Sans faire de paranoïa, on espère que la qualité du français de la traduction de cette œuvre de Nevo soit meilleure que celle, quelque peu perturbante (pour reprendre un de ses termes) de la critique de Libé la louant…
L’innovation technique n’a pas de limites : on vient d’apprendre qu’un attentat à l’encontre du président a été évité par l’arrestation des comploteurs le lendemain de la date prévue pour sa perpétration.
L’étape logique et souhaitable suivante serait l’arrestation de Gavrilo Princip, ce qui aurait un double effet : rétroactif, celui d’éviter a posteriori le déclanchement de la première guerre mondiale et ses millions de morts ; prospectif, celui de rendre caducs les cérémonies du 11 novembre et le débat sur Pétain qui n’aurait donc plus rien à son actif ; il serait resté colonel jusqu’à son arrivée funeste au pouvoir en 1940, ce qui ne lui aurait sans doute pas évité la peine de mort en 1945.
Extrait de l’article de BFM TV du 29/10/2018 concernant la demande de suspension provisoire de Mélenchon du Grand Orient de France. Cliquer pour agrandir.
Dans un article publié hier sur son site, BFM TV rapporte une information de l’Express, selon laquelle le Grand Orient de France a voté à une « écrasante majorité de 3 voix contre 3 » la saisine du cas Mélenchon dans le cadre d’une procédure de suspension provisoire, suite au comportement non républicain de ce dernier lors des récentes perquisitions dont il a fait l’objet.
Or ce qu’en disait l’Express dans son article, c’est que « la décision de saisine de la justice maçonnique a été prise à une écrasante majorité de 30 voix contre 3 »…
Il faut savoir citer sans cécité. Ou, comme le disait Julien Green dans son discours de réception à l’Académie française en 1972, « J’hésite à citer, car citer c’est tronquer ». À quoi on rajoutera que, même si 0 = rien, tronquer ce rien ce n’est pas toujours rien (même si, mathématiquement parlant, les zéros de gauche – on ne parle pas de Mélenchon en l’occurrence, mais de nombres entiers – n’ont aucune valeur, c’est à droite qu’ils comptent, comme ici).
Extrait de l’article de L’Express du 29/10/2018 concernant la demande de suspension provisoire de Mélenchon du Grand Orient de France. Cliquer pour agrandir.
Le quotidien 20 Minutes rapporte dans un article de sa rubrique en ligne « Faits divers » un incident qui aurait pu mal se terminer. Or, curieux pour un quotidien, il n’est ni cohérent ni précis en ce qui concerne des informations purement objectives.
Tout d’abord, dans le sous-titre, l’âge du jeune homme enseveli temporairement dans le tunnel qu’il avait croisé est 19 ans, alors que dans le premier paragraphe il n’en a que 18 (on espère qu’il n’y a pas passé son anniversaire à attendre d’en être dégagé).
Plus loin dans le même article, il mentionne pour mémoire un accident similaire qui s’est malheureusement terminé par le décès d’un touriste de 20 ans, tout en fournissant un lien vers la source de son information – un article de France Bleu qui parle d’un touriste de 21 ans… D’autant plus curieux que la phrase de 20 Minutes semble un copié-collé de celle de sa source.
Un article du Monde du 20 mai dernier sur lequel j’étais tombé en « navigant » de fil en aiguille m’avait ému. Je l’ai signalé dans ma page Facebook, assorti d’un petit commentaire, comme on peut le voir ci-dessus.
Et voilà que quelques instants plus tard je suis informé par Facebook que cette publication a été supprimée parce qu’elle « semble indésirable et ne respecte pas les standards de la communauté », tout en m’offrant deux choix de réponse :
1. Ce n’est pas indésirable.
2. Je n’ai pas publié cela.
Réaction instantanée de Facebook.
Il va sans dire que j’ai cliqué sur l’option 1, suite à quoi s’est immédiatement affiché un message comme quoi Facebook avait « examiné [ma publication] plus en détail et en avait conclu qu’elle n’allait pas à l’encontre de leurs Standards de la communauté », et l’a par conséquent restaurée.
Réaction instantanée de Facebook.
On peut se demander :
1. Qu’est-ce qui allait à l’encontre de ces prétendus Standards ? Le fait de parler d’un couple qui s’aime depuis son mariage il y a 60 ans, alors qu’on n’a aucun mal à y publier des informations de tout genre sur les frasques d’un certain président américain ? Le fait de casser un sucrier, d’y trouver une lettre d’amour et de la lire alors qu’elle n’avait pas été adressée au lecteur ? Le fait de vanter les mérites du sucre, alors qu’il n’y en avait pas dans le dit sucrier et qu’on en connait les dangers (cf. le documentaire d’Arte ci-dessous) ?
2. Qui a « examiné plus en détail » la publication dans le laps de temps quasi instantané entre mon clic et la décision qu’elle (la publication en question) était honorable ? Si c’est « le robot », pourquoi a-t-il d’abord déterminé que cette publication était indésirable, puis est devenue désirable ?
C’est Facebook qui devient de plus en plus indésirable (ce qui n’empêche pas des milliards d’êtres humains d’y être accros, comme au tabac, à l’alcool et à d’autres substances indésirables…).
Plus encore, ce n’est qu’un des innombrables exemples du danger de la robotisation, dont les premières alertes sont loin d’être récentes ; si l’homme a été doté d’une cervelle, c’était bien pour le distinguer des machines passées, présentes et futures. Mais certains hommes – et parmi eux, les concepteurs de ces robots soi-distant intelligents – n’en sont sans doute pas dotés plus que les linottes, du moins en ce qui concerne la sensibilité, alors que même des oiseaux tels que les aras semblent ressentir des émotions…