Miklos
« Je donne mon avis non comme bon mais comme mien. » — Michel de Montaigne

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2 mars 2005

Dürer: Melencolia

Classé dans : Peinture, dessin — Miklos @ 8:55
Dürer: Melancholia

Calligrammes

Classé dans : Littérature — Miklos @ 3:28

Guillaume Apollinaire, La colombe poignardée et le jet d’eau

Mise en page : son et lumière

Classé dans : Récits — Miklos @ 2:16
Bon, pour la zik, c’est simple, tu fais comme ça : tu fous le container là où tu veux, tu fiches les paramètres de boucle, début, taille et tout quoi, et le fichier hein le fichier ouais mp3 qt wma, mwa j’dis ça, j’dis ça, tu utilises les DRM si tu veux c’est pas mes oignons alors quoi c’est facile non ? tu vois si ça marche sinon tu recommences à ZERO nada zilch tu piges pas ? tu le fais exprès ou quoi ? bon j’t'explique tout calmement tout à l’heure ça dépend de l’état dans lequel je serai remarque toutes les larmes de mon corps et de mon coeur que reste-t-il après c’est un peu de mon histoire qui disparaît c’est un peu de moi de disparu mais c’est bien parce que c’est toi mais tu t’en branles t’en à rien à cirer ô visage de cire. Tu m’fais faire de ces choses de ces choses de ces choses…

1 mars 2005

Inédit

Classé dans : Littérature — Miklos @ 1:25

À R***,

J’avais longtemps courtisé une beauté ombreuse sous le couvert de ces platanes rongés d’oxyde qu’offrent parfois aux caprices du passant les entrées désaffectées de parcs entretenus ici et là à l’usage de hautains dyspeptiques. Chaque fois que j’agitais à l’heure de la méridienne vers les fenêtres du château le gant de bambou parfilé de coccinelles dont l’hôtesse m’avait fait l’inestimable présent, la paroi de la façade se mettait à glisser vers l’horizon de gauche et le manoir me présentait l’enfilade de ses pièces en coupe aussi gracieuse qu’imprévue. C’est ce que j’appelle une maison accueillante. Entre les diverses pièces offertes aux délicatesses de ma fantaisie, il arrivait que le choix ne laissât pas que de m’embarrasser. Mais ce jour là, invité en cure dents au banquet des saxifrages, c’est en chantonnant que j’assujettissais à ma veste, dans la chaleur adventice et déjà réconfortante, une indiscrète pochette de nénuphars. Le bruit de mon arrivée volait par les routes sur l’aile de la cornemuse, par les allées jonchées de cloportes sur les élytres de la cantharide à lancettes. Des gradins d’alpaga entourant une banale pince à musique, tel fut au premier coup d’œil l’aspect que m’offrit la scène du séduisant cauchemar. […]

Julien Gracq

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