Christiane Taubira premier ministre ?
Je tâche d’éviter d’être l’un de ces millions de Français qui expriment haut et fort leur avis sur tout et savent bien mieux que le président ou le premier ministre ce qu’il faut faire ou ne pas faire, tout en étant silencieusement bien contents de ne pas être dans leurs chaussures. Ceci n’est donc pas un conseil avisé.
C’est une idée qui m’est passée par la tête, en lisant les pages que mon quotidien (papier) consacre à l’affaire en question, tout en critiquant la place que les médias accordent à ce(s) parti(s) extrémiste(s) qui attisent le feu en jubilant.
Je ne sais si l’on doit changer l’une des deux têtes de l’exécutif, s’ils dysfonctionnent vraiment ou s’ils réagissent tant bien que mal aux « circonstances », à la « crise », aux manifestations et aux sondages perpétuels, et donc si tout autre que l’un ou l’autre (ou les deux) n’agirait pas de même.
Mais ce que je sais c’est que ce ne sont pas des Churchills, pour sûr, qui savait convaincre le peuple britannique plongé dans la nuit de le suivre, tout en ne promettant que du sang, du labeur, des larmes et de la sueur. C’est ce rôle symbolique qui nous manque à tous, et ce ne sont pas des nuées de chiffres économiques aussi variables que la température qui sauront nous redonner confiance en ces temps incertains.
Alors, cette fonction symbolique, qui pourrait l’incarner mieux que Taubira, qui, comme l’écrit ce journal, « a endossé la fonction de Garde des Sceaux avec une hauteur de vue qu’on avait presque oubliée tant la paresse politique s’est perdue depuis trop longtemps dans la paresse des slogans et dans l’affolement des scoops. Cette exigence politique et morale qui est la sienne, et qu’elle suit depuis le début de son exercice, est devenue la cible de ceux qui s’appuient sur la paresse et la malhonnêteté intellectuelles pour prospérer. » ?
Si c’est ce qui manque là-haut, je sais aussi que cela ne suffit pas pour faire d’une personne un bon premier ministre. Je n’ai aucune idée si Taubira possède ces autres capacités, voire qualités.
Mais on peut rêver, non ?




Selon que l’on ait une vision cyclique ou linéaire du temps et de l’espace, et donc de la vie et de l’univers –, notre conception de l’infini variera du tout au tout : dans le premier cas, à force d’avancer on revient à son point de départ, ad inf. C’est la vision de l’Ecclésiaste. Dans l’autre, c’est la vision de Malebranche – deux cents ans avant les nombres cardinaux de Cantor (qui n’ont rien à voir avec le décompte des électeurs du pape, soit dit en passant), tout de même – qui prévaut.
Par contre, pour ceux des adeptes de Malebranche qui souhaitent réellement exprimer l’infini tout en ne fermant pas la perspective à des remerciements encore plus ampoulés, emphatiques ou boursouflés, on conseillera l’usage des nombres cardinaux de Cantor : « Merci transfiniment », pour faire court, ou, si l’on souhaite pinailler, « Merci 