Miklos
« Je donne mon avis non comme bon mais comme mien. » — Michel de Montaigne

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16 décembre 2013

L’Exode et la Fuite en Égypte


Carte de la Terre Sainte, tiré de l’ouvrage Itinerarium per Palæstinam de Leo Flaminius (pseud. de Leonard Rauwolf), publié en 1681 à Rotenburg. Source :
British Library. Pour voir l’image en haute résolution, cliquer ici. Détails ci-dessous.

La British Library vient d’annoncer la mise en ligne de plus d’un million d’images libres de droits en très haute résolution. Elles sont extraites de quelque 65 000 ouvrages datant des XVIIe au XIXe siècles de son fonds qu’elle fait numériser par Microsoft depuis 2008 (et qui, eux, ne sont pas disponibles en ligne). L’entreprise a extrait (auto­ma­ti­quement, on s’en doute) ces images des documents numérisés et en a fait le don à la British Library, ce qui a permis la mise en ligne de cette manne (aucune allusion à l’image que l’on montre ici).

Il est évident qu’une telle masse ne peut être décrite indi­vi­duel­lement : il est indiqué, pour chaque image, son origine (la date, l’auteur, le titre de l’ouvrage, la page), mais il n’y a actuellement aucune description textuelle de son contenu, ce qui rend quasiment impos­sible la recherche dans ce magnifique fonds.

La British Library, évidemment consciente de ce problème, annonce dont le prochain lancement d’un projet de crowdsourcing, qui permettra aux internautes de rajouter des descriptions là où ils le souhaitent. Ces informations – forcément partielles – seront à leur tour récoltées automatiquement par un logiciel d’analyse d’images qui s’en servira pour son « apprentissage » initial afin d’indexer tout le reste de ce fonds. Elle compte ainsi non seulement en faciliter l’accès, mais aussi contribuer, par cette entreprise, à la recherche scientifique concernant les images imprimées et les cartes, en général.

Et le Seigneur dit à Moïse : « Pourquoi cries-tu vers moi ? Dis aux enfants d’Israël qu’ils délogent. Et toi, lève ton bâton, étends ta main sur la mer et la fends, tellement que les enfants d’Israël aillent parmi la mer à sec. » — Exode XIV:15-16.

Voici trois détails qu’on a annotés de cette carte, qui décrivent d’une part l’Exode – la sortie des Israélites d’Égypte sous la direction de Moïse, leur errance dans le désert pendant quarante ans et enfin leur arrivée au Mont Nébo aux confins de la terre promise et lieu de décès de Moïse (on distingue fort bien la traversée de la Mer Rouge au bord de laquelle se tient Moïse tenant son bâton de marche levé pour maintenir le passage à sec, les petites tentes numérotées de un à quarante et qui dénotent leurs étapes, leur zigzags autour du Mont Sinaï…) – et d’autre part la Fuite en Égypte (on voit jusqu’au halo de l’Enfant Jésus dans les bras de sa mère assise sur un des deux ânes, Joseph sur l’autre).

 


Sortie d’Égypte (en rouge) et Fuite en Égypte (en bleu).
Détail annoté tiré de l’ouvrage Itinerarium per Palæstinam de Leo Flaminius (pseud. de Leonard Rauwolf), publié en 1681 à Rotenburg. Source :
British Library.
Cliquer sur l’image pour la voir en grand.

 


Errance dans le désert.
Détail annoté tiré de l’ouvrage Itinerarium per Palæstinam de Leo Flaminius (pseud. de Leonard Rauwolf), publié en 1681 à Rotenburg. Source :
British Library.
Cliquer sur l’image pour la voir en grand.

 


Entrée en Terre Sainte.
Détail annoté tiré de l’ouvrage Itinerarium per Palæstinam de Leo Flaminius (pseud. de Leonard Rauwolf), publié en 1681 à Rotenburg. Source :
British Library.
Cliquer sur l’image pour la voir en grand.

Alors : parcourez, admirez, utilisez, faites savoir… et citez vos sources.

8 décembre 2013

Qui est le doyen des acteurs belges ?

Classé dans : Cinéma, vidéo, Sciences, techniques — Miklos @ 1:57


Le doyen des acteurs belges.
Cliquer pour agrandir.

À toute question sa réponse dans l’Encyclopédie mondiale et universelle du savoir absolument incontestable™. En l’occurrence, un article dont on voit ci-dessus l’incipit, en fournit la réponse : Pierre Laroche.

La version définitive de sa date de naissance – l’historique de l’article montre qu’elle a changé au fil de l’évolution des connaissances historico-scientifiques pour se stabiliser il y a plusieurs mois – est sans nul doute le fruit de sérieuses recherches archivistiques de la part des petites mains laborieuses qui construisent inlassablement ce monument du savoir, et qui ont nécessité le déchiffrage de stèles romaines, Laroche étant d’évidence né à l’époque bénie où « Gallia est omnis divisa in partes tres, quarum unam incolunt Belgae… »

L’ancienneté de l’information démontre indubitalement sa véracité, puisque il est notoirement avéré que lorsqu’un blagueur (belge, évi­demment) « vandalise » la Wikipedia, le robot de service et les masses laborieuses conjugueront leurs forces pour détecter et réparer quasi instantanément cet outrage à la Vérité.

22 novembre 2013

« Nous avons bien recu votre mail nous demandant de ne pas donner suite a votre demande d’assurance »

Classé dans : Actualité, Sciences, techniques — Miklos @ 13:16

Cette phrase est celle qui ouvre un courriel accompagné d’une pièce jointe qui vient d’apparaître en français ces jours-ci, et qui – dans mon cas du moins – semble provenir d’une adresse officielle, « Elsa.Davenport@gouv.fr ».

Voici le texte du courriel :

Monsieur / Madame,
Nous avons bien recu votre mail nous demandant de ne pas donner suite a votre demande
d’assurance du 22/11/2013 referencee en marge.
De ce fait, nous procedons a l’annulation de cette derniere a sa date d’effet et vous
precisons que vous ne pourriez vous prevaloir d’aucune garantie.
Pour plus de details s’il vous plait verifier fichier joint (dossier_7836173)
Nous vous remercions de bien vouloir en prendre note.
Vous pouvez telecharger gratuitement la derniere version du logiciel Acrobat Reader a partir du site d’Adobe a l’adresse suivante : [adresse supprimée]

Le « gouvernement » ne proposant pas d’assurances aux particuliers, cela devrait déjà mettre la puce à l’oreille, en sus du fait que ce courrier n’est pas nominatif bien qu’il prétende concerner un dossier particulier. Ne parlons pas du manque d’accents et d’autres détails (son origine, « fraud@aexp.com », l’adresse destinée à rapporter des arnaques à… American Express, etc).

La pièce jointe contient un dangereux virus. Sa diffusion de cette façon en anglais est relativement récente, mais il me semble bien que ce soit l’un de ses premiers avatars francophones.

Plus généralement : ne cliquez jamais sur un lien et n’ouvrez jamais une pièce jointe sauf si vous êtes convaincu au-delà de tout doute possible que le courrier provient bien de la source qu’il prétend être et que (i) vous connaissez, (ii) vous attendez. Dans le doute, cherchez dans un moteur de recherche une partie du texte du courriel et/ou les adresses qui y sont mentionnées, ce qui peut aider à révéler une arnaque connue (voici les réponses qui s’affichent lorsqu’on recherche l’adresse fraud@aexp.com).

31 octobre 2013

Comment se préparer à la grande panne

Classé dans : Histoire, Peinture, dessin, Progrès, Sciences, techniques, Société — Miklos @ 22:29


« Dites-donc, Duschmoll, c’est ce que vous appelez réseauter ? »
Source : Publicité IBM, Network World, 4 décembre 1989.

Pour ceux qui identifient l’internet avec le Web, on rappellera que l’émergence du premier, accompagnée de fonctions de courrier électronique, de forums, de chats et de transferts de fichiers, précède d’une vingtaine d’années l’invention du second au début des années 1990.

Ce qu’on sait un peu moins, c’est que le streaming audio a été développé dans les années 1920, bien avant l’apparition des réseaux informatiques, pour diffuser de la musique de fond à des grands magasins ; cette technologie, appelée ulté­rieurement Muzak, utilisait le multi­plexage de lignes télé­phoniques pour ce faire. Et si l’on remonte un siècle plus tôt, c’est en 1836 que Morse (et d’autres) invente le télé­graphe électrique.

Quant aux plus récents moyens de communication rapide, le tout premier SMS a été envoyé en décembre 1992 et Twitter a été créé en 2006.

Mais comment ferons-nous pour com­muniquer quand il n’y aura plus d’élec­tricité (d’autres questions se poseront alors aussi, mais on les laisse pour de futurs billets) ? À défaut de télé­pathie, on pourra évi­demment utiliser la méthode illustrée ci-dessus, mais sa portée est limitée. On rappellera donc d’autres technologies éprouvées : le sémaphore (1806), le porte voix (vers les années 1650), le pigeon voyageur (il y a environ 3000 ans) et les signaux de fumée (utilisés depuis l’antiquité en Chine sur la Grande Muraille jusqu’aux derniers Indiens d’Amérique avant leur colo­ni­sation). Faites vos réserves !


(
source)

26 octobre 2013

Quand La Une aurait dû passer à la trois et inversement…

Classé dans : Actualité, Médias, Sciences, techniques — Miklos @ 11:33


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