Miklos
« Je donne mon avis non comme bon mais comme mien. » — Michel de Montaigne

This blog is © Miklos. Do not copy, download or mirror the site or portions thereof, or else your ISP will be blocked. 

23 avril 2009

L’ouïe du chat

Classé dans : Lieux, Nature, Photographie — Miklos @ 20:34

«Le second sens le plus important pour le chat est celui de l’ouïe. Chacune de ses oreilles possède une trentaine de muscles moteurs, alors que l’homme n’en a que six, qui lui permettent de les orienter avec précision pour localiser un son. En outre, ces mouvements sont très rapides, beaucoup plus que chez les chiens. (…)

Tout comme chez l’homme, l’âge affecte grandement, l’acuité auditive du chat. Sa sensibilité aux notes les plus hautes» diminue très vite au fil des années ; elle commence souvent à décliner dès que l’animal atteint l’âge de trois ans. En règle générale, on observe chez le chat de quatre ans et demi une nette diminution des capacités auditives.

David Taylor, Chats pratique, De Borée, 2006.

Bookmark and Share

3 commentaires »

  1. J’aimerais que vous m’aidiez à répondre à une question : est-ce que les chats peuvent être sensibles à la musique et au chant, et à un type de voix en particulier ? Je pose la question car j’ai un chat dont je pense que ses petites oreilles félines sont « charmées » par la musique et le chant. Je fais partie d’une chorale. J’ai pris 8 ans de cours de chant et il est indispensable pour moi de travailler et d’entretenir régulièrement ma voix (j’ai une voix de soprano). Et après avoir fait 10 minutes de vocalises, je chante l’un ou l’autre morceau classique (avec CD). Et quand je mets le CD et que je commence à chanter, mon chat me regarde et miaule (et il peut même miauler plusieurs fois) ; parfois, il vient près de moi en ronronnant !!!

    Commentaire par Anne CAILTEUR — 25 mars 2010 @ 15:13

  2. Je n’en sais rien, mais en effectuant des recherches à ce sujet, je suis tombé sur ce passage du Molière musicien de Castil-Blaze (1852), qui, à défaut d’être une preuve scientifique, ne manque pas de saveur.

    Mlle Dupuy jouait admirablement de la harpe et c’est à son chat qu’elle devait la perfection de son talent. Elle avait remarqué dans cet animal des gradations d’intérêt et d’attendrissement, des signes plus ou moins approbateurs, à mesure que les passages qu’elle exécutait présentaient plus ou moins d’expression, de clarté, d’élégance ou d’énergie. Elle s’était formé le goût, le style sous la direction de ce critique singulier, de telle sorte que sa réputation devint universelle et sa fortune très brillante. Mlle Dupuy sentant approcher latin de sa carrière voulut donner à son amour de chat, à son minet virtuose un témoignage éclatant de sa reconnaissance. Elle fit en sa faveur un testament qui le rendait possesseur d’une habitation fort agréable à la ville, et d’une maison de campagne charmante. Elle y joignit un revenu plus que suffisant pour satisfaire aux besoins, aux fantaisies mêmes du matou devenu seigneur châtelain, et propriétaire ayant pignon sur rue. Afin que ce bien-être lui fût assuré, fidèlement procuré, Mlle Dupuy légua, par le même acte, à plusieurs personnes d’une probité reconnue des pensions importantes, à condition qu’elles administreraient les revenus et les immeubles de cet aimable légataire, et qu’elles iraient tour à tour, et trois fois chacune par semaine, lui tenir compagnie, assister à ses repas, à son coucher, et veiller sur les domestiques attachés à son service.

    Ce testament fut attaqué, les plus fameux avocats plaidèrent pour ou contre ; et le chat mélomane triomphait de toutes les oppositions, gagnait sa cause avec dépens quelques jours avant de proférer son dernier miaulement. L’histoire ne dit pas s’il lui fut permis de tester à son tour. Bayle. Dictionnaire, article Rosen, sous la remarque C.

    Cette dame était assez originale, c’est le moins qu’on puisse dire, comme le montre cette autre anectdoque, que relate L’Esprit des journaux français et étrangers de 1782 en citant un ouvrage paru un an auparavant, Nouveaux essais sur Paris :

    Rue de Verneuil. Mlle. Dupuy, célèbre joueuse de harpe, mourut en 1677 (elle demeurait sans doute dans cette rue) & fit un testament fort extraordinaire, dont on parla beaucoup alors. Bayle n’a pas dédaigné de le rapporter dans son dictionnaire : en voici les principaux legs & les circonstances les plus singulières. Cette fille ordonna qu’il n’y eût à son convoi aucuns borgnes , boîteux, bossus, mais seulement un certain nombre d’hommes mariés, de femmes & de filles. Elle ordonna que, pendant 20 ans, sa maison ne fût louée qu’à des personnes dont la noblesse serait prouvée. Elle donna une place pour faire un jardin, à condition que celui auquel elle la laissait, n’y planterait aucun arbre nain. Elle établit une rente assez considérable pour la nourriture de plusieurs chats qu’elle avait & qu’elle aimait passionnément. Enfin, elle voulut qu’on donnât sa harpe, avec laquelle elle avait gagné beaucoup de bien, à un aveugle des Quinze-Vingts.

    Commentaire par Miklos — 25 mars 2010 @ 18:15

  3. [...] L’ouïe du chat [...]

    Ping par Miklos » Quelques chats — 12 février 2011 @ 16:57

Flux RSS des commentaires de cet article. TrackBack URI

Laisser un commentaire

XHTML: Vous pouvez utiliser ces balises : <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <strike> <strong>

The Blog of Miklos • Le blog de Miklos