Miklos
« Je donne mon avis non comme bon mais comme mien. » — Michel de Montaigne

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30 juin 1997

ARCOLE

Classé dans : Livre, Sciences, techniques — Miklos @ 16:25

Yannick Maignien écrit :

La bibliothèque nationale de France communiquera sur Internet, en octobre prochain, un corpus francophone du XIXe siècle de 2400 œuvres, monographies ou périodiques et d’environ 6500 images, libres de droit.

Cette opération, du nom d’ARCOLE, préfigurera les accès futurs aux 90 000 textes déjà numérisés depuis 6 ans par la Bibliothèque nationale de France.

Cette sélection du XIXe siècle vous est présentée à l’adresse suivante : http://www.liv.ac.uk/www/french/19/arcole.htm

Je n’ai pu y trouver des extraits (ou alors j’ai mal compris l’annonce originale) – mais seulement un texte parlant de l’opération.

Selon ce que j’en ai compris, les textes seront présentés en mode « image ». À mon avis, cela en rendra l’accès difficile, voire impossible, en réseau distant, vu ses lenteurs (et la taille requise d’une image pour la rendre lisible). Notre parti pris (à notre petite échelle) est non seulement de numériser les textes, mais de les transformer en HTML, ce qui permet, entre autre :

  • d’en réduire sensiblement la taille (par rapport à la version image),
  • de permettre à l’utilisateur d’en gérer la visualisation,
  • et surtout d’y offrir une recherche en texte intégral.

Pour des textes anciens/classiques, il est évidemment intéressant de pouvoir avoir accès à un fac-similé, mais l’exploitation (lecture) d’images est rarement facile.

Publié à l’origine dans Biblio-FR.

21 août 1996

Contre la banalisation du mal

Classé dans : Sciences, techniques, Société — Miklos @ 0:01

Je ne me suis pas réjoui, contrairement à d’aucuns parmi lesquels on trouve aussi bien les négationnistes les plus virulents de l’extrême droite que certains défenseurs inconditionnels de la liberté d’expression sur l’Internet et opposés à toute censure (que je ne suspecte nullement de racisme), de la décision du tribunal suite à la plainte de l’uejf1, ni n’ai appris « avec beaucoup de satisfaction la décision [du] Conseil Constitutionnel sur la loi de réglementation des télécommunications »2. En effet, ces décisions laissent le champ encore plus libre aux dérives négationnistes, néo-nazies, antisémites et racistes sur l’Internet.

L’utilisation de l’Internet par des extrémistes n’est pas récente: on pouvait lire, dans le début des années 80, des textes anti-Noirs et antisémites écrits par une poignée d’individus dans les news (forums publics de discussion). Quelques années plus tard, une organisation négationniste américaine diffuse ses textes sur l’Internet. Puis, avec le développement de http3, apparaissent des serveurs WWW néo-nazis, anti-Noirs, anti-avortement ou anti-gouvernement, installés par des individus et des groupuscules extrémistes.

Enfin, depuis un an environ, des forums généralistes de news francophones sont touchés par ce phénomène, soit à partir de l’étranger (Belgique et Canada notamment) à découvert et explicitement, soit de France, souvent anonymement (car la loi Gayssot réprime ce genre de discours) : textes négationnistes (parfois la traduction pure et simple de textes des organisations américaines), anti-islam, anti-immigration, anti-gay, promouvant la discrimination soft ou hard. Ceux qui ne peuvent ou n’osent s’exprimer de cette façon le font sur des listes de diffusion privées, par irc4 ou par http, domiciliés à l’étranger et disponibles en France.

Ils arrivent sur l’Internet français accompagnés de sectes (Moon, Rael, Scientologie), de partis ou mouvements politiques extrémistes (LaRouche avec son arsenal de propagande), violents (skins français, camp d’entraînement paramilitaire…), utilisant l’Internet comme (seul) moyen pour « s’exprimer » publiquement sans réserve aucune, au mépris des lois du pays et des modes de comportement précédemment établis sur l’Internet.

Ce phénomène encore marginal est-il un des devenirs de l’Internet ? D’un forum savant vers un outil grand public, ludique et commercial, ignorant ou défiant les lois des pays qu’il traverse ; un défouloir pour particuliers ; un outil incontrôlé pour ceux qui s’en servent pour transgresser, utilisant les tactiques de l’extrême droite – banaliser discours et action : la première fois (Carpentras) tout le monde est choqué, et puis cela devient une habitude, voire une norme. Il y a des seuils que l’on ne franchit que dans un sens…

On se dit impuissant devant ces dérives : mondialisation, raisons techniques et financières… On dit qu’il faut éduquer et que l’auto-régulation fera le reste, et on invoque liberté d’expression et démocratie – argumentation américano-libertaire de choc. Or, ça ne marche pas – d’où la nécessité de structures impartiales assurant un fonctionnement commun avec un minimum de dérives, dans le but de protéger l’individu et ses libertés et d’assurer le maintien d’un « contrat social », rôles que la Netiquette5 tant vantée ne remplit pas (Netiquette ≠ éthique…) et que la loi du marché vise à abolir (moins de limites = plus de trafic).

Ceci nécessite la mise en place de moyens techniques et humains certainement coûteux (ce qui n’est pas dans l’intérêt des opérateurs, qui veulent préserver l’illusion d’un Internet « presque gratuit ») – imaginerait-on de développer des avions sans investir dans la protection des voyageurs ? Mais bien plus, afin d’assurer que le comportement sur l’Internet respecte l’individu et la société, il faut une prise de conscience et une responsabilisation (et, à défaut, l’application des lois) :

  • des utilisateurs, responsables (et donc identifiables) de leurs écrits publics ;
  • des « sites émetteurs » (organismes privés ou publics et fournisseurs d’accès à l’Internet, là où l’utilisateur a son compte, d’où partent les articles et/où sont hébergés les pages www), qui doivent éduquer et informer leurs utilisateurs ; vérifier (sélectivement ; on ne met pas un policier à chaque feu rouge) ; corriger (annulation d’articles, fermeture de serveurs, de comptes…) ;
  • des « transmetteurs » (relais de news, opérateurs de télécom…) : opérant, s’il est nécessaire, des filtrages (sur groupes, utilisateurs, sites, etc.)

On ne pourra éviter toutes les dérives (il ne s’agit pas d’empêcher les débats) – ni sur l’Internet ni ailleurs (les lois de circulation n’ont pas empêché les chauffards d’écraser des passants) – il faut toutefois les limiter, ici et maintenant. L’enjeu en est la survie d’un Internet utile.

Publié à l’origine in Planète Internet (septembre 1996).


1 L’uejf (Union des étudiants juifs de France) avait porté plainte en mars 1996, pour incitation à la haine raciale, à l’encontre de neuf fournisseurs d’accès à l’Internet, afin de leur enjoindre d’empêcher toute connexion aux messages racistes auxquels les clients pouvaient accéder par leur biais. Le juge avait rejeté la demande, trop imprécise. Toutefois, l’ordonnance prend acte de certaines déclarations des fournisseurs : les Sociétés concernées s’engagent « à développer leurs meilleurs efforts » pour faire cesser les agissements illicites de leurs abonnés ou annonceurs, voire même à rompre leur contrat. Mais elles considèrent que leur responsabilité éventuelle devrait « être limitée aux seules pages Web et forums de discussion dont elles sont les concepteurs, les animateurs, ou qu’elles hébergent volontairement ». La responsabilité ne pouvant peser que sur l’auteur des informations et non sur le contrôleur : « Un contrôle systématique des informations disponibles sur le réseau est tout à fait exclu ». (TGI Paris, Référé, 12 Juin 1996, UEJF/Calvacom). (Note d’octobre 2005).
2 Le Conseil constitutionnel a déclaré invalides deux articles votés le 18 juin 1996 dans la loi de réglementation des télécommunications (l’amendement Fillon), qui visait à conférer à un comité supérieur de la télématique le rôle de surveiller le réseau Internet. (Décis. n° 96-378 DC, Cons. Constit., 23 juillet 1996 ; JO 27 juillet 1996, p. 11400). (Note d’octobre 2005)
3Protocole sous-jacent à l’utilisation du Web. (Note d’octobre 2005)
4Internet Relay Chat, protocole permettant de dialoguer en temps réel (clavardage, ou chat, en anglais) sur l’Internet. (Note d’octobre 2005)
5Règles consensuelles de comportement sur l’Internet. (Note d’octobre 2005)

14 juin 1996

Nouvelle médiathèque de l’Ircam et portes ouvertes

Classé dans : Livre, Musique, Sciences, techniques — Miklos @ 15:27

L’Ircam a inauguré hier la nouvelle aile (reprise d’anciens bâtiments), dans laquelle se trouve le département de pédagogie et la médiathèque.

Celle-ci héberge un fonds de 15.000 livres et 8.000 partitions, ainsi qu’un fonds multimédia comprenant les archives de 20 années de concerts Ircam/Ensemble Intercontemporain, des CD audio, des vidéos et des CD-Rom, ainsi que près de 1000 dossiers biographiques et musicologiques sur un choix de compositeurs contemporains et leurs oeuvres, des articles tirés des revues et livres de l’Ircam, des publications scientifiques, etc.

Le catalogue des fonds, ainsi que le fonds multimédia lui-même sont accessibles en réseau : le visiteur n’a pas à charger manuellement un CD dans un lecteur de CD ou une bande dans un magnétoscope, tout se fait à partir de l’écran du poste de consultation, équipé d’un casque d’écoute.

Toutefois, pour des raisons de propriété intellectuelle, les contenus des fonds ne sont pas accessibles hors murs (exception faite des articles de Résonance, la revue gratuite de l’Ircam). L’accès en réseau des catalogues et de la revue : http://varese.ircam.fr.

Des portes ouvertes se tiendront samedi 15 et dimanche 16 juin de 14h à 21h : tout l’Ircam sera accessible, et y seront donnés concerts, présentations et conférences (gratuites).

Vous y êtes cordialement invités.

Ircam
1 place Igor Stravinsky
75004 Paris
M° : Châtelet, Hôtel de Ville, Rambuteau

Michel Fingerhut
Chef du projet médiathèque

[Texte publié à l’origine dans la liste de diffusion Biblio-FR à cette date.]

7 février 1995

Les faux et vrais serveurs du Vatican, ou : vérifiez vos sources

Classé dans : Livre, Sciences, techniques — Miklos @ 12:17

Prof. Luc Borot écrit :

Le Vatican s’est créé un serveur, baptisé (c’est le moment de le dire) christusrex, où l’on peut visiter les Raphaels du Vatican et la Sixtine.

Ce genre d’affirmations, que l’on voit de plus en plus souvent dans les forums de discussions publics, et ayant surtout trait aux services WWW, montrent une confusion totale entre l’objet et sa représentation, parfois sciemment encouragée par l’ambiguïté des noms portés par ces serveurs, (mais non dans le cas de Christus Rex, qui n’utilise pas le nom du Vatican dans son en-tête et explique bien qui il est, lui), et qui met donc en cause une certaine responsabilité (artistique dans ce cas) de l’organisme supposé être l’auteur (direct ou non) de ces serveurs (et explique leur désir d’éliminer toute confusion possible).

Elle me rappelle aussi une autre affirmation lors d’une émission à la télévision à propos de l’Internet, où l’on montrait quelques reproductions de documents du Vatican, accompagnés du commentaire « nous sommes au Vatican » (ou quelque phrase dans le genre qui laissait à penser que c’était un serveur du Vatican, au Vatican).

Eh bien, ni dans un cas ni dans l’autre ce n’est vrai, et je suis étonné que des personnes ayant des titres universitaires, faisant donc de la recherche, ne vérifient pas mieux leurs sources, et participent à cette confusion, nuisible à mon avis, pour des raisons évidentes.

Dans le premier cas, c’est un serveur de

Christus Rex, Inc. (NET-CHRISTUSREX)
121 Roundhill Court
Vallejo, CA 94591
USA

CHRISTUS REX is a a private, non-profit organization dedicated to the dissemination of information on works of art preserved in churches, cathedrals and monasteries all over the world. We intend to assemble a collection of images that will constitute a visual representation of the Bible, ad maiorem gloriam Dei! (for the greater glory of God!)

et la personne qui a fait ce serveur :

Michael Olteanu received an M.S. in Computer Engineering in 1970 and has been designing and engineering data networks for 25 years. He is a lay member of Movimento Sacerdotale Mariano – The Marian Movement of Priests.

Alors, à moins que cette association soit une branche secrète du Vatican aux USA…

Dans l’autre cas, il s’agissait du catalogue (fort bien fait) d’une exposition qui s’était tenue à la Library of Congress, et qui comprenait quelque 200 documents. C’était écrit dans le corps même de cette présentation, mais le fait que l’on continue a dire que « c’est un serveur du Vatican » ou que « c’est le Vatican », montre que ces mises au point ne servent à rien. Le serveur sur lequel se trouve ce catalogue est aux USA et ne dépend pas, lui non plus, du Vatican.

Un seul serveur, à ma connaissance, est fait avec la collaboration de l’Université Grégorienne à Rome, par Xerox (et Ernst & Young) pour l’automatisation et la numérisation des bibliothèques pontificales.

Il vaut la peine d’être consulté par toute personne intéressée par les technologies de l’information dans les bibliothèques même s’il ne comprend encore que 3 œuvres donc une de Cicéron (mais 688 pages, 138 pages et 202 pages de fac-similés), car il s’agit d’un projet de « documents à la demande », dans une base de données en réseau, et à la base des bibliothèques du futur.

C’est là qu’apparaît l’importance de bien distinguer qui fait quoi, quelles ressources sont mises derrière, ce qui est fiable, sérieux, riche, fait pour le long terme.


[Publié à l’origine dans Biblio-FR. Voir, à ce sujet, Le Titre d’un livre n’est pas le livre]

27 octobre 1994

L’Internet à La Marche du Siècle, ou le virtuel du virtuel

Classé dans : Progrès, Sciences, techniques, Société — Miklos @ 18:18

Les démonstrations des capacités du réseau Internet lors de l’émission La Marche du Siècle sur FR3 avaient de quoi laisser tout le monde pantois, mais pour des raisons pour le moins différentes. Pour ma part, je trouve qu’elles illustrent de façon frappante le propos de Michel Serres sur le virtuel se substituant au vrai : la plupart (toutes ?) les images montrées à l’écran des ordinateurs sur le plateau, s’affichant instantanément, étaient en fait préenregistrées et ne provenaient pas, du moins au moment de l’émission, de divers serveurs situés États-Unis. La fameuse souris était placée sur le bouton back, permettant de réafficher à l’écran des images précédemment récupérées aux États-Unis (ou ailleurs). Ce n’était que du playback.

La rapidité même de leur affichage aurait pu donner le sentiment que l’Internet est vraiment aussi rapide que le suggère l’expression « autoroute de l’Information ». Mais si autoroute il y a, c’est plutôt le périphérique aux heures de pointe, et les liaisons a 5.000 Frs/mois, mentionnées dans l’émission, ne donnent pas un accès direct a cette autoroute, mais à peine a une nationale menant vers l’autoroute. À ce prix, il faut attendre très longtemps entre le moment où l’on demande la récupération d’une vidéo et le moment où elle s’affiche à l’écran.1

D’autres virtualités dans la présentation : « La Bibliothèque du Vatican » n’est pas au Vatican, ni même une représentation de cette bibliothèque (dans sa totalité) : il s’agit d’une exposition qui s’était tenue en 1993 à la Library of Congress (la BN américaine) sur quelque 200 documents du Vatican… L’ordinateur (américain) présente une sorte de catalogue informatisé (très bien fait) de cette exposition. Cette confusion entre le réel et sa reproduction (très partielle, aussi bien en qualité qu’en quantité) fait penser plutôt à Disney World (ou au Ceci n’est pas une pipe de Magritte) .2

« Les Manuscrits de la Mer Morte », autre exposition à la Library of Congress : elle comprenait quelque 100 objets retrouvés à Qumran, ainsi que des livres et des illustrations. Le catalogue informatisé offre des images de 12 manuscrits et de 29 objets (avec des textes informatifs). Le temps réellement nécessaire à la « récupération » d’une image (le manuscrit du sacrifice du Shabbat), sur une liaison « à 5.000 Frs », a été, lors d’un essai, de l’ordre de trois minutes. Ce qui est, pour un travail interactif, lent : que faire en attendant l’image ? Ce délai devient rédhibitoire pour une démonstration, d’où la nécessite de préenregistrer les images.

Quant à la Library of Congress, c’est son catalogue qui est accessible par réseau – outil extrêmement important pour la recherche, par ailleurs – mais non pas les millions de livres qui s’y trouvent. À ce propos, les problèmes de droits d’auteur (de textes, d’image et de son) liés à la mise à disponibilité de matériau numérisé (et donc réutilisable sur ordinateur, sur disque, sur CD) au travers d’un réseau tel que l’Internet (des millions de lecteurs potentiels) sont loin d’être résolus.

Contrairement à ce qui aurait pu être compris des propos tenus lors de l’émission, la France n’est pas totalement absente de ce paysage si américain d’apparence3 : on aurait pu mentionner, par exemple, l’Institut Pasteur ou le Généthon ; les multiples universités françaises ou le Cnam (Conservatoire national des arts et métiers) ; l’Inria (l’Institut national de recherche en informatique et en automatique) et les unités du CNRS ; et l’Ircam (Institut de recherche et coordination en acoustique/musique)… tous offrant une panoplie d’informations utilisables par novices ou chercheurs dans leurs domaines de compétence.

Quant aux réseaux d’échange de compétence et de solidarité, on aurait pu les montrer, car ils existent sur l’Internet : outils informatiques et documents de vulgarisation, d’information, d’explication, sur une panoplie de thèmes aussi bien techniques et scientifiques que littéraires, musicaux ou sportifs, composés par des volontaires experts dans ces domaines et disponibles librement ; groupes de discussion, serveurs et bases de données specialisés dans des domaines médicaux (et notamment le Sida) ; etc. Et même l’Institut (français) de recherche pluridisciplinaire sur les environnements d’apprentissage et de communication de savoirs.

J’espère que l’Internet ne remplacera pas les livres, il déplacera peut-être les encyclopédies, en présentant le savoir réactualisé en permanence. Mais si Ullman a raison (ce que je ne souhaite pas), les « communautés virtuelles »4 remplaceront la Cité : on se verra et parlera par écran interposé, se touchera par robots manipulés de loin ; le « télémarketing » (la télémercatique ?) y sera roi : on ne touchera plus un fruit avant de l’acheter, on le commandera sur catalogue informatisé. Peut-être un jour l’odeur sera aussi à ce catalogue. De là à fournir une pilule qui ait le goût, l’odeur et les vitamines du fruit…


1 Une video de 10 secondes, d’une taille d’un quart d’écran de PC, comprend environ 23 mégabits (si elle n’est pas compressée). Une liaison Internet à 64 kilobits/seconde permet donc de la récupérer au mieux en 6 minutes. Ce temps peut passer au double ou au triple selon l’encombrement sur les réseaux, leur disponibilité (qui n’est pas garantie), etc.
2 Il est fort dommage de ne pas avoir eu dans l’émission l’opinion de Paul Virilio, très critique de ces phénomènes d’abolition du temps et de l’espace…
3 À tel point que certaines communications franco-françaises sur l’Internet, au sein d’une même ville, doivent passer par les USA… Le 22 à Asnières derechef.
4 On en voit quelques-unes sur l’Internet, mais elles sont marginales.

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