Miklos
« Je donne mon avis non comme bon mais comme mien. » — Michel de Montaigne

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1 mars 2015

Salon de l’agriculture 2015

Classé dans : Nature, Photographie — Miklos @ 16:10


Nos belles campagnes. Autres photos ici


Une vache bien de chez nous. Autres photos ici


Un membre de la famille Bush ? Autres photos ici


Cornu. Autres photos ici


Vachement primée. Autres photos ici


Arrière-trains. Autres photos ici

Que la paix soit avec vous.

5 janvier 2015

La nouvelle cour de récré de Paris : la Philharmonie.

Classé dans : Actualité, Musique, Médias — Miklos @ 23:35


Un article du Parisien en ligne.

L’article du Parisien intitulé « La Philharmonie fait rêver Paris » nous informe que Violetta, qui serait la coqueluche (c’est de saison) des cours de récré, reviendrait à Paris à la fin de l’hiver ; on ne peut qu’en déduire qu’elle se produira dans cette salle, avec l’Orchestre de Paris, et en présence du président de la République.

On l’attendait depuis huit ans, peut-on lire dans le petit bout d’article accessible gratuitement. Qui ça, Violetta ? Ou cette nouvelle cour de récré de luxe ?

Mais qui est cette Violetta pour se produire à la Philharmonie ? Nul doute, diront les fans de musique classique, qu’il s’agit de l’héroïne de la Traviata, tombée amoureuse d’Alfredo, dont le rôle a été tenu par d’aussi illustres cantatrices que Nellie Melba, Rosa Ponselle, Jeanine Micheau ou… et surtout… ! Maria Callas.

Eh non.

Nul doute que les vrais fans de Violetta – l’héroïne d’une série télévisée argentine éponyme – ne s’y tromperont pas, ils iront à une autre cour de récré, là où elle sera vraiment. Conclusion : c’est le Zenith qui fait rêver Paris, nonobstant le Parisien !

17 décembre 2014

Animaux de Paris. Le serval.

Classé dans : Nature, Peinture, dessin, Photographie — Miklos @ 0:24

Street art. Autres photos ici.
À propos de l’artiste.

«Serval (le), que les habitants du Malabar appellent maraputé, est un animal sauvage et féroce, plus gros que le chat sauvage et un peu plus petit que la civette de laquelle il diffère en ce que sa tête est plus grosse et plus ronde relativement au volume de son corps, et que son front paraît creusé dans le milieu.

Il ressemble à la panthère par les couleurs du poil qui est fauve sur la tête, le dos, les flancs, et blanc sous le ventre, et aussi par les taches qui sont distinctes, également distribuées et un peu plus petites que celles de la panthère ; ses yeux sont très brillants, ses moustaches fournies de soies longues et raides ; il a la queue courte, les pieds grands et armés d’ongles longs et crochus.

On le trouve dans les montagnes de l’Inde ; on le voit rarement à terre et il se tient presque toujours sur les arbres où il fait son nid et prend les oiseaux, desquels il se nourrit ; il saute d’un arbre à un autre avec tant d’adresse et d’agilité, qu’en un instant il parcourt un grand espace et ne fait, pour ainsi dire, que paraître et disparaître.

Malgré sa férocité, il fuit à l’aspect de l’homme, à moins qu’on ne l’irrite, surtout en dérangeant sa bauge, car alors il devient furieux, il s’élance, mord et déchire à peu près comme la panthère. La captivité, les bons ou mauvais traitements ne peuvent ni dompter ni adoucir la férocité de cet animal qui nous paraît être le même que le chat tigre du Sénégal et du cap de Bonne-Espérance, et le même encore que le chat-pard décrit par MM. de l’Académie. Ce chat-pard ne diffère du serval que par de longues taches qu’il a sur le dos, et les anneaux qu’il a à la queue, caractère qui manquent au serval ;» mais cette différence est trop légère pour qu’on puisse douter de l’identité d’espèce de ces deux animaux.

Encyclopédie méthodique. Histoire naturelle des animaux Chez Panckoucke. Paris, 1782.

5 décembre 2014

Betty nous (ré)enchante, ou, Comment bien commencer 2015

Classé dans : Actualité, Musique — Miklos @ 10:44


Cliquer pour réserver.

11 novembre 2014

Défilé de mode à Paris : la Trash Fashion.

Classé dans : Littérature, Photographie, Société — Miklos @ 17:49

«La vulgarité n’est pas un sujet aimable. Les pauvres n’y sont pas beaux comme ils le sont toujours dans la littérature compassionnelle et sociale, ennoblis par leurs souffrances. Non, écrire sur la vulgarité c’est n’écrire ni sur les nantis ni sur les défavorisés, mais sur un mouvement qui tire les uns et les autres vers le bas. La vulgarité n’est pas un sujet gentil, c’est un sujet limite. Sous le déluge vulgaire, les déclassés et les repus ne sont pas admirables. Ici, personne ne gagne a priori ; apparemment, la vulgarité ne fait pas de prisonniers. Elle tue, plus encore que le ridicule qui, lui, a fait long feu.

La vulgarité est un ensemble de codes, un flirt avec les débordements ; un état où tout se mélange, tout se mêle, où le corps, encore et toujours, est ramené sur le devant de la scène avec ses fluides et ses productions. […]

Les artistes ont saisi la vulgarité comme une matière superactive. L’époque entropique et anthropique qui est la nôtre ne sait plus quoi faire de ses décharges réelles de détritus et la matière semble prendre sa revanche sur les hauteurs issues de l’esprit des Lumières. […]

À défaut de fond, on soigne la forme. On en rajoute, on accumule. C’est ainsi que les grilles du jardin du Luxembourg sont devenues les cimaises d’une déferlante d’expositions de photos ethnico-géographiques. Pour un premier succès de Yann Arthus-Bertrand, combien de sous-talents ? […] La place Vendôme a eu, elle aussi, les honneurs des horreurs. Plus d’une installation d’artiste a frôlé le révulsif. […]

La maîtrise avec laquelle les publicitaires ont joué de la mode trash confirme l’utilité de la vulgarité. C’est un outil qui parle à tous, qui franchit toutes les barrières sociales. La vulgarité est toujours en libre-service et comme l’air, elle est encore gratuite. Servez-vous. […]

« Commander, c’est parler aux yeux »», disait Napoléon. L’image véhicule la vulgarité à la vitesse de la lumière. Le flash vulgaire est imparable.

Philippe Trétiack et Hélène Sirven, Limite vulgaire. Stock, 2007.

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