Miklos
« Je donne mon avis non comme bon mais comme mien. » — Michel de Montaigne

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13 février 2006

Numérique et libertés

Classé dans : Progrès, Sciences, techniques, Société — Miklos @ 14:08

Manuscrit de 1984 de George Orwell

La pratique du tatouage numé­rique s’étend à l’humain : une société amé­ricaine de surveil­lance, City Watcher, requiert dorénavant l’implan­tation de puces RFID (de la marque VeriMed) dans le bras de tout membre de son personnel devant accéder à son centre infor­matique. (SpyChips.com, 9/2/2006)

La numérisation et l’interconnexion croissante de systèmes d’infor­mation entraînent la nécessité d’identifier de façon unique les contenus, afin de mieux les localiser, d’éviter les doublons et d’établir des relations, etc. Mais elle induit une possibilité dangereuse, celle de la traçabilité accrue de l’individu (après celle des animaux) et de ses activités, via un tatouage qui n’est pas sans rappeler des pratiques odieuses d’un passé récent (et pré-informatique) : il sert d’abord à localiser, puis à organiser, enfin à surveiller, à contrôler puis à dominer. Ainsi, les dispositifs que propose Google comprennent l’archivage des requêtes de recherche de ses utilisateurs, l’analyse automatique des contenus leurs messages électroniques, et, avec le service récemment offert, celle des contenus de fichiers de tout type. La concentration et le stockage – et l’utilisation – de ce genre d’informations chez ces fournisseurs d’accès universels a ainsi permis l’arrestation par la police chinoise de l’écrivain Liu Xiaobo en 2003, puis celle de Shi Tao en 2005 après que Yahoo ait fourni leurs identités aux autorités.

Ce danger – de concentration dans les mains d’une entreprise à visées purement commerciales (voire financières) – concerne aussi les contenus numériques culturels patrimoniaux. Ainsi, le projet de numérisation des fonds universitaires par Google créera une « bibliothèque numérique universelle » dans son propre réseau, qui ne pourra être indexée par d’autres moteurs de recherche. Cette concentration est inquiétante à un autre égard, que j’avais déjà soulevé en 1999 : « imaginez un embargo d’une grande puissance sur une plus petite, qui aurait pour effet de lui couper l’accès aux réseaux… ». Or voilà qu’en mars 2004 le ministère de la justice américaine enjoint aux éditeurs scientifiques de se plier à l’embargo américain à l’encontre de certains pays. C’est pourquoi, en février 2005, j’exprimais l’éventualité que l’accès à cette « bibliothèque universelle » concentrée dans les ordinateurs d’une entreprise puisse devenir un enjeu politique, voire l’objet d’un embargo renouvelé. Le palliatif ? Utiliser le réseau pour combattre ses dangers potentiels, en y répartissant et dupliquant les contenus, au lieu de les y concentrer. Voire éviter de l’utiliser pour ce qui ne le nécessite pas vraiment… mais est-ce trop demander ?

Post-scriptum :
À propos de tatouage, cf. le rapprochement que j’avais fait entre traçabilité numérique et tatouage de l’individu un an avant l’annonce de l’utilisation de puces RFID pour « tatouer » des employés, et les commentaires indignés qui s’en étaient suivis.

12 février 2006

Blog block

Classé dans : Sciences, techniques, Société — Miklos @ 22:50

Selon une enquête Gallup menée aux US, le lectorat des blogs stagne, voire recule légèrement, après des débuts très prometteurs : plus de 66% des internautes n’en lisent jamais, chiffre en légère croissance sur l’année dernière. L’étude classe cette activité au même niveau que celle du téléchargement de musique et d’achat aux enchères (20% des internautes), bien après le courrier électronique (87%), la consultation de la météo (72%), ou les achats en ligne et l’organisation de voyages (52%). Il en découle aussi le constat que le profil des activités en ligne n’a pas réellement évolué en 2005, ni même le pourcentage des internautes (75% des adultes). Le seul chiffre qui augmente est la durée du temps passé en ligne (plus de 51% des internautes sont connectés plus d’une heure par jour, contre 42% un an auparavant). Il serait intéressant de comparer les populations de lecteurs et d’auteurs de blogs : à quel point se recoupent-elles ? Je suis curieux de savoir le pourcentage des auteurs de blogs – activité qui peut prendre un temps non négligeable – qui en lisent (ou non) d’autres…

L’innovation serait-elle ce qui a attiré le lectorat au début, et sa fidélisation dépendrait-elle maintenant de la qualité intrinsèque et donc d’une lecture plus critique ? Plus fondamentalement, cette baisse pourrait confirmer la sortie de l’utopie (et de l’euphorie) initiale, qui caractériserait l’apparition de tout nouveau mode de communication selon le sociologue Philippe Breton, avec son entrée de plein pied dans la logique marchande : ainsi, AOL et Yahoo proposent de facturer des courriels « certifiés », qui seront livrés plus rapidement et contourneront les systèmes de filtrage, ce qui signale le début de la fin du tout-gratuit sur internet (l’a-t-il jamais été ?). De la même façon que des autoroutes à péage se sont mises en place pour assurer (en général) une circulation plus rapide en évitant les routes encombrées ou que des chaînes de télévision payantes fournissent des contenus que l’on ne trouve (en général) pas ailleurs, il n’est pas étonnant, au vu des chiffres que confirme l’étude de Gallup, que ce soit le courriel qui en fasse les frais en premier : c’est la principale offre et demande sur l’internet.

11 février 2006

Lamento pour Andante

Classé dans : Musique — Miklos @ 15:11

Andante.com n’est plus, depuis le 1er février. Créé en 2001 par Pierre Bergé – dont l’implication généreuse dans la vie musicale française et internationale n’est pas à démontrer– et l’avocat Alain Coblence – lui-même à l’origine de la Fondation musicale France-USA et de la European Mozart Foundation – Andante s’était donné pour objectifs de documenter et de conserver le patrimoine musical classique enregistré, et de « devenir la source de référence absolue pour la musique et l’opéra ». Son ambition était d’éditer, en dix ans, un millier de disques compacts dans une présentation de luxe, comprenant des enregistrements historiques inédits remastérisés, et de fournir, au travers de son site Web, un fonds documentaire informationnel et pédagogique conséquent, des enregistrements numérisés, des services professionnels et un périodique.

Tout avait bien marché. Pendant un temps. Les contributeurs des contenus du site comptaient parmi les grandes plumes de la musicologie et de la musique : Jean-Jacques Nattiez (professeur de musicologie à l’université de Montréal et auteur d’ouvrages fondamentaux sur la musicologie et l’histoire de la musique), Henry-Louis de La Grange (fondateur de la médiathèque musicale Mahler, auteur de la biographie de référence sur Mahler ainsi que de Vienne. Une histoire musicale), Michael Gray (directeur de la bibliothèque de recherche et des archives sonores numériques de Voice of America, éditeur et auteur d’articles sur la production discographique)…Sous la direction d’une équipe éditoriale compétente, y est parue une foison de contenus riches – gratuits et payants – : informations, critiques, entretiens, accès aux grandes bases de données de référence dans le domaine de la musique.

L’édition discographique d’Andante était à la hauteur de ce qu’ils avaient annoncé : coffrets de 3 ou 4 disques compacts, accompagnés d’une brochure comprenant des textes de qualité commandés à des spécialistes ; choix intéressants, important travail de remastérisation d’enregistrements historiques (grands compositeurs, interprètes, orchestres et opéras)… Pour s’en faire une idée, il suffit de consulter la boutique en ligne MTD et y effectuer une recherche du label Andante (spécifier « andante » dans la case de recherche, et choisir « Label » dans le menu contigu).

Est-ce la prise de contrôle du site par le label français Naïve, sous forme d’un accord signé en 2003, qui a signalé le début du déclin ? Selon ses termes, Naïve, société de production et de distribution multiculturelles fondée en 1998 et elle-même éditeur d’Astrée, de Montaigne et d’Opus 111 – devait gérer le site Web et bénéficier de sa haute technicité, et reprendre la production des disques compacts de la marque Andante. L’équipe, qui comptait en 2002 plus d’une vingtaine de personnes, s’est réduite comme une peau de chagrin après s’être répartie entre la France et les États-Unis. Des problèmes techniques sont apparus peu après, la fréquence de mise en ligne de nouveaux contenus a diminué de façon dramatique, et le voici disparu. On peut en retrouver des traces dans l’Archive internet.

Finalement, il semblerait que la cause principale de cette disparition ait été l’ambition d’excellence – autant dans la production des contenus éditoriaux que dans le traitement (mastérisation) des enregistrements (et peut-être aussi celui des droits afférents). Ceux-ci ont dû nécessiter des moyens bien plus élevés que ceux dont ils ont probablement bénéficié, que ce soit de la part des fondateurs et/ou acquéreur, de la publicité et des ventes de disques (le prix n’était pas donné). Ce n’est pas tant le fait de produire des disques compacts – dont on annonce toujours pour bientôt la disparition (ce qu’il reste à voir) – que le coût de la production des contenus sonores et documentaires, celle du conditionnement final étant négligeable par rapport aux autres. Auraient-ils pu vivre d’une vente exclusivement numérique de ces mêmes produits ? J’en doute. Le numérique se prête-t-il à la vente d’œuvres classiques, voire d’anthologies comparatives et documentées, qui ne se réduisent pas à une piste de hit ? Ce n’est pas impossible : l’orchestre philharmonique de New York vient d’annoncer un partenariat avec le label Deutsche Grammophon pour la diffusion en ligne de quatre concerts par an. Il semblerait donc que les seules possibilités de survie pour ce type d’édition ne puissent se faire qu’avec un adossement financier externe : à l’aide de partenariats, de subventions ou de mécénat, dans un cadre institutionnel ou dans celui d’un production parallèle de contenus plus populaires. Il semble que ce n’ait pas été le cas d’Andante. Et c’est bien dommage.

Ici comme dans d’autres récentes disparitions, le silence de la presse française est (é)tonnant. Il n’y a que Le Devoir (canadien) qui en fait une courte mention en français, tandis que les principaux quotidiens américains New York Times, le Los Angeles Times et, plus brièvement, le Mercury News, en ont fait état, ainsi que Playbill Arts, une excellente ressource en ligne dans le domaine de la musique et de la danse, et l’éditeur italien Amadeus.

Dernières nouvelles (17/2/2006) :
Une réouverture ?

7 février 2006

Small isn’t beautiful (bis repetita non placent)

Classé dans : Livre, Société — Miklos @ 16:42

La joie par les livres – quel beau nom pour une bibliothèque destinée à offrir aux enfants d’un quartier populaire un lieu inspiré par le modèle anglo-saxon de lecture publique ! Créée à Clamart par un mécène privé, Anne Gruner-Schlumberger, en 1963 et inaugurée en 1965, elle se fera connaître dans le monde entier pour son action innovante. Quant à son centre de documentation, il est installé à Paris, et y propose plus de 190.000 documents, dont l’intégralité de la production éditoriale française pour les enfants depuis les années 60, ainsi que des publications périodiques critiques sur cette production.

« Quand j’ai su qu’une médiathèque devait être construite à Clamart, j’ai trouvé cela très bien, car il n’existe pas de bibliothèque pour adultes dans ce quartier. Mais la Joie par les livres est une bibliothèque-maison, une bibliothèque comme une maison. Je ne critique pas les médiathèques, je dis qu’elles ne sont pas de première nécessité pour un quartier. Quelqu’un qui ne connaît pas les livres, on ne peut pas le mettre dans un lieu immense : il ne saurait où donner de la tête. La bibliothèque, comme la Joie par les livres, c’est la première marche, la plus importante, je pense. On peut, sans attendre le grand bâtiment qui peut être intimidant, commencer dehors, sur les lieux de passage, dans les centres de protection maternelle infantile. Là, on montre les livres, et les adultes sont touchés de voir leurs propres bébés attirés par les images, par les pages qu’on tourne, par la voix de la personne qui raconte. Ensuite, on peut les inviter à la bibliothèque, elle est ouverte et il est possible d’emprunter ce qui fait envie. Puis, enfin, lorsqu’on est suffisamment à l’aise, là, Internet et la grande médiathèque peuvent être intéressants. »
Geneviève Patte, fondatrice de la bibliothèque

Mais voilà que l’État décide de fermer la bibliothèque, tout en conservant le centre de documentation, après une baisse constante des budgets de la première, qui a vu son personnel passer de 14 à 2 documentalistes et son budget d’acquisition de livres se réduire à… 50 €. À la Direction du livre et de la lecture, on justifie la fermeture de Clamart par « des problèmes de sécurité». Cette « petite antenne associative » de banlieue, « qui a été modèle en son temps et qui fonctionne d’ailleurs encore bien », ne justifierait plus de toute façon d’un financement national. Surtout depuis que se construit une grande médiathèque polyvalente…

De son côté, dans un communiqué ambigu, la direction de la Joie par les livres confirme d’abord que « A partir du moment où le maire de Clamart avait pris la décision d’ouvrir (…) à 350m. de la Bibliothèque des enfants de la Joie par les livres,  une médiathèque municipale (…) pourvue d’une section pour la jeunesse, la vocation de la Bibliothèque des enfants devait être reconsidérée et discutée ». Elle rajoute : « La Direction de la Joie par les livres, soucieuse du devenir de ce bâtiment emblématique et de haute valeur patrimoniale, a cherché de longue date à sensibiliser la Mairie de Clamart, propriétaire des locaux,  sur l’avenir du bâtiment et ses fonctions ultérieures (…). (Elle) souhaite que ce lieu, d’une grande valeur architecturale, et emblématique dans l’histoire des bibliothèques de lecture publiques françaises, reste un lieu de vie et de rayonnement culturel, au service des enfants et des jeunes. »

Ce vœu semble contradictoire à la logique de fusion qui aurait justifié cette fermeture et qu’elle invoque de par ailleurs dans le communiqué. Les grandes médiathèques qui se mettent dorénavant en place sont bien plus que des bibliothèques, et offrent des espaces de vie et de rayonnement culturel ; si celle-ci proposera des services aux jeunes, on ne voit pas quel rôle culturel pourrait être dévolu à la Joie par les livres sur ce même terrain de l’enfance et de la jeunesse sans redondance. Ou alors, deviendrait-elle une annexe de la médiathèque, et regrouperait tous les services jeunesse ?

Enfin, la position de la Mairie de Clamart n’est pas claire non plus. Le communiqué la met en cause clairement pour avoir laissé pourrir la situation : « Les conditions de sécurité du bâtiment, sur lesquelles la Direction de la Joie par les livres avait alerté à de nombreuses reprises le Maire deClamart (…) » qui n’a rien fait, d’où la demande de fermeture, tandis que le maire s’indigne de cette fermeture : « Cette décision est une insulte à Clamart comme à la politique nationale du livre ».

Après une mobilisation récente (occupation, pétition…), il semblerait que le ministère ne parle plus que de « risque mineur », et la mairie de Clamart aurait indiqué que les travaux peuvent être faits. Qu’en sera-t-il vraiment ? On le saura sans doute bientôt, une réunion doit se tenir au Centre National du Livre, le jeudi 9 février. Mais ne s’agit-il finalement que de la poursuite du désengagement de l’État de petites structures culturelles qui n’intéressent pas les principaux médias (aucun mot dans Le Monde ou dans Le Figaro), sur fond de conflit gauche (le maire)-droite (l’État) ? Small isn’t beautiful, indeed.

8 février :
France 3 a annoncé vers 20h que le Ministère de la culture est revenu sur sa décision de fermer la bibliothèque, et qu’il continuera à la subventionner.

9 février :
Le Monde vient enfin d’en parler (voir Sources).

11 février :
Selon Libé (voir Sources), la bibliothèque pourrait être réouverte dans « les tout prochains jours ». Une dépêche de l’AFP précise que « la bibliothèque (…) devrait rouvrir prochainement, vient d’annoncer la Direction du livre. (…) Par ailleurs, “l’Etat et la Ville s’engagent à maintenir les moyens humains et matériels pour assurer la poursuite des activités de la Joie par les livres”, a-t-il encore été annoncé. ».

18 février :
La bibliothèque a rouvert ses portes.

Sources :
• Nic Diament : Communiqués de presse de la Joie par les Livres, 3 et 7 février 2006.
• Clamart 2007 (association de droite décidée à « s’opposer aux dérives et aux décisions municipales risquant de dénaturer Clamart de façon irréversible »).
• Ange-Dominique Bouzet : Jour sans Joie à Clamart, Libération, 2 février 2006.
• Charles Silvestre : Menace sur « La joie par les livres » de Clamart ?, L’Humanité, 6 février 2006.
• Ange-Dominique Bouzet : Colère et banderoles au rayon bibliothèque, Libération, 6 février 2006.
• Charles Silvestre : Clamart conservera-t-il sa bibliothèque pour enfants ?, L’Humanité, 9 février 2006. Entretien avec Geneviève Patte, fondatrice de la bibliothèque.
• Magalie Ghu : A Clamart, la bibliothèque La Joie par les livres menacée de fermeture, Le Monde, 9 février 2006.
• [s.n.]: Réunion de concertation sur la bibliothèque « La Joie par les livres » de Clamart, communiqué du Ministère de la culture et de la communication, 9 février 2006.
• Marianne Lamal : Le Ministère de la Culture veut fermer la bibliothèque pour enfants, Lutte Ouvrière, 10 février 2006.
• Ange-Dominique Bouzet : Clamart s’accroche à sa bibliothèque, Libération, 11 février 2006.
• [s.n.] : La bibliothèque « La joie par les livres » devrait rouvrir prochainement, AFP, 11 février 2006.
• [s.n.] : La Joie par Les Livres rouvrira ses portes samedi 18 février à 14h, Marie de Clamart, 15 février 2006.
• Ange-Dominique Bouzet : Clamart retrouve « la Joie par les livres », Libération, 17 février 2006.
• Charles Silvestre : Livres enfants Clamart rouvre avec Marc Riboud, L’Humanité, 18 février 2006.
• Charles Silvestre : Victoire éclair pour la bibliothèque, L’Humanité, 21 février 2006.

Le silence relatif sur cette affaire et la répartition politique des réactions dans les médias sont particulièrement intéressants. À ce propos, cf. Livre et liberté.

(Texte mis régulièrement à jour)

Small isn’t beautiful anymore

Classé dans : Livre — Miklos @ 10:25

En rachetant la division « livres » de Times Warner, Lagardère devient le troisième éditeur mondial. Ce n’est que la partie la plus visible de ses dernières acquisitions : il se prépare à prendre la majorité dans une ou deux stations de radio bulgares, par exemple. Quant au magnat de la presse écrite, Rupert Murdoch, inquiet pour l’avenir économique de son secteur, il s’oriente vers l’internet en investissant dans le rachat de sites web, tout en planifiant le lancement d’une chaîne câblée qui devrait concurrencer CNBC. Quant à un autre larron, l’investisseur multimillionnaire Carl Icahn (qui avait présidé au démantèlement de TWA), il s’attaque à Times Warner dont il est un actionnaire (tout en s’intéressant à l’industrie du tabac en Corée), dans le but, dit-il, d’augmenter le prix des actions en lui faisant subir une cure d’amaigrissement, voire un démantèlement, auquel s’oppose Murdoch

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