Et la grosse huile, c’est…

The new oil tycoon.
Le délire n’assure plus sa publicité,
ni par police, ni par guerre,
ni par asiles, ni par ses grands
discours de l’homme malheureux
Laissez-nous rire
Laissez-nous rire
Et l’homme parle et sait parler
Il dit sa personne physique
Ses yeux sa bouche ses oreilles
Tout l’essentiel et le durable
On ne prêche plus on ne prêche
Plus le bonheur à quelques sous.
Laissez-nous rire
Laissez-nous rire
On ne prêche plus on ne prêche
Plus le bonheur à gros milliards
Il n’y a plus d’enfants coupables
Il n’y a plus de femmes impures
N’y a plus d’hommes qui ont faim
Et la bêtise n’a plus de langue
Laissez-nous rire
Laissez-nous rire
Il n’y a plus de petits Juifs
Pour brûler dans les crématoires
Plus de putains pour faire pitié
Plus de soldats pour se faire tuer
Plus de canailles pour s’engraisser
Et nul n’a besoin de mentir
Laissez-nous rire
Laissez-nous rire
Il n’y a plus rien à voler
Il n’y a plus rien à renier
N’y a plus de publicité
Il n’y a plus d’intellectuels
Il ne reste plus de manuels
Qui s’estiment ou bien se méprisent
Laissez-nous rire
Laissez-nous rire
Il n’y a plus de poches percées
Ni poches pleines à craquer
Le passé est un œuf cassé
L’avenir est un œuf couvé
Le présent c’est mon cœur mon cœur
Ton cœur mon cœur ton cœur mon cœur…
— Paul Eluard, causerie radiophonique, 1949.
(source)

Alexandre Dumas. Caricature de Cham.
On peut être un adepte de la non-violence tout en goûtant ces plaisirs :
• carottes râpées aux pamplemousses pelés à vif (avec canneberges que vous aurez au préalable réhydratées, des graines de fenouil, un peu d’huile, et le tour est joué) ;
• crème fouettée à la fleur d’oranger pralinée (surtout utilisez de la crème double nouvelle que vous aurez mise deux heures d’avance dans de la glace pilée, puis, après y avoir mêlé une bonne pincée de gomme adragant en poudre, que vous fouetterez avec un fouet à biscuit pendant un bon quart d’heure) ;
• haché gourmand aux abricots moelleux et au rhum (plus rapide à préparer qu’à prononcer son nom) ;
• orange givrée (et même sans sorbetière ! n’oubliez pas de leur ôter le chapeau, toutefois) ;
• gâteau battu (attention à bien le faire, il est défendu par la Noble Confrérie du Gâteau Battu) ;
• gâteau à l’étouffée en cocotte (un gâteau qu’on peut faire sans moule, une aubaine !) ;
• et pour finir, un café frappé (vraiment instantané, si vous aimez…) que vous siroterez en écoutant Boris Vian ou Tom Lehrer.

The wonderful late Danish comedian and pianist Victor Borge presents his phonetic punctuation system and illustrates it with an except from a “pick pocket edition of a Johann Sebastian Shakesphere’s short story”.
“In the open window there suddenly came light. Beautiful Eleanor had alone dreaming of but one thing. – Two years had passed, since she met Sir Henry. She could still remember the unhappy evening, when her father had thrown him out. They had been sitting in the park and Henry had said: “Darling! Is this the first time you have loved?” She had answered: “Yes – but it is so wonderful, that I hope it shall not be the last!”
Suddenly she heard a well known sound. It was he. In two strikes he was near her, embraced, kissed and caressed her. “Henry! What is love?” she asked. He answered: “Well, I couldn’t live without!”……….. ”She asked: “Where have your thoughts been?” He answered: “With thee, my lady.” Suddenly he had gone. All she heard was the well-known sound of his departing horse.
In another show, Borge teaches Dean Martin his system and they alternate practice and performance in a series of well-known songs: Remember (“Remember the night you said ‘I love you!’, remember?”), Never on a Sunday (“Oh, you can kiss me on a Monday / A Monday, a Monday is very very good”), Fly Me To The Moon (“Fly me to the moon / And let me play among the stars”), Maria (“I just met a girl named Maria / And suddenly that name / Will never be the same / To me”), Wunderbar (“Wunderbar, Wunderbar! / What a perfect night for love / Here I am, here you are, / Why, it’s truly wunderbar!”), Shall We dance? (“Shall we dance? / On a bright cloud of music shall we fly? / Shall we dance? / Shall we then say, goodnight and mean goodbye?”) and Do-Re-Mi (“DO – a deer, a female deer / RE – a drop of golden sun / MI – a name, I call myself”).
A French standup comedian (some happen to like his “humor”, I happen not to) did a much more recent act which is essentially a French (and vulgar) adaptation of Borge’s classical (and classy) act, without giving any credits whatsoever to its creator.
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