Miklos
« Je donne mon avis non comme bon mais comme mien. » — Michel de Montaigne

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11 juillet 2025

Today’s blood test || Le bilan sanguin d’aujourd’hui

Classé dans : Humour, Peinture, dessin, Progrès, Santé, Sciences, techniques — Miklos @ 15:03


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I came in just for tests today,
To give some blood, then walk away.
But when she came—oh, what a sight!
All dressed in white, yet eyes of night.
 
She smiled and said, “Now take a seat,
This won’t take long, I’m quick and neat.”
I watched her prep the rubber band…
A tourniquet—or devil’s hand?
 
She tapped my arm and licked her lip,
As if about to take a sip.
“A little pinch,” she sweetly lied—
And jabbed the needle deep inside.
 
The vial filled with crimson cheer,
She hummed a tune I scarce could hear.
“Your blood,” she said, “is really prime…
You wouldn’t mind a second time?”
 
I shook my head, my face was gray,
I felt a pint had drained away.
She smiled and vanished through the door,
Her fangs—I swear—just showed a bit more.
 
So now I sit and dread her tread,
That cheerful nurse who leaves me dead.
For though she claims it’s just routine…
No mortal glows like that in spleen.

ChatGPT

Je n’aime pas les hôpitaux. Trop de silence, trop de blanc. Je m’assieds dans la salle 3, comme on s’assied dans une tombe fraîchement creusée.

L’infirmière entre sans bruit. Très grande. Trop grande ?
Elle sourit. Un sourire… large. Et ses yeux, d’un noir huileux, ne cillent pas.

— « Asseyez-vous bien droit. Cela ira vite. »

Elle s’approche. Ses doigts froids cherchent la veine avec une aisance presque animale. Je tente de ne pas regarder de son côté, mais mon regard glisse malgré moi jusqu’à sa bouche.

Des dents. Blanches. Longues. Deux, légèrement plus proéminentes. Des crocs ? Je cligne des yeux. Peut-être une illusion.

Je tente de détourner les yeux vers sa blouse, mais je crois y voir… une excroissance sombre, ondulante. Une queue ? Non. C’était sans doute un cordon. Oui, un cordon.

Elle pique. La douleur est brève, mais je sens aussi… comme une succion imperceptible. Le tube se remplit d’un rouge vif. L’infirmière incline légèrement la tête, comme si elle humait le parfum.

Je baisse encore les yeux. Cette fois, je vois les ongles : noirs, longs, légèrement recourbés. Pas des ongles. Des griffes.

Je veux parler. Mais ma langue semble cotonneuse.
Je veux me lever. Elle pose une main sur mon épaule.

— « Ne bougez pas. Il faut laisser couler. »

Un instant, je vois ses oreilles. Grands arcs osseux, pointus. Sa coiffe ne les cache plus. Et ce sourire… s’étire trop loin dans les joues.

Puis elle retire l’aiguille. Je suis glacé, vidé. Elle colle un petit pansement, presque avec tendresse.

— « Voilà. Vous pouvez y aller. Buvez un peu d’eau. »

Je me lève, titubant, le monde devenant flou. Elle m’ouvre la porte. La lumière du couloir me brûle presque.

Je me retourne une dernière fois.

Elle me regarde toujours, sans bouger, sans cligner des yeux. Et elle sourit encore.

Je m’éloigne, chancelant. Elle me suit des yeux jusqu’à ce que je passai la porte. Puis elle referme doucement les stores.

Seule, elle regarde la fiole. Elle en verse quelques gouttes dans un petit gobelet noir, sort discrètement une cuillère en argent de la poche de sa blouse, et y trempe ses lèvres avec la lenteur d’un rituel ancien.

— O⁎⁎ positif, murmure-t-elle. Fruits rouges. Notes de stress. Vieillissement discret. Excellent cru.

Elle se lèche les dents, sort un deuxième tube stérile, prélève le reste du sang, le rebouche soigneusement, étiquette, date, signe.

Puis elle place l’échantillon dans le bac d’analyse.

Professionnelle jusqu’au bout.

Elle disparaît alors dans le couloir, sans un bruit.

Et la salle 3 se referme doucement, comme une gueule qui digère.

ChatGPT

25 juin 2025

Alice de retour du miroir // Alice back from the mirror

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English version here.

Cabinet feutré, silence pesant. Tic-tac d’une horloge bien trop sonore. Alice est allongée sur un divan trop grand pour elle. Elle tripote une boucle de ses cheveux. Sigmund reste dans son fauteuil derrière elle, invisible comme il se doit.

Alice : Donc… voilà. Je suis passée de l’autre côté du miroir.

Sigmund (voix neutre) : Mmh.

Alice : C’était un monde bizarre. Tout était à l’envers. Les fleurs parlaient. Le temps marchait à reculons. Et les gens insistaient pour jouer aux échecs avec moi. Honnêtement, je n’avais rien demandé.

Sigmund : Et qu’est-ce que vous en ressentiez ?

Alice : Comme une pièce dans une boîte à casse-tête. Sauf que la boîte me posait des devinettes au lieu de m’aider à sortir.

Sigmund : Vous vous êtes sentie piégée ?

Alice : Pas exactement. Plutôt… reflétée. Vous savez, comme quand on vous montre un miroir grossissant et que vous découvrez que vous avez des pores. Beaucoup de pores.

Sigmund : Intéressant.

Alice : Oui, et ce n’était que le début. J’ai rencontré une Reine qui me disait que pour arriver quelque part, il fallait courir très vite pour pouvoir rester sur place. Je crois que c’est comme le système scolaire.

Sigmund : Et cette Reine… elle vous faisait penser à quelqu’un ?

Alice : Oui. À Maman. Ou à mon institutrice. Ou peut-être à moi quand je joue à la maîtresse avec mon chat.

Sigmund : Donc à une figure d’autorité.

Alice : Ou de contrariété.

Sigmund (note) :« Figure de contrariété. » Intéressant.

Alice : Puis il y avait Tweedledum et Tweedledee. Ils m’ont dit que je faisais partie du rêve d’un roi endormi. Alors j’ai passé toute la matinée à me pincer. J’en ai encore les marques.

Sigmund : Vous vous êtes fait du mal pour vérifier votre réalité ?

Alice : Non, j’aime juste pincer. Et puis au moins, dans le rêve du roi, il y avait du gâteau. Ici, il n’y a que des biscuits secs. C’est une forme de punition, vous croyez ?

Sigmund : Que ressentez-vous en ce moment ?

Alice : J’ai envie de demander au miroir s’il me trouve jolie. Mais il ne répond jamais. Il se contente de me renvoyer une image que je ne comprends pas. Parfois je suis une petite fille, parfois une vieille âme fatiguée avec un ruban.

Sigmund : Peut-être que le miroir montre ce que vous ne pouvez pas encore voir vous-même.

Alice : Alors il est encore plus arrogant que la Reine Rouge.

(Silence. Sigmund ne relève pas.)

Alice : Vous croyez que j’ai rêvé tout ça ? Ou que je suis une construction symbolique en quête de sens dans une fiction victorienne absurde ?

Sigmund : Mmh.

Alice : Vous dites souvent “mmh”, vous savez ? On dirait que vous êtes un chat déguisé en psychanalyste.

Sigmund (sèchement) : Et ce chat… il aurait un sourire fixe, par hasard ?

Alice (se redresse un peu) : …Vous aussi vous l’avez vu ?

(Silence lourd. Sigmund note rapidement quelque chose.)

Alice : Qu’est-ce que vous écrivez ?

Sigmund : « Transfert félin. »

Alice (soupire) : Vous savez quoi ? Je crois que je préfère encore les miroirs. Eux au moins, ils me renvoient ce que je veux fuir, pas ce que je dois comprendre.

Sigmund : La séance est terminée.

Alice (se lève) : Très bien. Puis-je emprunter votre miroir ? Je crois que j’ai encore quelque chose à me dire.

A softly lit consulting room. Heavy silence. The ticking of an unnecessarily loud clock. Alice lies on a couch far too big for her. She’s fiddling with a curl of her hair. Sigmund sits out of sight, behind her, scribbling in a notebook, saying as little as possible, as is proper.

Alice: So… right. I went through the mirror.

Sigmund (neutral voice): Mmh.

Alice: It was a strange world. Everything was backwards. The flowers talked. Time walked in reverse. And everyone insisted on playing chess with me. Honestly, I never asked for that.

Sigmund: And how did that make you feel?

Alice: Like a piece in a jigsaw box. Except the box kept asking me riddles instead of helping me out.

Sigmund: You felt trapped?

Alice: Not exactly. More like… reflected. You know, like when someone hands you one of those magnifying mirrors and you discover you have pores. A lot of pores.

Sigmund: Interesting.

Alice: Yes, and that was just the beginning. I met a Queen who told me that to get anywhere, I had to run very fast just to stay in place. I think that’s basically the school system.

Sigmund: And this Queen… did she remind you of anyone?

Alice: Yes. Mother. Or my teacher. Or maybe me when I play school with my cat.

Sigmund: So, an authority figure?

Alice: Or a contrariety figure.

Sigmund (writes): “Figure of contrariety.” Interesting.

Alice: Then there were Tweedledum and Tweedledee. They told me I was part of a sleeping king’s dream. So I spent the whole morning pinching myself. Still have the marks.

Sigmund: You hurt yourself to test reality?

Alice: No, I just like pinching. And anyway, in the king’s dream there was cake. Here, there are only dry biscuits. Is that some kind of punishment, do you think?

Sigmund: What are you feeling right now?

Alice: I want to ask the mirror if it thinks I’m pretty. But it never answers. It just shows me an image I don’t understand. Sometimes I’m a little girl, sometimes I’m a tired old soul with a ribbon.

Sigmund: Perhaps the mirror shows you what you’re not yet ready to see.

Alice: Then it’s even more arrogant than the Red Queen.

(Silence. Sigmund does not comment.)

Alice: Do you think I dreamed all of this? Or am I just a symbolic construct seeking meaning in a wildly absurd Victorian fiction?

Sigmund: Mmh.

Alice: You say “mmh” a lot, you know? You sound like a cat pretending to be a psychoanalyst.

Sigmund (sharply): And would this cat… happen to have a fixed grin?

Alice (sits up a bit): …You saw him too?

(Heavy silence. Sigmund rapidly writes something down.)

Alice: What are you writing?

Sigmund: “Feline transference.”

Alice (sighs): You know what? I think I still prefer mirrors. At least they show me what I’m trying to run from, not what I’m supposed to understand.

Sigmund: That’s the end of the session.

Alice (stands): Very well. May I borrow your mirror? I believe I still have something to tell myself.

ChatGPT

Reflections on Alice’s reflections

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Focusing on Jacques Lacan’s psychoanalytic theory, particularly his concepts of the mirror stage, the Imaginary, and the fragmented body, allows us to deepen our understanding of Through the Looking-Glass and Alice’s confrontation with multiple reflections of herself.


Alice and the Lacanian Mirror Stage

In Lacan’s theory, the mirror stage is a foundational moment in the development of the ego. It occurs when the infant, between 6 and 18 months, recognizes its image in a mirror and identifies with it. This marks the emergence of the “I” or moi. However, this identification is misrecognition: the image is perceived as whole and coherent, but the infant’s internal experience is fragmented and chaotic.

When Alice steps through the looking-glass, she symbolically returns to the mirror stage. However, unlike the infant who sees one reflection and forms a unified ego, Alice is confronted with multiple, shifting, unstable reflections of herself: through characters, distortions, transformations, and paradoxical roles (child/queen, subject/object, dreamer/dream). This creates not cohesion but alienation.


The Imaginary and the Multiplication of Selves

Lacan’s Imaginary order, dominated by images and illusions of unity, is at play in the world behind the mirror. Here, the visual field is deceptive, relationships are dominated by rivalry, and identity is projected rather than known. Each character Alice meets could be read as a reflection or specular double—not a true other, but a displaced version of herself, refracted through fantasy:

  • The Red Queen reflects Alice’s inner authoritarian voice or her imagined future adult self.
  • Tweedledum and Tweedledee represent a binary split—twins that mirror each other, and in turn, mirror Alice’s struggle with duality and opposition.
  • The chessboard landscape represents the structuring function of the symbolic order—but it too is warped, unstable, and surreal.

These multiplying mirrors destabilize the sense of a core self. Instead of a stable “I,” Alice is confronted with a series of images, none of which provide grounding. In Lacanian terms, she is caught in an endless play of signifiers.


Fragmented Body and Symbolic Castration

In the mirror stage, before the illusion of unity, the subject experiences the body-in-pieces (corps morcelé). This fragmented body is a primal experience of disunity, chaos, and vulnerability. In Through the Looking-Glass, Alice’s physical transformations—changes in size, age, logic, and role—are symbolic of this return to fragmentation.

She becomes disoriented, often questioning not just her environment but her ontological status: “Am I real? Or am I the Red King’s dream?” This evokes Lacan’s idea of the subject as a lack, always in search of wholeness but never attaining it.

The scene at the end where Alice “becomes queen” could be seen as a false moment of mastery, a fantasy of unity. But even here, the world falls apart: food becomes inedible, ceremony becomes nonsense, and the table turns into chaos. Lacan would read this as the collapse of the Imaginary under the weight of the Real—that which cannot be symbolized.


The Uncanny Multiplicity of the Self

Alice’s repeated confrontations with different versions of herself—mirrored, transformed, or externalized—evoke Lacan’s idea of alienation through language and image. Her self is not a sovereign center but a sliding point in a network of signifiers. The question “Who am I?” is unanswerable because the subject is fundamentally split between the image it identifies with and the lack at its core.

Lacan insists that the ego is an illusion sustained by misrecognition. In Through the Looking-Glass, Carroll dramatizes this illusion. The mirrors multiply, but none show the “real” Alice—because, from a Lacanian perspective, there is no real, whole Alice to be found.


Conclusion: Alice as Subject of the Unconscious

Through the Lacanian lens, Alice is not simply a character in a dreamlike adventure—she is a subject confronting the structures of the psyche:

  • The mirror is the scene of misrecognition.
  • The multiplicity of reflections reveals the instability of ego.
  • The mirror world is the Imaginary, always seducing and deceiving.
  • The symbolic order (chess, rules, language) is absurd, failing to stabilize identity.
  • The Real breaks through in moments of confusion, rupture, and loss.

Alice’s journey thus stages a philosophical and psychoanalytic drama: the impossible search for a unified self in a world of mirrors that only multiply the void.

ChatGPT

2 janvier 2025

Notes sur la Côte d’Azur, par Alphonse Allais (1899)

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«
… Le docteur australien nous en a raconté une bien bonne, ce matin, au déjeuner.

On parlait de la grande discussion qui passionne, en ce moment, certains milieux :

« Est-il indispensable que les médecins sachent le latin pour vous prescrire un gramme d’antipyrine ou pour vous couper la jambe ? »

— Cette discussion, dit le docteur, me rappelle le plus extraordinaire pharmacien que j’aie vu de ma vie. En voilà un qui n’avait pas fait son éducation à Oxford ni à Cambridge, ni même à Cantorbery, comme Max Lebaudy ! Il ignorait le latin, le grec et n’était pas bien reluisant sur l’orthographe anglaise… Ceci se passait dans une petite ville d’Australie de fondation récente. Notre homme… s’était établi apothicary, comme il se serait établi marchand de copeaux, tout simplement parce qu’il n’y avait pas d’apothicary dans le pays. Ses affaires prospérèrent assez bien, d’ailleurs. Au cours d’un voyage qu’il fit à Melbourne, le potard improvisé remarqua une magnifique pharmacie sur la devanture de laquelle était peinte cette devise latine : Mens sana in corpore sano, qui le frappa fort. À son retour, il n’eut rien de plus pressé que d’orner sa boutique de cette merveilleuse sentence qu’il élargit à sa manière, et bientôt les habitants de Moontown purent lire, à leur grand ébaubissement, cette phrase en lettres d’or :

Mens and Womens
Sana in Corpore Sano.

»(Mens and womens, en dépit d’une légère faute d’orthographe, bien excusable aux antipodes, signifie hommes et femmes.)

Les illustrations, rajoutées pour cette publication en ligne, sont le fruit de Miklos.

25 mai 2023

Effets singuliers de l’air corrompu dans les appartemens

Classé dans : Littérature, Non classé, Peinture, dessin, Santé — Miklos @ 18:42

William Julian-Damazy (1862-19??), « Cauchemar »,
illustration du Horla de Guy de Maupassant (source).

«M. P…, architecte de Vienne, se rendit pour affaires à la campagne du baron de…. ; l’une des plus belles chambres du château lui fut assignée pour demeure. A peine fut-il couché qu’il crut se sentir enlever de son lit et transporter çà et là dans la chambre ; tantôt il se trouvait sur le lit, tantôt dessous, tantôt près de la porte ou des fenêtres, tantôt au milieu d’une énorme cheminée : cependant il ne faisait pas assez clair pour que M. P… distinguât tous les objets. Ce n’était point une illusion, il sentait le mouvement, il reconnaissait chaque lieu de la chambre. Le lendemain matin il parut au déjeuner pâle et défait comme après une nuit sans sommeil ; mais par une délicatesse naturelle, il ne donna que des réponses évasives aux questions de ses hôtes. La seconde nuit amena les mêmes apparitions, et le lendemain il se trouva plus pâle et plus abattu, mais n’en vint à aucune explication.

La troisième nuit fut comme les premières ; ses joues décolorées et ses yeux enfoncés excitèrent, le lendemain matin, les inquiétudes de la famille. Le baron prit à part M. P…, et le pressa de lui dire franchement s’il n’avait point éprouvé quelque chose de désagréable dans sa chambre à coucher. Alors celui-ci raconta tout, et le baron lui avoua que depuis long-temps cette chambre était réprouvée dans la maison ; que personne n’y voulait habiter, et qu’aucun des domestiques n’osait y entrer seul.

Après cette explication, M. P… demanda la permission d’examiner le local : il trouva que la cheminée murée en haut ne laissait point entrer l’air ; les fenêtres d’ailleurs demeuraient toujours fermées, et les portes n’étaient presque jamais ouvertes ; il reconnut également que la chambre, située dans une aile du bâtiment, était surmontée d’un toit auquel ne s’apercevait pas la moindre ouverture. Il conclut que le gaz méphytique, renfermé dans le grenier, devait pénétrer en partie dans la salle, au travers de vieilles hoiseries ; là cet air corrompu, et qui ne pouvait se renouveler, influait sur le cerveau de manière à exciter un délire momentané qui présentait à l’imagination ces visions nocturnes.

M. P… fit un rapport de ses observations, et travailla à remédier au mal. Les portes et fenêtres furent ouvertes ; un courant d’air fut établi dans la cheminée, et une ouverture pratiquée au toit par deux couvreurs. L’air qui sortit de cette ouverture était d’une qualité tellement méphytique, que l’un des ouvriers se trouva mal, et serait tombé sans le secours de son camarade.

Cette nuit même, M. P… coucha dans la chambre ; comme il n’avait pas reposé depuis trois jours, il dormit mieux que jamais, et l’on n’entendit plus parler d’apparitions.»

Une scène de ce genre est décrite dans l’Antiquaire de Walter Scott, tom. i, chap. x.

Le Magasin pittoresque, 1er janvier 1834, p. 55.

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