Deuches à Chantilly
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«Le travail de M. l’Ingénieur en chef, sur les moyens d’assurer en tout temps la communication entre le canal de Briare situé sur la rive droite de la Loire, et le canal latéral à ce fleuve situé sur la rive gauche , comprend deux projets :
Par le premier la Loire serait franchie sur un pont- aquéduc ;
Par le second les bateaux la traverseraient en lit de rivière.
Toutes les questions communes aux deux hypothèses, toutes celles qui sont particulières à l’un ou à l’autre mode de traversée, se trouvent discutées à fond dans le mémoire de M. l’Ingénieur en chef, et résolues de manière à fournir les documens nécessaires pour qu’on puisse prendre une décision avec pleine et entière connaissance de cause.
Quel est le point de la Loire le plus convenable pour la traversée ?»
Quel est le système à adopter pour cette traversée ?
Ce sont là les deux questions fondamentales posées par M. l’Ingénieur en chef. Elles seront aussi l’objet du présent rapport.
« N° XLVII. Canal latéral à la Loire. Traversée de la Loire à Briare », in Annales des Ponts et chaussées, tome III, 1832.


Le vieux marin et la danseuse nue
«Rien» ne détourna le vieux marin de ses investigations, et l’obstination s’en étant mêlée, il cherchait la jeune fille au bout de sa lunette, avec autant de ténacité qu’il guettait auparavant le contrebandier.
Léon Gozlan, « Un épisode du blocus continental », in Revue universelle, première année, tome IV, 1833.

La marche de l’homme bloquée par un porc
« Si l’histoire est effectivement, comme la définissait Walter Benjamin, non pas une longue marche de l’humanité vers le progrès mais plutôt une montagne de ruines qui monte au ciel… » — Enzo Traverso, « Rationalité et barbarie », in L’histoire déchirée. Essai sur Auschwitz et les intellectuels. Éd. du Cert, 1997.
«Pour Sylvie» van der Werf, de l’Institut Pasteur (…) “c’est un virus nouveau contre lequel l’ensemble de l’humanité n’a pas d’immunité.” (…) Le virus pourrait devenir “beaucoup plus dangereux”, selon l’OMS.
AFP, 27 avril 2009.
Voir aussi :
• Institut de veille sanitaire (France)
• Center for Disease Control (USA)
• Organisation mondiale de la santé (OMS)

«L’individualisme de masse nourrit par réaction les formes les plus aliénantes du communautarisme qui, sur divers autres modes, anéantissent les capacités de l’être humain comme être individuel. (…) L’individualisme de masse qui verrouille les individus sur un « eux-mêmes » de confection est en lui-même violence. Il est grand temps que nous en finissions avec le narcissisme pathétique qui s’est imposé dans le monde occidental depuis quelques décennies pour s’accommoder de la tyrannie du marché. Il faudra bien un jour rouvrir la voie d’une pensée politique inventive qui se donnera pour tâche de prendre la solidarité pour base afin de maîtriser toujours davantage par un effort commun les nécessités naturelles, ainsi que les impératifs de la vie sociale, lesquels ne se résument pas à la bonne gestion. La communication universelle électronique de Londres à Tokyo, de Paris à Honolulu, et le cosmopolitisme d’aéroport des cadres branchés ne constituent nullement une telle ouverture : l’illusion de la toute-puissance et de l’omniscience n’a jamais rompu aucun isolement, il porte plutôt à la folie. » Et il y a une certaine manière transcontinentale de rester chez soi et entre soi qui est un déni de la passion pour l’humanité que désignait le beau nom de cosmopolitisme.
Dominique Lecourt, « Après le sursaut, le réveil », Marianne, 20 mai 2002.
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