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« Je donne mon avis non comme bon mais comme mien. » — Michel de Montaigne

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27 juillet 2025

Le français, cette langue si rationnelle…

Classé dans : Langue, Peinture, dessin, Progrès, Sciences, techniques — Miklos @ 18:19

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Le français, souvent présenté comme une langue de précision et d’élégance, déploie en réalité une complexité redoutable, à commencer par sa prononciation, où la subtilité atteint parfois des sommets quasi imperceptibles. Ainsi, la simple distinction entre ou et u, pourtant fondamentale, échappe à de nombreux apprenants, au risque de glissements sémantiques aux conséquences parfois cocasses, parfois gênantes. À cela s’ajoutent les voyelles nasales — an, en, on, un — qui, mal maîtrisées, peuvent transformer tremper en tromper, voire en trumper, ou On en a eu un en une phrase incompréhensible, déroutant même les interlocuteurs les plus indulgents.

La richesse phonétique du français se double d’un système orthographique d’une rare opacité, où les graphies ai, ais, é, è, et, aient se prononcent souvent de manière identique à l’oral tout en signalant des fonctions grammaticales cruciales, piégeant l’écrivain débutant dans une mer de terminaisons flottantes. Sur le plan verbal, certains verbes imperfectifs semblent s’amuser de leur propre rareté ou irrégularité : chaloir (dont il chaut peu à quiconque aujourd’hui), gésir (verbe de la posture funéraire), échoir, seoir, ou encore quérir, dont les conjugaisons frôlent l’énigme grammaticale.

Et pourtant, malgré cet entrelacs de subtilités phonologiques, morphologiques et lexicales, le français offre une rigueur structurelle rassurante, une logique interne solide, et une cohérence syntaxique qui, une fois domptée, en font une langue fascinante, précise et nuancée. Sa difficulté n’est pas une barrière, mais une invitation à l’exactitude et à la finesse — à condition, bien sûr, de ne pas confondre dessous avec dessus, ou cou avec… Je vous laisse deviner.

ChatGPT

26 juillet 2025

Discussion musicale

Classé dans : Humour, Musique, Peinture, dessin, Progrès, Sciences, techniques — Miklos @ 22:37


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«Le grand musicien français Saint-Saëns aimait beaucoup à voyager incognito, et à laisser libre cours à sa verve et à sa malice.

Il aimait surtout parler « musique » avec les uns ou les autres, et riait in petto des énormités qu’il entendait.

Un soir, il entreprit une longue discussion avec un Espagnol qui vantait la musique de Saint-Saëns (dont il était un admirateur fervent), sans se douter que le grand artiste était devant lui.

Par jeu, Saint-Saëns se mit à se dénigrer lui-même, faisant une critique acerbe de ses propres œuvres musicales, ce qui porta au comble l’indignation de son interlocuteur.

A la fin, celui-ci, furieux, voulant exiger une réparation, proposa que l’on échangeât ses cartes afin de régler le différend.

»Mais quelle ne fut pas la stupeur du pauvre Espagnol, admirateur de Saint-Saëns, de lire le nom de ce dernier sur la carte que lui tendit malicieusement son adversaire !

Almanach de Guignol, 1/1/1934

Un vieux chameau

Classé dans : Humour, Littérature, Peinture, dessin, Progrès, Sciences, techniques — Miklos @ 22:20


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Au sabotier,
Un vieux chameau
Demanda huit sabots.
« Mais vous n’avez que quatre pieds »,
Lui dit le sabotier.
« J’ai tant marché »,
Répondit le chameau,
Que deux souliers
À chaque pied,
Ce n’est pas trop.
Au chapelier,
Le vieux chameau
Demanda trois chapeaux.
« Un seul museau,
Un seul chapeau »,
Lui dit le chapelier.
« C’est que j’ai chaud,
Répondit le chameau,
et il m’en faut
Deux pour mon dos.
J’en veux, des beaux. »
Et le chameau
Partit au petit trot
Avec ses huit sabots,
Ses trois chapeaux.
Mon dieu qu’il était beau,
Ce vieux chameau !
 
— Paul Savatier

23 juillet 2025

Miss Sophy at the Hearth, A Domestic Tale from 1842 • « Miss Sophy, maîtresse-queue », récit instructif tiré des Chroniques de la maison Plumridge.

Classé dans : Cuisine, Humour, Peinture, dessin, Progrès, Récits, Sciences, techniques — Miklos @ 20:17

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Englishfrançais

In the modest household of the Plumridge family, nestled between the dusty hedgerows of Hertfordshire, a most singular arrangement prevailed. The cook, the planner of meals, and the unquestioned queen of the kitchen was a cat.

Not merely a cat, mind you — but Miss Sophy, a tabby of such dignified bearing that visitors often mistook her for a spinster aunt in fur. She had come to the Plumridges quite by accident — or Providence, depending on one’s theology — having chased a moth through the scullery window and stayed for the veal.

At first, the family considered her a charming diversion, particularly for little Euphemia, who tied bows round her neck and called her “Duchess.” But one morning, when Cook Mrs. Haversham took ill (having consumed an ill-considered quantity of rhubarb cordial), Miss Sophy leapt to the stove.

There, before a room of astonished onlookers, she expertly batted a fish from the basin to the counter, pawed open the spice drawer, and nudged a bottle of dill with unmistakable intent. The fish, when roasted (by Mr. Plumridge himself under the cat’s solemn gaze), was declared “startlingly palatable.”

From that day forth, Miss Sophy presided over the kitchen. She would sit beside the pantry, twitching her tail with imperious rhythm, issuing sharp meows when a sauce lacked vigour or a pudding leaned toward cowardice. The new human assistant, a lad named Ned, quickly learned that failure to obey the cat’s culinary counsel would result in a swift claw to the shin.

Dinners improved. Aunt Maude stopped complaining. Even the Reverend Tiddlethorpe remarked that the parsnips had “found their soul.” Rumour spread, and neighbours peeked in windows hoping to spy the tabby who matched chutneys to pork with the discernment of a Parisian chef.

Of course, the Plumridges never advertised their cook’s species. It was considered indecorous — not to mention impolitic — to admit that the best-tasting blancmange in the county had been personally mixed by a paw.

When Miss Sophy passed, quite peacefully in a basket of dried lavender, the family mourned. Euphemia composed a small elegy in iambic tetrameter. Ned, now head cook, swore that whenever the stew needed salt, he could feel a ghostly flick of a tail across his apron.

And to this day, in Plumridge House, a small plaque above the stove reads simply:

“She Fed Us Well.”

ChatGPT

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Dans la maison bien tenue des Plumridge, en Angleterre, vivait une famille nombreuse et paisible. Il y avait le bon père, M. Plumridge, sa douce épouse, et leurs cinq enfants, tous fort bien élevés, quoique parfois un peu espiègles — surtout Théodore, qui mettait de la confiture dans ses poches.

Mais ce qui rendait cette maison vraiment singulière, c’était sa cuisinière. Non, il ne s’agissait pas d’une servante, ni d’une vieille gouvernante sévère, mais… d’un chat. Une chatte, pour être précise. Elle s’appelait Miss Sophy.

Miss Sophy n’était point une chatte ordinaire. Elle ne courait point après les souris ni ne dormait sur les coussins en soie. Non, elle passait ses journées dans la cuisine, un tablier autour du cou (qu’elle tenait fort bien, grâce à une épingle d’argent) et les moustaches tremblantes de concentration.

Tout commença un mercredi de Carême. La cuisinière en titre, Madame Boudin, se plaignit d’un gros chagrin d’estomac — dû, selon elle, à une prière trop fervente et un flan aux prunes peu inspiré. Elle se retira dans sa chambre avec une tisane, et la cuisine fut vide.

Mais le déjeuner n’allait pas se préparer seul ! C’est alors que Miss Sophy sauta gracieusement sur la table, examina les pommes de terre, renifla le beurre, puis, d’un petit coup de patte, ouvrit le tiroir aux épices. Elle agita la tête, comme pour dire : « Point de muscade aujourd’hui, cela serait une erreur. »

Étonnés, les enfants la regardèrent faire. Avec un calme imperturbable, elle poussa la marmite vers le feu, y versa l’eau (avec l’aide de Théodore, qui tenait la louche, mais sous supervision stricte), puis surveilla la cuisson, les yeux mi-clos et la queue bien enroulée.

Lorsque M. Plumridge goûta la soupe, il leva les bras au ciel :

— Parbleu ! C’est délicieux ! Qui donc a préparé ce potage ?

— C’est Miss Sophy, répondit Eugénie, toute fière. Elle n’a pas laissé brûler une seule carotte !

Dès lors, Miss Sophy devint la cuisinière attitrée de la famille. Elle choisissait les menus (en posant la patte sur le bon plat du livre de recettes), corrigeait les jeunes maladroits, et refusait obstinément qu’on serve les œufs sans les avoir d’abord sentis. Mieux encore, elle ne renversait jamais rien.

Les voisins venaient parfois jusqu’au jardin sous prétexte d’emprunter du sucre, mais en vérité, c’était pour voir la chatte en tablier goûtant une sauce, ou inspectant une dinde farcie.

Et lorsque la comtesse de Pamplelune, venue en visite, goûta au clafoutis, elle murmura :

— Je ne mange plus que chez les Plumridge. Leur cuisinière est une perle.

Miss Sophy baissa modestement les yeux, et lissa ses moustaches d’un air discret.

Quand elle mourut, fort âgée et digne, un petit médaillon fut placé dans la cuisine, juste au-dessus du fourneau. On y avait gravé :

« Elle nourrit, éduqua, et ne renversa jamais le lait. »

Les enfants ne l’oublièrent jamais. Et chaque fois qu’un gâteau réussissait à merveille, Théodore, devenu grand, murmurait en souriant :

— C’est l’esprit de Miss Moustache qui nous guide encore.

ChatGPT

20 juillet 2025

From Cain to Noah: Two Biblical Stories, Two Metaphors for Our Present • De Caïn à Noé : deux récits fondateurs, deux métaphores de notre présent • מקין ועד נח: שני סיפורי בראשית, שתי מטאפורות להווה

Albrecht Dürer: Cain Killing Abel (1511) • Gustave Doré : The Déluge (1866).
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Englishfrançaisעברית

At the very beginning of the Book of Genesis, two tragic events mark humanity’s entry into history: the murder of Abel by his brother Cain, and then the Flood that nearly wipes out all life. Beyond their role as ancient narratives, often relegated to the status of myth, these stories contain powerful archetypes that echo disturbingly with today’s global crises: the rise of human violence and the accelerating climate breakdown.

Cain and Abel: The Broken Bond of Brotherhood

Cain’s murder of Abel, the first fratricide in the Bible, is more than a crime of passion. It marks a fundamental rupture in human relationships—the birth of jealousy, rivalry, and violence within the closest of bonds: brotherhood. God does not prevent Cain’s act, but afterwards confronts him with a haunting question: “Where is Abel thy brother?”

That question still echoes in our time. Social tensions, economic inequality, and inter­com­munal conflicts are modern expressions of that primordial tragedy. The bond of brotherhood, which should unite us, weakens under the pressure of a competitive and individualistic world. On a global scale, wars, urban violence, and even the rise of hate speech online are all contemporary forms of that same ancient impulse. Like Cain, humanity seems doomed to wander—unable or unwilling to hear the cry of spilled blood.

The Flood: Divine Punishment or Climate Metaphor?

A few chapters later, Genesis tells of another catastrophe: the Flood. Humanity, corrupted and filled with evil, is erased from the face of the Earth. Only Noah, found righteous, is spared—along with his family and a remnant of the living. While this story has traditionally been read as a moral reckoning, it can also be understood as an allegory of our current ecological crisis.

Today, it is no longer divine rain, but our own actions—industrial pollution, excessive consumption, ecological neglect—that drive rising sea levels, unprecedented droughts and uncontrollable wildfires, torrential rains and destructive floods. Like in the time of Noah, nature seems to be turning against those who have betrayed it. The climate is unraveling, and this modern deluge comes with no ark large enough for all.

From Genesis to the Anthropocene

Taken together, these two biblical stories draw a thread between human moral decay and the unraveling of the natural world. The first reveals the moral breakdown between people; the second, the physical consequences of that breakdown. Through symbolic language, Genesis seems to anticipate what we now call the Anthropocene—a geological epoch defined by human impact on Earth’s systems.

These are not just religious myths; they are mirrors held up to our age. They ask us to face our moral and ecological responsibilities. Will we continue to play the role of Cain, or seek a path to reconciliation? Must we wait for a second flood before acting—or can we build a new ark, not of wood, but of conscience and collective resolve?

Albrecht Dürer: Cain tuant Abel (1511) • Gustave Doré : Le Déluge (1866).

Aux premières pages de l’Ancien Testament, deux événements tragiques viennent marquer l’entrée de l’humanité dans l’histoire : le meurtre d’Abel par son frère Caïn, puis le Déluge qui engloutit presque toute vie. Derrière ces récits ancestraux, souvent relégués au rang de mythes fondateurs, se cachent des archétypes puissants qui résonnent étrangement avec les crises actuelles : la montée de la violence sociale et le dérèglement climatique.

Caïn et Abel : la fraternité brisée

Le meurtre d’Abel par Caïn, premier fratricide de l’histoire biblique, n’est pas qu’un simple crime passionnel. Il symbolise une rupture fondamentale dans la relation humaine : l’émergence de la jalousie, de la compétition et de la violence au sein même de la fraternité. Dieu n’intervient pas pour empêcher le geste de Caïn, mais il le confronte ensuite à sa responsabilité : « Où est ton frère Abel ? »

Cette question continue de hanter notre époque. Les tensions sociales, les inégalités économiques, les conflits inter­com­mu­nautaires sont autant de déclinaisons contemporaines de ce premier drame. Le lien fraternel, censé unir les hommes, cède peu à peu sous la pression d’un monde compétitif et individualiste. À l’échelle globale, les conflits armés, les violences urbaines ou encore la montée de la haine en ligne sont les nouvelles formes de cette violence primitive. Comme Caïn, l’humanité semble condamnée à errer, incapable de reconnaître la voix du sang versé.

Le Déluge : punition divine ou métaphore climatique ?

Quelques chapitres plus loin, la Bible raconte un autre cataclysme : le Déluge. L’humanité, devenue corrompue, pervertie par le mal, est effacée de la surface de la Terre par les eaux. Seul Noé, jugé juste, est sauvé avec sa famille et un échantillon du vivant. Si le récit a des accents de purification morale, il peut aussi se lire comme une allégorie saisissante de notre crise climatique actuelle.

Aujourd’hui, ce ne sont plus des pluies divines, mais les conséquences bien humaines de nos choix industriels, de notre consommation excessive et de notre aveuglement écologique qui provoquent la montée des eaux des mers, les pluies torrentielles et les innondations destructrices, les sécheresses extrêmes, les feux incontrôlables. Comme au temps de Noé, la nature semble se retourner contre ceux qui l’ont trahie. Le climat devient chaotique, déréglé, et ce déluge moderne s’annonce sans arche pour tous.

De la Genèse à l’Anthropocène

Pris ensemble, ces deux récits bibliques dessinent un fil rouge entre la violence humaine et le dérèglement du monde. Le premier révèle la fracture morale entre les hommes ; le second, les conséquences physiques de cette corruption. La Bible, par son langage symbolique, semble pressentir ce que nous appelons aujourd’hui l’Anthropocène : une époque où l’humanité est à la fois actrice de sa propre violence et responsable de l’altération de la planète.

Plus que des mythes religieux, ces récits nous tendent un miroir. Ils posent la question de notre responsabilité morale et écologique. Allons-nous continuer à jouer le rôle de Caïn, ou trouverons-nous une voie de réconciliation ? Attendra-t-on un nouveau déluge pour réagir, ou peut-on encore construire une arche – non de bois, mais de conscience et d’action ?

(1511) אלברכט דירר : קין הורג את הבל • (1866) גוסטב דורה : המבול.
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בדפים הראשונים של ספר בראשית, שני אירועים טרגיים מסמנים את כניסת האנושות להיסטוריה: רצח הבל בידי אחיו קין, ולאחר מכן המבול שמכלה כמעט כל חי. מעבר לסיפורים הקדומים האלה, שלעיתים נתפסים כמיתוסים בלבד, מסתתרים ארכיטיפים רבי עוצמה שמהדהדים באופן מטריד עם משברי ההווה – האלימות הגוברת בחברה האנושית והמשבר האקלימי הגלובלי.

קין והבל: האחווה שנשברה

רצח הבל בידי קין, הרצח הראשון במקרא, אינו רק פשע מתוך קנאה. הוא מסמל שבר עמוק בקשר האנושי: הופעתה של קנאה, תחרות ואלימות בתוך האחווה עצמה. אלוהים אינו מונע את הרצח, אך הוא פונה אל קין בשאלה נוקבת: אֵי הֶבֶל אָחִיךָ?“

שאלה זו ממשיכה לרדוף את זמננו. מתחים חברתיים, פערים כלכליים, עימותים בין קבוצות – כל אלה הן גרסאות מודרניות לטרגדיה הקדומה. הקשר האחאי, שהיה אמור לאחד בין בני האדם, הולך ומתפורר בעולם של אינדיבידואליזם ותחרות. בקנה מידה רחב יותר, המלחמות, האלימות העירונית, ושנאת החינם ברשתות החברתיות – כל אלה הם גילויים עכשוויים של אותה אלימות קדומה. כמו קין, נראה שהאנושות נידונה לנדוד, בלי יכולת להכיר בקולו של הדם שנשפך.

המבול: עונש אלוהי או מטאפורה אקלימית?

בהמשך הסיפור המקראי מופיע אסון נוסף – המבול. האנושות, שהושחתה והתמלאה ברע, נמחקת מעל פני האדמה. רק נח, הצדיק היחיד, ניצל עם משפחתו ומעט מן החי. אף על פי שהסיפור מתפרש לעיתים כטהרה מוסרית, ניתן לראות בו גם אלגוריה נוקבת למשבר האקלים של ימינו.

כיום, לא גשמים שמימיים, אלא מעשינו שלנו – תעשייה מזהמת, צריכה חסרת גבולות, והכחשה סביבתית – הם שגורמים לעליית פני הים, לבצורות חסרות תקדים, לשיטפונות הרסניים ולשריפות בלתי נשלטות. כמו בימי נח, נדמה שהטבע מתקומם נגד האדם שבגד בו. האקלים יוצא משליטה, ואין תיבת נח שתציל את כולם.

מבראשית לאנתרופוקן

שני הסיפורים יחד פורשים קו מחבר בין האלימות האנושית לבין שיבוש העולם. האחד חושף את השבר המוסרי בין בני אדם; השני את התוצאה הפיזית של השבר הזה. ספר בראשית, בשפה סמלית, צופה את מה שאנחנו מכנים היום « אנתרופוקן » – עידן שבו האדם הוא הן מחולל האלימות והן האחראי להרס הסביבה.

סיפורים אלה אינם רק מיתוסים דתיים – הם מראה שמציבה לנו ההיסטוריה. הם שואלים על אחריותנו המוסרית והאקולוגית. האם נמשיך לשחק את תפקיד קין, או שנמצא דרך לפיוס? האם נחכה למבול חדש כדי לפעול, או שנבנה תיבה – לא מעץ, אלא מתודעה ועשיה?

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