Click to enlarge. Text and image: Miklos & ChatGPT
The White House melts into a monument of denial while the barbecue carries on without interruption. The fire on the grill is carefully tended; the one consuming the planet is somebody else’s concern. A portable air conditioner dutifully shields those nearest to power, offering the comforting fantasy that privilege can purchase an exemption from physics.
In this world, climate change isn’t denied because it isn’t real—it is dismissed because its costs are expected to be paid by someone else, somewhere else, sometime later.
The feast continues, the house collapses, and the cold air blows just long enough to postpone the moment when even the architects of the inferno discover there is no gated community on a burning planet.
Donald Trump désuspendant le footballeur Folarin Balogun. Cliquer pour agrandir. Texte et image : Miklos & ChatGPT
La FIFA vient d’ouvrir une ère fascinante. Les prochains matchs devraient logiquement se jouer avec un carnet d’adresses à la place du ballon, puisque c’est désormais lui qui fait avancer le jeu. Les entraîneurs vont pouvoir remplacer les séances tactiques par des cours de lobbying, et les recruteurs chercheront moins des buteurs que des joueurs capables d’obtenir un coup de fil au bon moment.
Quant aux États-Unis, ils n’auront même plus besoin d’un gardien de but. Donald Trump pourra directement occuper le poste : il arrête les suspensions avant qu’elles n’atteignent la surface de réparation. C’est finalement plus efficace que les réflexes sur une frappe à bout portant.
On attend avec impatience la prochaine innovation du règlement : un penalty transformé en simple corner si un chef d’État estime que le ballon méritait un meilleur traitement. Le football moderne est décidément plein de surprises.
Le tube L’Italiano de Toto Cutugno (vous avez sans doute entendu parler des deux, moi non), qui a obtenu la 5e place au 33e festival de San Remo (oui, je connaissais) a déjà plus de 125 millions de vues sur YouTube (+1 si vous cliquez sur l’image ci-dessus).
Si, comme moi, vous n’en connaissez pas du tout les paroles et très peu l’italien, l’option « affichage des sous-titres avec traduction en français » est franchement utile.
Enfin, c’est ce qu’on se dit.
Et alors voici ce qui s’affiche pour le refrain et le premier couplet :
Ils le savent et le chantent
avec la guitare et les mains
Lasarte, ma chanson
Ce sont des Italiens
avec l’Italie et le spa perdant t
Je suis parti, il s’est autoproclamé président avec
L’auteur a toujours tendu main à
Strauss-Kahn va tourner
Interloqué, je recherche les paroles originales de la chanson. Les voici avec leur traduction (source) :
Lasciatemi cantare
Con la chitarra in mano
Lasciatemi cantare
Sono un italiano
Buongiorno Italia gli spaghetti al dente
E un partigiano come Presidente
Con l’autoradio sempre nella mano destra
E un canarino sopra la finestra
Laissez-moi chanter
La guitare à la main
Laissez-moi chanter
Je suis un italien
Bonjour Italie, et tes spaghettis al dente
Et un partisan comme Président
Avec l’autoradio toujours dans la main droite
Et un canari au-dessus de la fenêtre
À y regarder de plus près, on voit que l’outil de sous-titrage considère que cette chanson est en espagnol (même moi je sais faire la différence), mais de là à y entendre mentionner Strauss-Kahn…
Ah, voilà un bon exemple des capacités linguistiques de l’IA de YouTube !
Pour conclure, on pourrait d’abord se dire qu’il (Strauss-Kahn) aurait mieux fait d’y rester.
Plus sérieusement : comme cette IA parle de « chanter avec la guitare et les mains », je ne peux que vous conseiller très vivement de regarder et d’écouter cette chorale sicilienne gé-nia-le qui chante non seulement avec les mains et avec deux guitares, mais avec un entrain irrésistible :
« Un bon interprète combine une maîtrise linguistique approfondie avec des compétences d’écoute et de communication, une agilité mentale, des connaissances spécialisées, une intégrité et une neutralité sans faille, ainsi qu’une grande sensibilité culturelle. » (source)
Voici deux exemples de ce dont l’IA est capable.
1. Compréhension de l’anatomie externe des poissons
Je demande à l’IA de traduire le mot français « écailles » en hébreu (langue que je pratique couramment, mais j’avais oublié comment ce mot s’y disait).
Le résultat ne manque pas de me surprendre : il signifie « balance » (l’instrument servant à peser, et pas que des poissons).
L’IA fait le même contresens quelle que soit la langue cible ; voici pour l’italien :
Cliquer pour agrandir.
Il n’est pas difficile d’en comprendre la raison : cette IA n’a aucune « maîtrise linguistique », elle passe tout simplement par un dictionnaire… français → anglais, puis anglais → langue cible. Or en anglais, le mot « écaille » se dit « scale », mot polysémique (comme nombre de mots en anglais) : il signifie bien « écaille », mais aussi « balance » et « gamme musicale », le sens le plus communément utilisé étant sans doute celui de « balance ». D’où le résultat, un parfait contresens.
Compréhension de la situation politique au Proche-Orient
Voici comment le navigateur Firefox traduit le titre d’un article en anglais concernant une manifestation de centaines de Gazaouis contre le Hamas :
Cliquer pour agrandir.
Le résultat est pire qu’un contresens, c’est un charabia incompréhensible. Le sens du titre original est : « Bravant les menaces du Hamas, des centaines de personnes ont été vues en train de manifester contre le groupe terroriste à Gaza, une première depuis un an. »
Qu’en conclure ?
Rien n’est parfait en ce bas monde, surtout pas l’IA. Et donc ne jamais lui faire confiance aveuglément.