La longue marche de l’humanité


Anonyme : Gabrielle d’Estrées et une de ses sœurs
Quatrième quart du xvie s.



Anonyme : Gabrielle d’Estrées et une de ses sœurs
Quatrième quart du xvie s.


Site du Fayyoum : portrait d’homme.
Dernier tiers du 1e s. Peinture sur encaustique

Giovanni Bellini : Présentation au temple (détail)
1460-1464. Peinture sur bois.

Giovanni Bellini : Portrait d’un jeune homme
Env. 1500. Peinture sur bois.

Lucas Cranach le Vieux : portrait d’un homme
1522. Huile sur bois.

Miklos : Carnaval de Venise, 1987
… je recommande la promenade dans le musée de ce site, dont d’autres rubriques vous permettront de vous décoincer le zigomatique (les citations latines sont hilarantes).

Le poids des fantômes.
Depuis quelques temps, et à mesure que les années passent, la notion de fantôme devient suave, s’alourdit et s’arrondit de ce poids persuasif, de cette stéréotypie potelée et de ce contour analytique et nutritif qui est propre aux sacs de pommes de terre vus à contre-jour, lesquels, comme chacun sait, sont précisément ceux que François Millet, peintre involontaire des fantômes les plus importants, eut la complaisance insistance de nous transmettre, en les figeant dans ses toiles immortelles, réalisées magistralement, avec toute la bassesse émotionnelle dont un peintre peut être capable et avec tout ce louche, concret et unique, grâce auquel nous avons tous, depuis quelque temps, le luxe de nous horrifier.
Les raisons de l’alarmante augmentation de poids, de l’alourdissement compact, de l’affaissement réaliste et extra-mou des fantômes actuels ne sont que les conséquences découlant de la notion toute première et originaire de la matérialisation même de l’idée de fantôme. (…)
Salvador Dali(1904-1989)


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