Miklos
« Je donne mon avis non comme bon mais comme mien. » — Michel de Montaigne

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6 mars 2023

Un[e] amour de café-tabac non genré

Classé dans : Langue, Photographie — Miklos @ 15:32

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«Nous engageons notre lecteur à porter toute son attention sur chacun de ces exercices, de faire tout son possible pour remarquer de lui-même la différence qui existe entre les exemples du masculin et du féminin singulier, et ceux du masculin et du féminin pluriel. Celà ne nous empêchera pas, bien entendu, de lui donner en temps et lieu toutes les règles nécessaires ; mais, comme nous savons par expérience que le professeur le plus certain est l’observation, nous lui conseillons d’observer, car il ne faut pas perdre de vue que les observations doivent conduire aux règles, et non les règles aux observations : cette marche étant la seule qui puisse amener un résultat satisfaisant.

[…]

Remarque sur le mot amour. Jusqu’à ce jour la plupart des grammairiens et des écrivains ont fait amour masculin au singulier et féminin au pluriel, à moins pourtant que, dans ce dernier cas, il ne désigne de petits génies ailés que l’ont voit en peinture servir ordinairement de cortége à la beauté ; alors il est masculin ; si bien que, d’après celà, amour, lorsqu’il peint les sentiments de l’âme, est masculin, ou féminin, selon le nombre. Parle-t-on d’un seul amour, il est masculin ; parle-t-on de plusieurs, il est féminin. Puis viènent ensuite les violations de ceux mêmes qui ont posé cette bizarrerie en principe ; c’est-à-dire que personne ne se soumet ni ne s’est jamais soumis à cette prétendue règle, et que les grammairiens seuls se tuent de crier : Amour est masculin au singulier et féminin au pluriel. Pour nous, nous ne pouvons souscrire à une telle absurdité : nous ne pouvons nous figurer qu’un mot puisse passer du masculin au féminin en passant du singulier au pluriel ; nous croyons qu’il doit être, ou tout l’un, ou tout l’autre, en culotte, ou en cotillon : rien dans la nature ne change de sexe en passant de l’individualité à la pluralité ; c’est-à-dire qu’un mouton, par exemple, une fois reconnu pour tel, ne deviendra pas brebis en passant dans un troupeau ; et si un amour est du masculin, des amours doivent être du même genre.

[...]

Nous engageons à celà, parceque notre vœu le plus grand, notre espérance la plus chère, c’est de voir un jour toutes ces futilités ridicules bannies de notre langue, afin que chacun se trouve par là à même d’émettre librement et correctement sa pensée, sans avoir besoin de longues années d’études. La tâche est forte et pénible ; il faut pour celà déraciner bien des préjugés, causer bien des dépits ; mais que ne peut pas l’homme avec de la persévérance ! et nous aurons toute celle nécessaire pour arriver à ce but. D’ailleurs, qu’est-ce que l’autorité des règles discordantes et arbitraires que prétendent nous imposer ces gents qui, parcequ’ils ont le temps de s’attacher à des niaiseries plus ridicules que nécessaires, semblent monopoliser sur le savoir, et le rendre impossible, en nous donnant comme loi leurs observations particulières, observations que personne n’a jamais observées, pas même les auteurs desquels ils les tirent, ou les ont tirées ; observations que sans cesse ils réfutent eux-mêmes par leurs contradictions sans nombre. Que peut nous faire à nous de quelle manière s’exprimaient nos bons, mais vieux auteurs du gigantesque siècle, puisqu’il est prouvé, bien prouvé, du propre aveu de messieurs les grammairiens, que ces auteurs n’ont jamais été d’accord entre eux, ni même avec eux-mêmes […].

Pourquoi serions-nous tenus de ne suivre que la route tracée par les anciens, de ne parler que le langage qu’ils ont parlé ? A ce compte, où serait donc le progrès ? Si nous nous étions toujours conformés à ce système absurde, où en serions-nous ? à nous couvrir encore les épaules de peaux d’animaux, à coucher encore dans des huttes, ou sur la terre, à n’avoir pour siéges que des pierres, ou des tronçons d’arbres, ou plutôt à n’avoir rien du tout, puisque nos premiers pères ont dû commencer par là. Quoi ! touts les jours on vous entend dire : notre langue est pauvre, notre littérature est mesquine, et si un homme essaie de sortir de l’ornière, vous criez haro sur le novateur ; pourtant comment voulez-vous que nous ne mettions pas» nos pieds sur la place où nos pères ont mis les leurs, si vous prétendez nous imposer comme loi de ne pas sortir du terrain qu’ils ont parcouru.

Grammaire générale, philosophique et critique de la langue française, mise à la portée de toutes les intelligences pour être apprise sans maître, sur un plan entièrement neuf, par Napoléon Caillot, membre de l’Académie du Prytanée ; ouvrage adopté par l’École nationale de France. Paris, 1838.

27 février 2023

Quelques faits concernant Napoléon Ier

Classé dans : Histoire, Humour, Langue, Peinture, dessin — Miklos @ 15:53

The first Kiss this Ten Years, or, the meeting of Britannia & Citizen François, by James Gillray, 1803.
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- Comment aimait-il converser avec ses proches ?

- En bon aparté.

- Qu’a-t-on dit quand il a été couronné ?

- Ça empire…

- Où habitait-il avant de s’installer aux Tuileries ?

- Dans un bon appart.

- Pourquoi aimait-il voir le fils de Joséphine monter à cheval ?

- À cause du beau harnais.

- Dans quel hôtel a-t-il été le plus longtemps ?

- L’Hôtel des Invalides. Il y est encore.

27 mai 2022

ROTD, or, Riddle Of The Day

Classé dans : Langue — Miklos @ 20:42

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First off, let’s clarify for those who don’t know the meaning of all these common initialisms:

  • CUP = Cambridge University Press (UK).

  • NIH NCI = National Institutes of Health National Cancer Institute (US).

  • AFRL = Air Force Research Lab (US).

  • FBIS = Foreign Broadcast Information Services (US).

  • BLM = Bureau of Land Management (US).

The answer to this easy riddle: the pages referenced above from their sites all speak of “acryonyms”.

As this word is absent from the vocabulary of the renown Cambridge Dictionary (but obviously used in one of its pages), in order to find its meaning one has to look in another dictionary, e.g. that one.

Having reported this amusing occurrence to the CUP (which happens to be “the oldest publishing house in the world”), this is their nice reply:

Dear M[...],

Thank you for reporting this issue with the entry for ‘backronym’ in the online Cambridge Dictionary. Customer feedback is important to us for product development. Our editorial team have advised that you are correct and that this will be amended in a future update.

Regards,

A[...]

Technical Support
Cambridge University Press & Assessment
Shaftesbury Road, Cambridge, CB2 8EA

QED.

10 mai 2022

Attention aux invités qui s’incrustent… !

Classé dans : Langue, Sciences, techniques — Miklos @ 13:46

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Étant par hasard tombé sur la citation « Un invité est comme un poisson : au bout de trois jours, il commence à sentir mauvais. » j’en ai cherché l’origine.

Le Parisien le définit carrément à un « proverbe juif sur poisson », alors que Dicocitations en fait un proverbe arabe.

Le site Brainy Quote (l’adjective ne décrivant pas forcément ceux qui y mettent du contenu) l’attribue à Benjamin Franklin (pas moins !), en anglais évidemment : “Guests, like fish, begin to smell after three days.” Une version plus familiale est fournie par le Webster’s Ninth New Collegiate Dictionary (1984) à l’article “FISH” : “Visiting relatives are like dead fish. After three days, they begin to smell.”

Mais quand on remonte en arrière dans le temps, cela se corse (aucun rapport avec l’île éponyme, du moins pour l’origine). Anthony Vieyra, dans son ouvrage A New Portuguese Grammar, Londres, 1800, le cite en tant que proverbe portugais : “O hospede e o peixe aos tres dias fede.”, qu’il traduit ainsi : “Fresh fish, and new-come guests, smell when they are three days old.”

Quelques années plus tôt, en 1789, Jean-Charles François Tuet (1742-1797) écrit, dans ses Matinées sénonoises ou Proverbes françois, suivis de leur origine ; de leur rapport avec ceux des langues anciennes & modernes ; de l’emploi qu’on en a fait en poésie & en prose ; de quelques traits d’histoire, mots saillans, & usages anciens dont on recherche aussi l’origine, &c. &c., ceci : « L’hoste & le poisson, passé trois jours, puent, dit le proverbe Espagnol. »

À l’inverse, John Ray, dans son ouvrage A Collection of English Proverbs Digested Into a Convenient Method for the Speedy Finding Anyone Upon Occasion; with Short Annotations. Whereunto are Added Local Proverbs with Their Explications, Old Proverbial Rhythmes, Less Known Or Exotic Proverbial Sentences, and Scottish Proverbs, publié en 1670, en donne une version accompagnée de sa source en français : “Fresh fish and new come guests smell, by that they are three days old. L’hoste & le poisson passé trois jours puent.”

Le tome III du Littré de 1873-1874 renvoie encore plus loin dans le passé, au Dictionarie of the French and English Tongues de Randle Cotgrave, publié en 1611, où l’on trouve : “L’hoste, & le poisson passé trois iours puent : Pro. A guest, and fish at three dayes end grow mustie.”, ce qui semblerait confirmer qu’il s’agit bien d’un proverbe français.

Mais voici qu’apparait en 1609 la seconde édition des Proverbes espagnols traduicts en françois par Cesar Oudin, Secretaire Interprete du Roy. Reueus, corrigez & augmentez en ceste seconde edition, par le mesme, où il est écrit : “El huesped y el pece, à tres dias hiede. L’hoste & le poisson, passé trois iours puent.”, renforçant la thèse d’un proverbe espagnol.

Pour conclure, s’il faut remonter au déluge (c’est à partir de ce moment-là qu’on peut parler de poissons), c’est sans doute bien, à l’origine des origines, un proverbe juif (même s’il n’apparaît pas dans les versions canoniques de l’Ancien Testament). Et quand à sa version française, vu l’ambiguïté de sens du mot hôte, on peut se demander qui des deux, celui qui reçoit ou celui qui est reçu, se mettra à puer.

Caricature (contemporaine) dans le style de James Gillray (1756-1815).
Cliquer pour agrandir. Source : ChatGPT

28 novembre 2020

Apéro virtuel II.27 – samedi 28 novembre 2020

Place des Victoires

Sylvie arrive avec son lot de popcorn, suivie de Léo, Françoise (P.) et Françoise (C.). Michel raconte alors avoir pris la photo ci-dessus environ une heure plus tôt, en rentrant chez lui. Françoise (P.) dit qu’elle se trouvait alors aux Champs-Élysées, et le nombre de personnes dans les rues était impressionnant – ce que confirment Michel et Françoise (C.), chacun pour son quartier, cette dernière ayant vu aussi de la fumée s’élevant au-dessus des toits en direction de la Bastille – « produit » des affrontements de rue entre manifestants et forces de l’ordre durant la manifestation pour la défense des libertés.

Concernant l’histoire du monument central de la place des Victoires, Michel montre une gravure illustrant le monument d’origine qui s’y était élevé jusqu’à la Révolution française, Louis XIV sur un piédestal, entouré de quatre statues. Celle du roi fut alors fondue, et les quatre autres se trouvent actu­el­lement au musée du Louvre. La place elle-même a changé depuis : on aperçoit sur cette gravure, au fond et des deux côtés de la statue, deux des quatre fanaux, qui brûlaient en permanence pour éclairer la statue, eux-mêmes démontés en 1718. Il est amusant d’en savoir la raison, voici ce qu’en dit la Notice sur la nouvelle statue équestre de Louis XIV, fondue d’après le modèle de M. Bosio, membre de l’Institut, précédée de quelques considérations critiques et d’un aperçu historique sur la place des Victoires et sur les divers monuments qui l’on décorée depuis sa construction de C.-Olivier Blanchard de Boismarsas en 1822, qui remet aussi en cause l’identification des quatre statues en tant que représentations de quatre nations vaincues :

«Au milieu de cette place s’élevait, avant la révolution, sur un piédestal de marbre blanc veiné, la statue pédestre de Louis-le-Grand. Ce monarque était représenté avec les habits de son sacre, et foulant aux. pieds un Cerbère ; une victoire ailée, un pied posé sur un globe et l’autre en l’air, mettait d’une main Une couronne de laurier sur la tête du héros et tenait de l’autre un faisceau de palmes et de branches d’olivier. Ce groupe monumental était de plomb doré et fondu d’un seul jet, ainsi que le globe, la massue d’Hercule, la peau de lion, le casque et le bouclier qui en formaient les ornemens et accessoires.

Aux angles du piédestal étaient quatre figures en bronze de douze pieds, représentant des esclaves chargés de chaînes. On a toujours voulu voir dans ces statues la désignation des peuples que Louis XIV avait subjugués ; mais il est plus généreux de penser que le fondateur avait seulement eu en vue d’exprimer par une allégorie la puissance du monarque et le succès de ses armes.

Les bas-reliefs représentaient, l’un la préséance de la France sur l’Espagne en 1662 ; l’autre, la conquête de la Franche-Comté en 1668 ; le troisième, le passage du Rhin en 1672 ; et le dernier, la paix de Nimègue en 1678.

Tous ces ouvrages avaient été conduits avec un rare talent par Martin Vanden-Bogaer, connu sous le nom de Desjardins. Enfin l’élévation du monument entier était de trente-cinq pieds.

Plusieurs inscriptions fastueuses couvraient les différentes faces du piédestal. Au bas de la statue on lisait ces mots gravés en lettres d’or : VIRO IMMORTALI.

Jusqu’en 1699, la place des Victoires fut éclairée pendant la nuit par quatre grands fanaux ornés de sculptures et d’inscriptions relatives aux actions les plus mémorables de Louis XIV. Un arrêt du Conseil ordonna à cette époque que ces fanaux ne seraient plus allumés ; et, peu d’années après, ils furent démolis. Les motifs de cet arrêt étaient d’une frivolité qui allait jusqu’au ridicule : les habitans des maisons de cette place étaient, disait-on, incommodé par l’attroupement des fainéans et vagabonds qu’attirait la lumière de ces fanaux. Des personnes bien instruites ont attribué, avec plus de vraisemblance, cette détermination à ce distique assez plaisant que l’on vit un matin sur le piédestal de la »statue :

Lafeuillade, sandis, je crois que tu me bernes,
Dé placer lé soleil entre quatre lanternes.

Léo mentionne deux « champions de la courte nouvelle », qui va de trois lignes à 2 pages : Fredric Brown, auteur de polars et de science-fiction humo­ris­tique, qui a notamment écrit Martiens, Go Home! (œuvre que Michel avait citée en 2018 suite à une jolie coquille de Libé), le second Jacques Sternberg (1923-2006), auteur belge franco­phone notam­ment de science-fiction et de fantas­tique. En préli­minaire, il cite la plus courte histoire de science-fiction qu’il connaisse : « Allô ? C’est de la part de quoi ? »1 Il commence alors la lecture de « La Disparition » (non, pas celle de Perec, mais on ne peut s’empêcher d’y penser), tirée du recueil 188 contes à régler de Sternberg et illustré par son ami Topor : « Tout arriva en un dixième de seconde. De tous les grains de sable susceptibles de tomber dans les rouages d’une civilisation de haute technicité, celui-là semblait vraiment l’un des plus impro­bables : partout, sans explication plausible, et sans le moindre signe précur­seur, le chiffre 2 disparut du monde des mathématiques. [...] »

Michel évoque deux autres auteurs de microcontes : Alphonse Allais et l’auteur contemporain israélien Etgar Keret (excellemment traduit en français).

Léo pose alors un problème de logique. Il présente la phrase suivante : « Cette phrase contient sept mots. » Manifestement, elle est fausse. Donc sa négation doit être vraie : « Cette phrase ne contient pas sept mots. » Mais elle en contient sept… Bon exemple d’une phrase et de son contraire, toutes deux auto­référentielles, ou ni l’une ni l’autre sont vraies et fausses en même temps. Situation indé­cidable (autre exemple : « Je suis un menteur »). Léo indique alors que cette problé­matique de logique a été abordée de façon bien plus générale en mathé­matiques, notamment par Gödel dans ses « théorèmes d’incomplétude », qui démontrent que toute théorie mathé­matique équi­valente à, ou plus déve­loppée que, l’arithmétique, contenait forcément des affirmations indémontrables voire contradictoires dans le cadre de cette théorie, et qu’on ne pouvait traiter que dans une théorie plus « vaste ». De là la discussion s’élève jusqu’à la preuve onto­logique (ou non) de l’existence de Dieu (pour dire simple : puisqu’on peut imaginer la transcendance qui est forcément hors de nous, c’est qu’elle existe).

Pour en revenir à des concepts humains, ceux de théories mathé­matiques, Léo montre que certains concepts simples s’interprètent diffé­­remment selon le contexte. Ainsi, la somme des trois angles d’un triangle, dessiné sur une surface plane, est toujours de 180°, alors que si l’on prend par exemple un triangle dessiné sur la face terrestre, la somme de ses angles peut dépasser de loin cette limite (et arriver jusqu’à 540°) : dans le premier cas, c’est la géométrie euclidienne qui y règne, dans l’autre c’est la géométrie sphérique. La conversation s’élevant derechef vers des dimensions (mathématiques) supérieures (nous vivons dans trois dimensions, mais quid des êtres dans une quatrième ou cinquième dimension?), Léo mentionne le joli petit ouvrage d’Edwin Abbott Abbott (oui, deux fois), Flatland: A Romance of Many Dimensions (en français : Flatland ou Le pays plat ; Flatland : Fantaisie en plusieurs dimensions), qui se passe dans un monde… à zéro, une ou deux dimensions, dans lequel les femmes sont pointues, du fait de leur forme triangulaire… Ce qui fait mentionner à Michel Les Xipéhuz (1888) de J.H. Rosny Aîné (auteur aussi de La Guerre du feu), dans laquelle les humains – dans un lointain passé (« mille ans avant le massement civilisateur d’où surgirent plus tard Ninive, Babylone, Ecbatane. ») – se trouvent confrontés à des Formes, « cônes bleuâtres, translucides, la pointe en haut, chacun du volume à peu près de la moitié d’un homme », d’autres « quasi cylindriques », inorganiques et pourtant organisées et violentes, conflit de deux mondes totalement étrangers l’un à l’autre, décrit dans une langue très poétique.

Léo ayant changé son arrière-plan, il affiche maintenant la genèse de Superman, représenté ici avec son père Jor-El, tous deux nés sur la planète Krypton. Le père ayant prévu qu’un cataclysme détruirait la planète, il envoie son fils sur Terre dans un vaisseau spatial qu’il a conçu et construit, et le bébé Superman se retrouve être le seul survivant des Kryptoniens (à l’exception, précise Jean-Philippe, quelques prisonniers à Krypton, qui se retrouvent en fait emprisonnés dans une capsule en dehors de la planète). Les ennemis de Superman, qui se doivent d’être à sa hauteur, sont appelés les Supervilains.

Françoise (P.) cite deux petites phrases absurdes : « La pizza est une spécialité culinaire ronde placée dans un emballage carré pour être dégustée en triangles. » et « C’est l’histoire d’une fraise qui fait du cheval… Tagada, tagada, tagada ! »

Françoise (C.) fournit celle-ci : « Comme son nom l’indique, le violoncelle est un instrument qui se joue assis. »

Léo lit une autre histoire courte qui commence ainsi : « La guerre de 1999 éclata si brutalement qu’on eut à peine le temps d’y croire », montrant en quelques mots les vices et les vertus de… l’informatique, et une autre, encore plus courte, qu’on citera intégralement : « Il était le dernier homme à survivre tant bien que mal dans l’unique maison encore intacte d’une banlieue de la capitale entièrement détruite, quand il reçut la-bas un dernier avis avant saisie que lui envoyaient les contributions. »

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1. On en a trouvé une version un chouia plus longue et attribuée ici (p. 17), datant de 1976 : « Sur les ondes de CBOF-AM, Gérard Gravelle raconte : “Cela se passe en l’an 2000. Une sonnerie retentit. Le téléphone robot décroche et dit : Allô, c’est de la part de quoi ?” ».

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