Miklos
« Je donne mon avis non comme bon mais comme mien. » — Michel de Montaigne

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13 janvier 2015

Life in Hell : Akbar perd la tête, ou quoi ?

Classé dans : Actualité — Miklos @ 0:42


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Akbar a de multiples activités professionnelles et bénévoles, auxquels se rajoutent deux cours qu’il suit trois fois par semaine. Pour gérer cet emploi de temps de ministre, il utilise un agenda bleu à reliure en spirale. Quant aux contenus des multiples réunions qui en découlent, il les note dans un grand cahier orange à spirale.

Vendredi dernier, quasiment à l’heure où blanchit la campagne, il participe à une importante réunion professionnelle. Une fois celle-ci terminée, il file au déjeuner de travail de l’association à laquelle il fournit gracieusement ses compétences. Il quitte la table avant le dessert et rentre chez lui.

Ce n’est que lundi matin qu’il désire consulter son cahier orange, et oh surprise !, celui-ci est introuvable malgré ses recherches systématiques. Il finit par appeler l’organisatrice de la première réunion de vendredi : pas plus de cahier que de cheveu sur la tête à vous-savez-qui. Il tente alors d’appeler l’association avec laquelle il avait déjeuné : pas de réponse. Il décide de s’y rendre en début d’après-midi.

En général il y va à pied, mais voulant faire vite il emprunte le métro et descend au coin de la rue du château d’eau dans laquelle se trouvent les bureaux en question. Au bout d’un certain moment, il se dit que vraiment ça fait loin, et quelques instants plus tard il aperçoit une église – celle de la Trinité ? – alors qu’il aurait dû se rapprocher de la place de la République. Il en déduit rapidement qu’il a dû emprunter la rue dans la mauvaise direction à la sortie du métro.

Au lieu de faire simplement demi-tour et revenir sur ses pas, il tourne à droite dans une grande rue, puis dans d’autres plus ou moins petites à angles plus ou moins droits avec les précédentes, découvrant ainsi des quartiers de Paris dont il ignorait jusqu’à l’existence. Après une longue errance, il retombe dans la rue du château d’eau, s’assure d’y marcher cette fois dans le bon sens, et arrive finalement à destination.

Il s’y voit remettre son cahier dans une belle enveloppe kraft portant son nom. Après moult remerciements, il s’en retourne (à pied, comme ça je ne me tromperai pas, murmure Akbar in peto) chez lui et s’arrête chez Picard surgelés pour acheter le poisson que Jeff affectionne.

Au réveil d’une petite sieste impromptue et néanmoins bien méritée, il constate qu’un numéro inconnu lui a téléphoné pendant son sommeillon. Il le rappelle et s’identifie à la personne qui lui répond. Elle lui dit être pharmacienne de quartier, et l’informe que le caissier du Picard chez lequel Akbar était passé était venu lui remettre en mains propres un cahier orange à reliure en spirale pensant que c’était le sien ; elle l’examine, y voit le nom d’Akbar, effectue quelques recherches et trouve comment le joindre.

Akbar avait derechef oublié son cher cahier.

Il se rend à la pharmacie en question. La tenancière, ne sachant à qui elle a affaire, l’accueille aimablement. Akbar lui demande : « Avez-vous par hasard… (bref silence) des cahiers orange à reliure en spirale ? », à quoi elle éclate de rire et lui remet l’objet en question. En guise de remerciement, il lui tend une praluline qu’il avait achetée en chemin à son intention. Elle lui suggère de la donner plutôt au caissier de Picard. Excellente idée, répond Akbar, une pour vous, une pour lui. En ressortant, il en achète donc une seconde qu’il va remettre au caissier stupéfait.

Jamais deux sans trois, se dit Akbar, légèrement inquiet : où vais-je maintenant oublier mon cahier ?, suite à quoi il décide de prendre des mesures conservatrices drastiques.

Jeff et Akbar sont les personnages d’une série de bandes dessinées de Matt Groening, qui est aussi le père de la fameuse – et infâme – famille Simpson.

5 janvier 2015

La nouvelle cour de récré de Paris : la Philharmonie.

Classé dans : Actualité, Musique, Médias — Miklos @ 23:35


Un article du Parisien en ligne.

L’article du Parisien intitulé « La Philharmonie fait rêver Paris » nous informe que Violetta, qui serait la coqueluche (c’est de saison) des cours de récré, reviendrait à Paris à la fin de l’hiver ; on ne peut qu’en déduire qu’elle se produira dans cette salle, avec l’Orchestre de Paris, et en présence du président de la République.

On l’attendait depuis huit ans, peut-on lire dans le petit bout d’article accessible gratuitement. Qui ça, Violetta ? Ou cette nouvelle cour de récré de luxe ?

Mais qui est cette Violetta pour se produire à la Philharmonie ? Nul doute, diront les fans de musique classique, qu’il s’agit de l’héroïne de la Traviata, tombée amoureuse d’Alfredo, dont le rôle a été tenu par d’aussi illustres cantatrices que Nellie Melba, Rosa Ponselle, Jeanine Micheau ou… et surtout… ! Maria Callas.

Eh non.

Nul doute que les vrais fans de Violetta – l’héroïne d’une série télévisée argentine éponyme – ne s’y tromperont pas, ils iront à une autre cour de récré, là où elle sera vraiment. Conclusion : c’est le Zenith qui fait rêver Paris, nonobstant le Parisien !

23 décembre 2014

Life in Hell : bio c si bon que ça ?, ou, Horreur pour potage Aurore

Classé dans : Actualité, Cuisine, Nature, Santé — Miklos @ 17:40

Akbar veut refaire le délicieux potage Aurore dont il a trouvé la recette chez, il vous en donne mille, Ginette Mathiot, bien évi­demment. C’est une soupe de saison : potiron, tomates, pommes de terre, généreusement agrémentés de beurre, de crème fraîche, d’œuf et de tapioca comme il se doit pour toute bonne soupe d’hiver bien française destinée à tenir au corps et à réchauffer le cœur, à laquelle il rajoute, au moment de servir, du râpé au trois fromages (maasdam-emmental-mozzarella) et des croûtons. De quoi se pourlécher les babines.

Sans attendre, il se précipite chez son Bio C Bon favori ; c’est là qu’il se fournit en fruits et légumes qu’il pourra éven­tuel­lement consommer, crus ou cuits, avec leur peau (ah ! le citron confit, soupire-t-il d’aise), celle-ci n’étant pas saturée de produits chimiques de tous ordres destinés à les faire reluire aux yeux des consommateurs tout en tuant sans coup férir tous les insectes qui seraient attirés par ces fruits plus-que-parfaits.

Il se dirige vers le stand des légumes pour y prendre un morceau de courge musquée qu’il avait précédemment utilisé à cette faim fin. Quelle n’est pas sa surprise de constater que toutes les portions (emballées sous cellophane) de ce légume sont soit couvertes de tâches de moisissure, soit carrément liquéfiées (à tel point que le sol en est mouillé) ! Même la baguette de la marraine de Cendrillon n’aurait pu y remédier, et quant à s’en servir pour Halloween, c’est trop tard.

Horresco referens, Akbar interpelle un vendeur et lui montre ce désastre. Celui-ci lui répond qu’on avait dû oublier de s’en occuper ce matin-là. Akbar se dit in peto que cette explication ne tient pas la route : d’évidence, cela fait plusieurs jours que les tranches de ce pauvre légume avaient dû séjourner à l’étalage pour être dans cet état de décom­position avancée. Le vendeur rajoute qu’il va chercher un cageot de remplacement : ce sont des courges reçues et emballées ce matin-même, précise-t-il italiquement.

Quelques longues minutes passent, les courges présumées fraîches sont apportées. Akbar examine de plus près le contenu du nouveau cageot, et constate que toutes les portions portent une date d’emballage remontant à six jours en arrière et une date limite du surlendemain. Il en déduit que le magasin a conservé ces courges autrefois fraîches dans ses réfrigérateurs pour les mettre à la disposition du public juste avant qu’elles ne pourrissent à leur tour.

Akbar se dit alors pensivement qu’il ne suffit pas qu’on affiche un label bio pour que ce qui le porte soit de qualité. Il commence à se demander si tout le reste de la chaîne alimentaire dans ce magasin fait ainsi fi des principes d’hygiène : se peut-il que d’autres produits qui s’y vendent soient avariés sans que cela soit visible à l’œil nu ?

Si c’est le cas, il ne lui reste comme alternative que d’en faire pousser sur son rebord de fenêtre.

Quelques jours plus tard, Akbar retourne au magasin en question. Par curiosité, il jette un œil aux courges musquées. Il constate que ce sont celles qui avaient remplacé le cageot avarié : même date d’emballage, même date limite de consommation. Or cette dernière est dorénavant dépassée de deux jours. Akbar n’est pas vraiment surpris. Il le signale à un vendeur qui s’empresse d’enlever le cageot.

À ce jour, Akbar n’a pas reçu de réponse à la lettre de réclamation qu’il avait envoyée à la chaîne après avoir trouvé les courges avariées. Akbar n’est pas vraiment surpris. Par acquis de conscience, il en envoie une seconde dans laquelle il relate ce nouvel épisode, avec copie cette fois à la direction départementale de la protection des populations.

Jeff et Akbar sont les personnages d’une série de bandes dessinées de Matt Groening, qui est aussi le père de la fameuse – et infâme – famille Simpson.

5 décembre 2014

Betty nous (ré)enchante, ou, Comment bien commencer 2015

Classé dans : Actualité, Musique — Miklos @ 10:44


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3 novembre 2014

Les Quatre Cents Versions, ou, Tirez sur…

Classé dans : Actualité, Cinéma, vidéo, Langue, Sciences, techniques — Miklos @ 1:32


François Truffaut levant les yeux au ciel de stupéfaction
à la lecture de ce billet.

Arte venant de diffuser Le Dernier métro, on s’est intéressé à Jean-Pierre Léaud qui a joué dans tant de films de François Truffaut à l’excep­tion de celui-ci. Et voici ce que disent les diverses versions (bon, il y en a moins que quatre cents) de vous-savez-quelle ency­clo­pédie de sa date de naissance :

« Jean-Pierre Léaud (* 28. Mai 1944 in Paris) ist ein französischer Filmschauspieler. » (allemand)

« Jean-Pierre Léaud (French: [ʒɑ̃pjɛʁ le.o]; born 28 May 1944) is a French actor, best known for playing Antoine Doinel in François Truffaut’s series of films about that character, beginning with The 400 Blows in 1959. » (anglais)

« Jean-Pierre Léaud, naixito de París o 5 de mayo de 1944, ye un actor francés, con quantos premios recibitos mientres a suya carrera artistica. » (aragonais)

« Жан-Пиѐр Лео̀ (на френски: Jean-Pierre Léaud) е френски актьор, роден на 5 май 1944 г. в Париж, Франция. » (bulgare)

« 장피에르 레오 (프랑스어: Jean-Pierre Léaud, 1944 5 5) 프랑스의 배우이다. » (coréen)

« Jean-Pierre Léaud (født 28. maj 1944 i Paris, Frankrig) er en fransk filmskuespiller. » (danois)

« Jean-Pierre Léaud (París, 28 de mayo de 1944) es un actor de cine francés, conocido por su colaboración con el director francés François Truffaut. » (espagnol)

« Jean-Pierre LÉAUD (naskiĝis en 1944) estas franca aktoro. » (espéranto)

« Jean-Pierre Léaud (sündinud 5. mail 1944) on prantsuse filminäitleja. » (estonien)

« Jean-Pierre Léaud (s. 5. toukokuuta 1944) on ranskalainen näyttelijä. » (finnois)

« Jean-Pierre Léaud est un acteur français, né le 28 mai 1944 à Paris. » (français)

« Ο Ζαν-Πιερ Λεό (Jean-Pierre Léaud, γεν. 5 Μαΐου 1944) είναι Γάλλος ηθοποιός. » (grec)

« Jean-Pierre Léaud (Párizs, 1944. május 28. –) francia filmszínész. » (hongrois)

« Jean-Pierre Léaud (28 di mayo 1944 en Paris) esis franca aktoro. » (ido)

« Jean-Pierre Léaud (Parigi, 5 maggio 1944) è un attore francese. » (italien)

« ジャン=ピエール・レオ(Jean-Pierre Léaud, 194455 – ) は、フランスの俳優。» (japonais)

« De Jean-Pierre Léaud, gebuer den 28. Mee 1944 zu Paräis, ass e franséische Schauspiller. » (luxembourgeois)

« Jean-Pierre Léaud (Parijs, 5 mei 1944) is een Franse acteur. » (néerlandais)

« Jean-Pierre Léaud (født 5. mai 1944 i Paris) er en fransk skuespiller. » (norvégien)

« ژان-پییِر لِئو (به فرانسوی : Jean-Pierre Léaud) (زادهٔ ۵ مه ۱۹۴۴) بازیگر فرانسوی است. » (persan)

« Jean-Pierre Léaud (ur. 5 maja 1944 w Paryżu) – francuski aktor, scenarzysta i reżyser. » (polonais)

« Jean-Pierre Léaud (Paris, 28 de Maio de 1944 -) é um ator francês. » (portugais)

« Жан-Пьер Лео́ (фр. Jean-Pierre Léaud, род. 28 мая 1944, Париж) — французский актёр, пик карьеры которого пришёлся на 1960-е—1970-е годы. » (russe)

« Jean-Pierre Léaud (* 5. máj 1944, Paríž, Francúzsko) je francúzsky herec. » (slovène)

« Jean-Pierre Léaud (5. maj 1944.-) je francuski glumac, najpoznatiji po ulozi Antoinea Doinela, protagonista serije poluautobiografskih filmova znanmenitog francuskog fillmskog režisera Françoisa Truffauta. » (serbo-croate)

« Jean-Pierre Léaud, född 28 maj 1944 i Paris, är en fransk skådespelare. » (suédois)

« Jean-Pierre Léaud (* 5. května 1944 v Paříži) je francouzský herec. » (tchèque)

« Jean-Pierre Léaud (Fransızca telaffuz: [ʒɑ̃pjɛʁ le.o]; doğum 28 Mayıs 1944) Fransız oyuncu. » (turc)

« -皮埃·里奧(Jean-Pierre Léaud194455生於巴黎),法國电影演員 » (zhuang)

On en perdrait son latin ! Ils sont vraiment incapables de se copier correctement entre eux… : 14 pour le 5 mai contre 12 pour le 28 mai, et, prudents, 2 ne précisent que l’année. Qui a tort, la majorité ou la minorité ? Et les tire-au-flanc du réseau, quelle date vont-ils copier-coller ?

Pour ceux que cela intéresserait vraiment, on indiquera qu’Unifrance Films – organisme chargé de la promotion du cinéma français dans le monde – donne le 5 mai comme la date de naissance de Léaud. On espère qu’ils n’ont pas trouvé l’information vous-savez-où, dont la majorité des pages qui sont consacrées à l’acteur, y compris celle en français, seraient donc erronées…

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