Miklos
« Je donne mon avis non comme bon mais comme mien. » — Michel de Montaigne

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5 février 2013

Quand Microsoft et Facebook s’y mettent…

Classé dans : Actualité, Langue, Littérature, Livre, Musique, Photographie, Sciences, techniques — Miklos @ 20:31


Felicja Blumental Music Center & Library. Tel-Aviv (Israel).
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Facebook fournit gracieusement à son audience internationale mondiale la traduction des messages qui seraient, autrement, de l’hébreu pour eux. Pour ce faire, le système de traduction automatique de Bing (= Microsoft) y est intégré. À en voir le résultat, on se demande si le résultat n’est pas autant de l’hébreu que la source, dans certains cas.

On a pris pour exemple les deux derniers messages du (très beau) Centre musical Felicja Blumental et de sa bibliothèque qui, du fait de sa localisation à Tel-Aviv, publie ses riches informations en hébreu sur sa page Facebook.

On a comparé cette traduction avec celle de Google Translate auxquelles on a rajouté la nôtre (au cas où les deux autres n’auraient pas suffi à nos lecteurs), intentionnellement littérale. Bilan : Microsoft peut mieux faire. On se demande ce que « vapilog » et « hhtmi » veulent dire, et pourquoi ils se mettent à parler d’une poupée de tombe et de la famille Strauss, là où on ne parlait que de Richard (pas III, celui dont on vient de trouver le corps sous un parking). De son côté, Google nous surprend avec ses millions d’euros tombés d’on ne sait quelle loterie.

Il est aussi curieux comment ces deux géants (dont la traduction est un pied d’argile) traitent les noms d’œu­vres : celle de Strauss est traduite dans son appellation française par Google (Ainsi parlait Zara­thous­tra), tandis que le « Sprach » de Microsoft est une curieuse abréviation de son titre original (Also sprach Zarathustra), et quant au film de Kubrick, c’est l’inverse. Google est le seul des deux à avoir bien identifié le nom du chef d’orchestre (Antonio) Pappano, mais l’un et l’autre se sont mêlés les pinceaux en ce qui concerne le nom de l’ensemble.

Est-ce demain que les robots nous remplaceront ? Eh bien, le résultat ne sera pas brillant.

Miklos

Google

Bing (Microsoft)

Source

L’œu­vre du com­po­si­teur Richard Strauss « Ainsi parlait Zara­thous­tra », basée sur l’œu­vre phi­lo­so­phi­que ré­vo­lu­tion­naire de Nietzsche. Cette œu­vre a été créée aux Etats-Unis il y a 116 ans aujourd’hui. L’œu­vre de Nietzsche est devenue célèbre grâce à la phrase subversive « Dieu est mort », tandis que la notoriété de l’œu­vre de Strauss est due à des causes fort dif­fé­ren­tes – la bande-son du film « 2001 – Odyssée de l’espace ».

Voici dans l’in­ter­pré­ta­tion de Dudamel la célèbre ouverture.

Travail du com­po­si­teur Richard Strauss « Ainsi parlait Zara­thous­tra », basé sur le travail phi­lo­so­phi­que – Nietzsche ré­vo­lu­tion­naire. Ce travail a été Lbkorth Etats-Unis il ya 116 ans aujourd’hui, l’œu­vre de Nietzsche est devenu célèbre pour subversive Cour «Dieu est mort» dans le travail de Strauss a été publié pour des raisons très différentes – la bande-son du film. « 2001:. A Space Odyssey »

Performances Dudamel est la célèbre ouverture.

Le travail du com­po­si­teur Richard Strauss « Sprach », basé sur son phi­lo­so­phi­que – percée de Nietzsche. Ce travail a remporté le lbchorta il y a 116 ans aujourd’hui. Les travaux de Nietzsche sont pour ins­truc­tion de hhtrni « Dieu est mort » lors de la mise en place de la famille Strauss était pour d’autres raisons tout à fait la BO du film « 2001 : un Odyssée de l’espace. »

Voici comment Dudamel ouvert.

יצירתו של המלחין ריכרד שטראוס « כה אמר זרתוסטרא », המבוססת על יצירתו הפילוסופית – מהפכנית של ניטשה. יצירה זו זכתה לבכורתה בארה »ב היום לפני 116 שנה. יצירתו של ניטשה התפרסמה בזכות המשפט החתרני « אלוהים מת » בעוד שיצירתו של שטראוס התפרסמה מסיבות אחרות לגמרי – הפסקול של הסרט « 2001: אודיסאה בחלל ».

הנה הביצוע של דודאמל לפתיחה המפורסמת.

Et maintenant, il est temps pour l’œu­vre entière.

L’œu­vre de Strauss divise le livre de Nietzsche en 8 parties (+ un prologue et un épi­logue) dont le but est de transmettre la vision du monde de Nietzsche.

Nietzsche demandait à l’homme de revoir notre système de valeurs et nos cro­yances (que ce soit dans la religion ou dans la science).

Voici les parties :

a. Introduction.

b. De ceux du monde détaché.

c. Des grandes aspi­ra­tions.

d. Des plaisirs et des instincts.

e. Chant du tombeau.

f. Le convalescent.

g. Chant de danse.

h. Chant de nuit.

i. Chant du som­nam­bule.

Voici l’excellente in­ter­pré­ta­tion sous la direction de Pappano et de l’orchestre Santa Cecilia.

Au centre de musique et à la bibliothèque vous pourrez trouver l’œu­vre interprétée par le com­po­si­teur lui-même et dans des in­ter­pré­ta­tions dif­fé­ren­tes, telles d’Ormandy, Mehta, et autres.

Maintenant il est temps pour terminer le travail.

Les travaux de Nietzsche Strauss livre département de 8 pièces (+ Prologue et Epilogue) conçus pour transférer la vision du monde de Nietzsche.

Nietzsche a demandé à la personne de revenir sur notre système de valeurs et de nos croyances (si elle la religion ou de la science).

Voici les chapitres:

A. introduction

Dans. Le monde de l’détaché

C. Le grand désir

D. Les plaisirs et passions

L’. Chanson tombe

Et. sur la science

M. récupération

Millions d’euros. Dance Song

T.. Night Song

L’. Chant de la nuit à errer

Voici un excellent conducteur de la performance Ffano et orchestre de Santa Tztz’ilih.

Music Center and Library, vous trouverez le travail effectué par le com­po­si­teur lui-même et de performance tels que Ormandy, Mehta et d’autres

Et maintenant il est temps de terminer.

Livre de Strauss, département de Nietzsche présenté ci-dessous sont des pièces (+ Prologue vapilog) pour faire avancer le monde de Nietzsche.

Nietzsche a demandé à la personne de revenir sur nos valeurs et nos croyances (qu’il s’agisse de religion ou la science).

Voici les chapitres: a. introduction b. Du monde brisé de c. D. gros avait les plaisirs de la chanson de la poupée de la tombe et oindre la science g. Danse chanson t. y. Chanson nuit itinérance de la chanson de nuit est une excellente exécution menée par Pappano et le צצ de l’orchestre de Santa’יליה .

Dans le centre de la musique et le com­po­si­teur lui-même dans la création et l’in­ter­pré­ta­tion comme Ormandy, Moreau et d’autres.

כעת הגיע הזמן ליצירה השלמה.
יצירתו של שטראוס מחלקת את ספרו של ניטשה ל8 חלקים (+ פרולוג ואפילוג) שמטרתה להעביר את תפיסת עולמו של ניטשה.
ניטשה ביקש מהאדם להתבונן מחדש על מערכת הערכים שלנו ועל האמונות שלנו (אם זה בדת או במדע).
הנה הפרקים:
א. הקדמה
ב. על בני העולם המנותק

ג. על הכיסופים הגדולים
ד. על תענוגות ויצרים
ה. שיר הקבר
ו. על המדע
ז. המחלים
ח. שיר מחול
ט. שיר לילה
י. שיר נודד הלילה

הנה ביצוע מצוין בניצוח של פפאנו ותזמורת סנטה צצ’יליה.

במרכז למוזיקה וספריה תוכלו למצוא את היצירה בביצוע המלחין עצמו וגם .בביצועים שונים כגון אורמנדי, מהטה ועוד

3 février 2013

La ferme !

Classé dans : Nature, Photographie, Sciences, techniques — Miklos @ 14:56


« Ouvrez la gueule aux larges dents. » (
Chant de guerre des barons de Monfort)
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31 janvier 2013

Life in Hell : en descendant de la fusée…

Classé dans : Arts et beaux-arts, Musique, Photographie, Récits — Miklos @ 19:31

Jeff se promène dans un grand musée contemporain fait de métal et de tuyaux. Il est en train de contempler quatre tableaux (que l’on voit accrochés au mur du fond). Il se dit qu’ils lui font plus penser à des faire-part de décès qu’à ceux annonçant la naissance d’un art nouveau, mais je ne dois pas avoir les clés, rajoute-t-il in peto.

Il entend soudain un tintamarre assourdissant, qui lui fait rentrer la tête entre les épaules. Serait-ce le bâtiment en train de s’effondrer ? se demande-t-il effaré. Il se retourne prudemment et voit déambuler un curieux personnage : grand, mince, vêtu uniquement d’un t-shirt vert pomme (comme la culotte de Jeff) décoré du monogramme d’un designer à la mode, N. Il a un œil écarquillé toutes persiennes ouvertes et l’autre qui ne laisse voir qu’une fente, comme tentant de faire sens ce qu’il voit autour de lui. Jeff se dit qu’il n’est pas le seul à n’y rien comprendre.

L’air ambiant n’est pas très vicié, et pourtant il semble étouffer, le visage bleui par le manque d’oxygène, bien qu’il soit bardé de tuyaux dont l’un enfoncé directement dans son nez jaune (à moins que ce soient ses tentacules, enroulées autour de son cou). Il est suivi par une consœur (sa femme ? sa fille ? sa mère ?), reconnaissable au fait qu’elle n’a qu’un œil, et qui a tout autant de mal à respirer.

Ils devaient à peine avoir atterri, le premier des deux … machins (Jeff ne sait pas exactement comment les appeler) poussant devant lui ce qui doit être leur valise, à laquelle il a veillé à s’enchaîner : il avait dû entendre parler de ces nuées d’enfants voleurs qui pullulent dans le quartier.

Jeff prend son courage à deux mains, saute sur le bagage pour se rapprocher du visage du machin, et lui demande en articulant clairement :

– …, …….., … ?

– …., … ……. ….., …………….., s’entend-il répondre (ceci expliquant cela).

La conversation se poursuit ainsi entre eux pendant un moment, mais vu son caractère privé on ne pourra en dire plus ici, si ce n’est qu’ils débattent surtout de la valeur réelle de l’œuvre d’art à l’âge de sa reproduction mécanique.

Jeff et Akbar sont les personnages d’une série de bandes dessinées de Matt Groening, qui est aussi le père de la fameuse – et infâme – famille Simpson.

14 janvier 2013

« Quand le soleil se lève, les ténèbres s’évanouissent. »

Classé dans : Arts et beaux-arts, Histoire, Humour, Littérature, Photographie — Miklos @ 2:14


Albert et Alice Delacour (à gauche) ; Hégésippe Simon
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Cette célèbre lapalissade est due à Hégésippe Simon, dit aussi « Le Précurseur » (cf. Paul Birault, Hégésippe Simon, précurseur. Éditions de L’Éclair, 1914). Enfant, j’avais découvert l’existence de cet illustre personnage dans les w.c. de Monsieur et Madame Delacour : y trônait la petite statue d’un grand homme (puisque corpulent et barbu). Sur le socle, on pouvait lire :

À Hégésippe Simon
Le Précurseur

dénomination qui ne manquait de m’intriguer ; j’aurais été encore plus impressionné si j’avais su qu’on le disait même « prophète, ancêtre et champion de la démocratie ». Quant à son nom, je le confondais avec celui du poète Hégésippe Moreau, mort prématurément (il me semble que je comprenais « précurseur » comme indiquant le fait d’avoir disparu jeune après avoir laissé une œuvre importante, ce qui contribuait à la confusion).

Nés l’un comme l’autre dans les années 70 ou 80 du xixe siècle, les Delacour n’en étaient jamais tout à fait sortis. Monsieur Delacour – Daddy – avait une grande barbe blanche rectangulaire comme l’on pouvait en voir arborées par des présidents du conseil et autres personnages de la iiie république (je ne sais s’il aurait apprécié la comparaison, il me semble me souvenir qu’il était bonapartiste). Au dîner, il nouait une grande serviette blanche autour de son cou, et sirotait une tasse, grande et blanche elle aussi, de vin chaud. Ma mère m’avait dit qu’il avait connu Apollinaire. Madame Delacour – Mammy – épluchait les oranges avec un petit couteau en plastic, et aimait bien boire, de temps à autres, un peu de Marie-Brizard.

Monsieur-et-Madame-Delacour – ils semblaient parfois ne faire qu’un – avaient recueilli ma mère adolescente et avaient été en quelque sorte mes grands-parents. Je me délectais dans leur appartement, lieu paisible qui semblait plongé dans une pénombre et où le temps paraissait suspendu. Il contenait, pour l’enfant que j’étais, une infinité de trésors : manuscrits, livres (du xviie au début du xixe s.) et revues (les tous premiers Je sais tout avec les aventures d’Arsène Lupin !) dans lesquels je me plongeais avec délectation, objets désuets ou mystérieux tel cet appareil à visualiser des photos en 3D, vases aux décorations chinoises, meubles Boulle et directoire, un poêle Salamandre que l’on peut apercevoir dans la photo ci-dessus… Julien Gracq écrit d’ailleurs à son propos dans une lettre à ma mère :

J’ai conservé un souvenir très particulier de cet appartement silencieux qui restait un peu en dehors du monde, et où « Monsieur et Madame Delacour » me semblaient aller et venir à l’arrière-plan à l’état de fantômes (bienveillants) éveillés seulement par la parole. Je dois bien avoir écrit deux ou trois pages sur l’atmosphère singulière de cet appartement, où il était difficile de parler autrement qu’à voix basse.

Gracq avait connu les lieux une dizaine d’années avant moi, mais ils n’avaient pas dû changer depuis des décennies.

Comme je l’ai appris bien plus tard, Hégésippe Simon n’a pas existé : il est le produit d’un canular fort réussi du Paul Birault sus-cité ; prenant comme prétexte le centenaire de la naissance de cette personnalité imaginaire, il était arrivé à convaincre, nous dit La Renaissance en 1914 (un an après les faits), « cinquante parle­mentaires, dénués de méfiance et d’esprit critique » à lui faire ériger une « vraie statue en pied et en redingote […] dans les cinquante bourgs pourris où notre astucieux confrère de L’Éclair, M. Paul Birault, l’inventeur de cette mystification, avait pris la précaution de faire naître son homuncule afin d’intéresser plus sûrement à la célébration quelques mares stagnantes et leurs représentants. »

Quant à la phrase en question qui lui est attribuée, elle reprend peu ou prou une remarque de saint Augustin (De consens. Evang., III, 24) selon laquelle « quand le jour se lève, les ténèbres qui restent encore vont en s’abaissant d’autant plus que la lumière gagne davantage. » (Somme théologique de S. Thomas d’Aquin, trad. F. Lachat, 1859)

Comme quoi, La Palisse avait eu un digne précurseur.

13 janvier 2013

Les bronches de Paris

Classé dans : Photographie, Santé, Sciences, techniques — Miklos @ 10:11


Rue Michelet, près du jardin de l’observatoire (Paris)
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En comparant le cavalier et son bicycle à une locomotive, on peut dire que, dans le premier système, le foyer est la cage thoracique, la grille les poumon, et la chaudière tout le système circulatoire où se produit la chaleur animale.

Association française pour l’avancement des sciences, Compte rendu de la 2e session. Lyon, 1874.

Telle était en effet la largeur de la partie de la voie réservée aux voitures et que nous avions sous les yeux. Ici le trottoir de gauche n’existait plus, mais on en voyait encore la trace par l’alignement des pavés antiques. Il avait été détruit pour d’autres travaux attenant a la porte St-Vincent et remplacé par un béton de cinquante centimètres d’épaisseur, à côté duquel était un squelette fort bien conservé et reconnu pour être celui d’un très-jeune homme. Sa tête, de forme allongée, avait ses mâchoires garnies de toutes leurs dents d’une grande beauté.

E.-C. Martin-Daussigny, « Description de la voie romaine découverte à Lyon dans le quartier du jardin des plantes, en 1854, in Revue du Lyonnais, t. 12. Lyon, 1856.

Égouts publics. Dans chaque rue, devant chaque trottoir, se trouve une conduite dite d’évacuation, située à une profondeur moyenne de trois à quatre mètres. […]

Toutes les bouches sont accompagnées d’un puisard en maçonnerie, fermé en haut par une grille horizontale à charnière et situé au fond du caniveau, contre la bordure du trottoir. […] – Les regards sont de simples cheminées avec échelons, fermées à la partie supérieure par un tampon de 0m51.

La ventilation des égouts se fait à l’air libre par les bouches d’égouts et par les regards. »

P. Pignant, Principes d’assainissement des Habitations des Villes et de la Banlieue, 2e éd. Paris, 1892.

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