Miklos
« Je donne mon avis non comme bon mais comme mien. » — Michel de Montaigne

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1 avril 2005

Le vol de la Joconde

Classé dans : Humour — Miklos @ 0:55

Paris, 0h21 -Après le vol du Cri d’Edvard Munch à Olso l’été dernier, celui de trois autres de ses œuvres six mois plus tard, et enfin celui d’un Renoir hier de la maison de ventes du célèbre commissaire-priseur Jacques Tajan, c’est la disparition du plus célèbre tableau de Léonard de Vinci et trésor national français, La Joconde, révélée cette nuit par Le Louvre et confirmé par les plus hautes autorités, qui a bouleversé le milieu de l’art et de ses amateurs. Le chef-d’œuvre semble avoir été enlevé sans aucun signe d’effraction après la fermeture au public du célèbre musée en fin de journée, et sans en avoir déclenché aucun des systèmes d’alarmes sophistiquées — et pour cause, ceux-ci étaient arrêtés pour maintenance. Si l’affaire n’avait pas été si grave, on aurait pu se croire au vaudeville. Cette opération n’est pas sans rappeler sa précédente disparition il y a bientôt un siècle, non moins spectaculaire. Le gouvernement a été réuni en urgence à l’Elysée, et y attend le retour précipité du Président de la république, en déplacement au Japon. Le commissaire Ganimard de la brigade criminelle qui a été chargé de l’enquête par le Parquet de Paris, examine plusieurs pistes liées à certains réseaux connus du grand banditisme international et collabore étroitement avec les magistrats spécialistes du domaine. Bien entendu, ce tableau, d’une valeur inestimable, n’était pas assuré. (Source: ADP)

Le temps

Classé dans : Littérature, Peinture, dessin, Société — Miklos @ 0:28

Nous n’avons pas un temps trop court ; mais nous en perdons beaucoup. La vie est assez longue, on nous en a donné une durée assez grande pour achever les plus hautes destinées, si nous l’employons toute à bon escient. Mais quand elle est dissipée dans le luxe et la nonchalance, quand on ne l’utilise pour aucune entreprise de valeur, alors il faudra la contrainte de la nécessité suprême pour que nous sentions que, sans que nous l’ayons vue avancer, elle est passée. Non, ce n’est pas qu’une vie brève nous soit impartie, c’est nous qui la rendons telle : nous ne sommes pas indigents, nous gaspillons. Si des richesses immenses, royales, échoient à un mauvais maître, elles seront dilapidées en un moment ; en revanche, même si elles sont modestes, lorsqu’un bon dépositaire les reçoit, elles s’accroissent à l’usage. De même, pour celui qui sait l’employer, la vie couvre une longue distance.
 
Sénèque : La vie heureuse

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