Miklos
« Je donne mon avis non comme bon mais comme mien. » — Michel de Montaigne

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29 septembre 2007

Après Vienne

Classé dans : Architecture, Lieux, Musique — Miklos @ 14:13

Vienne la baroque est une orgie de tartes à la crème montées d’un Éverest de Chantilly : l’architecture exubérante de ses monuments et le décor intérieur de ses églises en donnent le sentiment et ses cafés le goût. Les palais majestueux à la splendeur délirante de cette petite ville de province qui fut le cœur d’un empire se retrouvent dans des rues régulières bordées des façades sobres de maisons bourgeoises aux fenêtres surmontées d’un fronton surbaissé ou encadrées de bas reliefs de colonnes, grandeur néoclassique oblige. Sur bruit de fond omniprésent d’une musique de valse hypnotisante, tout y est propre et fonctionne comme sur du papier réglé, les gens sont aimables, souriants, et bien de leur personne. Les autres – mendiants ou drogués – savent se tenir dans l’ombre, à leur place. Il ne s’est rien passé ici, il y a 60 ans.

La ville est organisée efficacement, pour un touriste (sans pour autant atteindre la folle utopie des quartiers de Brasilia) : tous les musées sont regroupés dans le gigantesque palais Hofburg ou ses alentours. Parmi ceux-ci, l’Albertina, qui abrite une richissime collection d’arts graphiques. J’espérais y voir le merveilleux Jeune lièvre, les extraordinaires Mains en prière et d’autres chefs-d’œuvre de Dürer, de Léonard de Vinci ou de Michel-Ange : las, les murs des splendides salons d’apparat des Habsbourg qui viennent d’être restaurés et ouverts au public n’en affichent que des reproductions de qualité inégale. L’exposition en cours, dans une autre partie du palais, « de Monet à Picasso », permet d’admirer les traces des principaux courants artistiques de l’époque charnière entre le classicisme et l’art contemporain : impressionnisme et post-impressionnisme (un très expressif et curieux portrait d’animal, Le Cheval blanc « Gazelle », de Toulouse-Lautrec), expressionnisme allemand (le mouvement Cavalier bleu), les Fauves et les Nabis, l’avant-garde russe (peut-on ne pas aimer Chagall ?), les surréalistes (un très beau Paysage aux lanternes de Paul Delvaux), jusqu’à Yves Klein, Mark Rothko, Roy Lichtenstein ou Francis Bacon (auquel on a préféré de loin Le Portrait d’Annette d’Alberto Giacometti, moins mortifère et tout aussi fort)… Fruit d’une collection privée (celle de Rita et de Herbert Batliner), cette exposition ne se veut pas exhaustive, mais dessine d’une façon très pédagogique un panorama d’un siècle d’art à cheval sur les 19e et 20e s. (où, comme on le sait, les seules guerres furent les batailles rangées qui se sont tenues entre mouvements artistiques).

Quant à la collection des instruments de musique anciens, hébergée à l’étage du corps principal du palais impérial, on y arrive par de majestueux escaliers qui devaient voir défiler des dames en grandes robes froufroutantes. Des instruments à vent anciens de toutes formes (sans oublier le serpent) et matériau, de nombreux claviers – orgues positifs, épinettes, pianos – dont certains célèbres pour leur facteur ou leur propriétaire, d’autres étranges (combinant orgue et cordes, ou permettant de jouer toutes les tonalités en tempérament égal), des cordes frottées (depuis le rebec de la Renaissance aux grands violons italiens) et pincées (on peut y admirer barytons et doubles guitares) : collection hors du temps dans un lieu mythique, qui évoque d’autres musées d’instruments de musique, avec leur part de merveilleux : celui de la Vleeshuis (maison des bouchers) d’Anvers, qui possède des clavecins flamands au son tout aussi splendide que leur décoration ou celui de Ringve en Norvège, où l’on peut voir, aux côtés d’instruments historiques (depuis un virginal italien des années 1600 jusqu’à un synthétiseur Subharcord II) des instruments de musique traditionnels norvégiens. La musique est sans aucun doute l’une des activités créatrices les plus anciennes de l’homme, et c’est celle qui reste parfois quand il a tout perdu.

18 août 2005

Souvenirs d’Italie : art

Classé dans : Architecture, Lieux, Littérature, Peinture, dessin — Miklos @ 20:01

L’éblouissement incessant que procure le parcours du musée de l’Accademia à Venise se prolonge à la contemplation des bâtiments, des statues, des tableaux ou des fresques de maîtres tels que Bellini, Carpaccio, Véronèse ou le Tintoret que l’on trouve à tout coin de rue ou de canal, jusque dans l’église la plus modeste, mais aussi dans d’autres musées ou des demeures et des palais de cette ville figée dans l’éternité.

Tout chef-d’œuvre est par essence unique et nécessite du temps pour commencer à l’apprécier, de pouvoir y revenir ultérieurement pour en découvrir d’autres aspects ; que faire alors devant cette pléthore ? Quel était le regard de ceux pour lesquels Palladio avait construit ces villas splendides qu’ont illustré les plus grands peintres de l’époque ? Peut-on vivre en perpétuel état d’émerveillement ou devient-on blasé, à l’usage ?

Goethe affirmait ne pas pouvoir exprimer ce qu’il avait ressenti à la vue de la Basilique palladienne à Vicenza, chef-d’œuvre du XVIe s. Que dire, alors, devant la quantité et la densité des chefs-d’œuvre que l’on trouve en Vénétie (et ailleurs en Italie) ? Les superlatifs s’épuisent et tournent en platitude, il ne reste plus que le discours descriptif pour en parler.

Mais après tout, le vrai mystère est celui qui entoure le créateur de génie : comment peut-il produire chef-d’œuvre après chef-d’œuvre ? Et pourquoi l’Italie semble en avoir eu une concentration plus grande que tout autre pays en Occident, se plaçant en héritière directe des Grecs de l’antiquité ? Il n’y a pas que les arts plastiques où elle a excellé : de Virgile à Dante, puis Pétrarque, Boccace, l’Arioste ou le Tasse, de Machiavel à Vasari, Leopardi, Calvino, Svevo ou Buzzati, sa littérature s’est élevée à des sommets incomparables.

Serait-ce un climat qui encourage le dévoilement des corps et le développement des sens, une classe supérieure hédoniste, un pouvoir impérial qui exhibe fièrement son patrimoine artistique et humain dans une représentation exaltée, littérale ou symbolique, par tous les moyens à la disposition de l’homme : le regard, le toucher, l’ouïe, la parole…, en une jubilation bien différente du plaisir qu’on n’atteint qu’avec la raison pure, si chère à la culture française, par exemple ?

28 juin 2005

Berlin

Classé dans : Architecture, Lieux, Shoah — Miklos @ 23:45

Après avoir quitté la Potsdamer Platz futuriste et lorsqu’on remonte la Ebertstraße, le regard aperçoit au loin des pierres tombales grises et sobres identiques d’apparence, alignées côte à côte comme dans un cimetière militaire en des rangées qui se perdent à l’infini sur un plateau ondulant qui fait se brouiller le regard déjà voilé par des larmes. En s’en rapprochant, on commence à distinguer les stèles, si semblables de loin mais pourtant légèrement différentes les unes des autres par leur hauteur ou leur inclinaison, ni tout à fait parallèles ou horizontales. Des sentiers étroits permettent de s’engager dans ce champ funéraire. D’où qu’on entre, les pierres arrivent à peine aux genoux ; puis à mesure que l’on progresse, on s’enfonce imperceptiblement dans cette forêt funeste jusqu’à ce que l’on soit noyé par ces blocs sombres et tristes qui s’élancent vers le ciel. De curieux effets d’optique rendent la scène encore plus étrange : des silhouettes, hommes ou femmes, jeunes ou vieux, apparaissent et disparaissent au loin comme des spectres, lorsque leur chemin croise celui que l’on parcourt. Le sol, légèrement vallonné, ne manque d’attirer vers ce qui serait l’épicentre de ce lieu mais où il n’y a rien de particulier. On erre, tout droit, à droite ou à gauche, en arrière, pour graduellement émerger de cette plongée dans le silence et l’absence au cœur de cette ville si vivante. C’est le monument qui commémore l’extermination des Juifs d’Europe.

Berlin est une ville qui porte la gloire de son passé ainsi que ses cicatrices et ses scories ; monuments spec­taculaires et emblé­matiques, palais orgueilleux métho­diquement res­tau­rés, d’autres encore véro­lés par les marques des obus ; bâti­ments staliniens ano­nymes, immenses et encore plus lépreux que des barres à La Courneuve ; terrains vagues en pleine ville, là où s’étaient dressés des immeubles détruits par les folies humaines. Berlin est une ville qui respire, irriguée par la Spree et quelques canaux, aérée par de larges avenues rectilignes et de nombreux espaces verts et, près de son cœur, du poumon qu’est le parc de Tiergarten. Berlin est une ville multi­colore et inter­nationale tournée vers le futur, dans un foison­nement de créati­vité archi­tecturale osée, défiant passé et présent et s’élevant vers le ciel telle une nouvelle tour de Babel. Berlin est une ville impériale.

Le musée de Pergame — l’un des nombreux musées plus magni­fiques les uns que les autres de cette ville qui en possède un nombre imposant — garde d’ailleurs une trace splendide de la Babylone d’origine : l’immense Porte d’Ishtar, haute de 25m, et la Voie proces­sionnelle de la ville légendaire du temps de Nabuchodonosor II, il y a plus de 2500 ans, en briques émaillées bleues sur lesquels se dessinent des animaux mythiques et des guerriers vaillants destinés à terroriser le visiteur d’alors et qui ne manquent d’impres­sionner celui d’aujourd’hui. Ce n’est d’ailleurs pas le seul témoignage monumental du passé que l’on y trouve : la frise de l’autel de la ville de Pergame (en Turquie) sur lequel est représentée en hauts reliefs sculptés avec réalisme et sensualité comme seuls les Grecs savaient le faire une scène mythique de gigantomachie — la lutte des dieux de l’antiquité contre les géants — en une sorte de bande dessinée fascinante par ses détails et son expressivité. Ailleurs, la Porte du marché de Milet, façade hellénistique à deux étages, occupe toute une pièce, tandis que la frise du Palais ommeyade de Mshatta, qui doit bien faire 5m de haut et n’était que la base de la façade, en occupe une autre.

À voir ces vestiges du passé, on ne peut éviter d’être saisi par un mélange de sentiments contra­dictoires ; d’abord, l’admiration boule­versante devant ces chefs d’œuvre qui montrent à qui ne le savait que nos ancêtres lointains — par le temps et l’espace —, bien avant que l’idée du « monde civilisé » ne soit identifié à une certaine Europe, étaient de grands artistes et architectes. Ensuite, le constat que l’on ne peut voir ces traces que parce qu’elles ont été enlevées, démontées et transportées hors de leur cadre, et cette décontextualisation ne peut que fausser l’image que l’on se fait de ces civilisations du passé, n’en montrant qu’un aspect, certes spectaculaire, mais loin d’en être l’unique caractéristique. Ces traces, d’ailleurs, ont fait l’objet de nombreuses restaurations : combien de briques de la Porte d’Ishtar datent-elles de ce passé révolu et combien sont-elles des copies, voire des reconstitutions ? La présentation même des ouvrages les plus imposants n’a pu respecter leur disposition d’origine, que ce soit la Voie processionnelle — rétrécie de 25m à 8m — ou la frise l’autel de Pergame — dont la disposition sur les murs d’une salle est à l’inverse de sa disposition d’origine, autour de l’autel — le bâtiment du musée ne le permettait pas. Enfin, si le département de la statuaire grecque montrait des pièces souvent splendides, c’est bien parce que c’étaient des copies — romaines antiques, ou parfois récentes. Sic transic gloria mundi : les nouveaux empires se sont toujours appropriés les vestiges les plus remarquables de leurs prédécesseurs, en tant qu’héritiers ou vainqueurs. Jusqu’à ce qu’ils tombent, eux aussi, en poussière, et rejoignent musées et reliquaires.

En cette année 2005, l’Allemagne célèbre l’année Einstein, cinquan­tenaire de la mort du père de la théorie de la relativité et centenaire de sa publication des trois articles qui l’ont fondée et ainsi changé notre vision de l’univers et du temps. C’est à Berlin et à Potsdam qu’Einstein avait enseigné jusqu’à son départ aux États-Unis en 1933, et nombreux bâtiments publics portent des bande­roles reproduisant des citations du célèbre physicien. Curieuse revanche de l’histoire dans l’épicentre de l’enfer qui avait voulu effacer de la face du monde toute trace de ses semblables et de leurs œuvres qui ont tant marqué cette ville.

15 mai 2005

Un voyage dans l’essentiel

Classé dans : Architecture, Lieux, Littérature, Musique — Miklos @ 11:10


L’Occident est irrémédiablement engrécé : mythes originels, mu­si­que, poé­sie, thé­âtre, scul­pture, archi­tec­ture, mathé­ma­tiques, phy­sique et astro­nomie, philo­sophie et poli­tique, il doit une grande partie de sa pensée, de ses sciences et de ses arts (et donc de l’éthi­que, du sa­voir et de l’esthé­tique) à la Grèce antique, qui est aussi à la source de nombre de mots quotidiens ou savants qui nous aident à percevoir et à structurer le monde dans lequel nous vivons ; même le christianisme est le fruit de la trans­formation opérée sur la tradition juive par le monde hellène.

Et aujourd’hui ? L’influence de la Grèce contemporaine est moins universelle qu’alors (du moins en ce qui concerne l’Occident se voyant comme l’univers), mais l’on ne peut ignorer, pour ne parler que des arts, les contributions de grands créateurs tels que celles de Constantin Cavafy ou Georges Seferis à la poésie, de Cornelius Castoriadis à la philosophie, de Theodoros Angelopoulos ou de Costa-Gavras au cinéma, celles des compositeurs Iannis Xenakis, Georges Aperghis et Mikis Theodorakis à la musique, de Georges Moustaki à la chanson, et de Manos Hadjidakis ou de Vangelis au pop. Quant à ses interprètes, qui ne connaît la cantatrice Maria Callas, l’actrice Irène Papas, le pianiste Dimitri Vassilakis ou les chanteuses Melina Mercouri et Nana Mouskouri ?

Dans le domaine du chant on a malheureusement relégué trop rapidement aux ou­bli­ettes des fonds disco­gra­phiques inex­ploités la très grande Maria Farantouri1 au profit d’inter­prètes de bien moindre en­ver­gure2 que celle dont François Mitterrand disait, avec ce sens si pro­fond de l’histoire, de la culture et de la for­mu­lation qu’il possé­dait, “Maria, pour moi, c’est la Grèce. Je me repré­sente Hera, comme cela, forte, vigi­lante. Je ne connais pas d’artiste qui m’ait à ce point fourni le sens du mot sublime”.

Sa voix chaude et sombre, puissante et profonde, sobre et émouvante est inséparable pour moi comme pour d’autres de la musique de Mikis Theodorakis qui l’avait découverte quand elle avait seize ans, et dont elle a chanté certaines des œuvres les plus fortes, et, au tout premier chef, la déchirante Ballade de Mauthausen, écrite sur des poèmes de Iakovos Kambanellis qui avait survécu miraculeusement à ce terrible camp (et que Theodorakis a transformée, trente ans plus tard, en une Cantate). Voici le premier de ces quatre poèmes où on peut entendre Maria Farantouri en chanter la première strophe :


Cantique des Cantiques Ασμα Ασματμων
Qu’elle est belle, mon amour
Avec sa robe de tous les jours
Avec un petit peigne dans ses cheveux
Personne ne le savait, qu’elle était aussi belle.
 
— Jeunes filles d’Auschwitz,
Jeunes filles de Dachau,
N’avez-vous pas vu mon amour ?
— Nous l’avons vue, dans un lointain voyage
Elle ne portait plus sa robe
Ni de peigne dans ses cheveux.
 
Qu’elle est belle, mon amour
Choyée par sa mère
et les baisers de son frère.
Personne ne le savait, qu’elle était aussi belle.
 
— Jeunes filles de Mauthausen,
Jeunes filles de Belsen,
N’avez-vous pas vu mon amour ?
— Nous l’avons vue sur la place gelée,
Un numéro dans sa main blanche
et une étoile jaune sur le cœur.
 
Qu’elle est belle, mon amour
Choyée par sa mère
et les baisers de son frère.
Personne ne le savait, qu’elle était aussi belle.
Τι ωραία που είναι η αγάπη μου
με το καθημερινό της φόρεμα
κι ένα χτενάκι στα μαλλιά!
Κανείς δεν ήξερε πως είναι τόσο ωραία.
 
Κοπέλες του Άουσβιτς,
του Νταχάου κοπέλες,
μην είδατε την αγάπη μου;
Την είδαμε σε μακρινό ταξίδι.
Δεν είχε πια το φόρεμα της,
ούτε χτενάκι στα μαλλιά.
 
Τι ωραία που είναι η αγάπη μου,
η χαϊδεμένη από τη μάνα της
και τ’ αδελφού της τα φιλιά!
Κανείς δεν ήξερε πως είναι τόσο ωραία.
 
Κοπέλες του Μαουτχάουζεν,
κοπέλες του Μπέλσεν,
μην είδατε την αγάπη μου;
Την είδαμε στην παγερή πλατεία
μ’ ένα αριθμό στο άσπρο της το χέρι,
με κίτρινο άστρο στην καρδιά.
 
Τι ωραία που είναι η αγάπη μου,
η χαϊδεμένη από τη μάνα της
και τ’ αδελφού της τα φιλιά!
Κανείς δεν ήξερε πως είναι τόσο ωραία.

Le protéiforme Theodorakis (dont le site est un labyrinthe rempli de trésors) est une voix de la conscience, contre les tyrannies et les dictatures — autant celle des colonels en Grèce que le nazisme ou le colonialisme —, contre les massacres et les exterminations, contre la misère de l’homme. Parmi ses autres cycles de chant auxquels Farantouri a donné sa voix, il y a l’oratorio Canto General, la grande œuvre du poète chilien Pablo Neruda, dans laquelle il décrit “la naissance [du] continent [américain] et l’histoire des peuples qui y ont vécu, qui y vivent, y souffrent et y luttent contre les oppresseurs venus avec les armes pour exploiter les hommes et la richesse d’une nature exubérante”. Le compositeur y a effectué des choix sous la recommandation d’Allende et de Neruda, et en a fait une œuvre qui exprime autant l’âme latine que la culture grecque, se retrouvant toutes deux dans l’universel qui fait l’homme dans sa diversité.


1 Son nom de famille est transcrit du grec de diverses façons (dues à la proximité des plosives alvéolaires τ et δ…) — Farandouri ou Farantouri — c’est cette dernière forme, utilisée sur son site, que nous avons adoptée ici.
2 Telle Angelica Ionatos, dont j’ai parlé ailleurs.

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