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« Je donne mon avis non comme bon mais comme mien. » — Michel de Montaigne

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13 janvier 2013

Les bronches de Paris

Classé dans : Photographie, Santé, Sciences, techniques — Miklos @ 10:11


Rue Michelet, près du jardin de l’observatoire (Paris)
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En comparant le cavalier et son bicycle à une locomotive, on peut dire que, dans le premier système, le foyer est la cage thoracique, la grille les poumon, et la chaudière tout le système circulatoire où se produit la chaleur animale.

Association française pour l’avancement des sciences, Compte rendu de la 2e session. Lyon, 1874.

Telle était en effet la largeur de la partie de la voie réservée aux voitures et que nous avions sous les yeux. Ici le trottoir de gauche n’existait plus, mais on en voyait encore la trace par l’alignement des pavés antiques. Il avait été détruit pour d’autres travaux attenant a la porte St-Vincent et remplacé par un béton de cinquante centimètres d’épaisseur, à côté duquel était un squelette fort bien conservé et reconnu pour être celui d’un très-jeune homme. Sa tête, de forme allongée, avait ses mâchoires garnies de toutes leurs dents d’une grande beauté.

E.-C. Martin-Daussigny, « Description de la voie romaine découverte à Lyon dans le quartier du jardin des plantes, en 1854, in Revue du Lyonnais, t. 12. Lyon, 1856.

Égouts publics. Dans chaque rue, devant chaque trottoir, se trouve une conduite dite d’évacuation, située à une profondeur moyenne de trois à quatre mètres. […]

Toutes les bouches sont accompagnées d’un puisard en maçonnerie, fermé en haut par une grille horizontale à charnière et situé au fond du caniveau, contre la bordure du trottoir. […] – Les regards sont de simples cheminées avec échelons, fermées à la partie supérieure par un tampon de 0m51.

La ventilation des égouts se fait à l’air libre par les bouches d’égouts et par les regards. »

P. Pignant, Principes d’assainissement des Habitations des Villes et de la Banlieue, 2e éd. Paris, 1892.

12 janvier 2013

On nous cache quelque chose tout !

Classé dans : Actualité, Cinéma, vidéo, Médias, Santé, Société, Économie — Miklos @ 12:40


La face cachet du cinéma (
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La face cashée des banques (
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La face cachet de l’industrie pharmaceutique (
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La face cachée de la Lune
(Georges Méliès, Le Voyage dans la Lune, 1902)
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20 octobre 2012

Une femme laissant tomber sa tasse de thé d’horreur et autres choses curieuses et belles

Classé dans : Judaïsme, Livre, Musique, Photographie, Santé, Sciences, techniques — Miklos @ 9:07


Une Femme laissant tomber sa tasse à thé d’horreur en découvrant le contenu monstrueux d’une goutte d’eau grossie de la Tamise révélant l’impureté de l’eau potable à Londres.
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Le titre complet – et amusant – de cette eau-forte datant de 1828 et concernant une eau fortement polluée prouve, si besoin en est, que les préoccupations environnementales et sanitaires ne datent pas d’hier ni de l’émergence de l’intérêt pour le vert ou le bio. L’original fait partie du fonds de la Wellcome Library, dont les très importants fonds sont consacrés à l’histoire de la médecine. Ils ont pour cœur la collection que Henry Solomon Wellcome (1853-1936), magnat de l’industrie pharma­ceutique, avait réunie durant des dizaines d’années. Son accès en ligne est le fruit d’un programme de numé­ri­sation de la bibliothèque qui permet d’accéder d’une façon bien trop limitée (des extraits, et de si petite taille que même avec la loupe fournie il est souvent impossible de lire les textes, mais uniquement d’en voir les remar­quables illus­trations mais là aussi sans pouvoir en examiner les détails) à d’anciens – parfois fort anciens – documents. Quel dommage.

Heureusement, ce document-ci est aussi accessible par l’entremise de la Bibliothèque numérique mondiale, qui, elle, fournit le moyen d’agrandir de façon quasi illimitée les documents qui s’y trouvent, et de les examiner jusqu’au plus infime détail (tel le grain du papier !), ce qui permet de distinguer dans l’eau-forte en question le petit personnage de forain en bas à gauche et de lire ce qu’il dit. Cette réalisation vraiment internationale de la Biblio­thèque du Congrès aux États-Unis, avec la contri­bution d’insti­tutions parte­naires dans de nombreux pays et le soutien de l’Unesco et d’orga­nismes privés, donne accès à un relativement petit nombre de documents (quelques milliers) choisis de par le monde, mais avec une qualité incomparablement meilleure aussi bien en qualité de numérisation qu’en documentation (les documents sont accompagnés de notices détaillées en sept langues) que les grandes bibliothèques numériques (Hathi Trust, Gallica ou Google Books, par exemple ou les portails tels qu’Europeana), qui ont privilégié la quantité à la qualité.

On peut y effectuer des recherches, y naviguer par lieu, période ou thème, et trouver ainsi de réels trésors, mais on peut tout de même se demander quels sont les critères qui ont présidé aux choix : la rubrique « musique » ne comprend à ce jour que 31 documents (contre 144 dans « Sports, jeux et loisirs », ce qui laisse rêveur), dont la majorité sont des photographies… On y trouve seulement 9 manuscrits d’intérêt variable : une lettre à Eisenhower signée par trois amoureuses d’Elvis aux côtés des manuscrits d’un des quatre exemplaires des Cantigas de Santa Maria datant des 13e-14e s., de L’Oratorio de Noël de Bach et de La Flûte enchantée de Mozart… Quant aux trois enregistrements sonores qui s’y trouvent, n’en parlons pas.

Ne boudons toutefois pas notre plaisir et admirons ce qui nous y plaît vraiment, à l’instar de ce manuscrit unique de l’intégrale du Talmud de Babylone.

7 octobre 2012

Plus ou moins

Classé dans : Actualité, Médias, Santé — Miklos @ 8:52


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À mon avis – puisqu’on me le demande – c’est surtout l’effet gros titre qui est remarquable, en l’occurrence. Est-il si surprenant que les médias aient un effet analgésique ?

3 octobre 2012

Madopolis, ou, La ville dont le prince est un grand fou

Classé dans : Cinéma, vidéo, Littérature, Musique, Santé, Société, Théâtre — Miklos @ 4:44

« C’est bien la pire folie que de vouloir être sage dans un monde de fous. » — Érasme.

Créée le 2 juin 1865, la ville de Madopolis est un lieu paradoxal.

La route qui y mène « n’est point une chaussée avec son empres­sement, ses fossés et ses accotements ; c’est une route sphérique, grande comme la terre, épaisse comme la hauteur de la plus grande des pyramides d’Égypte. C’est en naissant qu’on entre sur la route de Madopolis, c’est en mourant qu’on en sort. Chose bizarre, c’est peut-être en dormant qu’on y chemine le plus vite, et c’est souvent quand on s’en doute le moins qu’on franchit les portes de cette ville célèbre. »

Elle ne se trouve pas sur la Lune, et pourtant…

Elle n’est pas chez les Zoulous, les Andalous, en Anjou ou dans le Poitou, ni même au Pérou ou chez les Mandchous, voyez-vous.

Elle est aux portes de Paris.

Pour en savoir plus, il vous faudra lire l’Étude médico-psy­cho­logique sur Shakespeare et ses œuvres, Hamlet en particulier d’Alcée Biaute.

N’ayez pas peur : nonobstant son titre, ce texte se laisse agréablement lire sans avoir eu à faire en préliminaire de quelconques études de médecine.

Pour ceux qui se trouveraient en séjour à Charenton, on ne saurait trop leur y recommander le théâtre, surtout s’il s’y donne La Persécution et l’assassinat de Jean-Paul Marat représentés par le groupe théâtral de l’hospice de Charenton sous la direction de Monsieur de Sade de Peter Weiss, remarquable pièce que Jean Baudrillard, excusez du peu, a traduite en français et que le toujours génial Peter Brook a adapté à l’écran. Pour se préparer à cette visite, on pourra lire Une visite à Charenton, folie-vaudeville en un acte, représentée pour la première fois sur le Théâtre des Variétés, le 24 juin 1818.

À propos de folie, il y en a une autre histoire que celle, classique, de Michel Foucault. On en avait déjà fait l’éloge. Et on remarquera qu’un festival de musique classique en Corse a eu pour thème Musique et folie.

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