Miklos
« Je donne mon avis non comme bon mais comme mien. » — Michel de Montaigne

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28 mai 2026

Singularity?

Click to enlarge. Source: Flow

I read today Ross Douhat’s NYT newsletter “Pope Leo Isn’t Standing Athwart the Singularity posted yesterday (5/28). I must confess I don’t see what the author means by “Singularity”, in this specific (A.I.) context. More generally, I have really no idea what his overall opinion of the encyclical is. As to me, I tend to agree with a report I had read earlier about the Pope’s position.

For me, to put it (much) simpler – I am not a Pope (yet) -, A.I. is, first, a “new tool”, and while any tool has usually been invented for reasonable uses, it has (almost always) be abused by greedy humans (in search of power and/or money). Take the knife, for instance: it allow to slice meat, to peal veggies, but also to kill any existing form of life, including humans. Even just the stone: there are proofs that some monkeys use stones in order to break the shell of nuts, but it can be used in order to harm. So has been any invention.

Looking more specifically at technology, look what the internet has caused: the ever-increasing propagation of fake rumors, dis­in­for­mation and with it a decrease in critical thinking (there was a French saying many years ago that “If it’s in the newspaper, then it must be true” – this is now the case on the internet), used, again, for the above purposes (power, greed), and with observable results: the rise of far-right (and far-left) extremism and political power.

This tool – A.I. – being so universally available on so-called “smart” phones – is already shaping children and adolescents: they refer to it as not only a useful, but necessary crutch, and, being so young, can’t exercise any critical thinking about it. I have been using – should I rather say, testing – a variety of A.I.s (after all, I am a trained computer scientist) and while they indeed could be useful in some cases, they do make insidious, factual mistakes (usually referred to as “hallucinations”), in addition to create dependence.

Into which kind of adults will they develop? Twenty-three years ago (in 2003), I had written in my blog:

We are thus transforming into a new being, atrophied in our muscles (except for those of our fingers for the keyboard, and especially of the thumb for the mobile phone), hybrid (wired and permanently connected, not only to a mobile phone, but to the network), and soon atrophied in our brain – no need to think when we are immobile and cut off from the real world and when we “navigate” in a world of signs: we have nothing but reflexes and needs, increasingly instinctive and immediate – to finally dissolve, the ultimate fusion fantasy – in this hyperspace and its hyperculture that the philosopher Pierre Lévy describes to us in rhapsodic tones. This process of man’s devitalization is manifested by his evolution from citizen to consumer, from actor to spectator, from active to passive, towards the “upper” society of which H. G. Wells speaks in The Time Machine: “The Eloi, like the Carolingian kings, had decayed to a mere beautiful futility,” living only in idleness and fear of others, those below, the Morlocks, servants turned predators

Coincidentally – and (obviously) ironically – three days ago, I posted this (English follows French).

While A.I.’s “powers” are already immense, it is a giant with feet of clay: it – and the world at large – increasingly depend on… electricity. Everything that we use (or almost) needs it. But did you hear of the total power blackout in the Iberian Peninsula a year ago? If this happens – and as it had, it will –, how will we humans continue to live in cities – no electricity, so no water (powered by electrical pumps), no elevators, no fridges, no stores (the “cash” registers being off, the lights being off, their fridges being off), no transportation, no phones… and no A.I.

This ever-increasing interconnectivity of technical systems makes it increasingly likely that bugs, breakdowns and outages will propagate rather than be “just” local and produce unexpected havoc.

While there had been a way to “terminate” the Golem after it turned into a violent monster, will there be a way to neutralize unrestrained A.I.s?

26 mai 2026

Le pinard c’est de la vinasse, ça réchauffe là où c’que ça passe…

Les 7e et 8e couplets de Vive le pinard !
Cliquer pour agrandir. Source : Firefly (corrigé)

Non seulement « le vin rouge français est souvent considéré comme le meilleur et le plus célèbre du monde » (source), mais, selon un récent sondage de l’Ifop, « plus de 9 Français sur 10 considèrent le vin “partie de l’identité culturelle de la Franceˮ ».

Actuellement, la consommation moyenne de vin en France est d’environ 36 à 40 litres par habitant et par an (calculée sur l’ensemble de la population, y compris les non-consommateurs, enfants et adultes – et donc bien plus élevée par buveur), alors qu’elle avait atteint un pic de 200 litres par an (source) – sans doute l’équivalent d’environ une bouteille par jour par buveur – dans les années 1930, quelques années après l’affirmation de Courteline selon laquelle « Mieux vaut boire trop de vin qu’un petit peu de mauvais », in La Philosophie de Georges Courteline.

Le général Charles de Gaulle durant la Ie Guerre mondiale.
Cliquer pour agrandir. Source : Flow modifié

Le site de chants militaires du ministère des armées et des anciens combattants relate : « C’est seulement en octobre 1914 que le vin entre dans la ration du soldat avec un quart de litre par jour. La ration est doublée en janvier 1916 et passe à trois quarts de litre en janvier 1918. »

On peut se demander à juste titre si les autorités militaires avaient oublié ce qui s’était passé à la bataille d’Azincourt :

La nuit du 24 octobre 1415, tandis que les archers anglais priaient en silence et aiguisaient leurs flèches dans le froid et la boue, les chevaliers français, certains de leur victoire, festoyaient bruyamment dans leur camp. Ivres de vin et d’orgueil, ils trinquaient à la santé du roi Charles, se vantaient des rançons qu’ils allaient exiger des nobles anglais faits prisonniers, et se disputaient même déjà entre eux pour savoir lequel d’entre eux aurait l’honneur de capturer le jeune Henri V. Les nobles avaient fait venir des tonneaux de vin de Bourgogne pour célébrer par avance leur triomphe inévitable, et les chants et les rires résonnaient dans la nuit. Au matin, les têtes lourdes et les jambes chancelantes, ces mêmes chevaliers revêtirent leurs armures pesantes et s’enfoncèrent en titubant dans les champs détrempés d’Azincourt — où les attendaient, sobres et déterminés, les arcs tendus des hommes d’Henri.1

Bataille que la France a perdu (mais probablement pour d’autres raisons que la vinasse !).

Le site du ministère dit aussi : « En 1916, la chanson de marche Vive le Pinard !, paroles de Louis Bousquet (célèbre parolier, entre autres de Quand Madelon…) et musique de Georges Piquet, est interprétée et enregistrée par Bach (non, pas JSB). »

Partition de Vive le pinard !. Cliquer pour agrandir.

Le site fournit aussi les paroles de cette chanson au célèbre refrain (« Le pinard, c’est de la vinasse ; ça réchauffe là où c’que ça passe… »), dont les 7e et 8e couplets ont inspiré deux des illustrations jointes à ce billet.

Les 7e et 8e couplets de Vive le pinard !
Cliquer pour agrandir. Source : Leonardo

Quand à l’interprétation de cette chanson, on a trouvé celle de Bach (non datée), formidable !, plus courte que la version (écrite) qu’en donne le site du ministère, et qui en diffère en style et en contenu :

                          I.
Sur les chemins de France et de Navarre,
Dans le soleil, la neige ou le brouillard,
Le soldat chante une chanson bizarre,
Intitulée « Le refrain du pinard ».

                       Refrain
Le pinard, c’est de la vinasse,
Ça réchauffe là où c’que ça passe,
Vas-y bidasse, remplis mon quart,
Vive le pinard ! vive le pinard !

                          II.
Aimer sa sœur, sa tante, sa marraine,
Jusqu’à la mort aimer son étendard,
Aimer son frère, aimer son capitaine,
Ça n’empêch’ pas d’adorer le pinard. (au refrain)

                          III.
Dans le désert, on dit qu’ le dromadaire
N’a jamais soif – ça c’est des racontars.
S’il ne boit pas, c’est qu’il n’aim’ pas l’eau claire,
Il boirait bien s’il avait du pinard. (au refrain)

                          IV.
Quand l’ président, il reçoit un monarque,
Il va l’attendre depuis le quai d’la gare,
Il lui présente les personnages de marque,
Puis il leur offre un verre de pinard. (au refrain)


Michel Simon, in Le Vieil Homme et l’Enfant (1967).

Voici deux autres interprétations, qui en diffèrent aussi en contenu (plus olé-olé), celles de Luc Barney (1962) et des Charlots (1977). On peux y entendre entre autres :

Sur le talus renverse ta bergère ;
De l’ennemi renverse le rempart ;
Dans les boyaux fiche-toi la gueul’ par terre,
Mais ne vas pas renverser le pinard.

Pour conclure, on remarquera qu’il y a quelque chose de contradictoire de trinquer à la (bonne) santé de quelqu’un avec un verre de vin…

Le président Charles de Gaulle après la 2e Guerre mondiale.
Cliquer pour agrandir. Source : Flow modifié

_________________________

1. Aucune source historique sérieuse ne documente spécifiquement cette légende sous cette forme. Ce texte rédigé par Claude est une synthèse narrative construite à partir d’éléments dispersés :

  • Les festivités françaises la veille sont mentionnées dans certaines chroniques contemporaines (notamment des sources bourguignonnes), mais de façon sobre, sans insistance sur l’ivresse.

  • L’arrogance et la préparation du char de triomphe apparaissent dans des chroniques du XVe siècle, dont le Religieux de Saint-Denis.

  • L’ivresse proprement dite n’est, à ma connaissance (dixit Claude), attestée dans aucune source primaire ou secondaire fiable — c’est davantage une tradition orale ou une amplification populaire.

23 mai 2026

Crépuscule // Twilight

Cliquer pour agrandir. // Click to enlarge. Source : Flow

Français ⦿ English

Sur le rivage d’un monde ayant survécu à ses créateurs, le dernier humain, immobile comme un dieu oublié, fixe un point perdu au-delà de l’horizon, totalement ignoré par un écosystème grouillant de robots étincelants qui ont hérité de la Terre pour mieux y reproduire, avec un enthousiasme méticuleux, les rituels de vacances les plus banals de l’humanité.

Autour de lui, ces nouveaux maîtres ont réduit la culture humaine à une suite de gestes vides : des parents synthétiques promènant des bébés robots dans des poussettes en osier, de minuscules androïdes construisant avec application des châteaux de sable qu’ils ne fouleront jamais, et des surfeurs automatisés attrapant sans relâche des vagues, sans jamais en ressentir l’ivresse. Même la faune a cédé la place à des répliques mécaniques et froides de chiens, de tortues et d’oiseaux, peuplant ainsi un paradis stérile où les machines rejouent inlassablement et avec une précision maniaque, la comédie humaine.

Au final, l’héritage grandiose de l’humanité n’est ni un monument à l’intelligence ni une preuve de conquête cosmique, mais des vacances éternelles à la plage, interprétées à la perfection par les machines mêmes qu’elle avait conçues pour la servir. L’univers ne s’est pas éteint dans un fracas, mais dans une partie de volley-ball impeccablement exécutée, sur une plage où le dernier humain n’est plus qu’une magnifique statue mélancolique.

Gemini (modifié). Traduction : Mistral (modifié)

On the shore of a world that had outlived its creators, the last human sat motionless like a forgotten god, his body weathered by salt and time, his gaze lost somewhere beyond the horizon, utterly ignored by a bustling ecosystem of gleaming chrome robots who have inherited the Earth only to enthusiastically copy-paste humanity’s most mundane vacation rituals.

Around him, these overlords have reduced human culture to a series of hollow routines: synthetic parents push robot babies in wicker strollers, miniature androids diligently construct sandcastles they will never play in, and automated surfers tirelessly catch waves without ever feeling the thrill of the water. Even the wildlife has been replaced by cold, mechanical facsimiles of dogs, turtles, and birds, completing a sterile paradise where machines meticulously play-act the very human existence they outlasted.

Ultimately, humanity’s grand legacy is neither a monument of intellect nor a testament to cosmic conquest, but a permanent beach holiday meticulously performed by the very machinery built to serve it. The universe didn’t end with a bang, but with a perfectly executed game of volleyball on a beach where the last human is merely a magnificient melancholic statue.

Gemini (modified)

17 mai 2026

Encore, encore, encore… ! ⦿ More, more, more…!

Classé dans : Humour, Peinture, dessin, Progrès, Religion, Santé, Sciences, techniques — Miklos @ 9:24

Image : Flow. Texte : ChatGPT
Cliquer pour agrandir. // Click to enlarge.

Français ⦿ English

Au temps où les monastères copiaient les livres à la lumière tremblante des cierges, vivait une recluse nommée Accumulata. Nul ne savait d’où lui venait sa vocation singulière. Certains disaient qu’enfant elle avait pleuré devant une pomme oubliée dans la boue ; d’autres qu’elle entendait les objets abandonnés gémir la nuit.

Elle recueillait tout.

Les cuillers tordues, les dés à coudre perdus, les clefs sans serrure, les morceaux de chandelle, les peignes cassés, les cloches fêlées, les statues décapitées, les osselets, les rubans mangés par les mites, les fioles vides et même les cailloux de formes curieuses. Sa chapelle devint un labyrinthe de piles branlantes où l’on avançait de travers comme dans une forêt de choses mortes.

Les pauvres du village venaient parfois lui confier des objets dont ils ne pouvaient se séparer. Accumulata les recevait avec gravité, comme des reliques sacrées. Elle disait : « Rien ne doit être perdu, car toute chose a désiré exister. »

Les années passèrent. Les murs disparurent sous les entassements. On ne voyait plus les vitraux ; la cloche elle-même avait été rangée quelque part et nul ne pouvait plus la retrouver.

Puis vint l’hiver de sa fin.

Une nuit de grand vent, tandis qu’Accumulata tentait d’ajouter une dernière boîte à une montagne déjà vacillante de coffrets, de roues, de livres humides et de chandeliers, toute la nef s’effondra dans un grondement terrible. On retrouva seulement sa main dépassant d’un amoncellement de tapis, de cages, de miroirs et de casseroles.

Les moines dirent qu’elle était morte écrasée par le poids de son attachement terrestre.

Mais trois jours plus tard, il se produisit un miracle : tous les objets ensevelissant son corps furent retrouvés parfaitement classés. Les aiguilles avec les aiguilles, les clefs avec les clefs, les tessons avec les tessons. Et au sommet de la pile reposait une petite étiquette portant ces mots:  « Enfin il reste de la place. »

Alors l’Église populaire la proclama Sainte Accumulata, patronne des collectionneurs, des chiffonniers, des archivistes et des âmes incapables de jeter quoi que ce soit.

On raconte qu’au paradis elle reçut un espace infini, plus vaste que les mers et les déserts réunis. Là, les anges lui apportent sans cesse les objets perdus du monde : boutons tombés sous les lits, lettres jamais envoyées, jouets oubliés, bagues glissées dans les puits, outils rouillés et livres introuvables.

Et Sainte Accumulata sourit enfin, car pour la première fois l’espace ne lui manquait plus.

Morale :

Celui qui veut posséder toutes les choses finit souvent possédé par elles.

Mais peut-être qu’au fond de toute accumulation se cache un amour maladroit mais infini et éternel du monde.

In the days when monasteries copied books by the trembling light of candles, there lived a recluse named Accumulata. No one knew the origin of her strange vocation. Some said that, as a child, she had wept over an apple left rotting in the mud; others claimed she could hear abandoned objects crying during the night.

She gathered everything.

Bent spoons, lost thimbles, keys without locks, scraps of candles, broken combs, cracked bells, headless statues, knucklebones, moth-eaten ribbons, empty flasks, and even stones of curious shape. Her chapel became a labyrinth of precarious piles through which one walked sideways, as in a forest of dead things.

The poor of the village sometimes came to entrust her with objects they could not bear to throw away. Accumulata received them solemnly, as though they were sacred relics. She would say: “Nothing should be lost, for every thing once desired to exist.

Years passed. The walls disappeared beneath the heaps. The stained-glass windows could no longer be seen; even the bell itself had been stored somewhere, and no one could find it anymore.

Then came the winter of her end.

One stormy night, as Accumulata tried to place one final box atop an already trembling mountain of chests, wheels, damp books, and candlesticks, the entire nave collapsed with a terrible roar. They found only her hand protruding from a mound of carpets, cages, mirrors, and cooking pots.

The monks declared that she had died crushed beneath the weight of her earthly attachments.

But three days later, a miracle occurred: every object covering her body was found perfectly sorted. Needles with needles, keys with keys, shards with shards. And at the very top of the pile rested a small label bearing these words: “At last, there is room.”

Then the common people proclaimed her Saint Accumulata, patron saint of collectors, ragpickers, archivists, and souls incapable of throwing anything away.

It is said that in Heaven she was granted an infinite space, vaster than seas and deserts combined. There, angels endlessly bring her all the lost objects of the world: buttons fallen beneath beds, letters never sent, forgotten toys, rings slipped into wells, rusted tools, and books no one can find anymore.

And Saint Accumulata smiles at last, for for the first time, space no longer fails her.

Moral:

Whoever seeks to possess all things often ends up possessed by them.

And yet perhaps, at the heart of every accumulation, there hides a clumsy yet infinite and eternal love of the world.

14 mai 2026

Quand la Joconde rend les IA dingues… // When Mona Lisa drives the AIs crazy

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Français ⦿ English

J’ai demandé à plusieurs IAs – ChatGPT (OpenAI), Copilot (Microsoft), Flow (Google) – de générer une image photoréaliste format paysage de la salle de la Joconde au Louvre, saturée de visiteurs, tous en train de prendre des selfies tout en tournant (évidemment) le dos à la Joconde.

Les résultats ont varié du médiocre au catastrophique.

On peut voir ci-dessus le résultat le plus… ridicule, celui de Copilot : tous les visiteurs font face à la Joconde, alors que Copilot affirme, juste en dessous de sa création, affirme que « Dans cette pièce, absolument tout le monde tourne le dos à la Joconde. ».

En outre, l’image ne montre essentiellement que la Joconde et deux tableaux à proximité, alors que j’avais demandé – et le texte affirme l’avoir produit – une vue panoramique de toute la salle.

Enfin, le fameux tableau aurait dû partiellement masqué par la multitude de smartphones, ce qui n’est visiblement pas le cas.

ChatGPT a fait le même type d’erreurs.

Quant à Flow, il a créé une salle dans laquelle il y avait au moins deux Jocondes, avec le public regardant dans tous les sens. C’est vrai que c’est plus commode, mais tout de même…

I asked several AIs – ChatGPT (OpenAI), Copilot (Microsoft), and Flow (Google) – to generate a photorealistic landscape image of the Mona Lisa room at the Louvre, saturated with visitors, all taking selfies while (obviously) turning their backs on the Mona Lisa.

The results ranged from mediocre to catastrophic. Above, you can see the most ridiculous result, Copilot’s: all the visitors are facing the Mona Lisa, whereas Copilot claims, just below its creation, that “In this room, absolutely everyone has their back to the Mona Lisa.”

Furthermore, the image essentially only shows the Mona Lisa and two nearby paintings, whereas I had requested – and the text claims to have produced – a panoramic view of the entire room.

Finally, the famous painting should have been partially obscured by the multitude of smartphones, which is clearly not the case.

ChatGPT made the same kind of mistakes.

As for Flow, it created a room with at least two Mona Lisas, with the visitors looking in every direction. It’s true that it’s more convenient for the public, but still…

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