Miklos
« Je donne mon avis non comme bon mais comme mien. » — Michel de Montaigne

This blog is © Miklos. Do not copy, download or mirror the site or portions thereof, or else your ISP will be blocked. 

3 avril 2010

Relents dans les pages en ligne du Monde

Classé dans : Actualité, Médias, Religion, antisémitisme, racisme — Miklos @ 11:18

Le courrier des lecteurs n’est pas un phénomène récent, il ne fait que s’accentuer avec le passage de la presse écrite à l’internet : on n’est plus limité par la taille de la page et plus il y a de com­men­taires, plus c’est valorisant. Pour preuve, la liste des « articles les plus commentés » affichée en première page, avec la possibilité d’y accéder de nouveau, système qui n’est pas sans rappeler celui du fameux algorithme secret de Google : plus c’est populaire, plus c’est au top, et plus cela sera lu par ceux qui ne l’auront pas encore vu et qui se satisfont de cliquer sur ce qui est en tête de liste.

Bien que certains périodiques effectuent un filtrage a priori, on se demande s’ils ne laissent pas échapper des contributions qui n’y ont pas leur place, par mégarde – les commen­taires affluant de jour comme de nuit, il faudrait tout un régiment de relecteurs, et déjà que la relecture des articles eux-mêmes n’est plus tellement assurée… – voire intentionellement, ce qui ne fera qu’attiser la controverse et donc faire ainsi croître le nombre de commentaires qui, s’éloignant de la source – l’article –, se commentent les uns les autres.

Un récent article du Monde n’a pas attiré beaucoup de commentateurs, bien que le sujet soit juteux. Vacances pascales ? Il s’agit justement de Abus sexuels : le « New York Times » répond au Vatican daté du 1er avril. Faut-il avoir beaucoup d’imagination pour trouver des relents antisémites dans le commentaire suivant : « A qui appartient le NYT? Avec la réponse à cette question, on aura peut-être la réponse à sa campagne… » quand on sait que le journal est contrôlé par les descendants de son propriétaire depuis la fin du XIXe siècle, Adolph Ochs.

Un Juif. Ceci expliquerait donc cela. À se demander si l’auteur n’a pas lu cette information sur un site (dont le nom, que nous éviterons de fournir ici pour ne pas le faire remonter dans le palmarès Google, signifie « observatoire (ou surveillance) du Juif ») qui a pour projet de fournir des « articles savants à propos de l’histoire du sionisme (…) visant à révéler l’identité des banquiers filous, des faussaires de l’information, des menteurs des relations publiques, des subversifs, des espions… ». La page qu’il consacre au groupe New York Times est illustrée de deux photos : celle d’Arthur Ochs Sulzberger (ex éditeur) et celle de son fils Arthur Ochs Sulzberger, Jr. (ex PDG et non pas président, la page n’est pas à jour), dont les noms sont précédés par la mention « Juif ». On croirait lire une page d’une certaine presse avant et durant l’occupation.

On est donc surpris que Le Monde ait laissé passer ce commentaire qui n’a rien d’une blague du premier avril malgré sa date de publication. On se fend donc d’un commentaire approprié destiné à jeter un éclairage sur la nature plus que douteuse du commentaire en question, et là on est encore plus surpris : Le Monde ne l’a pas validé. Serait-ce aussi parce qu’on y avait mentionné la récupération de l’antisémitisme par le père Cantalamessa pour voler à la défense du pape en comparant les attaques à son égard aux « aspects les plus honteux de l’anti­sémitisme ». Le fond de l’air effraie.

10 janvier 2010

Le tragique destin de l’immigré

Classé dans : Actualité, Politique, Société, antisémitisme, racisme — Miklos @ 12:05

Qu’on soit, à l’origine, pauvre ou riche, on émigre pour échapper à des discriminations et à des persécutions de tous ordres, à des conditions de vie ou à un sort que l’on estime insupportable (on ne parle pas ici de certaines célébrités s’exilant dans des pays limitrophes pour échapper aux impôts français) et pour trouver un havre que l’on espère accueillant. Parfois, on est même sollicité par le pays de destination, à la recherche de main d’œuvre étrangère.

On part seul ou accompagné, sans rien ou en abandonnant tout. Ma mère, adolescente expédiée seule de Russie après la Révolution qui avait ruiné sa famille vers la France où vivait son oncle parti plus tôt, ne prit avec elle qu’une petite cuiller, gravée à l’initiale de sa famille, et que son père lui avait offert. Elle ne fut pas accueillie les bras ouverts, mais elle échappa ainsi au sort terrible de sa mère, violée, torturée et tuée en Ukraine pendant la guerre. Mon père avait quitté jeune homme le shtetl de Galicie sans rien : sorti d’un milieu très modeste qui tentait de survivre entre restrictions économiques et pogroms hebdomadaires, il était parti vers un désert pour y participer à la construction d’une ville, Tel Aviv. Il s’y fit une autre vie, mais ses parents furent raflés en 1942, et sa première femme, qu’il avait épousée en Pologne, s’y trouva coincée quand l’Allemagne envahit le pays, et disparut dans la tourmente. Il n’y a malheureusement là rien d’exceptionnel : ainsi va le monde.

L’homme a toujours migré. La France a connu des vagues russes, italiennes, polonaises ou portugaises, chinoises, juives ou arméniennes. Et de bien d’autres pays et de continents, notamment d’Afrique du nord et d’Afrique noire. Les nouveaux arrivants, que ce soit en France ou dans tout autre pays, même identifié comme pays d’immigration (à l’instar des Étas-Unis ou d’Israël), sont immanquablement rejetés : perçus ou imaginés, voire fantasmés, comme « différents » (nom, faciès, couleur de peau, langue, religion, coutumes vestimentaires et culinaires, culture, et « si vous ajoutez à cela le bruit et l’odeur… »), même lorsque rien ne les distingue de leur environnement ; comme un corps étranger, lorsqu’ils se regroupent par affinités, comme une menace sourde – économique, culturelle voire sexuelle – à l’encontre d’une utopique identité parfaite, historiquement pure. Or cette identité est un fruit riche de tous les apports dont elle a bénéficié au fil des millénaires.

Le rejet des immigrés est viscéral, animal, et même lorsqu’il est habillé de considérations intellectuelles ou politiques, de débats publics et d’analyses subtiles. Rien n’y fait : si un Chirac peut ainsi s’exprimer, en précisant que « ce n’est pas être raciste que de dire cela », tout le monde peut le faire. Ce rejet s’exprime dans tous les domaines et tous les âges, allant des blagues douteuses d’« humoristes » à la discri­mination à l’embauche ou au logement, et parfois à des phénomènes de meutes humaines lancées à la chasse à l’homme, celle de l’étranger : c’est ce qui se passe actuellement dans l’Italie de Berlusconi.

Moins spectaculaire mais symptomatique d’un traitement inhumain de l’étranger – du fait, cette fois, de l’Administration d’un État qui se targue d’être la plus grande démocratie au monde – est le sort que réserve le Département de sécurité intérieure américain (Department of Homeland Security) aux immigrés qu’il arrête (plus de 400 000 par an) et emprisonne dans un réseau mal coordonné de centres de détention. Le New York Times soulève de façon fracassante le voile pudique qui recouvre les décès dans ces prisons (plus d’une centaine de morts depuis 2003) : maltraités, mal soignés ou pas soignés du tout, mourants, morts, pendant que les responsables de ces organismes discutent des moyens pour éviter le regard de la presse ou d’avoir à payer des soins qu’ils trouvent trop chers, falsifient des documents pour prouver que des médicaments ont bien été dispensés (mais oubliant de maquiller la date de leur administration, ultérieure au décès de la victime)… Une de ces victimes, décédée en prison en 2008, avait été arrêtée en 2006, 33 ans après son arrivée aux USA, où il vivait légalement en tant que résident permanent ; la raison ? Une condamnation en 1979 pour vol dans une épicerie… Les Américains ont vite oublié qu’ils étaient tous des immigrés, il y a à peine deux siècles.

7 mai 2008

« La vérité est ailleurs » : chez Google et dans la Wikipedia, par exemple

Classé dans : Sciences, techniques, antisémitisme, racisme — Miklos @ 1:09

Lors de la soirée thématique consacrée aux Bréviaires de la haine, Arte a diffusé un documentaire de Barbara Necek, La vérité est ailleurs, consacrée aux Protocoles des Sages de Sion. Ce plagiat antisémite du Dialogue aux enfers entre Machiavel et Montesquieu1, rédigé à la fin du xixe s., décrit un prétendu complot juif destiné à dominer le monde. On en connaît depuis les années 1920 l’auteur – un Russe (pays où circulent encore aujourd’hui des accusations de meurtre rituel à l’encontre des Juifs) – et ses motivations, ce qui n’a pas empêché ce livre de connaître un succès qui ne se dément pas, et en particulier dans les cercles négationnistes et néonazis, ainsi que dans le monde arabe, outil de propagande et d’endoctrinement de thèses haineuses. Will Eisner a relaté l’histoire de ce faux dans une bande dessinée remarquable, publiée peu de temps avant sa mort, et préfacée par Umberto Eco.

Le documentaire de ce soir en citait quelques passages, qui retentissaient avec le triste écho des événements de la Seconde guerre mondiale : comment, en les entendant, pouvait-on croire à un quelconque fantasme de domination juive, lorsque ce texte décrit de façon prémonitoire le plan mis en œuvre par les nazis ? Gouvernement central et fort, intensification des forces militaires et de police, suprématie d’une race forte, exploitation des tarés, suppression de l’initiative personnelle et sacrifice des individus au droit du pouvoir – et destruction de tout ce qui serait un obstacle à ce plan. Pour tout esprit sensé et connaissant un tant soi peu les réelles blessures de l’histoire, c’est le produit des vœux profondément destructeurs d’un individu malade de haine antijuive, que d’autres ont pu réaliser pendant un temps : qui veut noyer son chien l’accuse de la rage…

Interdit à « la circulation, la distribution et la mise en vente » en France depuis 1990, il n’est pas étonnant de le retrouver diffusé sur l’internet. Son hébergement à l’étranger en soi n’est pas illégal, mais c’est le fait qu’il soit accessible sur des écrans en France qui l’est : cela participe de cette diffusion interdite. Quand c’est le fait d’individus ou de groupes – souvent anonymes lorsqu’il s’agit de Français – acquis à ces thèses racistes, il est souvent difficile de faire appliquer la loi.

Ce qui est plus curieux, c’est d’en voir la diffusion du contenu assurée par Google2 ou par la Wikipedia française – toutes deux accessibles sur le territoire français. Que l’une ou l’autre soient une société ou un organisme établi à l’étranger ne change rien au fond. Que la première ait choisi de supprimer de ses services accessibles en Chine des contenus « sensibles » là-bas et ne le fasse pas ici3 est aussi compréhensible : après tout, le marché potentiel en Chine est tellement plus important qu’ici, où de toute façon la majorité des surfeurs est acquise à Google. Quant à la seconde, on sait qu’elle a revendiqué avec succès, devant les tribunaux français, le statut d’hébergeur et non pas d’éditeur4 : mais ceci ne suffirait par à l’exonérer de responsabilité sur la diffusion de ces contenus interdits, d’autant plus qu’elle revendique le fait d’offrir « serveurs [et] bande passante ». Comme sa présidente affirme aussi sa volonté « à ne pas conserver les contenus illégaux », on ne doute pas qu’une fois cette information parvenue à leurs yeux, ils « mettront un point d’honneur » à l’examiner, après avoir constaté que, dans ses propres pages, la WP sait l’existence de cette interdiction, tout en en fournissant l’adresse de sa version dans Wikisource. Il est d’ailleurs curieux que cette dernière – l’un des projets Wikimedia – choisit d’exclure tout texte qui viole une loi, celle du copyright, mais pas une autre (telle l’interdiction de publication).


1 Pamphlet politique de Maurice Joly publié en 1864 à l’encontre de Napoléon III.
2 Dans sa bibliothèque numérique, en version anglaise, dans un document annoncé comme accessible uniquement en extraits, mais que l’on peut lire intégralement. Il s’agit d’une récente réédition de la traduction originale du document en anglais en 1920. C’était encore récemment aussi le cas pour un ouvrage explicitement négationniste d’un Turc, qui a aussi l’insigne honneur d’être un ardent promoteur de créationnisme islamique, et qui a récemment arrosé des écoles, des universités et des centres de documentation français d’un ouvrage de 800 pages consacré à cette thèse.
3 Encore faudrait-il comparer ce qui est comparable : là, il s’agit de contenus qui véhiculeraient des contenus susceptibles de mettre en cause les principes mêmes du régime, ici il ne s’agit « que » d’un ouvrage de propagande raciste à l’encontre d’une minorité.
4 Suite à la diffusion dans ses pages d’informations diffamatoires à l’encontre de trois employés d’une société française.

___________________
Voir aussi les articles (liste générée automatiquement) :

28 mars 2008

Contes et légendes de la Wikipedia

Classé dans : Sciences, techniques, antisémitisme, racisme — Miklos @ 1:06

« Le judaïsme le plus ancien connaissait encore le sacrifice du premier né. » — Wikipedia, article « Légende des crimes rituels » (consulté le 27/3/2008)

La WP française traite dans plusieurs articles1 des accusations à l’encontre des juifs, selon lesquelles ils utiliseraient du sang d’enfants chrétiens pour la fabrication du pain azyme utilisé durant la Pâque juive. Ces allégations ne tiennent pas debout pour qui connaît les règles parti­culièrement strictes de cette religion2 prescrivant la stricte éli­mi­nation du sang3. Apparue au Moyen Âge, cette invention a donné lieu à de nombreuses persécutions (empri­son­nements, tortures, autodafés, pogroms) à l’encontre de ceux injus­tement accusés de ces pratiques4. Elle s’est poursuivi sans inter­ruption jusqu’à nos jours : il y a moins d’un mois, une série d’affiches reproduisant cette légende est apparue sur les murs des rues de Novosibirsk en Russie, quelques semaines avant la Pâque juive.

En 1840, une accusation de ce genre aura un reten­tis­sement inter­na­tional : un moine capucin et son serviteur dispa­raissent à Damas. Et c’est le consul français, Ulysse de Ratti-Menton, qui soulève l’accusation de meurtre rituel à l’encontre de la commu­nauté juive damascène. En résul­teront tortures de tous genres, aussi bien physiques (jusqu’à ce que mort s’ensuive, pour quatre d’entre eux) que morales (une soixan­taine d’enfants – juifs – enlevés à leurs parents et privés de nourriture) destinées à extorquer tous les aveux possibles et imagi­nables, à l’instar de ce que pratiquait l’Inquisition des siècles aupa­ravant. Ce n’est qu’à la suite de pressions inter­na­tionales que le vice-roi d’Égypte ordonna la remise en liberté des prisonniers.

Un excellent roman qui vient d’être publié en français – La Mort du moine d’Alon Hilu – s’inspire des faits connus et prend comme personnages les principaux prota­go­nistes de l’affaire. Fruit d’une recherche docu­mentaire très poussée, il construit, de façon tout à fait plausible, une intrigue qui expli­querait la dispa­rition du moine. On ne sait évidemment pas ce qu’il en est réel­lement advenu, le seul témoin qui semblait être le dernier à l’avoir vu entrer chez un Turc ayant été roué de coups jusqu’à ce que mort s’ensuive. Écrit dans une langue chato­yante et une parfaite maîtrise du style, extrê­mement bien traduit (de l’hébreu), c’est le récit du prota­goniste central du roman, qui bascule de première à la troisième personne parfois d’une phrase à l’autre, faisant ressortir son mal de vivre intérieur et ses conflits avec le monde qui l’entoure. L’auteur reconstitue avec véracité l’effet cata­clys­mique qu’a eu cette pression inte­nable sur la communauté juive dans son ensemble et sur chacun de ses membres, montant non seulement des familles les unes contre les autres, mais même un fils contre son père, poussant certains oppor­tunistes à aban­donner leur religion pour se placer du côté des puissants du moment et pour revenir à la foi de leurs pères le calme rétabli. Il témoigne aussi de l’héroïsme de personnes banales (et bien réelles, ce ne sont pas des person­nages inventés) qui auront résisté à toutes les tortures sans se compromettre.

C’est dans l’un de ses actes fondateurs que le judaïsme rejette le sacrifice humain, qui devait être une pratique admise dans les religions païennes qui l’ont précédé. Lorsque Abraham se voit commandé de sacrifier son fils Isaac à Dieu, il ne devait y avoir rien d’exceptionnel à cela : c’était chose commune, les divinités de nombreux peuples – cananéens, phéniciens, carthaginois… – buvaient goulûment le sang humain. La réelle épreuve est celle où l’ange lui dit d’arrêter son bras et de ne pas le sacrifier. Ce même schéma se retrouve dans l’islam, avec Ismaël, le second fils d’Abraham, se substituant à Isaac, tandis que dans le christianisme, Jésus est sacrifié pour les hommes. Il n’est donc pas étonnant que les allégations de meurtre rituel soient apparues dans le monde chrétien plutôt que musulman.

Quant à la phrase citée en exergue, elle est pour le moins malheureuse : l’ambiguïté du verbe utilisé, « connaissait », peut laisser entendre que le judaïsme primitif acceptait ou admettait le meurtre rituel, ce qui est une aberration. Pour preuve, l’article mentionne, sans en citer le contenu, deux passages qui en parlent (2. Chr 33,6; 2. Rois 23,10). Or quand on prend la peine de consulter ces textes, on constate sans grand effort que ces pratiques sont qualifiées d’« imitation des abomination des nations » (2 Chr. 33.2) et liées au culte de Baal et de Molek (2 Rois 23.10). On peut imaginer la réprobation qui se serait manifestée si on avait écrit « le catholicisme actuel connaît la pédophilie »… Cet article mentionne aussi de façon lapidaire la thèse d’Ariel Toaff « réhabilitant ces récits » en 2007, sans pour autant rajouter qu’il s’est rétracté (ce que dit l’article « Ariel Toaff »), ni mettre en perspective critique cette mention initiale. On peut ainsi imaginer l’effet qu’aurait eu la mention de la thèse de Jacques Benveniste sur la mémoire de l’eau sans aucun commentaire dans l’article consacré à ce liquide… Les deux autres articles (voir note 1) que la WP consacre partiellement ou totalement aux accusations de meurtre rituel sont bien mieux écrits.


1 Allégation antisémite », « légende des crimes rituels » et « accusation de crime rituel contre les Juifs.
2 Règles qui sont établies dans la loi dite orale, le Talmud et dans les responsa des rabbins, textes à valeur jurisprudentielle. Elles ne sont certainement pas établies dans l’Ancien Testament qui n’a pas de valeur juridique dans le système des lois traditionnelles juives et dont la lecture littérale ne permet de déterminer la pratique juive. Ce type de lecture a été, entre autres, pratiqué par les Karaïtes, secte qui avait rejeté la loi orale et de fait créé sa propre exégèse, ce qui n’est pas sans rappeler ce qui se passera bien plus tard avec l’émergence du protestantisme par rapport au catholicisme.
3 C’est pourquoi les mammifères propres à la consommation doivent être vidés de leur sang après avoir été tués et avant d’être cuisinés.
4 Qui se sont « enrichies » de variantes tristement célèbres, comme celle à l’encontre du juif Jonathas qui aurait, au xiiie s. profané une hostie consacrée en la poignardant ; celle-ci aurait alors saigné. Puis, quand il voulu la bouillir, elle s’envola. Il fut brûlé en place de Grève, et l’église des Billettes a été érigée sur le lieu où se trouvait sa maison.

The Blog of Miklos • Le blog de Miklos