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Mirar el río hecho de tiempo y agua |
A veces en las tardes una cara Jorge Luis Borges |
8 mars 2005
6 mars 2005
Arte poetica
4 mars 2005
Beckett l’essentiel
Toutes les choses qu’on ferait volontiers, qu’il n’y a aucune raison apparemment pour ne pas faire et qu’on ne fait pas ! Ne serait-on pas libre ?
Voilà l’homme tout entier, s’en prenant à sa chaussure alors que c’est son pied le coupable.
Se taire et écouter, pas un être sur cent n’en est capable, ne conçoit même ce que cela signifie.
Essayons de converser sans nous exalter puisque nous sommes incapables de nous taire.
La seule manière de parler de rien est d’en parler comme si c’était quelque chose, tout comme la seule manière de parler de Dieu est d’en parler comme s’Il était un homme.
Je ne sais pas où je suis, je ne le saurai jamais, dans le silence on ne peut savoir, on doit juste avancer.
C’est le commencement qui est le pire, puis le milieu puis la fin ; à la fin, c’est la fin qui est le pire.
Moments for nothing, now as always, time was never and time is over, reckoning closed and story ended.
- Samuel Beckett
3 mars 2005
Le vierge, le vivace et le bel aujourd’hui …
Le vierge, le vivace et le bel aujourd’hui
Va-t-il nous déchirer avec un coup d’aile ivre
Ce lac dur oublié que hante sous le givre
Le transparent glacier des vols qui n’ont pas fui !
Un cygne d’autrefois se souvient que c’est lui
Magnifique mais qui sans espoir se délivre
Pour n’avoir pas chanté la région où vivre
Quand du stérile hiver a resplendi l’ennui.
Tout son col secouera cette blanche agonie
Par l’espace infligée à l’oiseau qui le nie,
Mais non l’horreur du sol où le plumage est pris.
Fantôme qu’à ce lieu son pur éclat assigne,
Il s’immobilise au songe froid de mépris
Que vêt parmi l’exil inutile le Cygne.
- Stéphane Mallarmé (1842-1898)

