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« Je donne mon avis non comme bon mais comme mien. » — Michel de Montaigne

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6 novembre 2013

Life in Hell: “Language is a virus from outer space” (William Burroughs)

Classé dans : Actualité, Langue, Musique, Peinture, dessin — Miklos @ 22:44


De droite à gauche : la Calligraphe alsacienne, Spirou, le Guitariste ailurophile, Akbar.
Cliquer pour agrandir.

À quelque chose malheur est bon : Spirou est enrhubé, ce qui est un avantage certain pour parler anglais avec l’accent américain. Les résultats n’ont pas manqué d’être au rendez-vous.

Par contre, le guitariste ailurophile trouve qu’il fanfounneOn précise qu’il n’y a pas de faute de frappe dans ce mot. un peu trop, et lui jette un « Mouche-te don, t’as la russe ! » (Claude Hagège s’empresse de préciser que cela n’a rien à voir avec aucune des Pussy Riots).

La calligraphe alsacienne lui demande vivement : « Hesch e Kischt ? » mais s’inquiète tout de même gentiment pour savoir s’il a une bonne Krànkekàss au cas où il aurait à voir son Hüssdokter, et s’il le faut, « E Rosskür küriert ràdikàl ! »

Spirou, que son état actuel empêche d’ingérer tout dérivé de lait sauf s’il contient du chocolat, murmure plaintivement “I hope I’ll be able to eat some cheese soon”, son comté ayant bientôt terminé sa transmutation.

« Bon d’même ! », dit alors le guitariste ailurophile qui trouve qu’il pignote un peu trop, même s’il a réellement l’air accagné, Spirou babinote de la goule mais reste muet, autant éviter de s’argueugner. Pour calmer le jeu, la calligraphe alsacienne déclare fermement « M’r müess d’ Litt nemme wie se sinn ! »

Revenant à leurs moutons, ils se demandent comment ils vont faire pour améliorer leurs scores dans la langue de Shakespeare. Après quelques instants de palabre, ils décident d’un commun accord de la parler entre eux un jour par semaine, les autres étant consacrés respectivement au patois vendéen, à l’alsacien et au français. Il reste toutefois un jour ouvré, ils le tireront chaque fois au sort.

« Nix isch unmejlich! », se dit Akbar in peto et, ne voulant pas leur compliquer encore plus la vie en leur rajoutant une autre langue qui serait de l’hébreu pour eux, conclut « À nous retater la boulette dô geoneil ! »

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2 commentaires »

  1. Bien le bonjour à Akbar et son messager-doublure Michel,

    Ce jour nous prévoyons tous ensemble de mettre en pratique nos résolutions linguistiques. Seulement, le calendrier n’étant point fixé, chacun s’efforce de faire valoir son dialecte et l’entreprise ressemble fortement au hall de la Gare de Lyon. Nous osons espérer que, par le biais de notre ami commun Spirou, vous nous ferez parvenir des conseils ô combien avisés afin de nous porter secours dans notre grand projet pour le moins honorable.

    Bien à vous (cela vaut pour Akbar comme pour Michel).

    Commentaire par Le guitariste ailurophile et la calligraphe alsacienne. — 9 novembre 2013 @ 0:43

  2. En un mot comme en cent : « Lancez-vous » (bon, ça en fait deux, de mots, mais c’est moins que cent), ou, en anglais, “Yes, you can” (je laisse aux deux spécialises que vous êtes de vos langues respectives d’en fournir les équivalents).

    Et si vous avez besoin d’une règle pour choisir le calendrier, voici quelques suggestions :

    • anglais : mercredi, parce qu’en anglais c’est le nom le plus long des jours de la semaine (“Wednesday”, et ce sera un bon entrainement, le premier d ne se prononçant pas, le second oui, ce n’est même pas un piège, c’est normal dans cette langue) ;

    • alsacien : jeudi, pour la même raison que pour l’anglais (“Dunnerschdàà” ; inutile de rajouter G’sundheit !, ce n’est pas un éternuement) ;

    • français : jeudi, parce que les Français adorent les semaines des quatre jeudis ; ah zut, c’est pris par l’alsacien, alors pourquoi pas le jour de la lune, lundi, ça permet d’y être (dans la lune ; d’ailleurs, les leaders de la France donnent l’exemple, ils semblent y être totalement déjà, eux) et de poétiser la semaine ;

    • patois vendéen : vendredi, à cause du v, moyen mnémotechnique imparable.

    Ce qui laisse, pour la gare de Lyon, le mardi, jour dont le nom n’est pas sans rappeller une fameuse interjection du Père Ubu.

    Commentaire par Miklos — 9 novembre 2013 @ 1:11

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