Le nouveau code de la route
L’examen du code de la route va être simplifié, nous dit-on. Voici une épreuve que nous proposons, basée sur des cas réels. Que signifie, dans chacune des photos ci-dessous, la signalétique ?

Réponses :

L’examen du code de la route va être simplifié, nous dit-on. Voici une épreuve que nous proposons, basée sur des cas réels. Que signifie, dans chacune des photos ci-dessous, la signalétique ?

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Accident de train à la gare Montparnasse, 1895
Pas si nouveau que ça :
Au commencement d’octobre de 1859, on essaie de faire dérailler un train de chemin de fer dans l’Aude : quelques jours après, deux tentatives de ce genre s’exécutent au même lieu ; quelques mois après, un quatrième accident de cette nature arrivait sur la ligne de Marseille ; et au parquet de Vannes comparaissaient dernièrement deux enfants qui avaient voulu voir si les locomotives sauteraient aussi bien que les moutons.
Journal d’agriculture, sciences, lettres et arts, rédigé par des membres de la société d’émulation de l’Ain, Bourg, 1861.
Ce qui est nouveau, c’est l’utilisation de SMS pour s’envoyer des blagues à ce sujet. Ce qui réveille tous les Mulders en puissance : on nous écoute, on lit nos SMS… ce qui est probable, c’est que ce message reçu était resté sur le portable prêté par l’opérateur à la malheureuse victime de cette blague de potache, et, une fois rendu et prêté à un autre usager, celui-ci ait trouvé ce texte inquiétant dans les messages reçus et ait alerté l’opérateur ou eux.

Amis des bêtes, Jeff et Akbar vont visiter le musée vivant du cheval de Chantilly. Arrivés à la caisse, ils s’entendent dire que, pour le prix du billet (10 €), ils ne pourront voir qu’un passage de quelques mètres de long bordé d’une dizaine de stalles occupées ; le reste n’est pas visible dans l’heure qui suit. Et quand Akbar présente sa carte de réduction, il s’entend dire qu’il fallait établir une demande avant la visite… Or aucun moyen de le savoir d’avance : le site du domaine n’offre aucune indication particulière sur les horaires assez variables de ce musée ni sur les procédures administratives préliminaires à sa visite. Les deux compères ne sont pas les seuls à faire demi-tour.

En sortant, ils entendent sonner des cors de chasse. « — J’aime le son du cor le soir au fond des bois, murmure Lily. — Tout ce que ça veut dire, ma chérie, c’est que la chasse est ouverte… Qu’est-ce qu’ils peuvent bien encore chasser, je me le demande. »1 Ils se le demandent aussi.
Ils aperçoivent alors un grand pavillon dressé sur l’hippodrome, vers laquelle se dirigent quelques sonneurs en habit rouge, le cor sous le bras. « Le chasseur sort des fourrés. Il tient encore le cor contre ses lèvres. Apercevant Lily, il prend une pose intéressante. Il porte des lederhosen et un petit chapeau tyrolien. Un très bel homme, bien proportionné, avec beaucoup de viande là où il faut. L’œil est de velours, d’une rare stupidité. C’est ce qu’en yiddish on appelle une vraie tête de con. Jolies moustaches. Il n’a pas l’air allemand. Il pouvait sortir d’un conte de Maupassant, avec son genre étalon, ou d’une toile impressionniste, avec tous ces beaux mâles à rames, maillot de corps, et grosses moustaches. »1

Une foule endimanchée (bien que c’était un samedi) se tient à proximité du pavillon ; les hommes sont en frac, et les dames arborent, pour la plupart, des chapeaux aussi grands que leurs jupes sont courtes, et garnis à profusion de fleurs et de fruits à l’instar des buffets richement achalandés. Tout ce beau monde – Akbar et Jeff y reconnaissent Dr Doudoune et son mari l’éminent professeur – évolue avec une élégance convenue, mais rendue quelque peu périlleuse de fait de la nature herbeuse du sol – « Voici le vieux chemin / Où roule le carrosse / Des dames en hennin / Et des fées Carabosse… »2 –, différente de celle de parquets en point de Versailles sur lesquels ces grands du monde se retrouvent en général.
Un garde auquel Akbar s’adresse pour savoir de quoi il s’agit leur répond : « c’est le mariage d’un descendant d’un prince, d’un comte ou d’un duc, quelque chose comme ça ». Ils apprendront le lendemain qu’il s’agissait du mariage du descendant d’Hugues Capet.
S’étant rincés les yeux à défaut du gosier, nos compères reprennent la route vers de nouvelles aventures.
1 Romain Gary, La danse de Gengis Cohn, Gallimard, 1967.
2 Marie Gounin.
Jeff et Akbar sont les personnages d’une série de bandes dessinées de Matt Groening, qui est aussi le père de la fameuse – et infâme – famille Simpson.
« Le ministère de la Vérité – Miniver, en novlangue – frappait par sa différence avec les objets environnants. C’était une gigantesque construction pyramidale d’un blanc éclatant. Elle étageait ses terrasses jusqu’à trois cents mètres de hauteur. De son poste d’observation, Winston pouvait encore déchiffrer sur la façade l’inscription artistique des trois slogans du Parti : La guerre c’est la paix. La liberté c’est l’esclavage. L’ignorance c’est la force. » — George Orwell, 1984.
… ou c’est du moins la version que donne le 1er mai Xinhua, l’agence chinoise d’informations, des événements du 30 avril dernier :
AMSTERDAM, 1er mai (Xinhua) – Les célébrations de la Journée de la Reine ont eu lieu à Amsterdam, capitale de la Hollande, le 30 avril 2009.
La Journée de la reine (du roi) est la fête nationale des Pays-Bas. Elle se célèbre à l’occasion de l’anniversaire du monarque règnant.
La reine Béatrix, née un 31 janvier a choisi de déplacer cette fête au 30 avril, en hommage à sa mère la reine Juliana.
Pour preuve, cette nouvelle est assortie de photos de joyeux bataves faisant la fête, images hautes en couleurs (surtout orange, du fait de l’origine de la maison royale) et dont le rouge sang et la carrosserie de la voiture écrasée sont évidemment absentes.
Comme quoi, les monarchies ont du bon, comme le reconnaît tacitement l’organe chinois.
Le copyright sur la page datant de 2004, on se demande si les photos illustrant le joyeux événement de ces derniers jours ne proviennent pas aussi de ce lointain passé.

La marche de l’homme bloquée par un porc
« Si l’histoire est effectivement, comme la définissait Walter Benjamin, non pas une longue marche de l’humanité vers le progrès mais plutôt une montagne de ruines qui monte au ciel… » — Enzo Traverso, « Rationalité et barbarie », in L’histoire déchirée. Essai sur Auschwitz et les intellectuels. Éd. du Cert, 1997.
«Pour Sylvie» van der Werf, de l’Institut Pasteur (…) “c’est un virus nouveau contre lequel l’ensemble de l’humanité n’a pas d’immunité.” (…) Le virus pourrait devenir “beaucoup plus dangereux”, selon l’OMS.
AFP, 27 avril 2009.
Voir aussi :
• Institut de veille sanitaire (France)
• Center for Disease Control (USA)
• Organisation mondiale de la santé (OMS)
The Blog of Miklos • Le blog de Miklos