Miklos
« Je donne mon avis non comme bon mais comme mien. » — Michel de Montaigne

This blog is © Miklos. Do not copy, download or mirror the site or portions thereof, or else your ISP will be blocked. 

10 avril 2015

Il aurait été grand temps de l’archiver, lui…

Classé dans : Actualité, Histoire, Photographie, Politique — Miklos @ 15:59


Proposition pour un second volet de l’exposition La Collaboration (1940-1945)
aux Archives nationales
. Cliquer pour agrandir.

« Organisée dans le cadre des commémorations du 70e anniversaire de la libération de la France et de la victoire contre le nazisme, l’exposition La Collaboration (1940-1945) propose une relecture de ce complexe héritage (…). » (Source)

Il y a dorénavant matière à organiser un second volet de la relecture de ce complexe héritage.

7 avril 2015

Si politique et si peu poétique, la ministre de l’Écologie

Classé dans : Actualité, Littérature, Médias, Politique — Miklos @ 10:34


La prose de Royal. Cliquer pour agrandir.

Si Royal se cantonne à la prose, c’est qu’elle doit consciemment éviter d’utiliser un genre plus poétique, dit « chant royal », du fait du patronyme d’un de ses usagers les plus prolifiques, CrétinGuillaume Dubois dit Crétin, poète français du XVe-XVIe s. (craint-elle la confusion des noms ?), dont on citera par exemple :

Chant royal, ou savoir divin
Imprime un nouveau doctrinal
Sans le noir brouillon infernal
Qui brouille tout de son venin (…)

Comme quoi, si elle s’y mettait, cela mettrait peut-être fin à l’image brouillée qu’elle n’a de cesse de projeter. Question prose, nous, on serait plutôt d’accord avec celle de Mandon.


La poésie de Crétin. Cliquer pour agrandir.

5 avril 2015

La plus grande marée du millénaire

Classé dans : Actualité, Judaïsme, Peinture, dessin, Photographie, Religion — Miklos @ 20:26


Vitrine rue des Rosiers à Paris, au temps de la Pâque juive.
Cliquer pour agrandir.

Objection II contre la divinité du Pentateuque

Le passage de la mer Rouge n’a rien de miraculeux. Moyse ayant vécu long-tems sur les bords de la mer Rouge, & ayant exactement observé l’heure & la hauteur de son flux & reflux, & la nature de ses côtes, se servit artificieusement de cette connoissance pour délivrer son peuple à la faveur du reflux. Il les fit passer dans le temps que les eaux s’étoient retirées : mais les Egyptiens s’étant mis incon­si­dé­rément dans son lit au tems du flux, furent tous ensevelis sous ses eaux qui les y surprisent. C’est le sentiment qu’attribue aux Prêtres Egyptiens de Memphis Artapane, apud Euseb. preparat. lib. 4, cap. 17. Ce sentiment a été renouvellé par beaucoup de personnes, qui l’ont fait valoir de tout leur pouvoir.

Reponse

Il ne faut que peser les circonstances de cet événement, examiner le texte de Moyse, comparé aux autres endroits de l’Ecriture, où il est parlé du même événement, pour être convaincu que c’est ici un miracle vraiment divin & l’un des plus grands qui soient jamais arrivés ; que les Israélites passerent la mer ayant les eaux suspendues à leurs deux côtes ; & qu’enfin l’hypothese qu’ils aient profité du reflux, est absolument insoutenable.

Les Hébreux sortent de l’Egypte ; Pharaon les poursuit avec son armée : arrivés sur le bord de la mer Rouge, & étant enfermés entre des montagnes & des rochers inaccessibles, ils apperçoivent l’armée ennemie campée derriere eux. Pressés alors de toute part, ils ne doutent plus de leur perte ; ils tombent dans le découragement & le murmure. Moyse dans cette extrêmité s’adresse au Seigneur, & assure le peuple d’une prompte délivrance. Il leur dit que c’est pour la derniere fois qu’ils voient les Egyptiens ; que le Seigneur combattra pour eux, & qu’ils n’auront qu’à demeurer en repos. Aussitôt par l’ordre de Dieu, il éleve la verge qu’il tenoit en main, & divise la mer ; les Israélites entrent dans le milieu de son lit desséché, ayant l’eau comme un mur à leur droite & à leur gauche : erat enim aqua quasi murus à dextrâ eorum & lavâ. (Exodi, 14, 22.) Ils passent ainsi au milieu de la mer, ayant l’eau à leur droite & à leur gauche ; car Moyse le répete comme une chose remarquable, & comme prévoyant qu’on pourroit un jour en douter. Et dans le cantique qu’il composa après cette mémorable action, il marque d’une maniere plus vive & plus expresse ce qui arriva alors : « les eaux, dit il, se tinrent en monceaux ; les flots s’arrêterent, les eaux se geletent ». Ou il faut absolument nier le récit de Moyse, ou il faut reconnaître ici un des plus grands prodiges de l’ancien Testament. Les autres écrivains sacrés nous en donnent la même idée ; & si ce n’est pas celle qu’on s’en doit former, toute l’Ecriture conspire à nous tromper. On peut voir Judith, le Psalmiste en plusieurs endroits, Habacuc 3, 8,10, 15 : le livre de la Sagesse, 10, 17, 18 & 19, 7.

Pour répondre maintenant à ceux qui prétendent que Moyse fit passer la mer Rouge aux Hébreux à la faveur du reflux, nous ne dirons pas avec Genebrard  que cette mer n’a point de flux & de reflux, ni avec Diodore de Sicile, qu’elle a son flux réglé tous les jours à la troisieme & à la neuvieme heures, c’est-à-dire depuis neuf heures du matin jusqu’à trois heures après midi dans l’équinoxe. Nous avouons que la mec Rouge a son flux & reflux reglé avec les autres mers qui ont communication avec l’océan ; mais nous soutenons qu’il est impossible que Moyse ait pu passer la mer Rouge avec les Hébreux, à la faveur de ce mouvement réglé des eaux. Tout le monde sait que dans le flux la mer s’enfle peu à peu & s’éleve contre les côtes ; & ce mouvement dure six heures. Après un quart d’heure de repos, elle prend un cours opposé pendant six autres heures, pendant lesquelles les eaux baissent & s’éloignent des côtes d’une maniere sensible : c’est ce qu’on appelle reflux. Il est suivi d’une espece de repos qui dure un quart d’heure, auquel succede un nouveau flux & reflux. Ainsi la mer hausse & baisse deux fois le jour, non pas précisément à la même heure, parce que chaque jour son flux retarde de trois quarts d’heure & quelques minutes Voilà ce qui regarde le flux & reflux en général. Pour ce qui est du flux & reflux. de la mer Rouge, ceux qui l’ont examiné exactement reconnoissent que cette mer dans son plus grand reflux, laisse environ deux cens cinquante ou trois cens pas du bord découvert & à sec ; mais lors même que le reflux est plus grand, le milieu du lit de la mer n’est jamais sans eaux, comme le remarque Jules Scaliger apud Drusiam in ex. 15, 4 ; d’où cet auteur conclut que c’est témérairement & sans raison que les ennemis des saintes lettres ont osé soutenir que les Israélites se servirent de l’occasion du reflux pour traverser la mer Rouge. Ceux qui soutiennent cette opinion, veulent que Moyse n’ait fait traverser aux Hébreux que le petit bras de mer qui est au fond ou la pointe de la mer Rouge vers le port de Sués. La mer en cet endroit n’a pas plus de largeur qu’un bon fleuve. Donnons-lui trois cens pas. Dans cette supposition même il est impossible que les Israélites y aient pu passer pendant le reflux, quand même il eût laissé ce terrein entierement sec l’espace de six heures ; ce qui n’est pas, puisque la mer se retire peu à peu du rivage, & qu’on ne peut point marcher sur le sable aussi-tôt après que l’eau s’est retirée. Les Israélites pouvoient être au nombre de deux millions de personnes, sans compter les embarras de bétail, de chariots, de meubles, & tout ce qui peut accompagner un peuple entier, qui étoit chargé non-seulement de ses propres biens, mais encore de toutes les richesses de l’Egypte, selon l’expression de l’Ecriture. Or, il est évident qu’une semblable multitude n’a jamais pu passer en six heures de tems dans un espace de trois cens pas de large. Pour en être convaincu, il n’y a qu’à faire un moment de réflexion sur le terrein qu’occupe une armée de cent mille hommes, & y joindre les bestiaux, les chariots, le bagage, sans oublier la précipitation, la crainte, le trouble & l’embarras qu’une conjoncture si peu attendue & si périlleuse dut causer dans un peuple timide & accoutumé à l’esclavage.

Mais, si c’est à la faveur du reflux que les Israélites ont passé la mer Rouge, comment Moyse a-t-il pu leur persuader qu’ils l’ont passée par un prodige eclatant, & comment les Egyptiens ont-ils eu l’imprudence ou plutôt la folie de s’exposer au flux de cette mer ? Si l’on dit que les Israélites ignoroient le reflux dans le tems du passage, dira-t-on qu’ils l’ont toujours ignoré depuis, quoiqu’ils aient si long-tems cotoye le rivage de cette mer ? Dira-t-on encore que tous les Egyptiens étoient dans la même ignorance ? Quand ils auroient pu l’ignorer, comment après s’être témérairement engagés dans le lit de cette mer, & voyant une partie de leur armée abymée sous les eaux, les autres ne se sauverent-ils pas ? Voyez la dissertation sur le passage de la mer Rouge par les Hébreux, qui est au premier tome, page 716 de la sainte Bible, avec des notes littétales . . . tirées du commentaire de Dom Calmet de M. l’Abbé de Vence, &c.

RR. PP. Richard & Giraud, Dictionnaire universel, dogmatique, canonique, historique, géographique et chronologique des sciences ecclésiastiques, &c. Paris, 1765.


Avant la célébration de la Pâque juive.
Cliquer pour agrandir.

30 mars 2015

Life in Hell : La cerise sur le gâteau, ou, L’aventure de la banane disparue

Classé dans : Actualité, Cuisine — Miklos @ 0:46


Cliquer pour agrandir.

Après un séjour fructueux en France, Lucky Luke repasse par Paris pour s’envoler le lendemain vers son Far West, là où on est armé jusqu’aux dents et où l’on tire plus vite que son ombre. Il raconte à Akbar son grand plaisir à la découverte de la langue française et des mœurs, notamment culinaires, des autochtones, telle le rituel de trempette de la baguette beurrée dans le bol de café au lait, au p’tit déj.

En ce qui concerne sa pratique du français, Akbar l’avait précé­demment invité à participer à un pot amical en compagnie de Jeff et de Shéhérézade, à condition que tous parlent français et uniquement français. À son retour à Paris, dans le but de contribuer à la perfection de son expérience gastronomique, Akbar l’emmène d’abord prendre des glaces Berthillon, pour tenter de lui démontrer que les glaces texanes ne sont pas les meilleures du monde, contrairement à ce que Luke s’entête à affirmer mordicus. Puis il l’invite à dîner au restaurant de tartes flambées alsaciennes à volonté. Il propose à Hrundi V. Bakshi, qui y avait déjà mangé et apprécié la table, de se joindre à eux. Ils s’y rendent donc par un temps fort maussade qui n’arrive pas à entamer leur bonne humeur.

Bien qu’ils arrivent relativement tôt, les lieux se remplissant rapidement, les serveurs sont d’évidence dépassés par les événements et parcourent à grands pas les allées dans tous les sens, ne semblant s’arrêter à aucune table. Ce n’est qu’après avoir été hélés à nombreuses reprises que l’un d’eux apporte les cartes à nos compères. Akbar se charge de la traduction. Luke choisit la formule entrée + tartes à volonté – ce que fait aussi Akbar –, tandis que Hrundi décide de prendre des tartes à volonté + dessert. Ils arroseront cela avec un pichet d’Edelzwicker « Andante », que Hrundi avait fort apprécié lors de son précédent passage dans les lieux (ce qui, soit dit en passant, ne contredit pas son goût avéré pour le porto, constate Akbar in peto).

Nouvelle attente pour passer commande. Akbar se charge de le faire synthétiquement pour les trois afin de faciliter la tâche à la serveuse quelque peu égarée : la tarte végétarienne (naturellement) pour Hrundi, le velouté de potiron (qui n’a rien à voir avec le délicieux potage Aurore de Ginette Mathiot, qu’Akbar avait fait tout l’hiver) pour Luke, et la petite tatin d’oignons pour Akbar.

Une fois n’est pas coutume, l’Edelzwicker arrive avant les mets, ce qui permet aux trois larrons de trinquer à leurs santés respectives. Puis c’est le tour de la tarte de Hrundi.

Grand point d’orgue dans le service. Akbar et Luke essaient de convaincre leur compagnon de table de ne pas les attendre, son plat refroidirait, mais la bonne éducation de notre Indien ne le laisse pas se rendre à leurs arguments amicaux. La température de la tarte est en chute libre, et va se mettre au diapason de celles des deux entrées qui arrivent enfin : la petite tatin, qui aurait dû pour le moins être tiède, frissonne de froid, elle n’a pas encore eu le temps de se décongeler, tandis que le velouté de potiron est, lui, à peine tiédasse. Encore un long laps de temps passé à tenter d’interpeller la serveuse, qui reprend ces deux entrées indiquant qu’il y a eu un problème avec le four, d’évidence.

Plus tard. Un nouveau velouté, tout fumant, est rapporté, en compagnie d’une petite tatin à peine tiédasse. Akbar décide de ne plus protester pour que le repas puisse se poursuivre plus ou moins ensemble. Il n’en pense pas moins.

Lorsqu’il s’agit finalement de commander les premières tartes des deux autres compères et la suivante d’Akbar, la serveuse essaie de leur expliquer le système en vigueur selon lequel elle ne leur en apportera qu’une qu’ils se partageront à trois. Akbar lui rétorque avec son plus beau sourire que, du fait que deux d’entre eux étant végétariens et le troisième non, cela ne marchera pas, et que depuis les années qu’il fréquente ce restaurant (Jeff l’avait taxé de masochiste), cela ne posait pas problème.

Plus tard. Ayant mangé leur saoul de tartes bien arrosée de ce petit vin fort agréable, c’est au tour de Hrundi de commander son dessert. Ce n’est pas une mince affaire : se faire apporter la carte prend près d’une demi-heure. Avant même que la serveuse ne la pose sur la table, Hrundi lui commande un Banana split revisité (nouveau).

Le dessert se laisse désirer : plus d’une demi-heure s’écoule. Des banana splits sont servis aux alentours, mais pas à leur table. N’arrivant plus à attirer l’attention d’un serveur, Akbar se lève et va en interpeller un ailleurs dans le restaurant. Encore une longue attente avant que le dessert n’arrive : une masse de crème blanche recouvre le plat sous laquelle on distingue une boule de glace. Hrundi l’attaque, puis dit d’un air quelque peu dubitatif à Akbar qu’il n’arrive à en identifier le parfum. Il s’agirait, selon la carte, d’un sorbet passion. Admettons. Mais ce qui étonne le trio, c’est que dans ce banana split, pas plus de banana que de cheveu sur la tête à Mathieu. En réglant l’addition, Akbar le fait remarquer au patron de la salle, qui lui dit qu’effectivement, ils avaient un problème d’approvisionnement, et n’avaient pas de bananes, en conséquence de quoi il leur accorde généreusement une remise d’un Euro. Akbar, pas étonné pour un sou, résume succinctement la situation à l’intention de ses deux compères anglophones : “The banana split” (ce qu’on pourrait traduire par « La banane s’est cassée »).

Deux heures et demi après leur arrivée, le trio sort. Le temps, sans doute par empathie avec leurs mésaventures, est encore plus maussade qu’à leur arrivée.

Jeff et Akbar sont les personnages d’une série de bandes dessinées de Matt Groening, qui est aussi le père de la fameuse – et infâme – famille Simpson.

22 janvier 2015

When web improvement turns into a death kiss

Classé dans : Actualité, Progrès, Sciences, techniques, Société — Miklos @ 13:15

People have always been on the move (as animals are). As transportation is becoming cheaper and faster, their number is probably on the increase, and thus many are looking for any kind of accommodations. Depending on their finances and their need for short- or long-term accommodations, the available shelters vary from the sidewalk, the bridges of Paris and slums to luxury suites in five-star hotels or hôtels particuliers in the best neighborhoods. Two affordable alternatives are available for those looking for a short-term and mid- to long-term roof: couch surfing and house share respectively.

Couch surfing denotes free hosting for a couple of days of a traveler by a host who provides at least a sleeping space – anything for a floor (preferably in a sleeping bag) to an individual couch or a shared one – and, optionally, one or more meals, socializing, etc. The closest (paying) alternative is bed-and-breakfast.

Houseshare denotes the rental of a flat by several independent people, each one usually occuping a separate room and sharing common space and utilities (bathroom, kitchen, living room…).

As expected, an increasing number of websites provide ways to find such hostings.

EasyRoomMate.com / Appartager.com

This international freemium site allows for advertising and searching for (usually) single rooms to rent in a flat. It has localized versions in a number of countries (and thus languages). There are two kinds of distinct profiles, one for people who offer a housesharing space, one for people who look for such a space. Either kind of user can search for the other kind (and only for them: a renter cannot look for, nor peruse, profiles of other renters, the same goes for owners) by a few criteria (such as neighborhood, age, gender and occupation – free keyword search is not available) and send personal messages to the person(s) he wishes to contact. Creating a profile is free of charge as well as posting a room and/or searching for one, but communication between two non-paying members is actually impossible: at least one of them needs to subscribe to the site.

This site has had unfixed bugs for years, most notably some related to the handling of cookies with specific widespread browsers, but it was overall usable. There has however been one major recent change, probably due to the wish to make it more usable on mobile devices and match new interface paradigms, which have removed important search feature to such an extent that it has become quite unusable for some heretofore available usages: people who have a room for rent in the future – say a couple of months from today – can’t filter anymore (this used to be possible) the potential roommates by their desired date of entrance, while this date is mentioned in the profiles. As a result, the list of responses they get is so long (especially in large cities where it can number many hundreds of profiles) and unwieldy as most of the responses are irrelevant to the request. Other search facets have been removed (such as amount of rent willing to pay, sexual orientation, for those who cared to mention it), and as there is no free search in the text of the profiles, there is no substitute for this loss.

This is a case where spiffy interfaces have taken over usefulness and efficiency, an all-too-common phenomenon in this world of appearances.

Couchsurfing.com

This more-than ten year old site is a free exchange platform for travelers and hosts, allowing for people who most likely would never have met to do so and thereby enrich their personal experience.

Anyone can create a profile (which he can use both as a host and traveler – there are no separate profiles for either contrarily to EasyRoomMate, and this is good: anyone can be, at any time, either a traveler or a host) providing as little or as much information about himself, on what he’s willing to share when traveling or hosting, and, if hosting, on the kind of provided space and conditions. Users can upload any number of photos to their profile (themselves, their hosts or guests, their house, their town…) and group them in thematic folders. Travelers can publish public travel requests which can be searched by potential hosts, while travelers can search by hosts. Groups – public thematic forums that any user can create – allow for public exchange on any topic. Users can send a personal request (host invitation or hosting request) to any other person and communicate via a personal messaging system until the “deal” is clinched. Once a traveler has stayed with a host, he can write a reference which will be displayed on the host profile (for future potential travelers to see) and conversely, the host can write a reference on the profile of the traveler he just hosted. References can be qualified as “positive”, “neutral”, “negative” in addition to the free text describing the hosting experience. Last, any two profiles can mark each other as friends (much like in Facebook), and this will show on both people’s profiles.

Late 2014, the site has undergone major technical restructuring, in an apparent attempt at making it “faster, more reliable, and easier to use across web and mobile”. But as an increasing number of users have noticed and publically complained, the new site suffers from many new problems, some of them bugs, other ones design problems (useful features having disappeared).

What adds to the frustration of users is the lack of information about the process of evolution of the site. There was a known site issues page but it was left empty, and it has now disappeared. There is no public buglist, there is no roadmap to speak of, other than a page listing intentions without implementation dates.

As a consequence, the number of valid hosting requests, of group participation and of overall usefulness of the site has decreased, as far as I can see as a day-to-day user. Some have just given up and migrated to other sites. At the same time, “noise” has increased (cut-and-paste impersonal requests from empty profiles, etc.; see below).

Profiles have been so simplified, excluding HTML formatting and inline images which made them nicer and better structured. The only structuring in the new interface is through a fixed number of section titles which are much less visible than the text itself and thus harder to peruse. The date (day, month, year) of creation of the profile isn’t shown anymore, just the year: as a consequence, a profile could be a day or a year old, there is no way to know anymore. The types of, and reasons for, friendships aren’t displayed anymore. When one writes a reference without a return reference, it doesn’t show on one’s profile. It is now impossible to create new folders for photos in one’s profile: every newly uploaded photo has to go into an existing folder, even if none reflects (by its name) the type of that new photo.

The groups one belongs to aren’t shown on one’s profile, nor is there a way to find all one’s (or anyone else’s) posts to groups. When one posts a request for hosting in a group, the number of travellers, number of references and friends don’t show along the title of the request in the discussion list, one has to click more than once so as to see this info. Search for groups is missing such important functions that the returned list, sometimes quite long, is useless: e.g., searching for groups by the word “piano” returns dozens of groups, some which have 0 or 1 members (sic), some which have been inactive for years, and there is no way to filter them out or sort them by currency or number of members: they have to be perused one by one.

The use of the onsite mailbox has become totally inefficient: there is no way to search among the received mail by name of sender; there is no way to delete from the mailbox irrelevant mail; there is no way to see pending and past hostings; there is no way to see if one’s sent messages have been read. Additionally, the site has now (as of 1/18/15) randomly stopped notifying some users by email the reception of messages and requests: this was a very useful feature indeed, as it allowed for instant notification without the need to connect repeatedly to the site. While support didn’t reply to reports of this bug, the Couchsurfing head of product replied that this was happening to users whose email was hosted by Hotmail due to the fact “they [Hotmail] think couchsurfing email is spam”. These notifications started being distributed later, each with a 48 hour delay, which impacted negatively exchanges for emergency hosting.

For people about to travel, there was a way to create a so-called Public Trip, indicating the destination, dates, number of travelers and some free info from the travelers. Hosts could then search in the list of public trips to their city for people to host and invite those that they select (a.k.a. proactive hosting). But two things have happened to that feature. First, bugs have been introduced. Search by arbitrary keywords totally failed until a few days ago, regardless of the keyword even when it was patently present; when this was finally fixed, it turned out to be limited only to the public trip description (which can be quite short) and not to the whole profile of the traveler (contrarily to the search for hosts, where keyword search looks in the profiles). This is indeed very restrictive: one can’t search anymore for travelers sharing, say, similar tastes or characteristics (“music, “gay”…) as described in their profiles. The second change is that the link for creating a Public Trip isn’t that easily located. Additionally, the online documentation (FAQ), which describes Public Trips, says “Learn more about Public Trips here” – but “here” is a link to a forbidden page!

The hosting request form, allowing a traveler to send a personal request to a potential host has been simplified in such a way that surfers don’t feel they have to explain why they would like to stay with this specific host (in the previous version there was a specific section for this purpose), whence the cut-and-paste irrelevant requests abound now. More than 50% of the requests come now from people who haven’t bothered filling sometimes even one word in their profile: it would be so easy to prevent them from sending requests unless there is a certain number of words and at least one photo in their profile.

For hosts, the site has gone worse too: as mentioned above, the search by keyword was bugged and is now lacking. Moreover, there is no way to filter travelers by number of travelers in the party: so if one can host only one person, there is no way to select only single travellers. Filtering by country of residence requires one to know the precise form and spelling of the name of the country the site uses including capitalization: there is no list prompting for such names. As a consequence of all of these missing features, the returned list to a search is often so long – hundreds of profiles, some listed repeatedly, more than once, which makes the list even longer – that it is functionally useless.

Last but not least, support has ceased acknowledging bug reports. Also, patently obvious bugs which have been reported already a while ago are still in place.

It appears Couchsurfing has been trying for quite a while to find ways to monetize their site (beyond the optional identity validation which allows users to have their profile marked as validated, for a small one-time fee): advertisement, transaction fees, premium services, etc. But who in his right mind would like to advertise or pay for an increasingly disfunctional site, which failed in their stated goals to make the site “faster, more reliable, and easier to use across web and mobile”?

The Blog of Miklos • Le blog de Miklos