Miklos
« Je donne mon avis non comme bon mais comme mien. » — Michel de Montaigne

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18 janvier 2010

Life in Hell: services publics hors service

Classé dans : Actualité — Miklos @ 15:14

Les services publics de l’État veulent réduire la quantité de papier qu’ils envoient à Akbar ? ils veulent réduire le personnel chargé de répondre à ses questions téléphoniques ? Ils font donc la publicité pour leurs services en ligne dans tous les relevés et communiqués qu’ils envoient à Akbar. Celui-ci se décide donc à les essayer.

Il commence par l’assurance maladie : comme il part à l’étranger fin janvier, vers la mi-décembre il décide de demander la carte européenne d’assurance maladie. La demande de code de connexion en ligne doit se faire en ligne, mais sa fourniture, curieusement, se fait par l’entremise de la Poste, sur papier : il ne la reçoit que quelques semaines plus tard, moins d’une semaine avant son départ, à croire que ce code est encore tapé sur une veille machine à écrire Olivetti ou Underwood par un rond-de-cuir.

Il décide donc de s’occuper d’Ameli. Il s’y connecte, Ameli lui demande à deux reprises le code provisoire (elle a un grave problème de mémoire, sans doute ; Akbar espère qu’elle est bien assurée), puis lui propose de choisir le sien, ce qu’il fait volontiers. Ameli râle (ça rappelle à Akbar le monde réel) en disant que le code n’est pas bon, mais comme elle l’affiche à côté du code provisoire, il ne se rend pas compte que c’est le code qu’il a fourni qui ne plaît pas à la dame : contrairement au célèbre jeu télévisé, elle ne digère que les chiffres.

Une fois passé cette étape, il arrive à déposer sa demande de carte. Ameli l’informe que cela prendra trois jours pour transmettre sa demande (par l’entremise d’un autre rond-de-cuir ?) qui sera alors traitée. À cette allure, je l’aurai pour mon voyage de vacances de Noël 2010, se dit Akbar.

Lorsqu’il se sépare d’Ameli, celle-ci lui propose de se connecter au site mon.service-public.fr, qui devrait répondre à tous ses besoins administratifs. Tiens, justement, j’ai besoin d’un extrait d’acte de naissance, se dit Akbar, qui s’y rend de ce pas.

Il entame la démarche. Elle le téléporte sur le site paris.fr, puisque c’est dans cette commune qu’il est né. Il clique, remplit des cases, clique encore, et finalement tombe sur une page remplie de code informatique indiquant une « erreur java ». C’est bien le cas, se dit Akbar, quelle java !

En clair et en novlang, ça a beugué. Il cherche le moyen d’écrire à la Mairie de cette commune pour lui demander comment faire, mais, bien maligne, elle ne fournit aucune coordonnée pour ce faire. Il ne doit plus y avoir de fonctionnaires, il n’y a que des ordinateurs, et ils ne veulent pas être dérangés (c’était l’heure de la pause déjeuner, justement).

Il retourne donc sur le site mon.service-public.fr pour leur indiquer que la démarche qu’il avait engagée chez eux n’a pas abouti. Il y a deux boutons pour communiquer avec eux dans la page Questions fréquentes : mais quand Akbar clique sur le premier, il tombe sur une page qui lui dit Erreur : cette page n’existe pas ou a été supprimée, il essaie alors le second, et derechef ce message à la couleur sanglante et au ton comminatoire lui saute aux yeux. Mais ce n’est pas ma faute, ce n’est pas ma faute, murmure Akbar incertain.

Heureusement, le site lui propose de Faire une remarque sur cette page. Il ne s’en prive pas, et se voit dire qu’on lui répondra dans un délai de un à sept jours…

Ô temps, tu as bien suspendu ton vol, hein ?, soupire Akbar.

Jeff et Akbar sont les personnages d’une série de bandes dessinées de Matt Groening, qui est aussi le père de la fameuse – et infâme – famille Simpson.

17 janvier 2010

Alla breve. XXVI.

Classé dans : Actualité, Alla breve, Musique — Miklos @ 17:11

[183] La Passion selon MacMillan. Le Boston Symphony Orchestra va donner la création américaine de la Passion selon Saint Jean, commande du chef d’orchestre Sir Colin Davis, qui va la diriger, à l’occasion des 80 ans du compositeur. Comment composer une telle œuvre après Bach ? Comment être fidèle à une tradition séculaire tout en utilisant la palette des formes d’expression musicale qui ont émergé après sans pourtant tomber dans des effets de mode ? C’est ce dont discute cet article du Boston Globe. On pourra écouter et voir ici un extrait de la création allemande en mars 2009.

[184] Bach toujours d’actualité. La musique de Bach – le style, la forme, les mélodies – n’a eu de cesse d’influencer les compositeurs, petits et grands (de Mendelssohn à Webern), qui lui ont succédé, comme lui d’ailleurs s’inspirait de ses prédécesseurs et de ses contemporains. La différence entre les uns et les autres ? Pour l’exprimer, on peut reprendre pour le compte de la musique ce que T.S. Elliott disait au sujet de la poésie : “Immature poets imitate; mature poets steal.” Les musiciens interprètes l’ont aussi mis à toutes les sauces et fait entendre certains… aspects de son œuvre à un public qui ne l’aurait jamais écoutée autrement, on pense par exemple à l’excellent ensemble vocal Swingle Singers, et, avec l’apparition des synthétiseurs, au Switched-on Bach de Walter Carlos, les uns comme les autres fidèles au style et novateurs dans l’instrumentation. Le quatuor Bach to the Future, lui, adapte le genre et fait de la fusion entre le style de Bach et le modern jazz, les rythmes latino, africains ou afro-cubains, le hip-hop. Leurs fondateurs, le pianiste, Michael Silverman et son frère Rob aux percussions, ont de qui tenir : leur mère enseignait le piano, et leur père était violoncelliste dans l’orchestre symphonique de St. Louis. (Source).

[185] John Adams, un maître avec un très petit marteau. Devinez qui a exprimé ainsi son opinion de ce compositeur populaire ? Indice : il a ajouté que c’était un mannériste, un compositeur de musique de genre, et que son opéra The Death of Klinghoffer était de la mauvaise musique de film. Encore un indice ? Dans un précédent Alla breve, on a cité un entretien avec lui, dans lequel il disait que les responsables de la radio française d’après-guerre étaient des nouilles. Dernier indice : un maître avec un marteau ? et quid du Marteau sans maître ? (il s’agit d’une personnalité vivante, pas de René Char). Bravo ! Dans un nouvel entretien, anniversaire oblige, il s’exprime sur sa relation à l’orchestre en général et celui de Chicago en particulier.

[186] L’histoire de l’histoire de la musique. Dans un très bel article, l’organiste David Yearsley, organiste et professeur à l’Université Cornell, parle de deux Histoires de la musique occidentale, très différentes l’une de l’autre et chacune d’un intérêt particulier. Il s’agit d’abord de celle de Donald Jay Grout (un ami de son grand-père, et, lui aussi, professeur à Cornell des années plus tôt – il est décédé en 1987). Cet ouvrage de référence a été publié en 1960 et est depuis régulièrement réédité et mis à jour. L’autre est… une série de poèmes d’August Kleinzahler, intitulée elle aussi A History of Western Music, que cet auteur écrit depuis un certain nombre d’années. Ces poèmes ne sont pas forcément tous consacrés explicitement à un sujet musical, mais ils reflètent, dans un style très libre, léger et profond en même temps, la variété des intérêts musicaux et artistiques de l’auteur, que l’on retrouvera dans son récent ouvrage d’essais Music: I-LXXIV.

[187] The glory of the human voice, ou le culte de l’amateur, ou encore un cul-de-sac culturel. Neil McCormick analyse dans un récent article du Telegraph (suivi d’un autre, le lendemain, au vu des réactions épidermiques au premier) le phénomène Susan Boyle. Elle a certaines qualités vocales – mais sans comparaison avec les « réellement » grandes : Bessie Smith, Billie Holiday, Aretha Franklin, Dusty Springfield, voire Amy Winehouse. Artistiquement, sa plus grande réussite aura été I Dreamed a Dream, qui est déjà émouvant en soi, et son histoire personnelle – femme d’un certain âge au physique ingrat, ignorée par les hommes – a rajouté à cette émotion, mais n’a aucun rapport avec ses qualités musicales. Enfin, le contexte : d’une part, la démocratisation des médias par l’internet et la starification de l’amateur (ce n’est pas récent : cf. notre Web comme hégémonie de l’amateurisme en 2005) – ce qui nécessitait avant l’internet bien plus de moyens (on se souvient de la cantatrice amateur Florence Foster Jenkins) – et, d’autre part, la stratégie des industries des médias visant à récupérer ces tendances, que ce soit à la télévision (téléréalité et boys-bands) ou sur disque : selon l’auteur, le nombre phénoménal de disques de Boyle (éditée par Sony, bien malins) achetés en 2009 (plus de 6 millions) et le peu de téléchargements indiqueraient que ce serait un public plutôt âgé (et féminin, rajoute-t-il, en rentrant la tête entre les épaules) qui s’y intéresse, qui se détourne des icônes siliconées et botoxées qui occupent la scène et des musiques actuelles. Pour résumer Neil McCormick : no future.

[188] Valse pour téléphone portable. Le pianiste et compositeur québécois Marc-André Hamelin (que la Wikipedia en langue française ignore presque totalement, contrairement à sa contrepartie en anglais, une insulte pour le Québec, libre ou non) vient de composer une valse inspirée par la sonnerie Nokia. Nulle doute que sa mélodie (celle de Hamelin) hantera votre mémoire plus agréablement que le harcèlement d’un portable ! L’histoire ne dit pas si le public a dû éteindre ses téléphones avant le récital. (Source).

[189] Écrivez vos partitions en ligne avec vos amis. Noteflight, une petite société américaine vient d’annoncer la prochaine mise en ligne d’un service hébergé qui permet de créer, seul ou en collaboration (« réseau social », disent-ils ils – à l’instar du Concerto du Fleuve Jaune, composé dans la Chine de Mao par un comité sous la direction de Jiang Qing en 1969 ?) des partitions à l’aide d’un logiciel d’édition interactif et d’en écouter le résultat. Le compositeur peut se créer des gabarits (par exemple : pour des œuvres pour piano solo ou pour quatuor). Il y en aura une version gratuite (et donc une version payante avec plus de fonctionnalités). On peut dorénavant le tester en ligne (cliquer sur la partition qui s’affiche ou sur “Try it now”).

16 janvier 2010

Alla breve. XXV.

Classé dans : Actualité, Alla breve, Musique — Miklos @ 21:03

[176] Les Barricades mystérieuses. Il y a des musiques qui, une fois écoutées, ne nous lâchent plus et nous hanteront à jamais. C’est par exemple le cas de la Sonnerie de Sainte-Geneviève du Mont-de-Paris de Marin Marais (que l’on peut écouter ici interprétée par Fabio Biondi, Jordi Savall, Pierre Hantai et Rolf Lislevand), et c’est celui de cette œuvre de François Couperin au titre si mystérieux, qui a donné son nom à d’autres œuvres de tous genres (essai, roman, poésie, peinture, musique…) jusqu’à nos jours. D’autres œuvres ont ainsi laissé des traces au fil des siècles, on pense notamment aux Folies d’Espagne (apparues aux XVIe siècle et dont la mélodie a inspiré des dizaines, voire des centaines d’œuvres, comme on peut le voir sur ce site remarquable), et, en passe peut-être de lui faire concurrence, Sombre Dimanche (mais ça, on ne le saura que dans quelques siècles). (Source)

[177] Richard Strauss, compositeur, chef d’orchestre, pianiste et accompagnateur. C’est le titre d’un coffret de dix disques compacts accompagné d’un livret conséquent consacré aux multiples talents musicaux de Richard Strauss et comprenant des enregistrements effectués de 1905 à 1944. On trouvera ici le contenu détaillé du coffret et la possibilité d’en écouter des extraits. Il est édité par Grosser & Stein. (Source)

[178] Entretien avec Frederic Rzewski. Né en 1938 et diplômé de Harvard et de Princeton, ce compositeur d’avant-garde est connu pour ses œuvres aux titres engagés : Coming Together, No Progress without Struggle, The Price of Oil, Work Songs, The People United Will Never be Defeated. Pas étonnant, son professeur de piano était marxiste… Rzewski était admiratif de Chostakovitch, d’Elliott Carter et de Boulez. Dans son œuvre, il allie ces influences modernistes avec son goût pour les chansons populaires et engagées, le tout dans un cadre strict, tel qu’en propose le contrepoint. (Source)

[179] Le compositeur président. Ivo Josipovic vient d’être élu président de Croatie. Né en 1957, il a une formation de juriste (c’est lui qui a représenté la Croatie à la Cour internationale de justice dans le procès de génocide à l’encontre de la Serbie) et de compositeur. Il a composé une cinquantaine d’œuvres pour orchestre, ensembles de chambre et de solistes, et a occupé le poste de secrétaire général de la société de compositeurs croates. (Source)

[180] Un cachet source de mal de tête assuré. La production de concerts avec des interprètes – chef, solistes, orchestre – internationaux est un vrai casse-tête, non seulement administratif (y inclus calcul de cotisations sociales dont ils ne bénéficieront pas vraiment) mais surtout financier : coûts du transport, des assurances, du cachet (et ce ne sont pas forcément les meilleurs qui sont les mieux payés). Le prix des places en dépend, et, par conséquence, la programmation se doit aussi d’attirer un minimum de public. (Source)

[181] Un lion à l’orchestre national de Lyon. Le nouveau directeur, Laurent Langlois, semble être à couteaux tirés avec le chef d’orchestre (qu’il envisageait de remplacer en 2011 par « le très controversé Michel Tabachnik », après avoir remplacé sa photo sur la plaquette de programme par… Guignol), les salariés (déjà deux arrêts maladie) et le public (certains concerts de 2000 spectateurs en comptaient 1100 invités). Curieuses dépenses (2000 € à un musicologue pour des textes pour un concert qui ‘en comprenait pas), textes qui en rappellent d’autres… (Source)

[182] La dynamique est vitale. Les nuances des sons qui nous entourent, musicaux ou non, sont essentiels pour la santé de l’oreille. Or le bruit ambiant d’une part (qui oblige les personnes qui discutent à parler uniformément fort) et les traitements technologiques d’autre part (destinés à faire percevoir une publicité à la télévision plus fort qu’elle ne l’est vraiment, ou à faire passer le maximum de sons dans un lecteur MP3), réduisent ces nuances et produisent un son bien plus uniforme qu’à la source. Cette caractéristique occasionne une pression permanente sur le tympan, ce qui nuit à terme à notre ouïe. (Source)

L’idiot inutile, ou, nous payons tous pour le geste de Peillon

Classé dans : Actualité, Médias, Politique — Miklos @ 8:59

“For Brutus is an honourable man ;
So are they all, all honourable men.
(…)
I speak not to disprove what Brutus spoke,
But here I am to speak what I do know.”
— William Shakespeare, Julius Cæsar, acte III, scène 2.

Il s’avère que la « démarche », prévue de longue date, du personnage était destinée à assurer que personne n’occupe le fauteuil de contradicteur de gauche sur le plateau. Il devait craindre que, s’il avait refusé de participer avant le début de l’émission, Arlette Chabot, à laquelle il avait laissé croire jusqu’au dernier moment qu’il viendrait, n’aurait pas eu de mal à trouver un collègue pour se substituer à lui. Résultat : le plateau était à la disposition de la droite et de l’extrême droite, comme s’ils représentaient tout le spectre politique français sur cette question de l’« identité nationale ». Honorable, dites-vous ?

Au lieu de démontrer les hauts principes que Peillon clame maintenant, cette ruse, cette tromperie, ce subterfuge, montre la piètre opinion qu’il a de ses collègues de gauche, et plus généralement que tous les coups sont bons en politique, y compris celui de ne pas honorer ses engagements. Honorable, dites-vous ?

Quant à ses fameux « amis » de gauche qui prennent sa défense en critiquant le fait qu’il était relégué en deuxième partie d’émission, ils contredisent la parole de Nathalie Saint-Cricq (la rédactrice en chef de l’émission en question) qui affirme que ç’avait été le choix de Peillon, ce qui lui aurait permis d’apporter la contradiction, et d’avoir ainsi le dernier mot. En réalité, comme c’était un coup prémédité, son choix était judicieux ; s’il avait été prévu au début de la soirée et n’était pas arrivé alors, l’émission aurait sans doute été annulée ou reportée. On en aurait à peine parlé. Honorable, dites-vous ?

Il est à craindre que cette nouvelle bombe médiatique – on constate l’affection croissante des politiciens pour cette plate-forme d’expression – ne contribue qu’à la désaffection croissante des Français pour la politique et ses représentants et en particulier pour une gauche en déliquescence d’une part, et à justifier des méthodes de terrorisme (au figuré, pour le moment) de la part des politiciens d’autre part. C’est la démocratie qui en paie le prix.

15 janvier 2010

Life in Hell: Akbar increasingly hates Cofinoga

Classé dans : Actualité — Miklos @ 22:32

Le harcèlement électronique émanant de « Cécile de Cofinoga » et dont Akbar est la cible se poursuit. Ces courriers prétendent qu’Akbar s’est inscrit sur leur site – c’est faux – et qu’il peut s’en désinscrire en s’y rendant. Pour ce faire, il doit s’y inscrire en fournissant sa date de naissance… Impossible de donner uniquement l’adresse électronique victime de leurs pratiques.

Akbar envoie un message, comme ce mail l’y invite en toutes petites lettres, au webmaster, le mettant en demeure de cesser ces pratiques, comme la loi l’y autorise. Il reçoit une réponse de « son » conseiller clientèle (anonyme, évidemment) qui l’assure qu’il a « pris connaissance de votre courriel et vous assure d’une réponse dans les plus brefs délais. » C’est ce qu’il lui avait promis-juré en août, sans jamais le faire. La preuve.

Akbar décide de les appeler. Il consulte l’annuaire, y trouve un numéro vert qu’il compose. L’opératrice répond en disant « Médiatis bonjour ». Akbar, interloqué, lui demande s’il n’est pas chez Cofinoga. La voix lui répond que non, et que ce sont des concurrents. Akbar raccroche. Vérification faite, il s’avère que Médiatis n’est qu’une des marques de Cofinoga (qui comprend aussi Laser, Points ciel, Soficarte…).

Concurrents ? Des voyous, plutôt, se dit Akbar.

Jeff et Akbar sont les personnages d’une série de bandes dessinées de Matt Groening, qui est aussi le père de la fameuse – et infâme – famille Simpson.

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