Miklos
« Je donne mon avis non comme bon mais comme mien. » — Michel de Montaigne

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22 février 2014

Givré, étouffé, frappé, battu, fouetté, pelé à vif, haché… : il n’y a pas de mal à se faire du bien

Classé dans : Cuisine, Langue, Musique, Peinture, dessin — Miklos @ 1:50


Alexandre Dumas. Caricature de Cham.

On peut être un adepte de la non-violence tout en goûtant ces plaisirs :

• carottes râpées aux pamplemousses pelés à vif (avec canne­berges que vous aurez au préalable réhydratées, des graines de fenouil, un peu d’huile, et le tour est joué) ;

• crème fouettée à la fleur d’oranger pralinée (surtout utilisez de la crème double nouvelle que vous aurez mise deux heures d’avance dans de la glace pilée, puis, après y avoir mêlé une bonne pincée de gomme adragant en poudre, que vous fouetterez avec un fouet à biscuit pendant un bon quart d’heure) ;

• haché gourmand aux abricots moelleux et au rhum (plus rapide à préparer qu’à prononcer son nom) ;

• orange givrée (et même sans sorbetière ! n’oubliez pas de leur ôter le chapeau, toutefois) ;

• gâteau battu (attention à bien le faire, il est défendu par la Noble Confrérie du Gâteau Battu) ;

• gâteau à l’étouffée en cocotte (un gâteau qu’on peut faire sans moule, une aubaine !) ;

• et pour finir, un café frappé (vraiment instantané, si vous aimez…) que vous siroterez en écoutant Boris Vian ou Tom Lehrer.

14 février 2014

Wikipedia outragé brisé

Classé dans : Actualité, Musique, Sciences, techniques, Économie — Miklos @ 1:38


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Cela fait bien plus d’une heure que la Wikipedia dysfonctionne de façon intermittente, tout en annonce devant être « bientôt réparée » et demandant de « réessayer dans quelques minutes ».

Ah, ces géants aux pieds d’argile qui titubent… le mail de Yahoo il y a quelques jours, plusieurs services de Google en janvier, le mail de Yahoo (bis repetita) le mois précédent, Google (derechef) puis Amazon (deux fois) soudain l’été dernier…

Who’s next? comme le chantait Tom Lehrer, en tout cas à cette allure ça ne devrait pas tarder. Et puisqu’on est dans une veine de citations, on conclura par « small is beautiful » d’après le titre du célèbre ouvrage d’E. Schumacher.

Et la réponse à Who’s next? est…

Ça n’a effectivement pas tardé. Quelques jours après la publication de ce billet, on apprend : « Panne mondiale de WhatsApp, trois jours après son rachat par Facebook ». Ça promet.

La promesse est tenue : un peu plus de deux semaines plus tard, c’est au tour de Twitter de tomber en panne.

9 février 2014

De retour de la JDC

Classé dans : Actualité, Musique — Miklos @ 11:19


Nonobstant la couleur des cheveux, « JDC » ne signifie pas « jus de carottes ».

Mais en quelle langue chante-t-elle donc ?

Classé dans : Actualité, Musique — Miklos @ 1:40


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Le programme du récital de la soprano « mozartienne née » Sophie Krathäuser et du pianiste né on ne sait oùMême le site de la BBC indique : “We currently have no biography for this artist. You can contribute biographical information for Eugene Asti to Wikipedia, the user-contributed encyclopedia.” Eugene Asti, qui vient de se donner au Théâtre des Abbesses, promettait : une première partie romantique, avec des lieder de Schubert dont le très émouvant Gretchen am Spinnrade (mais qui peut y surpasser les duos Elizabeth Schwarzkopf – Edwin Fischer et Dietrich Fischer Dieskau – Gerald Moore ?), et le cycle Frauenliebe und –leben de Schumann ; une seconde partie de mélodies françaises amusantes de Honegger (bon, il était Suisse), Poulenc, Satie et Chabrier.

Malheureusement, dès quasiment la première note – donc du tout premier lied de Schubert, Ganymed –, il s’est avéré que la soprano avait, surtout dans le registre haut, un timbre métallique, plat, et plutôt strident voire criard dans les forte, tandis que le pianiste détachait les notes d’une façon particulièrement mécanique (tout le monde n’est pas Glenn Gould, et d’ailleurs Glenn Gould dans le répertoire romantique c’est pas trop ça) et qui manquait parfois de la délicatesse que demandait la mélodie. Si la voix s’est quelque peu adoucie dans le premier, le troisième et le dernier des lieder de Schubert et y a fait montre d’expressivité et d’un joli timbre, c’était sans doute dû aussi au registre globalement plus bas de ces mouvements.

Quant aux mélodies françaises, eh bien, il a été particulièrement difficile d’en comprendre les paroles (ce qui n’est pas sans rappeler les difficultés d’élocution d’une Joan Sutherland, mais quel timbre elle avait, elle, dans toute la tessiture de sa voix !) ; il est donc fort dommage que le programme n’en ait pas fourni pas le texte (et pour la première partie, sa traduction), il était impossible d’en saisir tout l’humour hormis ce qu’en reflétait la musique (et le maniérisme souvent outré de la soprano durant tout le récital). Le français est bien plus difficile à chanter que l’allemand ou l’italien, il est vrai, mais quel plaisir quand un interprète rend justice autant au texte qu’à la mélodie. Les trois mélodies de Satie et la première des deux de Chabrier en ont moins souffert.

Le bis était une curiosité : Fancy, une mélodie de Poulenc sur un texte en anglais de Shakespeare, langue qui n’est pas facile à chanter non plus. Cette œuvre, commandée par la comtesse de Harewood pour son anthologie de chansons classiques pour enfants, présentait en conséquence moins de difficultés que le répertoire qui a précédé.

1 février 2014

Of the importance of punctuation in the oratory and musical arts

Classé dans : Humour, Langue, Musique — Miklos @ 18:53

The wonderful late Danish comedian and pianist Victor Borge presents his phonetic punctuation system and illustrates it with an except from a “pick pocket edition of a Johann Sebastian Shakesphere’s short story”.

In the open window there suddenly came light. Beautiful Eleanor had alone dreaming of but one thing. – Two years had passed, since she met Sir Henry. She could still remember the unhappy evening, when her father had thrown him out. They had been sitting in the park and Henry had said: “Darling! Is this the first time you have loved?” She had answered: “Yes – but it is so wonderful, that I hope it shall not be the last!”

Suddenly she heard a well known sound. It was he. In two strikes he was near her, embraced, kissed and caressed her. “Henry! What is love?” she asked. He answered: “Well, I couldn’t live without!”……….. She asked: “Where have your thoughts been?” He answered: “With thee, my lady.” Suddenly he had gone. All she heard was the well-known sound of his departing horse.

In another show, Borge teaches Dean Martin his system and they alternate practice and performance in a series of well-known songs: Remember (“Re­mem­ber the night you said ‘I love you!’, remember?”), Never on a Sunday (“Oh, you can kiss me on a Monday / A Monday, a Monday is very very good”), Fly Me To The Moon (“Fly me to the moon / And let me play among the stars”), Maria (“I just met a girl named Maria / And suddenly that name / Will never be the same / To me”), Wunderbar (“Wunderbar, Wunderbar! / What a perfect night for love / Here I am, here you are, / Why, it’s truly wunderbar!”), Shall We dance? (“Shall we dance? / On a bright cloud of music shall we fly? / Shall we dance? / Shall we then say, goodnight and mean goodbye?”) and Do-Re-Mi (“DO – a deer, a female deer / RE – a drop of golden sun / MI – a name, I call myself”).

A French standup comedian (some happen to like his “humor”, I happen not to) did a much more recent act which is essentially a French (and vulgar) adaptation of Borge’s classical (and classy) act, without giving any credits whatsoever to its creator.

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