Miklos
« Je donne mon avis non comme bon mais comme mien. » — Michel de Montaigne

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20 février 2008

Comment occuper son enfant le dimanche

Classé dans : Humour, Peinture, dessin — Miklos @ 20:26


Visite de l’ami australien

15 février 2008

Manières accortes

Classé dans : Loisirs, Récits — Miklos @ 16:37

« Hosteliers a ses hostes doit iestre moult affables. » — Gilles Li Muisis, Poésies, 1300-1365.

« Quant est de l’autre delectacion qui est en soy avoir et contenir en conversacion de vie humainne, celui qui le fait selon ce que il convient et appartient, il puet estre apellé amiable ou afable ou aggreable. » — Oresme, Livre des éthiques, 1370.

La mamma accueille, d’un grand sourire amène,
Le client affamé qu’à la table elle amène.
Son regard vigilant voit tout ce qui se passe,
D’un mot bref, sans appel, elle remet en place

Son équipe, qui veille à servir les désirs
Des plus jeunes clients, qu’ils appellent « mon grand »
Et des vieux habitués, auxquels ils font plaisir
Les nommant « jeune homme » – le croient-ils seulement ?

Aïeul filiforme, le doyen des serveurs,
Sourire ravageur, a un œil baladeur.
Le cowboy mexicain au rire fracassant
Cogne ci heurte là les clients en passant.

La danseuse élégante au chignon ramassé,
Chaloupe, sinueuse, offusquée ou blessée,
Tandis que le faune sautille, si léger,
Entre les tables mises où l’on a bien mangé.

Rapide, efficace et affable
Ce petit monde sert à table
Des mets nourrissants, agréables.
N’est-ce pas vraiment formidable ?

La vie à Paname

Classé dans : Actualité, Humour, Littérature, Politique — Miklos @ 7:34

« Tocard, -ard, adj. et subst. Laid.
Tocasson, adj. et subst. masc. Femme laide et/ou bête. »
— Trésor de la langue française

« On ne pas être tout le temps dans le politiquement correct au motif qu’il y a certains mots qu’on n’a surtout plus le droit d’employer. » — Françoise de Panafieu

V’là t’y pas qu’la typesse du xviie agonise Bertand ! Il la fait flasquer, elle peut pas blairer sa schnasse. C’est t’y pas un peu parce qu’elle est de la haute ? Lui aussi il a sa particule, même qu’elle colle plus mieux à son nom ! L’est trop class’, lui, pour lui gazouiller cette mercuriale :

Oui, sal’ guenon, oui, v’là c’ que j’ai !
Et j’ la trouv’ raide et j’la trouv’ dure !
Faut que j’ me mette à l’iodure,
Paraît que j’ suis bien arrangé !
Tiens, asseois-toi là, sal’ pétasse,
Bonne à tout faire et propre à rien,
Er’garde-moi don’ bien en face,
Que j’te dis’ que t’es-t’un’ peau d’ chien…

Que j’ te dis tes quat’ vérités,
Que j’ t’engueul et que j’ t’abomine :
Canard boîteux, denré’, vermine !
Prends don’ pas tes airs épatés,
Voiri’ !… Choléra sans limace,
Outil d’ besoin, chausson, trumeau,
Er’garde-moi don’ bien en face,
Que j’ te dis que t’es-t’un chameau.

Gadou’ !… Fumier, poussier, torchon,
Chiffon d’ pied, morceau d’chaussett’s russes
Lanterne à poux, caserne à puces,
Gésier d’ putois, vessi’ d’cochon,
Rouchi’, vezon, pucier, paillasse,
Viande à corbeau !… Viande à fourgon,
Er’garde-moi don’ bien en face,
Que j’ te dis que t’es-t’un wagon.

Salé gâté !… Rognur’ d’étal,
Pompe à Richer, boîte à pétrole,
Chair à bubon, chair à cass’role,
Chair à charcut’ri’ d’hôpital,
Ragoût poivré !… Gibier malade,
Dépêch’-toi d’ plaquer mézigo,
Et d’ prendre l’panier à sa’ade
Pour t’en aller à Saint-Lago.

Aristide Bruant

M’en fait, elle encaisse pas que l’« tocard » préfère l’autocar* à la caisse. « Qu’elle nous sorte la preuve, la trace de son vote favorable pour la prolongation du tramway ! » qu’y lui a lancé.


*« Véhicule destiné aux transports urbains » — TLF.

14 février 2008

Pain d’épice blanc – עוגת דבש לבנה של אראלה

Classé dans : Cuisine — Miklos @ 21:02

4 œufs
200 gr de miel
200 gr de sucre
300 gr de farine
1 verre de cognac

Préchauffer le four à 150°.
Battre les œufs.
Y rajouter progressivement le sucre et le miel.
Continuer à battre et rajouter le reste des ingrédients.
Chemiser un moule à cake et y verser l’appareil.
Cuire environ 1h. Vérifier la cuisson avec une brochette.

2 février 2008

QCM

Classé dans : Humour, Société — Miklos @ 1:15

« Regarder un atome le change, regarder un homme le transforme, regarder l’avenir le bouleverse. » — Gaston Berger, Phé­no­mé­no­logie du temps et prospective

« L’espace est l’ordre des choses qui coexistent. » — Leibnitz

Vous avancez sur un trottoir. Il fait 1m50 à 2m de large. À gauche, des façades monotones d’immeubles quelconques, les murs douteux, lacérés ici ou là de graffiti. À droite, la chaussée zébrée de voitures qui foncent pour passer avant que le feu ne tourne au rouge, en rasant le trottoir.

À quelques mètres devant vous, un couple se rapproche. Marchant côte à côte, ils ne se parlent pas, affairés qu’ils sont chacun avec son téléphone portable (ou alors ils discutent l’un avec l’autre par ce moyen). Ils occupent la largeur du trottoir. Vous n’êtes plus qu’à quelques pas de distance du couple. Ils n’ont pas étudié les préceptes de la baronne Staffe, qui enjoint, dans ce cas d’espèce, à l’un des impétrants de se mettre derrière l’autre afin de laisser une partie équitable du trottoir à la personne venant en sens inverse.

Que choisissez-vous de faire (cochez la bonne réponse) ?
 1. Ne trouvant aucun renfoncement de porte cochère à gauche, vous descendez sur la chaussée, à droite.
 2. Vous faites demi-tour.
 3. Vous continuez à avancer tout droit devant vous, comme si de rien n’était, surtout sans paraître les voir.

Si vous avez choisi (1), une voiture vous renverse, vous êtes tué sur le coup et transporté toutes affaires cessantes au paradis. Si vous avez opté pour (2), vous ne progresserez jamais dans la ville ni dans les affaires et finirez au purgatoire. Si enfin vous avez coché (3), le couple se mettra in extremis à la queue leu leu pour vous laisser passer, sans même vous avoir regardé. Il vous aura remarqué comme il remarque un arbre ou un poteau qu’il évite au dernier moment. Le prix ? Sans doute l’enfer. Mais l’enfer, c’était déjà les autres.

Même question avec un trottoir de 3m de large. Mêmes réponses. Force est de constater que, de nos jours, tout groupe de personnes (donc : de deux ou plus) possède une propriété identique à celle des molécules de gaz : il occupe tout l’espace disponible, bien au-delà du minimum vital ou social. Il a aussi tendance à considérer celui qui ne fait pas partie du groupe comme du gaz : invisible.

Ainsi va le monde sur le trottoir et partout ailleurs.

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