Miklos
« Je donne mon avis non comme bon mais comme mien. » — Michel de Montaigne

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8 juillet 2006

La bibliothèque et le bruit

Classé dans : Environnement, Livre, Progrès, Société — Miklos @ 19:09

Entends ce bruit fin qui est continu, et qui est le silence. Écoute ce qu’on entend lorsque rien ne se fait entendre (Valéry).

La variété des bruits est infinie. Il est certain que nous pos­sé­dons aujour­d’hui plus d’un millier de ma­chi­nes dif­fé­rentes, dont nous pour­rions dis­tin­guer les mille bruits dif­fé­rents. Avec l’inces­sante mul­ti­pli­cation des nou­velles ma­chi­nes, nous pour­rons dis­tin­guer un jour, dix, vingt ou trente mille bruits dif­fé­rents. Ce seront là des bruits qu’il nous faudra non pas sim­ple­ment imi­ter, mais com­biner au gré de notre fan­tai­sie ar­tis­tique.
    Luigi Russolo,
    L’art des bruits (1913)
La deuxième partie du dicton « Le bien ne fait pas de bruit, le bruit ne fait pas de bien » (Saint François de Sales) semble doré­navant mise en cause après que la première se soit diluée dans la sur­mé­dia­ti­sation de la charité. Si le cosmos est baigné d’un bruit de fond, si la musique a intégré le bruit dans son univers sonore, si les moteurs de recherche ont imposé la vertu du bruit1 dans la recherche documentaire – voire l’ont romantisée, en le qualifiant en anglais de « seren­dip­ity »2 (« heu­reux hasard ») – il sem­blerait que les concepteurs des nouvelles bibliothèques imposent main­te­nant la vertu du brouhaha dans leurs espaces tandis le livre continue à y perdre sa primauté.3

Mark Schatz, un architecte qui a participé à la conception d’une bibliothèque à Belmont en Californie, affirme que celle-ci « est un espace ouvert, énergisé, et l’on ne devrait pas s’attendre à ce qu’il soit silen­cieux ». Ce que confirme Leslie Burger4, présidente de l’ALA (association des bibliothèques américaines) de Chicago : pour elle, c’est une « évolution naturelle » du rôle des bibliothèques qui doivent dorénavant offrir des environnements plus parti­ci­patifs : groupes de discussion, confé­rences, espaces de jeux pour enfants, cafés… qui rajoutent au niveau sonore des conversations (qui devra augmenter pour couvrir ce bruit additionnel), aux cliquetis de claviers, aux sons de musique issue des casques individuels, ou aux sonneries de téléphones portables. Ainsi, 95% de l’espace d’une bibliothèque qui vient de rouvrir à Princeton est « actif » (ce qui sous-entendrait que la lecture est passive ?) ; un lieu calme est réservé pour ceux qui ont désespéremment besoin de silence. Selon Burger, ces nouveaux lieux sont une vraie réussite, le nombre des visiteurs à Princeton est passé de 1.000 à 2.500 par jour avec sa réouverture, reléguant aux oubliettes la notion « romantique et nostalgique » de la bibliothèque comme refuge.

Cette tendance ne fait pas le bonheur de tous. Gina Pera, spécialiste du trouble déficitaire de l’attention, remarque que le niveau de bruit augmente en général dans la société, ce qui nécessite un niveau de stimulation de plus en plus élevé pour capter l’attention. Cette évolution ne manquera pas d’accroître les difficultés d’apprentissage, et de par là, celles de développement de capacités mentales solides. C’est aussi le cas dans les classes d’école et d’université : l’utilisation d’ordinateurs portables pour la prise de notes génère des bruits divers (clics des touches, mais aussi bips et musiques de messageries ou de jeux) qui se rajoutent au traditionnel brouhaha des élèves tendant à chahuter, à tel point que certains enseignants américains en interdisent l’utilisation dans leur classe et que des organismes se sont mis en place pour promouvoir un environnement moins bruyant dans les écoles.

« Le regard de Maigret rencontra celui du gamin. Ce fut l’affaire de quelques secondes. N’empêche qu’ils comprirent l’un et l’autre qu’ils étaient amis. » (L’Affaire Saint-Fiacre). Tandis que l’enfant de chœur se faisait traiter par sa mère de gibier de potence pour avoir dérobé le livre de messe de la comtesse de Saint-Fiacre, Maigret se souvenait qu’à cet âge il aurait aimé, lui aussi, posséder un beau missel doré, avec des lettrines rouges au début de chaque verset. Et ce souvenir a mis dans le regard du com­mis­saire une expres­sion de douceur et de complicité qui n’a pas échappé à l’enfant : derrière le policier, il a trouvé un ami. Situation révé­latrice de toute la person­nalité de Maigret : son aptitude à com­prendre l’autre jusqu’à assumer son compor­tement et commu­niquer en silence avec lui, au-delà du langage, des gestes et des mots. Francis Lacassin : « Maigret ou la clé des cœurs », Magazine littéraire n° 107, décembre 1975.Si le silence est nécessaire à l’intro­spection et est l’un des vecteurs de la commu­ni­cation intime avec l’autre (ce qui est impossible à distance), le bruit cherche à l’annihiler : l’écoute de musique à des volumes élevés et à des rythmes obses­sionnels, que ce soit sur casque ou dans des rave parties, noie les voix parvenant du for intérieur et de l’extérieur, et induit un état de transe, probable contrecoup à l’indi­vi­dualisme de masse exacerbé par les complexités et la rapidité croissante du monde contem­porain : on n’est plus face à soi ni face à l’autre, on est tous les autres dans l’expression la plus simple de cette communion gommant l’inquiétude de la « dissolution des repères iden­titaires, d’une perte des pôles du Même et de l’Autre » (A. Parrau). Cette tribalisation ne peut amener l’individu à un niveau plus élevé de connaissance et de liberté, ni à celui de recon­nais­sance de l’autre ; bien au contraire, pour mieux fonctionner en tant qu’élément hyper­con­necté dans ce réseau (social, technique), il devra s’adapter, se simplifier. Certains y voient une évolution positive vers la symbiose collective, selon laquelle nous devenons les neurones d’un cerveau global. Mais il n’aura pas fallu attendre l’émergence des réseaux informatiques pour que d’autres (Aldous Huxley ou George Orwell, par exemple, mais aussi Primo Levi ou Robert Antelme) aient perçu une dystopie dans les tendances au collectivisme idéalisé, antithétique au visage de l’autre et à l’humanisme de l’autre homme lévinassiens.

Mais il n’y a pas que le bruit acoustique qui nécessite une attention accrue : l’homme moderne est exposé – qu’il le veuille ou non – à une quantité incalculable et toujours croissante de messages qui ne peut que saturer ses filtres perceptifs ; du fait même de cette abondance, les émetteurs tentent d’attirer l’attention des destinataires en en accroissant le volume (sonore, visuel, temporel…) ; publicité toujours plus flashy, courriels de spam répétés à l’infini, développement de méthodes sophistiquées pour bien se positionner dans les moteurs de recherche5 (pour eux, ce n’est pas le silence qui est d’or !), traitement des messages publicitaires à la télévision qui, sans pourtant dépasser un niveau autorisé, semblent être émis à un volume sonore bien plus élevé que les émissions dans lesquelles ils s’insèrent. Ce degré d’incertitude croissant dans lequel on est plongé ainsi est dénoté, dans les sciences de l’information par l’entropie du système, par analogie avec le deuxième principe de la thermodynamique. Si ce principe n’est pas réfuté et si l’analogie tient, nous somme condamné à la mort par noyade sous le trop-plein de messages et dans la croissance inéluctable des organisations6 jusqu’à l’hypertrophie voire à l’implosion, peut-être avant même que l’univers n’atteigne son état d’entropie maximale.

Organiser signifie standar­diser, planifier, pro­gram­mer, coor­donner. Orga­niser consiste, de manière synthé­tique, à réduire l’incer­ti­tude. Innover signifie exac­te­ment le contraire (…). À l’évi­dence, ces deux actions sont donc tout à fait anta­go­niques, mais tout autant elles sont complé­men­taires : une même entre­prise ne peut pas se défi­nir par ses seules capa­cités d’orga­nisation ou ses seules capa­cités d’inno­vation. (Norbert Alter : L’innovation ordinaire. 2e édition mise à jour. Quadrige / PUF, 2005)Toutefois, le bruit n’est pas que pollution, même s’il indique un désordre, un état d’incertitude : il peut signaler la transition d’un ordre à un autre, voire servir à l’annoncer et à le mettre en valeur, comme la dissonance en musique. Il accom­pagne l’innovation, qui transgresse l’ordre établi et qui repré­sente « le passage, le processus, la durée qui permet à une nouveauté de devenir une pratique sociale courante » (Norbert Alter, cf. encadré). L’état d’incer­titude qu’elle instaure produit du bruit dans le système qui visera à se réor­ganiser (ce que l’univers ne peut pas faire d’où sa mort programmée) en se l’appropriant. C’est le cycle de « destruction créatrice », moteur de l’économie capi­taliste, tel que l’a identifié l’économiste Joseph Schumpeter.

Ainsi, c’est le bruit en tant que désordre établi qui dérange. La bibliothèque est-elle destinée à subir sa présence définitive et croissante, signe avant-coureur de sa désagrégation en un lieu aussi banal qu’un centre commercial, refuge d’individus en errance ? Ou, au contraire, saura-t-elle canaliser cette transformation pour mieux articuler son identité entre conservation sérieuse, médiation efficace et appropriation joyeuse des biens communs que sont le savoir et l’information, et participer ainsi au renforcement du tissu social ?


Notes :

1 Dans la recherche documentaire, le bruit dénote les réponses fournies qui ne correspondent pas à la question posée, tandis que le silence dénote l’absence de certaines réponses qui auraient été pertinentes. Un « bon » moteur est celui qui minimise bruit (en réduisant le nombre de réponses inutiles) et silence (en augmentant celui des réponses utiles).

2 Le mot « serendipity » a été inventé en 1754 par Horace Walpole pour qualifier la bonne chance des héros d’un conte persan qu’il avait récemment lu, Les Trois princes de Serendip (Serendip désignait alors le Sri Lanka).

3 Une partie des informations de ce texte provient d’un article du Inside Bay Area. Lire aussi à ce propos un article de la Oakland Tribune.

4 Et non pas Linda Berger, comme l’écrivait la journaliste.

5 En février de cette année, Google a exclu de ses réponses les pages Web de la firme BMW en Allemagne, qui auraient utilisé des méthodes informatiques (dites de pages satellites, ou doorway pages, invisibles aux usagers) pour améliorer leur positionnement dans ce moteur. Bien qu’elles n’aient rien d’illégal (sauf si c’est Google qui fait la loi), elles contournent le modèle utilisé dans les algorithmes de Google pour déterminer la « popularité » des sites (le fameux page ranking). Ce que Google qualifie d’« immoral » en annonçant son intention de « purifier » ses index.

6 De l’épicerie au supermarché, du supermarché au centre commercial, du centre commercial à la multinationale…

7 juillet 2006

Modeste proposition

Classé dans : Humour, Politique, Société — Miklos @ 7:29

On ne peut que déplorer la désaffectation des urnes, symptôme de la désaffection des Français pour la chose publique et leur repli individualiste face à la mondialisation qui semble nous emporter tous dans son flot irrésistible. On ne peut avoir manqué de remarquer l’élan national des Français lors des matchs du Mondial, à les voir dévaler les boulevards et les avenues des villes et des cités, le drapeau tricolore à la main (et une bouteille de bière dans l’autre, mais c’est une autre histoire). Il y en a qui s’essaient même à chanter la Marseillaise (lorsqu’ils se souviennent de ses glorieuses paroles, mais c’est aussi une autre histoire).

La conclusion s’impose : pour profiter de ces rares moments où souffle encore le vent républicain et où les cœurs battent à l’unisson, scandant le pas de la nation en marche vers les lauriers, il suffit de fixer la date des élections à la veille d’un match international (plutôt qu’à son lendemain, car on n’en connaît en général pas l’issue d’avance). Les communes riches pourraient même installer dans les isoloirs des écrans individuels sur lesquels seraient diffusées les victoires passées.

Cette initiative ne manquera pas d’inciter nos concitoyens, temporairement sortis de leur léthargie nationale à l’espoir d’une victoire imminente contre l’ennemi juré du moment, à manifester leur attachement tout aussi temporaire à la République en allant voter en masse.

Panem et circenses…

3 juillet 2006

Bibliothèques et bruit

Classé dans : Livre, Société — Miklos @ 8:44

Une version revue et corrigée de l’article est disponible ici.

1 juin 2006

À propos de la dématerialisation des documents : le cauchemar du bibliothécaire (3 messages)

Classé dans : Actualité, Livre, Progrès, Sciences, techniques, Société — Miklos @ 9:16

Texte publié sur la défunte liste de diffusion biblio-fr, en réponse à une enfilade de messages à ce sujet.

Pour faire suite au message de B. Majour, effectivement, « il n’y a pas photo », l’ordinateur est plus rapide que l’homme moyen, et Google plus rapide que l’ordinateur moyen – pour une question-réponse. Il n’y pas non plus photo : photocopier, imprimer ou copier-coller va plus vite que recopier à la main ou synthétiser (et a fortiori que lire, voire, horreur, apprendre par cœur). Conserver numé­ri­quement coûte moins cher (à court terme) que de le faire maté­riel­lement (imprimer ou acheter). Il est aussi plus facile d’ingérer une bande dessinée qu’un texte (même illustré).

Mais ces tâches sont-elles vraiment comparables ? Si l’élève ou l’étudiant envisage dorénavant son pensum en tant que QRM (questions à réponses multiples) à l’instar de bien de jeux télévisés et auquel il n’y a qu’une seule réponse juste qu’il faut trouver le plus vite possible et fournir avec le minimum d’effort physique, il est clair qu’il cherchera des FAQ (foires aux questions – essentiellement des documents questions/réponses) et des moteurs. Si le chercheur est plus poussé par le PoP (« publish or perish »), il pourrait être tenté par la même démarche qui fait déraper certains sportifs qui ont recours au dopage.

Cela a d’ailleurs toujours existé, ce ne sont que les moyens qui se démultiplient et la difficulté à ne pas se couler entièrement dans « le système » nécessite une vigilance accrue (il faut relire à ce propos Jacques Ellul, par exemple). Dans un terrain ou un marché compétitif (la « visibilité sur l’internet » comme critère de performance et ce qu’elle rapporte – en revenus pour d’aucuns, en subventions pour d’autres), il me semble que l’on tente de répondre à cette demande (nourrie elle-même par cette logique de système) en se conformant à ce modèle de question-réponse (il n’y a qu’à voir les nouveaux interfaces, portails et services que l’on développe), ce qui n’est pas l’approche la plus pédagogique au monde ; elle implique une vision de l’individu, de la société, du monde, du savoir et de la culture dans laquelle tout a une réponse – la même pour tous (c’est la norme statistique) –, et où le questionnement n’a plus qu’une valeur toute transitoire ; un mode où le savoir ne se construit que par accumulation et dans lequel l’esprit critique n’a plus sa place ni le temps de se construire, de penser et de réfléchir, et dans lequel le moteur de recherche moderne réincarne l’oracle omniscient de l’antiquité (je ne suis pas très étonné qu’on voit réapparaître en ces temps de transformation d’autres comportements tribaux et sectaires).

Je ne suis pas persuadé que « La seule solution pour les bibliothèques de rivaliser : obtenir des bibliothécaires “Moteur de recherche” de leur propre bibliothèque », comme l’écrit B. Majour. Les bibliothèques ne sont pas des entreprises de nouvelles technologies (même si bien évidemment elles en utilisent) et ne doivent, ni ne peuvent, « rivaliser » avec. C’est en ce sens d’ailleurs que je trouverais le projet de bibliothèque européenne erroné – en tant que projet à finalités culturelles et sociales – s’il ne vise qu’à rivaliser avec celui de Google et s’il ne se positionnait que de cette façon. Je ne suis pas non plus persuadé que les bibliothèques ne font, ni ne doivent, que fournir de l’information (« L’information reste toujours de l’information, il faut encore la promouvoir, la mettre en valeur, la mettre à disposition du public ») et l’organiser pour une recherche plus efficace (« C’est juste un peu plus facile pour effectuer des recherches transversales à travers tout le fonds [...]. Il reste aussi à trouver comment marier le matérialisé et le dématérialisé, comment les faire cohabiter et comment les mettre en synergie »).

Edgar Morin ne dit-il pas : « Une connaissance n’est pas un miroir des choses ou du monde extérieur. Toutes les perceptions sont à la fois des traductions et reconstructions cérébrales à partir de stimuli ou signes captés et codés par les sens. » (cf. Les sept savoirs nécessaires à l’éducation du futur). Sans la reconstruction cérébrale, c’est de l’information brute et ce n’est pas ce qui construit la civilisation. L’apport incomparable du (bon) médiateur est dans son apport pédagogique à la construction de la pensée et des capacités critiques qui sont d’autant plus nécessaires avec la mise à disposition quasi infinie de sources documentaires.

La technoscience étouffera-t-elle la science, comme le demandait Jean-Marc Levy-Leblond en 2000 (Cycle démocratie, science et progrès, café des sciences et de la société du Sicoval) ? La réponse ne se trouvera pas dans un moteur de recherche, et c’est plutôt la question qui devrait nous interpeller.

23 mars 2006

Échos du Salon du livre, ou « un progrès contre lequel on ne peut aller »

Classé dans : Livre, Progrès, Sciences, techniques, Société — Miklos @ 9:07

Nous envisageons d’alimenter notre fond[s] avec tous les ouvrages disponibles en ligne. Nous serions donc ravis d’ajouter les ouvrages de la future bibliothèque numérique européenne[…]. En revanche, les ouvrages numérisés par Google ne pourront pas être repris par d’autres. (John Lewis Needham, Google Livres, dans un entretien à ZDNet France à l’occasion du Salon du livre)

Cette déclaration confirme les inquiétudes que j’avais exprimées en février 2005 sur ce type de pratiques : « on » aspire, mais on ne laisse pas aspirer. Le « partage » de la culture et des savoirs sous sa forme hégémonique ou tout simplement monopolistique est dangereux.

La numérisation […] est un progrès contre lequel on ne peut aller. (Jens Redmer, directeur du service Google Livres en Europe, dans un entretien à 01.Net à l’occasion du Salon du livre)

Le progrès inéluctable a bon dos – surtout comme justification d’une stratégie commerciale ou industrielle choisie en connaissance de cause. Une lecture salutaire à ce sujet est le petit livre de Pierre-André Taguieff : Du progrès. Biographie d’une utopie moderne. Librio, 2001, pour ceux qui n’auraient le courage de lire Gunther Anders ou Jacques Ellul. Il ne s’agit d’ailleurs pas d’« aller contre », mais de préserver les intérêts culturels et sociaux – et donc politiques – de l’individu et de la société.

Actuellement, il y a une centaine d’éditeurs francophones qui ont choisi de se mettre en avant de la compétition en signant un partenariat avec nous (John Lewis Needham, Google Livres, dans un entretien à ZDNet France à l’occasion du Salon du livre)

01.Net : Combien d’éditeurs européens ont intégré le programme Google Livres ?
Jens Redmer : Nous ne communiquons pas sur ce chiffre.
(Jens Redmer, directeur du service Google Livres en Europe, dans un entretien à 01.Net à l’occasion du Salon du livre)

Sans commentaire.

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