Miklos
« Je donne mon avis non comme bon mais comme mien. » — Michel de Montaigne

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28 août 2025

Mise en scène de la Cène sur la Seine

Classé dans : Actualité, Humour, Langue, Peinture, dessin, Religion, Sciences, techniques — Miklos @ 12:46

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Sur la Seine un bateau-mouche glisse en silence,
Jésus et ses apôtres goûtent l’instant en cadence.
La Tour Eiffel derrière veille comme un vieux sage,
Tandis que l’eau miroite et danse sous leur visage.

Pierre renverse un pain, Thomas regarde l’eau,
Judas compte ses pièces, André fait un écho.
Sur une barque proche, caméras en maraude,
Le réel se mêle au sacré, et l’onde s’érode.

Le vin tremble au calice, la nappe se soulève,
Le vent joue dans les cheveux, et le ciel se relève.
Un instant suspendu, entre rire et mémoire,
Paris devient la scène d’un étrange miroir.

— ChatGPT

27 août 2025

Une migraine infernale

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«J’ai une migraine ! Infernale !

C’est comme si… il y avait un métro qui me traversait la tête.

Je prendrais bien de l’aspirine… Mais…

Lorsque j’en prends, la migraine s’arrête… mais le métro… aussi…

Alors, il y a des gens qui descendent… ça fait un ramdam à l’intérieur !

J’ai les oreilles qui sifflent !
Alors, dès que les oreilles sifflent… les portes se referment, le métro repart.»

Et la migraine revient !

Infernal !

— Raymond Devos

12 août 2025

« Il faut toujours se méfier des choses qu’on ne peut pas vérifier et qu’on est obligé de croire. »

Classé dans : Humour, Langue, Peinture, dessin, Progrès, Sciences, techniques, Société — Miklos @ 19:53

9 août 2025

Une grand merci !

Classé dans : Langue, Peinture, dessin, Sciences, techniques — Miklos @ 17:22

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«Merci. —La pathologie en ce mot affecte le genre, qui, féminin selon l’étymologie en don d’amoureuse merci, est masculin dans un grand merci. L’usage n’aime guère les casse-têtes grammaticaux, et il s’en tire d’ordinaire fort mal. Le casse-tête git ici dans le mot grand : cet adjectif est, selon la vieille langue, très correctement masculin et féminin, comme le latin grandis ; mais. suivant la moderne, il a les deux genres, grand, grande. L’usage, quand il a reçu la locution toute faite grand merci, a pris grand avec son genre apparent, et du tout il a fait un grand merci. La signification n’est pas non plus sans quelque pathologie. Le sens primitif, qui est faveur, récompense, grâce (du latin mercedem), s’est rétréci de manière à ne plus figurer que dans quelques locutions toutes faites : don d’amoureuse merci, Dieu merci. Puis le sens de miséricorde qui épargne se développe amplement, et atrophie l’acception primitive. La miséricorde n’est point dans le latin merces ; mais elle est, on peut le dire, une sorte de faveur;  et la langue n’a pas failli à la liaison des idées, même subtile, quand elle a ainsi détourné à son profit le vocable latin (1).

(1) L’expression» Dieu merci, qui est une locution que le français moderne a héritée de l’ancienne langue, ne signifie pas grâce à Dieu mais par la misericorde de Dieu.

É. Littré, Les Mots changent de sens, Paris, 1888.

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Comme on peut le voir dans cette retranscription intégrale de la définition du mot merci dans le Littré, c’était avant tout un substantif féminin… Il l’est encore dans certaines expressions communes, comme à la merci de.

Quant à l’adjectif grand, il dénotait aussi le féminin sans un e final, d’où le titre de ce billet (et quelques expressions qui conservent cette forme, telles grand-mère, grand-messe, grand-rue, et pas grand-chose). L’expression une grand merci était d’ailleurs encore en usage au XXe siècle, à l’instar de la conclusion de ce courrier d’une lectrice au journal La Femme de France, daté du 23 mai 1926 :

On trouvera ici un bel article concernant les formes genrées ou non de l’adjectif grand.

27 juillet 2025

Le français, cette langue si rationnelle…

Classé dans : Langue, Peinture, dessin, Progrès, Sciences, techniques — Miklos @ 18:19

Cliquer pour agrandir. Source : ChatGPT.

Le français, souvent présenté comme une langue de précision et d’élégance, déploie en réalité une complexité redoutable, à commencer par sa prononciation, où la subtilité atteint parfois des sommets quasi imperceptibles. Ainsi, la simple distinction entre ou et u, pourtant fondamentale, échappe à de nombreux apprenants, au risque de glissements sémantiques aux conséquences parfois cocasses, parfois gênantes. À cela s’ajoutent les voyelles nasales — an, en, on, un — qui, mal maîtrisées, peuvent transformer tremper en tromper, voire en trumper, ou On en a eu un en une phrase incompréhensible, déroutant même les interlocuteurs les plus indulgents.

La richesse phonétique du français se double d’un système orthographique d’une rare opacité, où les graphies ai, ais, é, è, et, aient se prononcent souvent de manière identique à l’oral tout en signalant des fonctions grammaticales cruciales, piégeant l’écrivain débutant dans une mer de terminaisons flottantes. Sur le plan verbal, certains verbes imperfectifs semblent s’amuser de leur propre rareté ou irrégularité : chaloir (dont il chaut peu à quiconque aujourd’hui), gésir (verbe de la posture funéraire), échoir, seoir, ou encore quérir, dont les conjugaisons frôlent l’énigme grammaticale.

Et pourtant, malgré cet entrelacs de subtilités phonologiques, morphologiques et lexicales, le français offre une rigueur structurelle rassurante, une logique interne solide, et une cohérence syntaxique qui, une fois domptée, en font une langue fascinante, précise et nuancée. Sa difficulté n’est pas une barrière, mais une invitation à l’exactitude et à la finesse — à condition, bien sûr, de ne pas confondre dessous avec dessus, ou cou avec… Je vous laisse deviner.

— ChatGPT

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