cuisine.
Le 14 janvier, je reçois deux courriels (un pour chaque tabouret…) de La Poste-Colissimo* m’annonçant fièrement que :
…sans précision de l’heure de la livraison. Je dois donc être cloîtré chez moi toute la journée.
Le 15 janvier, je reçois un courriel de La Redoute, m’annonçant joyeusement que :
Ces colis arriveraient donc plus tôt qu’annoncé par le transporteur ? Je clique sur chacun des deux liens Suivre mon colis, et la page qui s’ouvre affiche bien :
Comme quoi, le service d’information de La Redoute est redoutablement confus. Je le leur signale par courriel (resté jusqu’à ce jour sans réponse).
Le 16 janvier, dès 8 heures du matin, je consulte régulièrement le site de suivi de livraison de Colissimo . De temps à autre, il affiche une carte indiquant où se trouve le livreur – parfois dans une rue parallèle, parfois dans ma rue – tout en indiquant que les colis sont (encore) en préparation sur le site de livraison… Comme quoi, le livreur serait parti sans la livraison ?
Après plus de 6 heures d’attente, je cherche à contacter La Poste. C’est bien évidemment son « assistant virtuel » qui s’ouvre. À ma question sur les créneaux de livraison, voici sa réponse :
Après 8 heures et demi d’attente, les deux tabourets me sont finalement livrés. Eh bien : l’un des deux est bleu bien que j’avais commandé deux tabourets rouges – pourtant, son emballage précise qu’il est rouge – et l’autre est bien rouge mais bancal.
Je décide donc de renvoyer les deux tabourets, et appelle La Redoute pour connaître la procédure, souhaitant qu’on vienne les reprendre chez moi. La conseillère qui me répond dit qu’il suffit que je le signale sur le site de La Poste… or ce site ne permet l’enlèvement que de colis pouvant être déposés dans une boîte à lettres ! Je rappelle La Redoute. Une autre conseillère me répond et me dit que c’est ainsi chez Colissimo. Elle rajoute que si La Redoute avait utilisé un autre transporteur (qu’ils utilisent pour de gros paquets), celui-là serait venu les enlever chez moi… Vu leur volume, j’ai donc dû demander à T. de venir avec moi les déposer à La Poste, ce qu’il a fait avec bonne grâce.
Après ces péripéties, j’ai voulu déposer un avis sur la page du produit sur le site de La Redoute. Mon avis a été rejeté, parce que, concernant le tabouret bleu, c’était « un problème de livraison », et donc ne concernant pas l’objet en tant que tel. J’ai donc supprimé cette mention, et n’ai pu que mentionner le tabouret boiteux.
Il s’avère aussi qu’il est impossible de déposer une réclamation sur leur site : elle ne pourrait concerner que les tabourets eux-mêmes, et nécessiterait que je les photographie, mais je les avais déjà renvoyés ; elle ne pourrait concerner les processus de livraison et de retour.
J’ai voulu déposer une réclamation, et ai choisi l’option WhatsApp pour ce faire : je suis (évidemment…) tombé sur un « agent conversationnel » (non, ce n’est pas un agent humain), et voici ce qui s’est dit :
J’ai donc cliqué sur le lien menant au formulaire concernant une commande La Redoute. Voici ce qui s’est affiché :
Ce n’est que bien plus tard que j’ai réalisé que le lien était mal codé dans la réponse de cette « intelligence », comme le montre l’encadré dans l’image précédente.
J’ai tout arrêté et envoyé un courrier recommandé avec accusé de réception à la directrice générale de La Redoute.
Conclusion : La Redoute – plus jamais !

Le 28 janvier, donc 12 jours après mon renvoi du colis à La Redoute, je reçois un appel de leur service clientèle, d’évidence suite à la réception de mon courrier adressé à leur directrice générale. Après les excuses de convenance, l’interlocutrice m’annonce qu’elle va hâter la procédure de remboursement (selon leur site : trois à quatre semaines), et m’envoyer un bon d’achat de 20 €, valable un an. Au vu du coût de l’expédition de mon courrier recommandé avec accusé de réception, cela me revient à à peine un chouia plus que 10 €…
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* L’adresse de l’expéditeur des deux courriels de Colissimo est noreply@notif-colissimo-laposte.info, qui semble étrange. Pourquoi pas simplement une adresse se terminant par laposte.fr ? Cela semble tellement être un mail de hameçonnage que je passe un bon moment à en vérifier l’authenticité, avant que de cliquer sur le lien, qui va bien, lui, sur le site www.laposte.fr.
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Artificial Intelligence presents itself as a promise: fast, tireless, precise. It calculates without fatigue, learns without sleep, answers without hesitation. Facing it, Natural Intelligence seems almost archaic: slow, distracted, prone to doubt, occasionally self-contradictory. And yet, it is the one that came up with the comparison.
AI processes data. NI stumbles over reality. It confuses, forgets, interprets, gets things wrong—and then calls it experience. Where AI optimizes, NI hesitates. Where AI converges, NI wanders, and it is often in that wandering that an idea later labeled “brilliant” quietly takes shape.
NI is frequently criticized for its lack of consistency. It believes in the morning what it will refute by evening, with remarkable confidence. But this inconsistency may be a discreet form of freedom: the freedom not to be entirely predictable, even to itself. AI does not enjoy this luxury. It is consistent even in its mistakes, a kind of elegance NI never quite found the time to learn.
AI can simulate empathy. NI practices it clumsily, often too late, sometimes too intensely. It feels before it understands, and understands after it has acted—which explains a good portion of human history, along with its footnotes.
In short, AI is an intelligence that works. NI is an intelligence that wonders why it works at all. One answers questions. The other still wonders whether they are the right ones, and occasionally prefers to ask them sideways. Less efficient, no doubt. But it is precisely this inefficiency that gives it the strange impression of being alive.
– ChatGPT

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L’Intelligence Artificielle se présente souvent comme une promesse : rapide, inlassable, exacte. Elle calcule sans fatigue, apprend sans dormir, répond sans hésiter. Face à elle, l’Intelligence Naturelle paraît presque archaïque : lente, distraite, sujette au doute, parfois contradictoire. Et pourtant, c’est elle qui a eu l’idée de comparer les deux.
L’IA traite des données. L’IN, elle, trébuche sur le réel. Elle confond, oublie, interprète, se trompe — puis appelle cela une expérience. Là où l’IA optimise, l’IN hésite. Là où l’IA converge, l’IN divague, et c’est souvent dans cette divagation que naît une idée jugée géniale après coup.
On reproche parfois à l’IN son manque de cohérence. Elle croit le matin ce qu’elle réfutera le soir, avec un aplomb remarquable. Mais cette incohérence est peut-être une forme discrète de liberté : celle de ne pas être entièrement prévisible, même par soi-même. L’IA, elle, n’a pas ce luxe. Elle est cohérente jusque dans ses erreurs, ce qui est une élégance que l’IN ne s’est jamais vraiment offert le temps d’apprendre.
L’IA peut simuler l’empathie. L’IN, elle, la pratique maladroitement, souvent trop tard, parfois trop fort. Elle ressent avant de comprendre, et comprend après avoir agi — ce qui explique une bonne partie de l’histoire humaine, ainsi que ses notes de bas de page.
En somme, l’IA est une intelligence qui fonctionne. L’IN est une intelligence qui cherche un sens à ce fonctionnement. L’une répond aux questions. L’autre se demande encore si ce sont les bonnes questions, et préfère parfois les poser de travers. C’est moins efficace, sans doute. Mais c’est précisément ce défaut d’efficacité qui lui donne l’étrange impression d’être vivante.
– ChatGPT
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