Miklos
« Je donne mon avis non comme bon mais comme mien. » — Michel de Montaigne

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13 mai 2018

Le gazpacho de ma tante espagnole

Classé dans : Cuisine — Miklos @ 22:39

Tomates (source). Cliquer pour agrandir.

Appareil
• 1 kg. de tomates mûres
• 250 gr. de chapelure de pain azyme ou de pain rassi
• 1¼ l. d’eau
• 3 gousses d’ail
• 4 cuillers à café de sel
• 1 cuiller à café de poivre
• 100 ml. d’huile d’olive
• 1 jus de citron
• une bonne poignée de persil.
• Option : 1 cuiller à café de thym moulu.
 
Garniture
• tomates, concombres, poivrons, œufs durs, oignons, croûtons.

Laver les tomates et les réduire en purée (par exemple dans un robot) sans les éplucher.

Mélanger vigoureusement (un robot fait l’affaire) l’eau et la chapelure jusqu’à l’obten­tion d’un mélange homogène.

Mélanger les deux liquides. Rajouter en continuant à mélanger l’huile, le jus de citron, le sel, le poivre, l’ail et le persil hachés.

Laisser refroidir au frigo.

Pour servir : disposez aux côtés de la soupière des coupes contenant (séparément) tomates, concombres, poivrons, oignons coupés en dés, œufs durs écrasés, croûtons (d’aucuns servent aussi des lardons).

12 mai 2018

Ma tarte aux pommes

Classé dans : Cuisine — Miklos @ 19:35

Tarte aux pommes. Cliquer pour agrandir.

Pour la pâte :
 
• 200 gr. de farine de blé bise type 80
• 100 gr. de beurre salé (voire : aux cristaux de sel de mer de Noirmoutier)
• 50 ml. d’eau
• 1 jaune d’œuf.
 
Pour la garniture :
 
• 3 pommes Golden
• 3 œufs
• 20 cl. de crème fraiche
• 1 pincée de cannelle
• vanille (liquide ou en poudre)
 
Éventuellement :
 
• amandes en poudre
• cacao Van Houten
• liqueur au choix.

Laisser ramollir le beurre à température ambiante (par exemple en le sortant la veille du frigo). Mélanger rapidement la farine (par exemple dans un robot), le beurre et l’eau jusqu’à ce que la pâte se mette en boule. Laisser reposer 2 heures.

Préchauffer le four à 210°.

Beurrer un moule à tarte de 26 cm. Y étaler la pâte. On peut en recouvrir le fond avec des amandes en poudre et d’une couche de cacao en poudre. En badigeoner le bord avec le jaune d’œ délayé avec un peu d’eau.

Éplucher les pommes et les débiter en fines tranches. Les disposer sur la tarte de façon à ce qu’elles se chevauchent de 50 % environ.

Battre rapidement les œufs, le sucre, la crème fraiche, la cannelle et la vanille. Rajouter éventuellement un peu de liqueur.

Recouvrir les pommes avec le mélange en s’assurant qu’il pénètre partout.

Enfourner la tarte pour 40 minutes en surveillant qu’elle ne brûle pas. Au bout de 30 minutes, on peut éventuellement éparpiller du sucre (canne, pour ma part) sur la tarte et finir la cuisson.

1 mai 2018

My ratatouille

Classé dans : Cuisine — Miklos @ 14:45

Ratatouille ingredients (oops, forgot the garlic). Click to enlarge.

• 3 medium sized eggplants (aubergines)
• 3 zucchinis (courgettes)
• 3 bell peppers (different colors if available)
• 3 large tomatoes
• 1 large onion
• 3 garlic cloves
• 3 tablespoons of
herbes de Provence
• 3 teaspoons of salt
• 1 teaspoon of ground pepper
• 1 teaspoon of turmeric (optional)
• 1 teaspoon of ground thyme (optional)
• 1 teaspoon of grated cumin (optional)
• 100 ml (or so) olive oil

Heat the oil in a deep and thick pan.

Peel, then slice the onion. Peel then chop the garlic. When the oil is warm, add onion, garlic, salt, pepper, turmeric (optional), ground thyme, cumin (optional) and herbs to the pan. Cover and lower the heat.

Chop into cubes one eggplant (after having cut its stem), one zucchini (after having cut the stem), one bell pepper emptied of its seeds and one tomato. When done, add them to the pan, mix well, and cover again. Repeat twice for the remaining vegetables.

Let cook for 35 minutes or so. Check regularly (it shouldn’t be overcooked, look at the eggplant pieces) and carefully mix the vegetables.

After having added the first vegetables to the pan . Click to enlarge.

7 février 2018

Lis tes ratures !, ou, Une exposition à rater*


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* En clair : une exposition à ne pas rater.

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12 décembre 2017

En Brabant

Classé dans : Humour, Langue, Littérature, Médias, Peinture, dessin — Miklos @ 16:00

«Plusieurs lecteurs m’ont témoigné qu’ils goûtaient fort les échantillons de style belge qui leur furent soumis à plusieurs reprises ; en outre, lors d’un tout récent voyage à Bruxelles, j’ai pu me convaincre que ces citations ne laissaient point indifférents les sujets du roi barbu que l’aimable ballerine qui porte un bandeau de plus que l’Amour appelle « Sa Majesté Léopold II » et qu’ils nomment, eux, plus familièrement : « Popol. » Pour la plupart, d’ailleurs, ils accueillent de la meilleure humeur du monde nos innocentes taquineries et sont les premiers, «  Je dois une fois rire avec ça » , à se divertir de leurs belgicismes ; seuls, de rares grincheux crient à la diffamation et accusent de trahison les confrères bruxellois qui, ayant reproduit avec commentaires aimables les facéties sans fiel du Journal. Amusant, se sont rendus coupables d’introduire le loup dans la bergerie. Négligeons ces Stoeffer (« stouf-er ») Un vantard, quelqu’un qui aime se mettre en avant. Ex. : Ça c’est un vrai stoeffer tu sais ! De là vient aussi l’expression, faire de son stoef (« stouf ») !, action de se vanter, d’en remettre une couche. Ex. : Ça y est, il est encore en train de faire de son stoef ! Le féminin de stoeffer est stoefesse. (source)stoeffers pour ne retenir que leur plaisante formule de protestation :

« On veut pas fransquillonner ; mais on connaît quand même parler français. »

Voici l’Annonce brabançonne, gazette hebdomadaire. On y re­com­mande le sieur Léopold Messe, de la Vau, « pour tuer les cochons à domicile (sic) » ; on y loue la maison Joseph Bruy­ninckx « qui porte le numéro 50 et n’est pas sur un coin » (sic) pour la coupe irré­pro­chable de ses « uni­formes de gardes civiques, pompiers et tram­ways » ; je ne sais si l’on trou­verait, dans notre Paris tant vanté, un tailleur capable de vêtir, tour à tour, des mili­taires et des voitures publiques. La « prise des mesures » d’un tramway et l’essayage doivent être des opé­rations bien compliquées.

Le même journal annonçait pour le dimanche 15 janvier « un concours au jeu de cartes pour lapins et coqs, chez Mme veuve Maurice Laune, rue du Château ». Que dites-vous de ces matches entre animaux si diffé­rents ? quel dressage pré­ala­ble ils supposent et quelle intel­ligence chez ces humbles bêtes ! Ce ne sont point des galli­nacés vul­gaires qui peuvent ainsi cartonner ; et, quant aux lapins, ce sont de fameux lapins !…

Pour finir, revenons à ce manuel de conversation édité pur Bernardin-Béchet, dont nous avons donné l’autre jour de trop brefs essais : qualifié de « français-anglais, » il s’atteste « belge-anglais » indéniablement. Monsieur rentre à midi, pour se mettre à table ; Madame, d’humeur charmante, lui signifie qu’elle a préparé le repas à son intention :

J’ai soigné pour vous, dit-elle.

Et lui, satisfait :

— Mangeons, alors. Le temps passera entretemps.

Il explique ainsi son bel appétit :

Cela provient de se promener.

Après le repas, pour récompenser sa ménagère, il s’offre à lui lire le journal (j’espère que c’est l’Amusant) ; la proposition est acceptée avec enthousiasme :

Je suis très curieuse pour apprendre quelque chose.

La lecture terminée, le couple va se ba­lader dans la campagne ; monsieur témoigne de con­nais­sances botaniques :

— Voyez comme ces fruits sont beaux. Ce sont des pommes de terre en fleurs.

On arrive devant un château ; madame souhaite le visiter :

C’est une petite peine pour moi, assure monsieur (qui veut dire : « rien de plus facile »), parce que j’ai connaissance avec le jardinier.

À la servante accourue au coup de sonnette, il demande :

Ne serait-ce pas possible de causer avec le jardinier ?

Avec celui-ci s’engage une conversation au cours de laquelle on apprend que « le château date de monsieur son grand-père » (il a été question, un quart d’heure avant, du maître absent) et que « madame est de descendance noble », car « elle est une duchesse ». Cependant, on fait le tour du… jardinier, sinon du propriétaire, la visite se termine devant une volière qui contient « des oiseaux étrangers » et sur cette réflexion :

Cela sont des oiseaux chers.

Terminons, nous, sur celle-ci que le malheureux Anglais qui recourra au manuel Bernardin »passera bientôt aux yeux de nos compatriotes pour avoir étudié le français, non dans un ouvrage belge, mais à l’école d’une génisse espagnole.

Willy, « En Brabant », in Le Journal amusant : journal illustré, journal d’images, journal comique, critique, satirique, etc., 18/2/1905. Paris. Dessins de Benjamin Rabier.

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