Dans le cadre du projet de Portail de la musique contemporaine (ouvert en 2007) qui fédère les ressources d’organismes culturels français et est partenaire d’Europeana, un CDD est proposé pour un poste de développeur informatique expérimenté sur les technologies du Web.
Description du poste
La personne recrutée sera chargée de poursuivre le développement du Portail :
- Mise en place d’un service d’hébergement et d’entrepôts OAI statiques pour le dépôt de documents numériques et de leurs métadonnées par les partenaires du projet.
- Nouvelles interfaces « sociales » (blog, annotations) et évolution des interfaces actuelles (modalités de recherche et de navigation).
- Backoffice (gestion des moissons OAI, statistiques d’utilisation).
- Ingénierie (gestion de versions, généricisation du logiciel, de son déploiement et des installations, documentation).
Profil recherché
Requis : expérience concrète (dans des projets déployés) des technologies suivantes :
- Langages et bases de données : PHP, MySQL, Javascript, Smarty…
- Protocoles : OAI, RSS.
- Formats : XML.
- Systèmes : Apache et un CMS (de préférence Drupal).
Souhaité : connaissance des technologies et formats suivants :
- Flash.
- MP3.
- Mime.
- Dublin Core, MODS, Unimarc.
Capacités
- À rentrer rapidement dans un système complexe pour se l’approprier.
- À structurer son code et sa documentation.
- Haute productivité.
- Travail en équipe.
- Intérêt pour la musique.
Informations sur le poste
Lieu de travail : Ircam (Paris centre).
Durée : 9 mois.
Salaire : selon compétences et adéquation.
Disponibilité : immédiate.
Candidature
une lettre de motivation et un CV détaillant le niveau d’expérience/expertise dans les domaines mentionnés ci-dessus (ainsi que toute autre information pertinente).
Le Quotidien du Peuple, relayant une information de l’agence de presse Xinhua, écrit aujourd’hui :
Le vice-président du groupe UMP au Conseil de Paris, Alain Destrem, a dénoncé mardi un vœu adopté par le conseil d’hisser [sic] le drapeau tibétain devant l’Hôtel de ville, le qualifiant d’acte « sans fondement » qui rendrait plus délicates les relations sino-françaises.
Il rajoute que M. Destrem s’est félicité en apprenant que « deux personnes d’origine chinoise sont arrivées devant l’Hôtel de ville et fait tomber le drapeau tibétain » (version édulcorée du « tore down » de l’original en anglais de Xinhua), et que le conseiller « qui avait l’intention de faire la même chose [ce que ne dit pas Xinhua], s’est réjoui de la disparition du drapeau. » On croirait voir Jeanne Hachette se saisissant de l’étendard des soldats ennemis, ceux de Charles le Téméraire, et rendant ainsi courage aux Beauvaisiens assiégés, ma parole ! C’est d’ailleurs bien la Chine qui avait été victime de l’agression tibétaine en 1959, comme le précise la brève de l’agence Xinhua.
Ce qu’aucun de ces deux organes de presse chinois (qui sont les seuls à reporter cet acte de bravoure) ne mentionne, c’est que M. Destrem est « président du Club “Europe-Chine Coopération” », selon les termes du même Quotidien du Peuple dans un article sur un événement bien moins sujet à controverse, l’exposition de photos en commémoration du 45ème anniversaire des relations diplomatiques sino-françaises au centre culturel de Chine à Paris.
Comme quoi, tout est dans le contexte.
Les récentes menaces de mort à l’encontre du président de la République et de neuf responsables UMP rappellent les textes délirants et paranoïaques (mais écrites avec bien plus de style) publiés sur une galaxie de sites Web il y a plus de quatre ans et qui appelaient au meurtre du prédécesseur de Nicolas Sarkozy et de sa famille ainsi qu’à l’insurrection armée contre les magistrats. L’auteur s’y prenait aussi aux politiciens, aux féministes, aux homosexuelles (femmes, pas hommes), aux francs-maçons, aux Juifs, aux sionistes, aux scientologues… et aux psychiatres. Plus récemment (2007), il accusait l’actuel président d’être l’agent d’une secte (devinez laquelle) « infiltré dans l’appareil politique français pour […] la mise en esclavage du peuple français. » L’individu était convaincu de sa mission militante, et demandait à ce que ses cendres « reposent aux Invalides à côté de celles du grand empereur parce que, comme lui, je suis d’abord un guerrier ».
L’individu avait commencé à diffuser ses « appels » par la technique de spams de courriers électronique quelques années auparavant. Il signait ses textes d’un nom et d’une adresse en région parisienne (ce sont ceux que l’on retrouve dans les procès associés à ce phénomène). Il précisera, plus tard, que « Ceux et celles qui refusent de recevoir [s]es communications sont des personnalités hautement criminelles. Ils et elles doivent être détectés et mis hors d’état de nuire. » En 2001, il avait perdu un procès intenté à LibertySurf et à Free pour avoir rompu ses contrats du fait de spams. Il avait été aussi débouté en 2003 de sa demande d’annulation partielle des clauses anti-spam de la directive européenne concernant la vie privée et les communications électroniques (2002/58/CE).
En 2004, il lance une nouvelle vague de spams ciblant universités, bibliothèques, etc. dans laquelle il annonce son site Web, qu’il démultiplie en France (à un moment : plus de 75 simultanément, chez Club Internet, Free, Freesurf, Onlinehome…) et dans de nombreux pays plus complaisants. Une fois l’un fermé, il en ouvre dix autres.
Ce qui est curieux vu sa teneur, c’est qu’il en reste au moins un en ligne en France à ce jour, chez Orange (et pourtant, ils en avaient fermé d’autres copies du temps où ils s’appelaient Wanadoo), et – ce qui est moins étonnant – d’autres ailleurs dans le monde.
Dans un article daté du 2 mars, Le Monde rapporte les effets de la crise sur la grande banque européenne – chute de 70% des bénéfices nets, fermeture d’activités et suppression d’emplois aux US – et les mesures qu’elle prend pour y faire face.
Plus prosaïquement : depuis une semaine, HSBC n’est plus en mesure de fournir à ses clients des cartes de crédit ou de rééditer leurs codes secrets. La banque invoque la grève sur un site français d’Oberthur, « premier fournisseur mondial de cartes de paiement à puce et de cartes de paiement Visa et MasterCard », débutée le 23 février, et étrangement passée sous silence dans la presse.
Comme encouragement à la consommation il n’y a pas pire, et si HSBC se lance, comme l’écrit l’article, dans des acquisitions, ne pourrait-elle pas s’approprier un fournisseur alternatif de cartes ?
Extrait d’une brève de l’AP :
“Israeli, Palestinian and international human rights groups have said they are seeking to build a case that Israel violated the laws of war. The groups are focusing on suspicions that Israel used disproportionate force and failed to protect civilians. They also have criticized Hamas for using civilians as human shields and firing rockets at civilian targets in Israel.” — Josef Federman, Associated Press, 26/1/2009.
Traduction :
Des organisations de droits de l’homme israéliennes, palestiniennes et internationales ont déclaré chercher à monter un dossier [en justice] prouvant qu’Israël a violé le droit de la guerre en faisant un usage disproportionné de la force et en manquant à l’obligation de protéger des civils. Ils ont aussi critiqué le Hamas pour avoir utilisé des civils comme boucliers humains et pour avoir tiré des roquettes sur des cibles civiles en Israël.
Synthèse : le manquement par Israël à son obligation de protéger les civils est condamnable, l’utilisation par le Hamas de boucliers humains est critiquable. Deux poids, deux mesures ?